Différentiel type A ou AC au Maroc : le guide

Théo Desrousseaux 14 min de lecture

Publié le 21 août 2026

Différentiel type A ou AC au Maroc : le guide
Interrupteur différentiel Hager type A en gros plan, marquage du type visible sur la façade.

En bref

  • Le type AC détecte les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, tandis que le type A ajoute la détection du courant continu pulsé provoqué par les charges électroniques.
  • Le type A convient aux charges électroniques monophasées de classe 1, comme celles qui intègrent des circuits de diode ou de redresseur.
  • La sensibilité 30 mA ou 300 mA et le type sont deux paramètres indépendants du différentiel.
  • Au Maroc, le cadre officiel des installations basse tension repose sur la NM 17-1-01, complétée par la NM 06.1.100 publiée par IMANOR.
  • Le choix entre A et AC reste un guide technique transposable, sans obligation réglementaire locale sourcée le rendant obligatoire.

Un disjoncteur différentiel de type AC détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, alors qu’un modèle de type A ajoute la détection du courant résiduel continu pulsé généré par les charges électroniques. C’est là toute la différence concrète entre les deux appareils, et elle oriente le choix selon les appareils branchés sur le circuit. Je détaille dans ce guide pourquoi ces deux types ne se remplacent pas à l’identique.

La différence se joue sur la nature du défaut que l’appareil sait voir. Le type AC convient à une utilisation courante et couvre la plupart des besoins d’un logement. Le type A, lui, est spécifiquement destiné aux charges électroniques monophasées de classe 1.

Je m’appuie sur le comportement normalisé de ces appareils, décrit notamment par le Wiki Installation Électrique Schneider, et sur le cadre normatif applicable au Maroc. Je vous montre comment lire le marquage d’un module et choisir celui dont vous avez réellement besoin.

L’interrupteur différentiel protège les personnes

Avant d’entrer dans la distinction entre A et AC, je rappelle ce que fait un interrupteur différentiel. Il protège les personnes contre les chocs électriques en détectant les fuites de courant vers la terre et en coupant automatiquement l’alimentation.

Quand un courant de défaut quitte le circuit vers la terre au lieu de revenir par le conducteur prévu, l’appareil mesure le déséquilibre entre la phase et le neutre. Dès que ce déséquilibre dépasse le seuil de sensibilité, il ouvre le circuit.

La valeur de sensibilité la plus courante dans les logements est le 30 mA. Cette protection contre les chocs électriques est un principe souvent repris des référentiels français d’installation, transposables, même s’ils ne constituent pas la norme officielle du pays.

30 mA

sensibilité pour la protection des personnes dans les logements

300 mA

sensibilité pour la protection contre l'incendie

Type A

détecte en plus le courant continu pulsé des charges électroniques

Ce seuil de déclenchement est indépendant du type d’appareil. Un interrupteur différentiel peut être de type AC ou de type A, avec une sensibilité de 30 mA, de 300 mA ou d’une autre valeur, sans que ces deux caractéristiques se confondent.

Ce que le type AC détecte

Le type AC est le plus répandu sur les installations résidentielles. Il détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, c’est-à-dire les défauts de fuite vers la terre qui gardent une forme sinusoïdale. C’est la forme de courant la plus courante dans une installation classique.

Il convient à une utilisation standard et couvre la plupart des besoins d’un logement qui ne comporte pas de charges électroniques particulières. Quand le circuit ne fait circuler que du courant alternatif pur, un différentiel de type AC voit le défaut et coupe l’alimentation.

La limite du type AC apparaît dès qu’une charge transforme ce courant alternatif. Un appareil électronique qui passe par une alimentation interne change la forme du courant en cas de défaut, et cette nouvelle forme échappe en partie à la détection du type AC.

Info

Le type AC couvre l’usage courant : tant que le circuit ne fait transiter que du courant alternatif sinusoïdal, la détection du défaut de fuite vers la terre fonctionne correctement.

Pour un logement sans charge électronique particulière, le type AC en 30 mA constitue une base solide. La plupart des circuits d’éclairage, de prises et d’appareils classiques entrent dans ce cadre.

Ce que le type A ajoute

Le type A part des capacités du type AC et y ajoute la détection du courant résiduel continu pulsé. Ce courant continu pulsé provient notamment des circuits de diode ou de redresseur à thyristor présents dans les charges électroniques.

Un appareil électronique convertit souvent le courant alternatif en courant continu à l’intérieur de son alimentation. Quand un défaut se produit sur une telle charge, le courant de fuite qui en résulte n’est plus une simple sinusoïde : il contient une composante continue pulsée que le type AC ne voit pas, ou voit mal.

C’est pourquoi le type A est spécifiquement destiné aux charges électroniques monophasées de classe 1. Sur ces circuits, un différentiel de type AC peut rester aveugle à une partie du défaut, alors que le type A déclenche correctement.

Pourquoi le courant continu pulsé échappe au type AC

Le courant continu pulsé n’est pas un courant alternatif pur. Il résulte de la transformation opérée par les redresseurs et les circuits de diode situés à l’entrée des alimentations électroniques.

Quand un tel circuit présente un défaut d’isolement, la fuite vers la terre porte la signature de cette charge électronique. Elle n’est plus exclusivement sinusoïdale, et le capteur du type AC ne la reconnaît qu’en partie.

Le type A a été conçu pour couvrir précisément ce cas. Il lit les caractéristiques du courant alternatif sinusoïdal et, en plus, la pulsation continue produite par ces charges électroniques.

Critère Type AC Type A
Critère Courants détectés Type AC Alternatifs sinusoïdaux Type A Alternatifs sinusoïdaux + continu pulsé
Critère Usage conseillé Type AC Utilisation courante Type A Charges électroniques monophasées de classe 1
Critère Origine du défaut ajouté Type AC Aucun Type A Circuits de diode ou de redresseur à thyristor
Critère Logement simple Type AC Suffisant Type A Superflu

Ce qui distingue un différentiel type AC d'un type A

Le tableau ci-dessus résume l’essentiel de la décision. Le type AC couvre l’usage courant, le type A apporte la sécurité supplémentaire là où les charges électroniques créent du continu pulsé.

Un exemple concret de tableau

Voici un exemple concret de tableau équipé d’un différentiel de type AC, avec son marquage de sensibilité et le départ du four. Le rendu montre un tableau pré-câblé à deux rangées, une configuration fréquente dans le résidentiel.

Regardez la sensibilité du différentiel et le calibre du départ four avant de choisir la rangée.

Tableau pré-câblé Schneider Resi9 avec interrupteur différentiel type AC 30 mA et départ four 20 A

Marquage 30 mA

Repérer la sensibilité du différentiel et le calibre du départ four avant de choisir la rangée

Sur ce tableau, le différentiel porte un marquage de sensibilité 30 mA, et le départ du four est assuré par un disjoncteur dont le calibre est traduit par un marquage C20. La lecture de ces deux indications permet de comprendre l’organisation du tableau avant toute intervention.

Lire le type et le calibre sur le module

Pour savoir si vous avez affaire à un type AC ou à un type A, il faut lire le pictogramme imprimé sur la façade du module. Le type est gravé sur la face avant, avec un symbole qui varie selon le fabricant mais qui reste identifiable.

La sensibilité est une autre indication inscrite sur l’appareil, en milliampères. Elle n’a rien à voir avec le type : la valeur 30 mA ou 300 mA se règle indépendamment du fait que le module soit de catégorie AC ou A.

La confusion entre type et sensibilité est une erreur fréquente au moment de remplacer un module. Un type A en 30 mA et un type AC en 30 mA ne protègent pas des mêmes défauts, même s’ils portent la même valeur de seuil.

Repérer le calibre des disjoncteurs divisionnaires

Le calibre des disjoncteurs divisionnaires suit une logique propre, distincte du différentiel. Dans une installation classique décrite par des fabricants présents au Maroc, les circuits sont protégés par des disjoncteurs de 16 A à 32 A, tandis que les personnes sont protégées par un interrupteur différentiel.

Un départ de four portant un marquage C20 indique une courbe C et un calibre de 20 A, dimensionné pour la puissance de l’appareil. Le différentiel, lui, travaille en amont sur la fuite vers la terre.

Vérifier le calibre inscrit sur le module étroit avant tout remplacement.

Disjoncteurs magnétothermiques Schneider type C avec marquage C16 visible en gros plan

Marquage C16

Vérifier le calibre inscrit sur le module étroit avant tout remplacement

Le marquage C16 sur un module étroit désigne ici un disjoncteur magnétothermique de courbe C et de calibre 16 A. C’est un repère visuel qui ne se confond pas avec la sensibilité du différentiel situé en amont.

Les types F et B, au-delà du A

Le type A n’est pas le dernier échelon de la détection. Deux autres catégories étendent encore les capacités, même si elles concernent des configurations précises. Les comprendre aide à situer le type A dans l’échelle des protections.

Le type F détecte, outre les caractéristiques du type A, les courants résiduels composés ou multifréquences des circuits à variateurs de vitesse monophasés. On le rencontre sur des appareils comme une machine à laver ou un climatiseur équipé d’un variateur. Il déclenche même si un courant continu pur de 10 mA est superposé, et il est défini dans les normes CEI 62423 et CEI 60755.

Le type B détecte en plus le courant résiduel continu lisse, ainsi que les courants alternatifs sinusoïdaux, continus pulsés et multifréquences. Il est destiné aux charges à redresseur triphasé et aux installations où un courant continu lissé présente un risque.

Cette hiérarchie explique que tous les différentiels ne détectent pas les mêmes défauts. Le type AC ne voit que le courant alternatif sinusoïdal, le type A ajoute le courant continu pulsé, le type F les composantes multifréquences et le type B le continu lissé.

Pourquoi distinguer le type A du type F

La frontière entre le type A et le type F se joue sur les variateurs de vitesse. Le type A suffit pour les charges électroniques qui produisent un courant continu pulsé simple, mais un variateur peut créer des courants résiduels plus complexes.

Le type F intègre cette complexité et ajoute une marge de sécurité sur les appareils à variateur. Il ne remplace pour autant ni le type A sur les circuits simples, ni un détecteur de courant continu dédié quand il en faut un.

Voici le type F installé à la place d’un type B, avec son marquage de sensibilité 30 mA.

C’est l’appareil qu’on installe à la place d’un type B en pensant couvrir le continu : il ne dispense pas du détecteur 6 mA DC.

Gros plan d'un interrupteur différentiel Schneider Resi9 de type F avec son marquage de sensibilité 30 mA

DDR type F Resi9

C'est l'appareil qu'on installe à la place d'un type B en pensant couvrir le continu : il ne dispense pas du détecteur 6 mA DC.

La photo illustre le marquage de sensibilité 30 mA d’un type F. Elle rappelle qu’un type F, malgré sa capacité à lire les courants multifréquences, ne couvre pas le courant continu pur au point de dispenser d’un détecteur dédié quand la configuration l’exige.

Le cadre normatif applicable au Maroc

Au Maroc, le cadre officiel des installations électriques basse tension repose sur la norme marocaine NM 17-1-01. Les référentiels français d’installation sont souvent cités comme référence, mais ils ne constituent pas la norme officielle du pays.

Les deux références partagent des principes communs, dont la protection par courant résiduel avec des dispositifs différentiels et la protection contre l’incendie et les chocs électriques. C’est ce socle commun qui rend le raisonnement sur les types transposable.

La NM 06.1.100, homologuée en mai 2025, définit les spécifications des installations électriques basse tension, y compris les appareils de protection et les conducteurs de protection. Elle est publiée par IMANOR et fait partie du cadre normatif qui porte la logique de protection différentielle des personnes.

Les références opposables d’un tableau résidentiel

Lors du montage d’un tableau résidentiel au Maroc, les références normatives opposables combinent notamment la CEI 61439, la NM 06.1.100 et le règlement de l’ONEE. Un tableau doit pouvoir prouver sa conformité normative par un dossier technique et un procès-verbal de vérification.

Cette articulation entre normes nationales et références internationales explique la circulation du raisonnement sur les types de différentiels. Le comportement des catégories AC, A, F et B est décrit de façon normalisée, quel que soit le référentiel local.

La sécurité électrique au Maroc est encadrée par des normes nationales portant notamment sur la protection contre les chocs électriques via des dispositifs à courant résiduel. Il est recommandé d’utiliser du matériel certifié et de passer par des professionnels qualifiés.

Info

La protection différentielle est un principe partagé par les références citées au Maroc. Le comportement des types AC, A, F et B est décrit de façon normalisée et se transpose quel que soit le référentiel local.

Un guide technique, pas une obligation réglementaire locale

Le choix du type reste une prescription technique essentielle guidée par les appareils du circuit. En pratique, l’exigence fondamentale porte sur le différentiel 30 mA pour la protection des personnes, et le type A s’impose dès qu’un appareil à redresseur électronique (lave-linge, plaque) est alimenté.

Cela ne change rien à la logique de sécurité. Que le cadre soit la NM 17-1-01 ou les référentiels français appliqués par référence, la protection par courant résiduel des personnes reste un objectif commun.

Comment choisir entre un type A et un type AC

Je pose ici une méthode de choix reproductible, que j’applique moi-même quand je raisonne sur la composition d’un circuit. Elle passe par la lecture du module et par l’identification des charges.

Avant toute manipulation dans le tableau, je coupe le circuit et je vérifie l’absence de tension. C’est la condition préalable à toute observation ou à tout remplacement.

Couper le circuit

Toujours couper le circuit concerné avant d'ouvrir le tableau ou de toucher un module.

Vérifier l'absence de tension

Contrôler l'absence de tension avec un vérificateur avant de poursuivre.

Lire le type imprimé

Repérer le pictogramme du type sur la façade du différentiel.

Contrôler la sensibilité

Lire la valeur 30 mA ou 300 mA, indépendante du type.

Identifier les appareils

Recenser les charges électroniques du circuit qui peuvent produire du continu pulsé.

Les circuits d’usage courant

Dans un logement classique sans charge électronique à continu pulsé, le type AC en 30 mA suffit. Il couvre un usage courant et répond à la plupart des besoins résidentiels décrits par les sources.

C’est le cas d’un circuit d’éclairage alimenté par des points simples ou d’un circuit de prises qui ne dessert pas d’appareil électronique particulier. Sur ces circuits, le type AC voit le défaut sinusoïdal et reste une base fiable.

Les circuits à charges électroniques

Sur un circuit qui alimente des équipements électroniques monophasés de classe 1, je privilégie le type A. Un lave-linge à variateur, un four à affichage électronique ou une box internet consomment du courant qui passe par une alimentation interne et peuvent générer un courant continu pulsé en cas de défaut.

Le raisonnement vaut pour tout appareil qui redresse le courant alternatif en son sein. Dès que la charge perd sa courbe purement sinusoïdale, la marge offerte par le type A prend tout son sens.

  • Optez pour un type AC sur les circuits d'usage courant sans charge électronique à continu pulsé.
  • Choisissez un type A pour les charges électroniques monophasées qui passent par un circuit de diode ou un redresseur.
  • Gardez le 30 mA pour la protection des personnes dans les logements.
  • Réservez le 300 mA aux besoins de protection contre l'incendie.

Faut-il remplacer un AC par un A partout ?

Non. Remplacer tous les différentiels par des modèles de type A serait superflu et plus coûteux. Le type AC reste pertinent sur la majorité des circuits résidentiels sans continu pulsé.

Le besoin de type A se pose circuit par circuit, selon les appareils réellement branchés. Un circuit purement d’éclairage ou de prises classiques n’a pas besoin d’un type A, contrairement à un circuit qui alimente une charge électronique de classe 1.

Prendre en compte l’évolution des usages

La présence croissante d’appareils à alimentation électronique pousse à réfléchir à l’évolution d’un circuit. Un circuit de prises destiné à accueillir dans le futur un appareil électronique peut justifier d’emblée un type A.

Cette anticipation relève du choix de conception, pas d’une obligation. Il n’y a pas de contradiction entre équiper un circuit neuf en type A et garder un type AC sur les circuits qui n’en ont pas besoin.

La sensibilité, un paramètre distinct

Je rappelle systématiquement que le 30 mA et le type sont deux paramètres indépendants. On peut avoir un type A en 30 mA comme en 300 mA, et un type AC dans les mêmes valeurs.

La sensibilité correspond au seuil de courant résiduel qui déclenche l’appareil. Une sensibilité de 30 mA protège les personnes, une sensibilité de 300 mA se rencontre davantage sur des besoins de protection contre l’incendie.

Cette distinction est essentielle au moment de commander un appareil de remplacement. Il faut vérifier à la fois la catégorie AC ou A et la valeur de seuil, sous peine de confondre deux caractéristiques qui ne se décident pas l’une pour l’autre.

Attention

Ne confondez pas le type et la sensibilité : un type A en 30 mA et un type AC en 30 mA ne protègent pas des mêmes défauts, même si le seuil de déclenchement est identique.

Le matériel certifié et les professionnels qualifiés

La qualité du matériel et la compétence de celui qui l’installe comptent autant que le choix du type. Au Maroc, les normes nationales portent notamment sur la protection contre les chocs électriques via des dispositifs à courant résiduel.

L’utilisation de matériel certifié et le recours à des professionnels qualifiés sont recommandés. Un module conforme, posé par quelqu’un qui maîtrise le tableau et ses références, garantit que la protection différentielle fonctionne réellement en cas de défaut.

La conformité d’un tableau ne se résume pas à un type choisi sur le papier. Elle passe par un dossier technique et un procès-verbal de vérification, qui attestent que le montage respecte les références opposables.

4/5

Pour un logement, je retiens un type AC en 30 mA en base, et je passe au type A dès qu’un circuit alimente une charge électronique monophasée de classe 1 susceptible de créer du courant résiduel continu pulsé. La NM 17-1-01 reste le cadre officiel marocain, et les référentiels français d’installation une référence transposable que je ne présente pas comme la norme officielle du pays.

Un point de prudence sur le choix du module et sa conformité. Au Maroc, le montage d’un tableau mobilise la CEI 61439, la NM 06.1.100 et le règlement de l’ONEE, et la conformité se prouve par un dossier technique et un procès-verbal de vérification. Je conseille de faire confirmer un remplacement de différentiel par un professionnel qualifié.

La distinction entre les deux types se joue donc sur le courant continu pulsé des charges électroniques. Le type AC couvre l’usage courant, le type A ajoute la détection de ces défauts particuliers, et le choix se tranche appareil par appareil.

Quelle est la différence entre un disjoncteur différentiel type A et type AC ?

Le type AC détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, alors que le type A ajoute la détection du courant résiduel continu pulsé. Ce courant continu pulsé provient notamment de charges électroniques qui passent par un circuit de diode ou de redresseur à thyristor. Le type A est spécifiquement destiné aux charges électroniques monophasées de classe 1.

Le type A est-il obligatoire au Maroc ?

Le choix entre type A et type AC reste un guide technique transposable, sans obligation réglementaire locale sourcée qui rendrait le type A obligatoire. Le cadre officiel marocain des installations basse tension repose sur la NM 17-1-01, complétée par la NM 06.1.100 publiée par IMANOR, tandis que les référentiels français d'installation servent de référence transposable sans être la norme officielle du pays.

Quelle sensibilité faut-il choisir, 30 mA ou 300 mA ?

La sensibilité et le type sont deux paramètres indépendants. Le 30 mA est la valeur attendue pour la protection des personnes dans les logements, souvent reprise des référentiels français d'installation, transposables au Maroc. Le 300 mA se destine davantage à la protection contre l'incendie. Quelle que soit la valeur, elle se choisit indépendamment de la catégorie AC ou A de l'appareil.

Sur quels appareils installer un type A plutôt qu'un type AC ?

Le type A se justifie sur les circuits qui alimentent des charges électroniques monophasées de classe 1, capables de produire un courant résiduel continu pulsé en cas de défaut. Pour un usage courant sans continu pulsé, le type AC en 30 mA couvre la plupart des besoins d'un logement et reste suffisant.

Comment reconnaître le type d'un interrupteur différentiel installé ?

Le type est imprimé sur la façade du module sous forme de pictogramme, une onde sinusoïdale pour le type AC et une vague avec un point pour le type A. La sensibilité en milliampères est également inscrite sur l'appareil. Toute lecture impose de couper le circuit et de vérifier l'absence de tension avant d'ouvrir le tableau.

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Électricien et éditeur

Je travaille sur le terrain et je dirige ce magazine. Chaque guide est vérifié pour son pays cible avant publication.

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