Prise électrique Sénégal : type C, D ou E

Théo Desrousseaux 18 min de lecture

Publié le 21 août 2026

Prise électrique Sénégal : type C, D ou E
Double prise encastrée 230 V raccordée, câblage en attente de plaque de finition.

En bref

  • Au Sénégal, on utilise des prises de type C, de type D et de type E, alimentées en 230 V à 50 Hz.
  • La norme de référence des installations basse tension est la NS 01-001, publiée par l'ASN et d'application obligatoire.
  • Les prises 16 A 2P+T avec terre sont obligatoires dans toutes les pièces, avec des minimums par pièce et une hauteur de pose de 0,05 m à 1,30 m.
  • Dans les logements antérieurs à 2010 à Dakar, la terre est souvent absente ou non raccordée, ce qui expose en cas de défaut d'isolement.
  • Il est recommandé de privilégier des prises certifiées Legrand ou Schneider pour éviter les contacts qui chauffent et les arcs électriques.

Au Sénégal, on utilise des fiches et des prises de courant de type C, de type D et de type E, sur un réseau de 230 V à une fréquence de 50 Hz. Le type C est une fiche à deux broches parallèles rondes, le type D comporte trois broches rondes et le type E réunit deux broches parallèles rondes et un trou prévu pour la broche de terre de la prise femelle. Selon une autre référence internationale, des types C, D, E et K sont utilisés au Sénégal, toujours en 230 V / 50 Hz, les sources divergeant sur l’inclusion du type K.

Pour les voyageurs comme pour les expatriés, identifier le bon modèle de socle évite les adaptateurs dangereux ou les connexions bancales. Voici les repères techniques pour reconnaître et brancher en toute sécurité ces différents mécanismes.

230 V

tension du réseau sénégalais

50 Hz

fréquence du réseau

C, D, E

types de prise utilisés au Sénégal

16 A

ampérage des prises 2P+T avec terre

Je récapitule ce que ces valeurs signifient dans la pratique. La tension de 230 V est celle que l’on retrouve sur la grande majorité des réseaux domestiques, et la fréquence de 50 Hz est une valeur commune aux installations voisines. La multiplicité des types C, D et E est le point qui mérite attention, car elle dépend de l’ancienneté de l’installation et du matériel disponible sur place. L’ampérage de 16 A définit la capacité que peut débiter un socle de prise courant.

Ce que le lecteur doit retenir dès maintenant, c’est que le type de prise ne dicte pas seul la décision de brancher un appareil. C’est la combinaison de la tension, de la fréquence et de la forme des broches qui détermine si un appareil fonctionne correctement et en sécurité. Dans le cas du Sénégal, cette combinaison place le pays dans la famille des réseaux à 230 V, ce qui simplifie beaucoup les questions de compatibilité pour le matériel européen.

Quelle prise trouve-t-on concrètement au Sénégal

La réponse à la question du titre est directe : ce sont bien les types C, D et E qui équipent le pays, avec la mention possible du type K selon la référence consultée. Le réseau distributeur fournit du 230 V et la fréquence est de 50 Hz, une valeur commune à la plupart des installations du continent et de l’Europe. Cette donnée change tout pour un voyageur ou un expatrié, car elle écarte d’office la question d’un convertisseur de tension pour la quasi-totalité des appareils courants.

Le point important porte moins sur la tension que sur la forme des broches. Un appareil à fiche de type E se branche sans contrainte sur un socle sénégalais de type E, puisque le standard est identique. La question devient alors : quel appareil possède quelle fiche, et quel socle se cache derrière chaque plaque murale dans le logement que l’on occupe.

Les trois types présents au Sénégal se distinguent par un détail géométrique que j’apprends à repérer du premier coup d’œil. Le type C se reconnaît à ses deux broches parallèles rondes, sans fente de terre. Le type D porte trois broches rondes, une particularité plus rare dans les habitudes européennes. Le type E aligne deux broches parallèles rondes et un trou central destiné à recevoir la broche de terre de la prise femelle, une signature visuelle immédiate.

Le type C, la fiche à deux broches rondes

Le type C est une fiche à deux broches parallèles rondes, sans broche de terre, et c’est lui que l’on croise le plus souvent sur de petits appareils. Sa géométrie légère le rend très répandu sur les chargeurs, les radios ou les lampes de faible consommation. Un socle de type E l’accueille sans aucune difficulté, le trou central restant simplement inoccupé au moment du branchement.

La limitation du type C tient à son absence de terre. Une prise de courant 16 A 2P+T avec terre reste la référence obligatoire dans toutes les pièces, selon les normes applicables au Sénégal, et le type C ne transporte aucune liaison de terre par lui-même. C’est pourquoi je regarde toujours le type de fiche d’un appareil avant de parler de compatibilité : une fiche C entre partout, mais elle ne raccorde jamais la carcasse métallique d’un appareil à la terre.

Dans une installation neuve sénégalaise, je privilégie le socle à terre plutôt que le simple socle C. Le type C couvre des usages légers et ne suffit pas pour un appareil gourmand ou à carcasse métallique. Sa présence au Sénégal tient autant à l’ancienneté du parc qu’à une commodité réelle sur les petits équipements.

Le type D, la fiche à trois broches rondes

Le type D comporte trois broches rondes et constitue une particularité que l’on rencontre dans certaines installations sénégalaises. Cette configuration à trois pôles permet de véhiculer la terre en même temps que la phase et le neutre, ce qui en fait une fiche plus complète que le type C sur le plan de la liaison équipotentielle. Toutefois, elle reste moins représentée que le type E dans le parc récent.

La présence du type D dans la liste officielle des prises sénégalaises témoigne de la diversité des équipements importés au fil des décennies. Je constate régulièrement dans les autres marchés que les anciennes installations gardent les standards de l’époque de leur construction. C’est exactement ce qui explique que les logements sénégalais peuvent présenter des socles différents d’une pièce à l’autre.

Pour un voyageur, le type D demande un peu d’attention. Une fiche D, avec ses trois broches rondes, ne s’insère pas dans un alvéole de type C, et il faut souvent un adaptateur pour l’utiliser sur un socle de type E. Comme toujours, la vérification visuelle de la fiche et du socle reste le premier réflexe avant de brancher quoi que ce soit.

Le type E, la prise moderne à broche de terre

Le type E réunit deux broches parallèles rondes et un trou central, exactement la disposition prévue pour la broche de terre de la prise femelle. C’est le socle que je considère comme le standard moderne du pays, celui que l’on retrouve en priorité dans les installations neuves et les rénovations. Sa géométrie permet de raccorder un appareil à carcasse métallique avec une liaison de terre effective, ce que le type C ne fait pas.

Comme le précisent les normes applicables, les prises de courant 16 A 2P+T avec terre sont obligatoires dans toutes les pièces. Le type E répond exactement à cette exigence, puisqu’il intègre la broche de terre du côté de la prise femelle. Chaque prise doit être correctement raccordée au système de terre pour évacuer les courants de fuite, et le type E est le véhicule naturel de cette liaison.

Je dis souvent que le type E est le choix de la sécurité et de la durée. Un socle de type E monté sur un circuit correctement câblé accepte aussi bien les petites fiches C que les fiches E à terre. C’est cette polyvalence qui en fait la base raisonnable de toute installation résidentielle moderne au Sénégal.

Compatibilité entre fiches et socles au Sénégal

Le tableau suivant résume les combinaisons que je vérifie le plus souvent quand un appareil étranger arrive sur un réseau sénégalais. Je le donne tel qu’il se présente dans la pratique, avec les traits distinctifs des trois standards présents dans le pays.

Critère Type C Type D Type E
Critère Broches Type C 2 rondes Type D 3 rondes Type E 2 rondes + un trou
Critère Terre Type C Sans terre Type D 3 pôles Type E Broche de la prise femelle
Critère Voltage Type C 230 V Type D 230 V Type E 230 V
Critère Fréquence Type C 50 Hz Type D 50 Hz Type E 50 Hz

Comparatif des types de prise C, D et E présents au Sénégal

La logique de compatibilité tient en une lecture géométrique. Le type C, avec ses deux broches rondes, s’insère dans la plupart des socles, y compris ceux prévus pour le type E, le trou central restant libre. Le type D, à trois broches, demande un socle qui accepte son triangle de broches. Le type E s’accouple avec les prises femelles de même standard et reçoit les petites fiches C sans effort.

Pourquoi une telle diversité au Sénégal ? Parce qu’un parc électrique mêle toujours les équipements de plusieurs époques et de plusieurs origines. La présence simultanée de C, D et E reflète cette sédimentation, et la mention du type K chez une des références renforce encore l’idée qu’aucun logement sénégalais ne ressemble exactement à son voisin.

Mon conseil est simple : je regarde toujours la fiche d’abord, puis le socle. Si les deux géométries coïncident, le branchement est direct. Si elles ne coïncident pas, un adaptateur ou un changement de socle s’impose, et c’est là que les repères d’installation prennent tout leur sens.

La norme NS 01-001, la référence des installations au Sénégal

La norme de référence des installations électriques basse tension au Sénégal est la NS 01-001, publiée par l’ASN et d’application obligatoire. C’est cette norme qui encadre le raccordement d’une prise, la section des conducteurs et la liaison à la terre dans les logements. Quand je décris un point réglementaire sénégalais, c’est vers ce texte que je renvoie le lecteur qui veut le cadre officiel complet.

Je veille à ne jamais remplacer ce cadre sénégalais par des repères français. Une installation sénégalaise se juge à l’aune de la NS 01-001 et des textes locaux, pas à celle d’une norme européenne importée. C’est une différence de fond que je rappelle systématiquement, car elle évite les erreurs de diagnostic chez ceux qui arrivent avec des habitudes prises ailleurs.

La publication de la norme par l’ASN lui donne un statut clair : c’est le texte de référence que tout professionnel du pays doit connaître. Un socle bien posé, une terre correctement raccordée et un circuit protégé relèvent de cette obligation réglementaire. Pour un particulier, c’est aussi le bon réflexe de vérifier que son installateur applique bien cette norme.

Des prises 16 A 2P+T obligatoires dans toutes les pièces

Les prises de courant 16 A, avec terre (2P+T), sont obligatoires dans toutes les pièces d’un logement au Sénégal. Chaque prise doit être correctement raccordée au système de terre afin d’évacuer les courants de fuite. Cette exigence est posée par les références normatives locales, reprises par les organismes qui encadrent les installations d’habitation.

Ce point technique a une conséquence directe sur la compatibilité des types. Le type E répond naturellement à l’obligation, puisqu’il intègre la broche de terre côté prise femelle. Un socle de type C, dépourvu de terre, ne suffit pas dans une pièce moderne qui doit respecter cette règle. C’est une des raisons pour lesquelles le type E gagne du terrain dans les installations neuves.

Je le formule ainsi pour mes clients : la terre n’est pas une option, c’est une exigence obligatoire dans chaque pièce. Un appareil à carcasse métallique raccordé à une prise sans terre perd toute protection en cas de défaut d’isolement. La norme sénégalaise l’a bien compris, et l’application de cette règle sépare une installation saine d’une installation risquée.

Le nombre minimal de prises par pièce

La norme et ses références précisent aussi un nombre minimal de prises par pièce, un repère que je donne volontiers à qui prépare une rénovation. Une pièce principale comme un séjour doit compter au moins 5 prises. Une chambre en compte au moins 3. Une cuisine en exige 4, dont 2 au-dessus du plan de travail.

Ce décompte est pensé pour éviter les multiprises et les surcharges. Une pièce principale avec cinq socles répartis sur les murs évite de faire courir des rallonges dans tous les sens. La cuisine, avec deux prises au-dessus du plan de travail, place l’alimentation exactement là où l’on en a besoin pour les petits électroménagers.

La hauteur de pose est également encadrée : elle se situe entre 0,05 m et 1,30 m du sol. Cette plage couvre aussi bien les prises basses près du plancher que les prises hautes, et laisse une liberté raisonnable selon l’usage de chaque local. Je rappelle toujours que ces minimums sont des seuils, et qu’ajouter une prise là où la pièce le réclame reste toujours une meilleure solution qu’une multiprise.

Les salles de bain et les volumes de protection

Dans les salles de bain, les règles changent du tout au tout. Les prises de courant sont interdites dans les volumes de protection. Dans les volumes exposés à l’eau, seuls des appareils de très basse tension de sécurité (TBTS) sont autorisés. C’est une protection essentielle, car l’eau et le courant forment une combinaison dangereuse qu’aucune installation ne doit rendre possible.

La présence d’une broche de terre, même sur une prise de type E, ne change pas cette interdiction. Dans les volumes de protection, la seule alimentation admissible passe par du matériel TBTS, qui limite la tension à un niveau sans danger en cas de contact. Je déconseille fermement d’installer une prise ordinaire dans ces zones, quelle que soit sa conformité apparente.

Je donne un repère simple au particulier : si la zone peut être touchée par des projections d’eau, une prise standard n’y a pas sa place. C’est l’un des cas où je privilégie toujours la prudence, car une erreur dans la salle de bain ne pardonne pas. Le respect des volumes de protection fait partie intégrante de la norme NS 01-001.

Le cas particulier de la mise à la terre

La mise à la terre est souvent absente ou non raccordée dans les logements construits avant 2010 à Dakar. Une prise avec broche de terre mais sans connexion réelle à la terre laisse l’utilisateur exposé en cas de défaut d’isolement. C’est une situation que l’on rencontre plus souvent qu’on ne le croit, et je la signale parce qu’elle est invisible au premier regard.

Le danger réside dans l’illusion de protection. Un socle de type E visuellement conforme peut ne transmettre aucune liaison de terre si le fil qui part de sa borne n’aboutit nulle part. En cas de défaut d’isolement sur un appareil, le courant de fuite ne trouve alors aucun chemin d’évacuation, et la carcasse peut se retrouver sous tension sans que rien ne le signale.

Je recommande donc, avant tout raccordement, de vérifier que la terre est réellement raccordée au système de terre du bâtiment. C’est plus qu’un simple serrage de borne, c’est la confirmation que la liaison a une continuité jusqu’à la prise de terre. Dans les logements anciens, ce contrôle peut réserver une mauvaise surprise, et c’est exactement pour cela qu’il doit précéder l’installation.

Choisir une prise de qualité pour éviter les risques

Les prises de mauvaise qualité ou non conformes aux normes ont des contacts qui chauffent, s’oxydent et peuvent provoquer des arcs électriques. Il est recommandé de privilégier des prises certifiées Legrand ou Schneider. C’est une règle que je transmets dès qu’un client me demande conseil sur le matériel.

Un contact qui chauffe en charge est un symptôme à prendre au sérieux. Les cycles thermiques successifs finissent par dégrader le serrage, et la résistance de contact s’accroît encore davantage. À terme, l’échauffement peut précéder un arc électrique, avec les conséquences que l’on imagine derrière une plaque murale.

Choisir une prise certifiée réduit largement ce risque, parce que le mécanisme et les bornes sont conçus et testés pour un usage durable. Je ne dis pas qu’une marque garantit à elle seule une installation parfaite, mais le matériel conforme élimine une part importante des aléas. C’est un investissement minime qui se répercute sur la fiabilité de toute la maison.

Remplacer ou installer une prise au Sénégal

Cette section est un repère pratique pour qui souhaite poser ou remplacer un mécanisme sur une installation sénégalaise. La première chose que je fais avant toute intervention est de couper le circuit au tableau puis de vérifier l’absence de tension avec un VAT. Un VAT, vérificateur d’absence de tension, est indispensable avant de toucher le moindre conducteur.

Regardez d’abord le tableau pour localiser le disjoncteur du circuit concerné, puis repérez visuellement les conducteurs dans le boîtier de la prise.

Tableau électrique Legrand avec disjoncteurs et étiquettes de repérage

Disjoncteur du circuit

Repérer au tableau le disjoncteur qui alimente la zone à ouvrir : l'étiquette indique le circuit concerné.

Ce repérage au tableau est la clé d’une intervention propre. Une fois le circuit coupé et l’absence de tension confirmée au VAT, j’ouvre la plaque et je sors l’ancien mécanisme de sa boîte d’encastrement. Les fils restent alors accessibles et je peux identifier la phase, le neutre et la terre avant toute manipulation. Ce n’est qu’après ce contrôle que je commence le raccordement.

La coupure du disjoncteur est une condition nécessaire, mais la vérification du VAT en est l’étape de confirmation. Un disjoncteur bien repéré laisse rarement du courant, mais la sécurité veut qu’on ne s’en remette pas à la seule mémoire des étiquettes. Je confirme, point par point, que chaque conducteur que je compte toucher est bien hors tension.

Les étapes du raccordement

Voici la marche à suivre telle que je l’applique sur un circuit, formulée comme un guide d’installation. Les étapes se suivent dans l’ordre, et rien ne se touche tant que le circuit n’est pas coupé ni que l’absence de tension n’est pas confirmée.

Couper le disjoncteur

Couper au tableau le disjoncteur du circuit concerné, repéré sur l'étiquette.

Vérifier au VAT

Confirmer l'absence de tension sur les conducteurs avant toute manipulation.

Démonter le mécanisme

Dévisser la plaque et sortir le mécanisme de la boîte d'encastrement.

Identifier les fils

Reconnaître la phase, le neutre et la terre à leur couleur.

Raccorder les bornes

Insérer chaque conducteur et serrer fermement chaque borne à vis.

Refermer le tout

Remettre la plaque, rétablir le circuit et contrôler la prise.

La coupure au tableau et la vérification d’absence de tension sont une étape non négociable, et je la place toujours en premier. Sur une installation que je découvre, le VAT reste planté sur les conducteurs tant que je n’ai pas confirmé zéro volt. C’est la seule méthode qui me permet de travailler sereinement, quelle que soit la norme locale en vigueur.

Reconnaître les conducteurs avant de rebrancher

Avant de raccorder un mécanisme, j’inspecte systématiquement les conducteurs qui sortent du mur. Une âme de cuivre abîmée, des brins mal serrés ou un fil trop court peuvent provoquer un échauffement silencieux derrière le placo. Regardons de plus près ce à quoi ressemblent les conducteurs d’une prise démontée, une fois hors tension.

Fils électriques dénudés terre phase neutre tenus à la main hors tension, âme de cuivre visible

Conducteurs de la prise démontée

Inspecter les conducteurs avant de rebrancher : une âme abîmée chauffe en charge.

Le conducteur de terre se reconnaît à sa bicoloration jaune et vert, tandis que la phase et le neutre portent des couleurs que l’on identifie selon les habitudes de l’installation. Mon conseil est simple : si une maille de cuivre est abîmée ou si un fil est trop court, je le dénude proprement avant de le présenter à sa borne. Un contact franc est la garantie d’une prise qui ne chauffe pas en charge.

Le serrage des bornes à vis

Le point le plus sous-estimé d’une installation de prise, c’est la qualité du serrage aux bornes. Un fil inséré dans une borne à vis et mal serré perd du contact avec le temps, et le point chaud qui en résulte reste caché derrière le placo. Je montre ici ce que je regarde sur un mécanisme avant de refermer une prise.

Bornes à vis d'un mécanisme de prise avec trois fils souples insérés sans embout, brins de cuivre qui dépassent de la borne

Bornes à vis de la prise

Le raccordement se contrôle au serrage des bornes : un contact raté chauffe en silence derrière le placo.

Je porte l’attention sur les brins qui dépassent de la borne, signe d’un fil mal fixé. Un tel contact se dégrade avec les cycles thermiques et finit par chauffer. Dans une installation neuve, je préfère toujours serrer avec un contrôle visuel et une traction légère sur chaque fil pour confirmer qu’il ne bouge pas.

Le cadre réglementaire et les acteurs de l’électricité au Sénégal

Pour situer le cadre, plusieurs références comptent dans ce domaine. La norme NS 01-001 est publiée par l’ASN et s’applique obligatoirement aux installations basse tension au Sénégal. C’est vers cet organisme que je dirige un lecteur qui cherche le texte de référence complet plutôt qu’un simple repère pratique.

Sur le plan réglementaire, l’adoption du Code de l’Électricité et de ses décrets encadre le sous-secteur. Ce cadre prévoit notamment la fin du monopole d’achat en gros par la Senelec et l’accès des tiers au réseau. Le Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (Sénégal) porte ces évolutions, et c’est la source officielle à consulter pour le contexte énergétique du pays.

Je rappelle que les prises 16 A 2P+T avec terre sont obligatoires dans toutes les pièces, que chaque prise doit être raccordée au système de terre pour évacuer les courants de fuite, et que ces exigences viennent des références normatives locales. Ces points valent pour toute installation d’habitation, neuve ou rénovée, au Sénégal.

Dernières précisions utiles avant de brancher

Je rassemble ici ce qu’il faut garder en tête lorsqu’on se pose la question des prises au Sénégal. La réponse de fond tient dans les 230 V et le 50 Hz, une valeur qui écarte la plupart des questions d’adaptateur de tension pour le matériel européen. La chose essentielle à vérifier reste le type de broche, entre C, D et E, selon le logement et l’appareil concernés.

Pour une installation neuve, le choix du socle 16 A avec terre répond à l’obligation posée par les références normatives. Un logement ancien, particulièrement s’il date d’avant 2010 à Dakar, mérite un contrôle de la terre avant tout raccordement sérieux. Un matériel certifié Legrand ou Schneider limite le risque de contacts qui chauffent et d’arcs électriques.

En tant qu’électricien, je formule un dernier rappel sur l’intervention elle-même : coupez toujours le circuit, vérifiez l’absence de tension au VAT, et serrez les bornes correctement. Une prise 16 A 2P+T bien raccordée à un système de terre réel est fiable pour des années, à condition que chaque étape ait été faite dans l’ordre et avec soin.

Quelle prise électrique utilise-t-on au Sénégal ?

Au Sénégal, on utilise des fiches et prises de type C, de type D et de type E, sur un réseau de 230 V à 50 Hz. Le type C a deux broches rondes, le type D trois broches rondes, et le type E deux broches rondes plus un trou pour la terre.

Faut-il un adaptateur ou un convertisseur pour un appareil européen au Sénégal ?

Comme la tension sénégalaise est de 230 V à 50 Hz, un appareil européen courant n'a pas besoin de convertisseur de tension. Il faut simplement vérifier le type de broche, car le pays mêle les standards C, D et E, avec un adaptateur à prévoir selon la fiche de l'appareil et le socle présent.

Le type C se branche-t-il sur un socle de type E sénégalais ?

Oui, une fiche de type C, avec ses deux broches rondes, s'insère dans un socle de type E, le trou de la broche de terre restant inoccupé. Le type E est la prise moderne 16 A avec terre, obligatoire dans toutes les pièces selon les références normatives locales.

Quelle est la norme électrique de référence au Sénégal ?

La norme de référence des installations basse tension est la NS 01-001, publiée par l'ASN et d'application obligatoire. Elle impose notamment des prises 16 A avec terre dans toutes les pièces, des minimums par pièce et une hauteur de pose entre 0,05 m et 1,30 m.

La mise à la terre est-elle toujours présente dans les logements sénégalais ?

Non. La terre est souvent absente ou non raccordée dans les logements construits avant 2010 à Dakar. Une prise avec broche de terre mais sans connexion réelle laisse l'utilisateur exposé en cas de défaut d'isolement, d'où l'importance de vérifier la continuité de la liaison avant usage.

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Électricien et éditeur

Je travaille sur le terrain et je dirige ce magazine. Chaque guide est vérifié pour son pays cible avant publication.

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