DDR type A Hager
Sur un tableau ou un devis, c'est l'appareil qui coûte environ quatre fois moins cher que le type B au même calibre.
Publié le 20 août 2026
Photo : Bibliothèque Sparx Elec En bref
La question revient sur presque tous mes devis de tableau : un différentiel de type B ou de type A, quelle différence, et lequel faut-il poser ? La réponse tient en une phrase : le type A détecte les courants de défaut alternatifs et pulsés, le type B détecte en plus les courants de défaut continus lisses. Tout le reste — la réglementation suisse, les bornes de recharge, les installations photovoltaïques, le prix — découle de cette différence de détection.
Je précise d’emblée le cadre : je parle ici des installations électriques en Suisse, régies par la NIBT, la Norme sur les Installations à Basse Tension, référence SN 411000. Cette norme est éditée par l’ASE, l’Association suisse des électriciens, sous l’égide d’Electrosuisse, et sa version révisée, la NIBT 2020, est entrée en vigueur le 1er janvier 2020. Elle s’applique aux installations jusqu’à 1000 V en courant alternatif, respectivement 1500 V en courant continu. C’est elle qui fixe, pour la protection des personnes, la sensibilité de 30 mA et le type minimal des différentiels.
Dans cet article, je déroule le raisonnement que je tiens quand un client me demande de dimensionner un tableau ou de préparer l’arrivée d’une borne de recharge : d’abord ce que mesure un interrupteur différentiel, ensuite la différence technique entre les types, puis ce que dit la NIBT, et enfin le choix concret, y compris le coût. Je ne décris aucune manipulation sous tension : le choix d’un différentiel se raisonne sur plan, et l’installation se confie à un installateur autorisé.
30 mA
sensibilité de déclenchement pour la protection des personnes
Type A
minimum exigé par la NIBT pour les installations neuves
Type B
requis pour les bornes de recharge et le photovoltaïque
6 mA DC
détection de courant continu exigée sur un circuit de borne
SN 411000
référence de la NIBT, éditée par l'ASE et Electrosuisse
Un interrupteur différentiel compare en permanence les courants qui partent et qui reviennent entre la phase et le neutre. Dans une installation saine, tout ce qui part par la phase revient par le neutre : la somme est nulle. Dès qu’une partie du courant s’échappe vers la terre, par un défaut d’isolement, une isolation dégradée ou le corps d’une personne, l’appareil détecte une différence entre l’aller et le retour et coupe l’alimentation.
La sensibilité standard de cette protection est de 30 mA environ. Quand la fuite atteint ce seuil, le différentiel coupe pour protéger les personnes contre l’électrocution. Un courant plus élevé qui traverse le corps peut provoquer une fibrillation ventriculaire : le dispositif réagit en quelques millisecondes, avant que le courant ne devienne dangereux.
Je distingue toujours deux appareils que l’on confond : l’interrupteur différentiel, qui coupe en détectant une fuite de courant, et le disjoncteur divisionnaire, qui protège un circuit contre les surcharges et les courts-circuits. Un différentiel qui saute n’est donc pas le signe d’une surcharge : c’est le signe d’une fuite. C’est pour cette raison que le choix du type de différentiel est une question de nature de fuite, pas de puissance.
| Appareil | Ce qu'il détecte | Son rôle |
|---|---|---|
| Appareil Interrupteur différentiel | Ce qu'il détecte Fuite de courant vers la terre (30 mA) | Son rôle Protéger les personnes contre l'électrocution |
| Appareil Disjoncteur divisionnaire | Ce qu'il détecte Surcharge et court-circuit | Son rôle Protéger le circuit et les conducteurs |
| Appareil Différentiel de type B | Ce qu'il détecte Fuite de courant, y compris continue lisse | Son rôle Protéger les circuits à risque de courant continu |
L'interrupteur différentiel coupe sur fuite de courant ; le disjoncteur divisionnaire protège contre la surintensité.
La question du type ne concerne que l’interrupteur différentiel. Le type renseigne sur la forme du courant de défaut que l’appareil sait détecter, pas sur son calibre ni sur sa fonction. Un type B n’est pas un type A « plus puissant » : c’est un type A qui sait en plus voir un courant de défaut continu lisse.
Un différentiel de type A détecte les courants de défaut alternatifs sinusoïdaux et les courants de défaut pulsés, c’est-à-dire les courants continus pulsés. C’est le type minimal exigé pour les installations neuves dans la plupart des cas. Quand une installation ne contient aucune source de courant continu, le type A couvre l’essentiel des défauts possibles : ceux qui naissent dans les câbles, les appareils et les prises.
Un différentiel de type B, dit allstromsensitiv en allemand, détecte en plus les courants de défaut continus lisses. Cette capacité supplémentaire le rend indispensable dès qu’un courant de défaut continu peut exister : les bornes de recharge de véhicules électriques, dont les chargeurs intégrés peuvent produire des courants de fuite continus, les installations photovoltaïques et les onduleurs. Sans cette détection, un défaut continu lisse pourrait échapper à la protection et aveugler le différentiel : c’est le risque que le type B élimine.
Le terme allemand allstromsensitiv signifie littéralement sensible à tous les courants. Il rappelle la vocation du type B : ne laisser passer aucune forme de courant de défaut, y compris celle que produisent les convertisseurs électroniques modernes. C’est cette vocation qui justifie son prix, et c’est elle qui doit guider la décision, pas l’habitude.
La règle de choix se résume ainsi : pas de source de courant continu dans l’installation, le type A suffit ; une source de courant continu possible, véhicule électrique, photovoltaïque ou onduleur, il faut un type B ou un type A associé à une détection 6 mA DC. Je reviens sur cette alternative plus bas, car elle change la donne économique.
Info
Un différentiel de type F couvre les courants de défaut de fréquence mixte, jusqu’à 1 kHz environ, mais il ne détecte pas les courants continus lisses. Sur un circuit de borne de recharge, le type F ne dispense pas du détecteur 6 mA DC : c’est l’erreur la plus fréquente quand on cherche à économiser sur un type B.
DDR type A Hager
Sur un tableau ou un devis, c'est l'appareil qui coûte environ quatre fois moins cher que le type B au même calibre.
Le marquage sur le devant de l’appareil indique le type : AC, A, F ou B. C’est la première chose que je regarde sur un tableau existant, car il arrive que l’on découvre un type AC d’ancienne génération, alors que la NIBT exige aujourd’hui un type A au minimum. Le relevé du marquage est une opération de lecture, sans retirer le capot : elle se fait les yeux, pas les mains.
La NIBT, référence SN 411000, régit les installations électriques en Suisse jusqu’à 1000 V en courant alternatif, respectivement 1500 V en courant continu. Elle est éditée par l’ASE, l’Association suisse des électriciens, avec Electrosuisse, et sa version révisée, la NIBT 2020, est en vigueur depuis le 1er janvier 2020. C’est la référence technique reconnue pour établir une installation sans danger pour les personnes.
La protection différentielle standard est calibrée à 30 mA selon la réglementation. L’article 4.1.5.3 de la NIBT impose la protection différentielle 30 mA sur tous les circuits prises et sur l’éclairage des locaux humides. En pratique, cela signifie que les prises de courant d’une installation domestique doivent être protégées par un différentiel 30 mA, et qu’il en va de même pour les appareils de la salle de bains, de la buanderie, de la terrasse couverte et de la cave avec point d’eau.
Le type minimal est fixé par la même logique : le différentiel doit être de type A au minimum, de type F pour les machines à induction et les variateurs résidentiels, et de type B pour les bornes de recharge de véhicules électriques, qui peuvent injecter des courants de fuite continus. Cette hiérarchie n’est pas une lubie de fabricant : elle suit la nature des défauts que chaque type d’appareil peut produire.
4.1.5.3
article NIBT : 30 mA sur tous les circuits prises
Type A
minimum pour les installations neuves
Type F
pour machines à induction et variateurs résidentiels
Type B
pour bornes de recharge et installations photovoltaïques
Je résume dans un tableau ce que chaque type couvre, pour que la comparaison soit lisible d’un coup d’œil :
| Type | Courants de défaut détectés | Usage typique |
|---|---|---|
| Type Type A | Courants de défaut détectés Alternatifs sinusoïdaux et pulsés | Usage typique Installation domestique standard, type minimal exigé |
| Type Type F | Courants de défaut détectés Fréquences mixtes jusqu'à 1 kHz environ | Usage typique Machines à induction, variateurs résidentiels |
| Type Type B | Courants de défaut détectés En plus, courants continus lisses | Usage typique Bornes de recharge VE, photovoltaïque, onduleurs |
| Type Type AC | Courants de défaut détectés Alternatifs sinusoïdaux uniquement | Usage typique Anciennes installations, plus admis en neuf |
Le type B est le seul à détecter les courants de défaut continus lisses (NIBT, Electrosuisse).
À cette exigence de type s’ajoute une exigence de détection sur les circuits de borne : la détection 6 mA DC. Pour les bornes de recharge, deux solutions sont admises : soit un type B, qui couvre la détection des courants continus, soit un type A associé à un détecteur de courant continu 6 mA DC intégré à la borne ou au câble. Cette seconde solution explique pourquoi certains tableaux de borne n’affichent pas de type B : la détection est ailleurs, dans la borne elle-même.
Le seuil de 6 mA est très inférieur au seuil de 30 mA de la protection des personnes : il ne s’agit pas de la même fonction. La détection 6 mA DC surveille spécifiquement le courant continu résiduel que peut produire le chargeur du véhicule, là où le différentiel 30 mA protège les personnes contre l’électrocution. Les deux dispositifs se complètent sur le même circuit.
L’exigence vaut quel que soit le type de borne. Une borne de petite puissance branchée sur une prise n’échappe pas au raisonnement, car le chargeur intégré au véhicule reste la source du courant de fuite continu. C’est le véhicule, pas la borne, qui produit le défaut : la protection du circuit doit donc le prévoir.
La borne de recharge est le cas qui concentre toutes les questions de type. Un chargeur intégré à un véhicule électrique peut produire des courants de fuite continus : c’est une caractéristique de l’électronique de puissance, pas un défaut rare. Un différentiel de type A, qui ne sait détecter que l’alternatif et le pulsé, pourrait laisser passer ce type de fuite. D’où l’exigence de type B, ou de type A avec détection 6 mA DC.
Je détaille le raisonnement que je tiens pour une borne : la première question est de savoir si le circuit de la borne est protégé par un type B ou par une détection 6 mA DC intégrée. Si la borne ou son câble embarque cette détection, un type A en amont suffit. Si rien n’est intégré, il faut un type B. La deuxième question est de vérifier que le type F ne s’est pas glissé dans le devis : il ne détecte pas les courants continus lisses et ne dispense pas de la détection 6 mA DC.
La troisième question, plus pratique, est celle de la place au tableau et du coût. Un type B occupe 4 modules au même calibre, quand un type A prend moins de place, et l’écart de prix est de l’ordre de 3 à 5 fois. Ces deux contraintes se résolvent souvent par la détection 6 mA DC intégrée, à condition qu’elle soit réellement présente dans la borne choisie : c’est un point que je vérifie sur la fiche technique avant de valider un schéma.
DDR type F Resi9
C'est l'appareil qu'on installe à la place d'un type B en pensant couvrir le continu : il ne dispense pas du détecteur 6 mA DC.
Le type F n’est pas inutile : il est prévu pour les machines à induction et les variateurs résidentiels, dont les courants de défaut sont de fréquence mixte, jusqu’à 1 kHz environ. Mais sur un circuit de borne, son absence de détection du continu lisse le disqualifie, sauf à l’associer à la détection 6 mA DC. C’est une nuance que je souligne dans mes devis, car l’écart de prix entre un type F et un type B pousse parfois à l’erreur.
La hiérarchie des types ne se lit pas comme une gamme de qualité, mais comme une carte des défauts : chaque type couvre une famille de courants de défaut, et le choix doit couvrir celle de l’installation. C’est pour cela que la NIBT distingue les usages : type A au minimum, type F pour les machines à induction et les variateurs résidentiels, type B pour les bornes de recharge et le photovoltaïque. L’appareil se choisit sur l’usage du circuit, pas sur un réflexe.
Les installations photovoltaïques et les onduleurs relèvent du même raisonnement que les bornes de recharge. Un onduleur peut produire des courants de fuite continus, et le différentiel qui protège ce circuit doit savoir les détecter. La NIBT le prévoit : le type B est requis quand des courants continus de défaut peuvent exister, ce qui est le cas du photovoltaïque.
Le choix se fait donc sur le risque de courant de défaut continu de l’installation, et non sur un a priori de marque ou d’habitude. Je liste les sources possibles : borne de recharge, installation photovoltaïque, onduleur. Pas de source de courant continu, le type A suffit ; une source possible, type B ou type A avec détection 6 mA DC.
Attention
Un type B coûte de l’ordre de 3 à 5 fois le prix d’un type A au même calibre. Cet écart explique les tentations de contournement, mais il ne change pas la règle : si un courant de défaut continu est possible, la protection doit le détecter. L’économie se joue sur le choix entre type B et type A avec détection 6 mA DC, pas sur un type insuffisant.
Le prix est souvent la première question que l’on me pose, et il faut être honnête : un type B coûte de l’ordre de 3 à 5 fois le prix d’un type A au même calibre. À titre d’exemple relevé en France, un type B 40 A 30 mA s’affiche environ 210 euros hors taxes quand un type A équivalent est à environ 52 euros hors taxes. Je cite cet exemple tel quel, sans inventer de prix en francs suisses : les tarifs helvétiques varient selon le distributeur et l’époque de l’achat.
L’écart se retrouve aussi dans l’encombrement : un type B 4P 40 A occupe 4 modules sur le rail. C’est un détail de conception de tableau à ne pas négliger, car la place sur le rail est souvent comptée, surtout quand on ajoute une borne de recharge à une installation existante. Un tableau existant sans module libre peut imposer un changement de coffret, ce qui change le périmètre du projet et son budget.
Le raisonnement économique que je tiens est le suivant : sur une installation sans source de courant continu, le type A est le bon choix, pas une économie. Sur un circuit de borne ou de photovoltaïque, le type B est la solution simple, et la détection 6 mA DC intégrée à la borne est la solution qui peut réduire la facture sans réduire la protection. Le mauvais calcul, c’est de choisir un type F en croyant couvrir le continu, ou de conserver un type AC d’ancienne génération.
Interrupteur différentiel
Le différentiel compare les courants qui partent et reviennent : il coupe en cas de fuite vers la terre, même sans surcharge.
Le marquage 30 mA et le type sont lisibles sur le devant de l’appareil, comme sur la photo. Le bouton test permet de vérifier que le mécanisme fonctionne en simulant une fuite de courant : il doit faire couper l’appareil. Ces repères sont les premiers que je demande à un client de relever avant un rendez-vous, car ils orientent le diagnostic sans ouvrir le tableau.
Un détail pratique pour terminer sur l’image : le bouton test et le levier sont les deux commandes que l’on distingue sur le devant d’un interrupteur différentiel. Le test vérifie le mécanisme, le levier coupe et réarme. Les identifier sur la photo permet de les reconnaître sur n’importe quel tableau, quelle que soit la marque.
La NIBT fixe les règles techniques, mais c’est l’OIBT, l’Ordonnance sur les installations électriques à basse tension, qui en organise l’application. Ce texte, référencé RS 734.27, règle les conditions d’intervention et le contrôle des installations. Ses articles 1 et 3 disposent que les installations doivent être établies selon les règles techniques reconnues, sans danger pour les personnes.
Concrètement, cela signifie que le choix d’un différentiel n’est pas une décision d’achat isolée : l’installation dans son ensemble doit respecter les règles reconnues, et le contrôle doit être assuré. C’est la raison pour laquelle je recommande toujours de faire vérifier le tableau et le câblage par un installateur autorisé, conformément à l’OIBT. Le dimensionnement d’une borne de recharge, avec son type B ou sa détection 6 mA DC, s’inscrit dans cette logique de contrôle.
Le lien entre les deux textes est simple à retenir : la NIBT dit comment faire, l’OIBT dit dans quel cadre. La première est la règle de l’art, la seconde est la règle de droit. Un tableau conforme doit satisfaire les deux, et c’est le contrôle prévu par l’OIBT qui vérifie que les règles reconnues ont bien été suivies.
RS 734.27
référence de l'OIBT, ordonnance sur les installations à basse tension
3 à 5 fois
surcoût d'un type B par rapport à un type A au même calibre
4 modules
encombrement d'un type B 4P 40 A sur le rail
Je rassemble ici le raisonnement complet, celui que je présente dans le guide en haut de l’article. La première étape est d’identifier les sources de courant continu de l’installation : borne de recharge, photovoltaïque, onduleur. Sans aucune de ces sources, le type A suffit. Avec une source possible, il faut un type B ou un type A associé à une détection 6 mA DC.
La deuxième étape est de vérifier la protection existante au tableau : relever le type marqué sur le devant du différentiel, sa sensibilité, et vérifier que les circuits prises sont bien protégés en 30 mA conformément à l’article 4.1.5.3 de la NIBT. Un ancien type AC doit être remplacé, car il n’est plus admis en installation neuve.
La troisième étape est le choix lui-même, entre type B et type A avec détection 6 mA DC, en tenant compte de la place sur le rail et du coût. La quatrième étape est le contrôle : faire vérifier l’installation par un installateur autorisé, conformément à l’OIBT.
Ce raisonnement vaut aussi pour une installation existante que l’on modifie. L’ajout d’une borne de recharge ou d’un onduleur transforme le profil de l’installation : ce qui était une installation sans source de courant continu devient une installation qui en contient une. La protection du circuit concerné doit alors être mise à niveau, même si le reste du tableau reste en type A.
Conseil
Pas de source de courant continu, type A. Source possible, type B ou type A avec détection 6 mA DC. Le type F ne couvre pas le continu, le type AC n’est plus admis. Et dans tous les cas, contrôle par un installateur autorisé selon l’OIBT.
Je le dis volontiers : le type B n’est pas un luxe, c’est une réponse à un risque précis, celui du courant de défaut continu. Le type A reste le bon choix pour l’immense majorité des circuits, parce que l’immense majorité des défauts sont alternatifs ou pulsés. La question n’est pas de savoir quel type est « le meilleur », mais quel type correspond à l’installation que l’on protège.
Pour finir, je résume les trois points à retenir d’un entretien de dimensionnement. Premièrement, la nature de l’installation décide du type : une source de courant continu possible, et le type B ou la détection 6 mA DC s’imposent. Deuxièmement, le marquage de l’appareil existant se lit sur le devant : type, sensibilité, et conformité à l’article 4.1.5.3 de la NIBT. Troisièmement, le contrôle par un installateur autorisé selon l’OIBT clôt le raisonnement : c’est lui qui vérifie que l’installation est établie selon les règles techniques reconnues, sans danger pour les personnes.
Un type A détecte les courants de défaut alternatifs sinusoïdaux et pulsés ; un type B détecte en plus les courants de défaut continus lisses. Le type B est requis quand une source de courant continu est possible, notamment bornes de recharge de véhicules électriques, photovoltaïque et onduleurs.
La NIBT impose une protection différentielle 30 mA sur tous les circuits prises (article 4.1.5.3), avec un type A au minimum. Le type F est prévu pour les machines à induction et les variateurs résidentiels, et le type B pour les bornes de recharge de véhicules électriques.
Oui, deux solutions sont admises : un type B, qui couvre la détection des courants continus, ou un type A associé à un détecteur 6 mA DC intégré à la borne ou au câble. Un type F ne dispense pas de cette détection 6 mA DC.
Un type B coûte de l'ordre de 3 à 5 fois le prix d'un type A au même calibre, et un type B 4P 40 A occupe 4 modules sur le rail. L'économie se joue entre type B et type A avec détection 6 mA DC intégrée à la borne, pas sur un type insuffisant.
Non : le type F couvre les courants de défaut de fréquence mixte, jusqu'à 1 kHz environ, mais il ne détecte pas les courants continus lisses. Sur un circuit de borne, il ne dispense pas du détecteur 6 mA DC.
Selon l'OIBT (RS 734.27), l'installation doit être établie selon les règles techniques reconnues, sans danger pour les personnes. Le contrôle doit être assuré par un installateur autorisé, conformément à l'OIBT.
Sources et références
Guides pratiques sur les installations électriques, le diagnostic de panne et le choix d'outillage, vérifiés selon les normes techniques de cette édition pays.
Pourquoi le disjoncteur différentiel saute en Suisse : appareil défectueux, humidité, défaut d’isolement. La procédure NIBT pour trouver le circuit coupable.
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