Différentiel type A
Protection obligatoire du circuit dédié d’une borne 7 kW, facturée autour de 150 € dans le tableau des coûts.
Publié le 21 août 2026
Photo : Bibliothèque Sparx Elec En bref
Installer une borne de recharge pour véhicule électrique au Sénégal se prépare autour d’un circuit dédié, d’une protection différentielle de 30 mA et d’une mise à la terre conforme, que l’agent de la Senelec contrôle lors de l’inspection avant raccordement. Les bornes domestiques proposées par les acteurs locaux commencent à une capacité de 7 kW. Les installations basse tension relèvent de la norme NS 01-001 de l’ASN, d’application obligatoire, et les règles françaises d’installation basse tension s’appliquent par référence.
1 945 MW
de puissance installée au Sénégal en 2023
27,35%
d’énergies renouvelables dans la production
7 kW
de capacité minimale pour les bornes domestiques
Le pays met en place un cadre réglementaire pour les véhicules électriques, annoncé par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens lors d’un atelier dédié. Les objectifs portent sur l’encouragement de l’adoption des véhicules électriques, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le développement d’une infrastructure et de systèmes de transport adéquats. Ce cadre, élaboré avec l’appui de Manufacturing Africa, prévoit des normes de qualité, des incitations fiscales et non fiscales et des stratégies d’adoption adaptées au contexte sénégalais.
Je raisonne ici comme un électricien qui prépare le projet de bout en bout, sans témoignage d’une intervention locale : je n’ai pas installé de borne au Sénégal. Ce texte regroupe le cadre réglementaire, les normes applicables et les points de contrôle que je vérifierais sur le terrain avant de raccorder une borne.
La première étape d’un projet d’installation de borne de recharge passe par le contexte réglementaire que le Sénégal est en train de construire. Le cadre réglementaire pour l’entrée des voitures électriques a été annoncé lors d’un atelier dédié, dans un objectif clair : encourager l’adoption des véhicules électriques tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit aussi de développer une infrastructure et des systèmes de transport adéquats pour accompagner cette transition.
Le cadre est préparé avec l’appui de Manufacturing Africa. Il doit contenir des normes de qualité pour les équipements, des incitations fiscales et non fiscales et des stratégies d’adoption adaptées au contexte sénégalais. Deux défis reviennent dans la réflexion : le coût élevé des véhicules électriques et la nécessité d’un réseau de stations de recharge. C’est cette seconde condition qui m’intéresse directement : une borne ne sert que si l’infrastructure suit, et l’installation à domicile ou sur le lieu de travail devient un maillon du réseau.
Pour un électricien, ce cadre en cours d’élaboration ne change pas le socle technique du métier. Une installation de borne reste une installation électrique basse tension, soumise aux règles en vigueur au Sénégal. Je vérifie donc toujours les normes applicables et les points de contrôle du raccordement avant de m’engager sur la technique.
Les installations électriques basse tension au Sénégal relèvent de la norme NS 01-001, publiée par l’ASN et d’application obligatoire. C’est le premier document que je consulte pour caler une installation, qu’il s’agisse d’une simple prise ou d’une borne de recharge. Cette norme fixe les règles de conception et de réalisation des installations à basse tension sur l’ensemble du pays.
En parallèle, les règles françaises d’installation basse tension, issues de la CEI 60364, sont appliquées par référence au Sénégal dans les projets de construction publics et privés et dans les cahiers des charges internationaux. Elle couvre notamment, dans son évolution récente, les exigences pour les bornes de recharge de véhicules électriques. Quand un promoteur ou une entreprise me confie une installation, je m’appuie sur ces deux références pour rester lisible dans le marché local comme dans les cahiers des charges internationaux.
La complémentarité des deux références est utile sur le plan pratique. La NS 01-001 fait foi pour l’installation au Sénégal. Les règles françaises apportent, par référence, le traitement récent des points de recharge pour véhicules électriques qui ne figure pas toujours dans les textes antérieurs.
Info
Sur un projet de borne de recharge au Sénégal, je calle l’installation sur la NS 01-001 obligation nationale, et je complète avec les règles françaises d’installation appliquées par référence pour les exigences spécifiques aux points de recharge des véhicules électriques.
Le raccordement d’une borne s’appuie sur l’énergie disponible au point de livraison. Le Sénégal a adopté le Code de l’Électricité et ses décrets d’application, qui marquent la fin du monopole d’achat en gros par la Senelec et l’ouverture de l’accès des tiers au réseau électrique. Cette ouverture change les conditions d’accès au réseau pour les installations qui demandent un raccordement.
La production électrique connaît une croissance au Sénégal. La puissance installée atteignait 1 945 MW en 2023, dont 27,35 % d’énergies renouvelables, selon le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Pour une borne domestique de 7 kW, cette puissance disponible n’est pas en soi un frein : c’est la capacité du tableau et de l’abonnement du point de livraison qui compte d’abord.
Je regarde donc, avant d’installer, la puissance souscrite au point de raccordement et la place disponible dans le tableau. Une borne de recharge ajoute une charge qui doit trouver sa protection et sa puissance, faute de quoi le disjoncteur de branchement risque de sauter dès la première recharge de nuit.
L’alimentation électrique au Sénégal est en 230 V à 50 Hz. C’est un point de repère pour tout le dimensionnement d’une borne : les bornes proposées sur place sont conçues pour cette tension et cette fréquence. Selon l’appareil branché, des convertisseurs de tension peuvent être nécessaires, mais une borne de recharge pour véhicule électrique est normalement livrée pour le réseau local.
La question des prises mérite d’être traitée au cas par cas. Les véhicules électriques se rechargent sur une prise dédiée ou sur une borne, et le choix entre les deux dépend de l’usage et du tableau existant. Les règles françaises, appliquées par référence, distinguent bien ces deux dispositifs, et c’est cette distinction que je regarde en premier sur un chantier.
Le point le plus important dans l’installation d’une borne de recharge est le circuit dédié. Une borne ne se branche pas sur une ligne existante qui alimente déjà d’autres appareils : elle consomme beaucoup en continu, et elle doit être isolée pour éviter de surcharger une ligne d’usage. Je prépare donc un circuit qui part du tableau jusqu’à l’emplacement de la borne, sans autre point d’usage dessus.
Ce circuit dédié doit être protégé correctement. L’inspection de l’agent de la Senelec, exigée pour le raccordement d’une installation électrique neuve, vérifie notamment la protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement. Ces trois points d’inspection structurent toute l’installation de la borne.
Le différentiel 30 mA est la protection contre les courants de fuite : il surveille la différence entre le courant qui part et celui qui revient, et coupe dès qu’une fuite apparaît. Pour un circuit dédié d’une borne de 7 kW, je pose un interrupteur différentiel dédié, souvent de type A sur un point de recharge pour véhicule électrique. Voici le repérage que je fais sur un différentiel type A.
Regardez le marquage et le bouton de test sur le module pour identifier le type avant de l’associer au circuit.
Différentiel type A
Protection obligatoire du circuit dédié d’une borne 7 kW, facturée autour de 150 € dans le tableau des coûts.
Le bouton de test est l’élément que je fais actionner à la mise en service : il permet de vérifier que le différentiel coupe bien la tension. Dans le tableau des coûts d’une installation, ce différentiel type A est facturé autour de 150 €, un élément parmi d’autres avant de trancher entre une prise renforcée et une borne plus complète. Le test mensuel de ce bouton fait partie de l’entretien que je recommande.
Le tableau électrique existant doit accueillir ce circuit dédié, avec la place nécessaire pour le différentiel et le disjoncteur du départ. Avant de dimensionner, je lis les protections en place et la place disponible sur le rail. C’est ici que le repérage visuel devient utile pour écarter une mauvaise surprise ou prévoir une extension du tableau.
La première question à trancher est celle du type de point de recharge : une borne ou une prise renforcée. Les résultats diffèrent sur la puissance de charge, la sécurité et le coût du câblage. Une borne domestique proposée au Sénégal commence à une capacité de 7 kW, tandis qu’une prise renforcée reste une solution plus simple pour une charge plus lente.
Le socle de la prise renforcée se distingue nettement d’une prise classique, et c’est ce que je cherche à reconnaître avant de trancher. Voici le point de repère sur un socle de prise renforcée.
Observez la forme du socle mural pour la distinguer d’une prise d’usage courant.
Prise renforcée P17
Le socle de la prise renforcée se distingue d’une prise classique avant de trancher entre prise et borne.
Pour un usage modéré, la prise renforcée suffit souvent, à condition de disposer d’un circuit dédié et des protections adéquates. Pour une recharge nocturne complète sur une batterie de grande capacité, la borne 7 kW offre un débit plus élevé et une charge plus rapide. Je ne donne pas de prix d’une borne au Sénégal ici : cette information n’est pas ouverte sur une page fiable, et je préfère m’en tenir aux éléments vérifiés.
Un tableau électrique a sa propre histoire, et lire cette histoire avant de dimensionner le circuit de la borne évite des erreurs coûteuses. Les protections en place, le calibre des départs et la place disponible sur le rail se repèrent en ouvrant le tableau. Voici ce que je cherche sur un tableau existant.
Ouvrez le tableau et repérez les protections avant de prévoir un départ supplémentaire.
Tableau Legrand existant
Les protections existantes et la place disponible se lisent sur le tableau avant de dimensionner le circuit de la borne.
Les disjoncteurs modulaires sur le rail indiquent le nombre de circuits déjà en place et le type de protection retenu pour chacun. Si le tableau est déjà saturé, je prévois une extension ou un tableau secondaire plutôt que d’entasser des modules sur un rail plein. Le calibre du disjoncteur d’un circuit dédié à une borne se choisit selon la puissance du point de recharge, jamais au hasard.
Cette lecture du tableau est aussi le moment de détecter les installations anciennes. Les installations à Dakar datant d’avant 2010 présentent fréquemment des prises sans terre et des câbles sous-dimensionnés, selon une source sénégalaise ouverte. Avant de poser une borne, je vérifie l’état des conducteurs et la présence effective de la terre, faute de quoi le point de recharge se brancherait sur une base non conforme.
La mise à la terre est le point sur lequel je ne transige jamais pour une borne de recharge. Les appareils et prises doivent être correctement raccordés au système de terre pour évacuer les courants de fuite. Une borne alimente un véhicule en pleine puissance, et toute fuite doit trouver un chemin de retour vers la terre plutôt que de traverser le corps d’un utilisateur.
Dans les installations anciennes, l’absence de terre est un problème fréquent. Les prises sans terre et les câbles sous-dimensionnés des installations de Dakar d’avant 2010 imposent de reprendre le circuit de terre avant d’envisager une borne. Je regarde donc la continuité de la terre sur l’ensemble du circuit dédié, du tableau jusqu’au socle de la borne.
Le différentiel 30 mA travaille en complément de la terre : il coupe en cas de fuite détectée entre phase et terre ou entre conducteurs. Une bonne terre aide ce différentiel à fonctionner de façon fiable. Vérifier la terre, c’est à la fois un point d’inspection de la Senelec et une garantie pour le fonctionnement du différentiel.
Le point de départ du dimensionnement se situe au compteur et au disjoncteur de branchement, là où le réseau rejoint l’installation. Le calibre du disjoncteur de branchement est un des points vérifiés lors de l’inspection de la Senelec avant raccordement. Il conditionne la puissance maximum que l’installation peut soutirer sans déclencher.
Le pilotage d’une borne s’appuie sur l’information de puissance : c’est en lisant le compteur qu’on sait quelle marge reste disponible pour la charge. Voici le repère que je recherche au point de livraison.
La lecture du compteur et de son différentiel donne la base du relevé de puissance.
Compteur communicant
Le pilotage s’appuie sur l’information de puissance : le compteur et son différentiel abonné sont les points de départ du relevé.
Si le disjoncteur de branchement est déjà sollicité par la consommation du logement, une borne de 7 kW risque de faire sauter l’installation en pleine charge. Je vérifie donc la puissance réellement disponible avant de recommander une puissance de borne donnée. C’est une question de cohérence entre le point de livraison et la charge ajoutée, et non un simple choix de matériel.
Le dimensionnement d’un circuit dédié à une borne suit une logique simple, que je reprends sur chaque projet. Je commence par couper le courant au tableau et vérifier l’absence de tension avant toute manipulation. Ensuite, je relève la consommation existante et la place disponible dans le tableau pour confirmer qu’un départ supplémentaire est possible.
Une fois ces bases posées, je choisis la protection du départ en fonction de la puissance de la borne. Le circuit dédié reçoit un disjoncteur calibré pour la charge et un interrupteur différentiel. Le point de recharge, borne ou prise renforcée, se raccorde sur ce circuit et sur la terre vérifiée au préalable.
L’ensemble doit être prêt pour le contrôle de l’agent de la Senelec au moment du raccordement. Les points vérifiés lors de cette inspection sont la protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement. Si ces trois points sont conformes, le raccordement au réseau peut se préparer dans de bonnes conditions.
Attention
Ne faites jamais une manipulation sous tension sur un tableau. La coupure du courant au tableau et la vérification de l’absence de tension sont les deux premiers gestes avant d’intervenir sur le circuit d’une borne de recharge.
Des acteurs sénégalais de la mobilité électrique structurent déjà une offre autour du véhicule électrique. Loxea Sénégal propose la location de véhicules électriques avec un écosystème de services intégrés, dont l’aide à l’installation de bornes de recharge à domicile ou sur le lieu de travail, un réseau de bornes et une assistance routière dédiée. Cette offre façonne l’usage : un véhicule loué s’accompagne d’un point de recharge, ce qui pose directement la question de l’installation.
Côté équipement, un spécialiste de la mobilité verte en Afrique de l’Ouest propose des bornes domestiques de recharge avec une capacité minimale de 7 kW, des solutions pour entreprises, promoteurs immobiliers, commerces et institutions, ainsi que des eStations de recharge solaire. La mention des eStations solaires montre que le photovoltaïque peut s’associer à la recharge du véhicule électrique, dans la continuité de la part des énergies renouvelables dans le mix sénégalais.
Pour un électricien, ces acteurs confirment le besoin réel d’installations conformes. La difficulté n’est pas l’existence de l’offre, mais la qualité du raccordement côté tableau et côté terre. C’est exactement le travail que je prépare en amont sur le circuit dédié.
Le cadre réglementaire des véhicules électriques est encore en cours d’élaboration, avec des normes de qualité, des incitations fiscales et non fiscales et des stratégies d’adoption adaptées au contexte sénégalais. Ces textes, une fois finalisés, préciseront les conditions d’entrée et d’usage des véhicules électriques au Sénégal. Pour l’installation d’une borne, je reste sur le socle déjà en vigueur : la NS 01-001 pour les installations basse tension et les règles françaises d’installation appliquées par référence pour les points de recharge.
Ce contexte en mouvement ne doit pas retarder un projet d’équipement. Une borne de recharge conforme aux normes actuelles reste le meilleur choix, car elle s’intègre dans une installation basse tension verrouillée par des règles stables. Les évolutions réglementaires porteront davantage sur les conditions d’adoption des véhicules que sur les principes de sécurité électrique déjà en place.
Je considère donc un projet d’installation de borne comme un projet électrique classique, enrichi par les exigences spécifiques aux points de recharge. La démarche est reproductible : circuit dédié, protection adaptée, terre vérifiée et contrôle avant raccordement.
Sur un projet au Sénégal, je reprends une liste de contrôle courte mais ferme avant de considérer l’installation comme prête. Cette liste reprend les points que l’inspection de la Senelec vérifie, et c’est aussi une discipline de bon sens pour un point de recharge :
Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle couvre l’essentiel de ce qui garantit un raccordement dans de bonnes conditions. Quand chaque ligne est conforme, le passage de l’agent de la Senelec se déroule sans mauvaise surprise et la borne peut alimenter le véhicule en toute sécurité.
La capacité minimale de 7 kW revient dans l’offre des bornes domestiques au Sénégal. Ce choix a du sens par rapport à une recharge résidentielle : avec 7 kW et une alimentation en 230 V, la borne couvre un usage quotidien de manière confortable sur la durée de stationnement nocturne. C’est un repère que je garde en tête quand je prépare le dimensionnement du circuit.
Au-delà de cette capacité, la question devient celle du point de livraison. Une borne plus puissante exige un abonnement et un disjoncteur de branchement à la hauteur, ce qui dépend de la puissance réellement disponible chez le client. Je préfère souvent rester sur une valeur maîtrisée pour limiter les risques de déclenchement et les coûts de reprise du tableau.
Ce n’est en revanche pas une raison pour bricoler le raccordement. Même une borne de 7 kW consomme en continu et doit être traitée comme un circuit à part entière, avec ses protections et sa terre.
Quand je prépare l’installation d’une borne au Sénégal, je garde un ordre précis en tête. Ce guide reprend la logique du circuit dédié, de la coupure du courant jusqu’au contrôle avant raccordement.
Couper le courant au tableau
Couper l’alimentation et vérifier l’absence de tension avec un VAT avant de toucher au circuit.
Repérer les protections en place
Lire le différentiel, les disjoncteurs et la place disponible sur le rail.
Dimensionner le circuit dédié
Prévoir un départ séparé avec un disjoncteur calibré et un différentiel 30 mA.
Poser la borne ou la prise renforcée
Raccorder le point de recharge au circuit dédié, sur une base 230 V en 50 Hz.
Vérifier la mise à la terre
Tester la continuité de la terre du tableau jusqu’au socle de la borne.
Contrôler l’ensemble avant raccordement
Passer en revue la protection, la terre et le calibre du disjoncteur de branchement.
Cet ordre évite les reprises coûteuses. La coupure du courant et la vérification de l’absence de tension sont toujours la première étape, car aucune manipulation ne doit se faire sur un circuit sous tension. Le contrôle avant raccordement, lui, prépare le passage de l’agent de la Senelec.
Les entreprises, promoteurs immobiliers, commerces et institutions figurent parmi les cibles des solutions de bornes au Sénégal. Pour une flotte ou un parc de stationnement, la logique change un peu par rapport à une borne domestique : on multiplie les points de recharge, et le dimensionnement du tableau devient plus délicat. Je regarde alors la puissance totale, et pas seulement le circuit d’une borne.
Le cadre réglementaire des véhicules électriques, avec ses normes de qualité et ses stratégies d’adoption, aura un rôle direct dans l’équipement des flottes. Pour l’installation, les principes restent identiques, simplement répétés sur plusieurs départs. Chaque point de recharge reçoit son circuit protégé, et la terre est vérifiée partout.
Sur un site professionnel, je recommande aussi d’anticiper la recharge solaire, comme le proposent les eStations. Le mix sénégalais intègre 27,35 % d’énergies renouvelables, et une borne solaire s’inscrit dans cette logique tout en déchargeant le point de livraison.
La question du prix est souvent la première posée, et je dois être clair : le prix d’une borne au Sénégal n’est pas une information ouverte sur une page fiable. Je ne fournis donc pas de chiffre ici, plutôt que d’inventer une fourchette qui serait fausse dès le lendemain. Ce qui est documenté, c’est le coût d’un élément précis : le différentiel type A du circuit dédié, facturé autour de 150 € dans le tableau des coûts.
Le reste du budget se compose du circuit, du tableau, de la main-d’œuvre et de l’éventuelle reprise d’une installation ancienne. Chaque définition de prix se fait sur devis, après une visite et la lecture du tableau existant. Je préfère cette méthode à un chiffre approché qui n’engagerait personne.
Et je le dis sans détour : une reprise de tableau ou de terre peut peser autant que la borne elle-même. Ce n’est pas une raison pour la négliger, car une borne raccordée sur une base non conforme ne tiendra pas la charge dans la durée.
Une installation au Sénégal doit rester cohérente avec les règles locales. Je m’appuie sur la NS 01-001, publiée par l’ASN et d’application obligatoire, pour l’ensemble de l’installation basse tension. J’y ajoute les règles françaises d’installation appliquées par référence, notamment pour les exigences récentes des bornes de recharge de véhicules électriques.
Les installations anciennes exigent une vigilance particulière. Les prises sans terre et les câbles sous-dimensionnés des bâtiments de Dakar d’avant 2010 appellent une reprise avant toute pose d’une borne. Ce travail de mise à niveau est le plus souvent la condition qui rend le raccordement possible.
Cette vérification de cohérence fait partie de mon rôle. Une installation qui respecte la norme nationale et les références reconnues se raccorde plus sereinement et se revend plus facilement, surtout quand le client vise un cahier des charges international.
Pour toute installation électrique neuve, le raccordement au réseau passe par une inspection de l’agent de la Senelec. Cette inspection n’est pas une formalité : elle porte sur des points précis qui se vérifient sur le terrain. Les points contrôlés sont la protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement.
Je prépare donc l’installation pour que ces trois points soient impeccables le jour du contrôle. Le différentiel doit être présent et testé, la terre continue du tableau jusqu’au socle, et le disjoncteur de branchement adapté à la charge ajoutée. C’est une logique simple, mais elle exige d’avoir été pensée en amont.
Le choix du moment du raccordement compte aussi. Le Code de l’Électricité et ses décrets ont ouvert l’accès des tiers au réseau, avec la fin du monopole d’achat en gros par la Senelec. Cette évolution de fond change le cadre dans lequel une installation électrique s’insère au Sénégal.
Face à une demande d’installation de borne de recharge au Sénégal, mon raisonnement suit une ligne claire. Je commence par les règles nationales, avec la NS 01-001 et les règles françaises d’installation par référence. Je poursuis avec l’état du tableau et de la terre, en repérant les installations anciennes. Enfin, je prépare le circuit dédié et ses protections pour passer l’inspection de la Senelec.
Cette démarche ne dépend pas du cadre réglementaire des véhicules électriques, encore en cours. Elle repose sur des règles stables de sécurité électrique qui valent déjà aujourd’hui. Quand le cadre réglementaire sera finalisé, il précisera les conditions d’adoption des véhicules, mais les principes d’une bonne installation resteront les mêmes.
Ma conclusion tient en une phrase simple : une borne de recharge se dimensionne comme tout circuit à part entière. Tant que le circuit dédié, la protection et la terre sont conformes aux normes en vigueur au Sénégal, le raccordement se prépare sérieusement. C’est cette rigueur qui rend l’installation durable, quelle que soit l’évolution réglementaire à venir.
Une borne de recharge ne vit pas seule dans un bâtiment ; elle s’insère dans un tableau qui alimente déjà d’autres circuits. La cohérence de l’ensemble passe par la place disponible sur le rail et par la puissance totale souscrite. Si le tableau est saturé, je propose une extension ou un tableau secondaire plutôt que de négliger un départ.
La mise à la terre se vérifie sur l’ensemble du bâtiment, pas seulement sur le circuit de la borne. Une terre défaillante ailleurs peut fausser les mesures et rendre le contrôle plus difficile. Je regarde donc l’installation dans sa globalité, même quand la demande ne porte que sur un point de recharge.
Cette vision d’ensemble évite les échecs au moment du raccordement. Un tableau prêt, une terre saine et un circuit dédié bien protégé forment le trio qui fait passer l’inspection sans accroc.
Une borne de recharge consomme en continu pendant plusieurs heures, souvent la nuit. C’est une différence notable avec les usages domestiques classiques, qui fonctionnent par à-coups. Je vérifie que la puissance souscrite au point de livraison tient cette charge continue sans faire sauter le disjoncteur de branchement.
Les 1 945 MW de puissance installée en 2023 donnent une image de la capacité de production du pays, mais ils ne disent rien de l’abonnement du point de livraison d’un client. C’est ce dernier chiffre qu’il faut connaître pour dimensionner correctement. Je m’appuie sur la lecture du compteur et le calibre du disjoncteur de branchement pour décider.
Une borne de 7 kW reste, pour un usage résidentiel, un bon compromis entre vitesse de charge et contrainte sur l’installation. Au-delà, la question se déplace sur le point de livraison et sur la pertinence d’une eStation solaire.
Avant de recommander une puissance de borne, je lis le point de livraison. Le compteur et le disjoncteur de branchement indiquent la marge disponible pour une charge supplémentaire. C’est ce relevé qui oriente la préconisation vers une borne 7 kW ou vers une solution plus modeste.
Cette lecture se fait à l’aide d’un contrôle de l’absence de tension et d’un relevé du matériel en place. Elle ne remplace pas une étude de puissance complète, mais elle suffit souvent pour écarter une erreur grossière de dimensionnement. La suite se joue sur le terrain, mesure par mesure.
L’information de puissance est au cœur de cette étape. Un point de livraison déjà sollicité impose de modérer la borne ou d’augmenter la puissance souscrite, ce qui se discute en amont plutôt qu’après un déclenchement en pleine charge.
Le Sénégal produit 27,35 % d’énergies renouvelables dans son mix, et les eStations de recharge solaire proposent de lier directement la recharge du véhicule au solaire. Cette possibilité intéresse particulièrement les sites professionnels, où la production de jour coïncide avec les besoins de charge des flottes.
Pour une borne solaire, le raccordement repose sur les mêmes principes de sécurité que pour une borne classique. La production solaire s’insère dans le circuit, avec ses protections propres, et la borne reste un circuit dédié protégé et mis à la terre. L’ouverture de l’accès des tiers au réseau, portée par le Code de l’Électricité, facilite ce type de schéma.
Je vois dans cette orientation un signe de maturité du marché sénégalais. La borne solaire répond à la fois à la contrainte de puissance et à la logique de réduction des émissions qui motive le cadre réglementaire des véhicules électriques.
La préparation d’une installation de borne commence par une visite. Sur place, je coupe le courant au tableau, je vérifie l’absence de tension, puis je lis les protections et la terre. Cette visite révèle les contraintes réelles que les documents ne montrent pas toujours.
L’état des installations anciennes, notamment à Dakar avec des prises sans terre et des câbles sous-dimensionnés, se confirme exclusivement sur place. Une reprise éventuelle se chiffre alors correctement, sans mauvaise surprise au moment du devis. C’est la méthode d’un électricien qui veut quitter un chantier propre.
Je conclus toujours la visite par les trois points du contrôle : protection différentielle, mise à la terre et calibre du disjoncteur de branchement. Si ces trois conditions sont réunies, l’installation peut s’envisager sereinement.
Certains points ne se négocient pas dans l’installation d’une borne de recharge. Le circuit dédié ne se branche jamais sur une ligne d’usage partagée. La mise à la terre doit être continue et vérifiée. La protection différentielle 30 mA est posée et testée. Ces règles relèvent de la sécurité, pas du confort.
Le respect de la norme NS 01-001 et des règles françaises d’installation par référence ne se discute pas non plus. Ce sont les références qui font foi pour une installation au Sénégal, et les cahiers des charges internationaux s’y appuient. Une installation à la norme se raccorde et se justifie plus facilement.
Je reste enfin ferme sur la coupure du courant et la vérification de l’absence de tension avant toute manipulation. C’est la règle d’or du métier, et elle vaut pour une borne comme pour n’importe quel circuit.
L’usage détermine le dimensionnement de la borne. Une recharge nocturne à domicile convient à une borne 7 kW, qui couvre un trajet journalier pendant le stationnement de nuit. Une recharge sur le lieu de travail, portée par des acteurs comme Loxea, répond aux besoins des flottes et des salariés qui disposent d’un stationnement de journée.
Chaque configuration pose une contrainte de puissance différente. Le domicile dispose souvent d’un abonnement modeste, tandis qu’un site professionnel offre plus de marge. Le choix entre borne et prise renforcée suit la même logique, en fonction de la durée de charge disponible.
Je prends donc le temps de comprendre l’usage avant de recommander une solution. Une borne bien dimensionnée pour son usage dure des années sans problème, là où un mauvais choix crée des déclenchements et des frustrations.
Beaucoup de clients partent d’une simple prise de garage avec l’idée de brancher le véhicule dessus. Mon rôle est de leur expliquer que la prise renforcée se distingue d’une prise classique et s’impose dès qu’on recharge régulièrement. Le socle renforcé accepte la charge soutenue sans chauffer, ce qu’une prise classique ne garantit pas.
La distinction visuelle entre les deux socles est le premier repère que je donne. Une fois le modèle identifié, le circuit se prépare de la même façon : départ dédié, protection adaptée et terre vérifiée. La prise renforcée reste une solution d’entrée de gamme face à la borne 7 kW.
Ce choix se tranche enfin sur l’usage. Pour une charge hebdomadaire légère, la prise renforcée suffit. Pour une charge quotidienne complète, la borne devient le meilleur choix malgré son coût plus élevé, sans que le prix d’une borne au Sénégal soit documenté ici.
Un raccordement propre passe par la préparation du tableau et du circuit, pas par la borne elle-même. Quand le circuit dédié est en place, le différentiel testé et la terre vérifiée, la pose du point de recharge devient presque une formalité. C’est l’inverse qui produit des échecs.
Le contrôle de l’agent de la Senelec valide cette préparation. La protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement sont les trois points qui décident du bon déroulement du raccordement. Les avoir préparés en amont, c’est se donner les moyens d’un contrôle rapide.
Je livre toujours un petit dossier de contrôle au client : le type de protection posé, le résultat de la vérification de terre et la liste des points d’inspection. Cette transparence facilite la suite, du passage de la Senelec à un éventuel contrôle ultérieur.
Pour résumer ma préparation, je pars du cadre réglementaire des véhicules électriques, encore en cours, puis je m’appuie sur les normes stables d’installation qui valent déjà. La NS 01-001 fait foi pour les installations basse tension, les règles françaises d’installation s’appliquent par référence pour les points de recharge, et l’inspection de la Senelec cadre le raccordement.
Le circuit dédié d’une borne de recharge exige une protection différentielle de 30 mA, un point vérifié lors de l’inspection avant raccordement. Pour une borne de 7 kW, je pose un interrupteur différentiel dédié, souvent de type A, facturé autour de 150 € dans le tableau des coûts, et je vérifie son bouton de test à la mise en service.
Les installations basse tension relèvent de la norme NS 01-001, publiée par l’ASN et d’application obligatoire. Les règles françaises d’installation basse tension, transposition de la CEI 60364, sont appliquées par référence au Sénégal dans les projets publics et privés et couvre, dans son évolution récente, les exigences pour les bornes de recharge de véhicules électriques.
Les bornes domestiques proposées au Sénégal commencent à une capacité minimale de 7 kW. L’alimentation du réseau est en 230 V à 50 Hz, et le dimensionnement réel dépend de la puissance disponible au point de livraison, lisible au compteur et au disjoncteur de branchement.
Pour toute installation électrique neuve, le raccordement passe par une inspection de l’agent de la Senelec. Les points contrôlés sont la protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement. Avoir préparé ces trois points en amont assure un contrôle dans de bonnes conditions.
Les installations anciennes à Dakar datant d’avant 2010 présentent fréquemment des prises sans terre et des câbles sous-dimensionnés. Avant de poser une borne, je vérifie la continuité de la terre et l’état des conducteurs, et je prévois une reprise si nécessaire, faute de quoi la borne se brancherait sur une base non conforme.
Le prix d’une borne au Sénégal n’est pas une information ouverte sur une page fiable : je ne donne volontairement aucun chiffre ici. En revanche, le différentiel type A du circuit dédié est documenté autour de 150 €. Le reste du budget se définit sur devis, après une visite et la lecture du tableau existant.
Le Sénégal met en place un cadre réglementaire pour les véhicules électriques, annoncé par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens. Il est préparé avec l’appui de Manufacturing Africa et prévoit des normes de qualité, des incitations fiscales et non fiscales et des stratégies d’adoption adaptées au contexte sénégalais, avec deux défis : le coût élevé des véhicules et le réseau de stations de recharge.
Loxea Sénégal propose la location de véhicules électriques avec une aide à l’installation de bornes à domicile ou sur le lieu de travail, un réseau de bornes et une assistance routière. Un spécialiste de la mobilité verte propose en outre des bornes domestiques dès 7 kW et des eStations de recharge solaire pour entreprises et institutions.
Sources et références
Guides pratiques sur les installations électriques, le diagnostic de panne et le choix d'outillage, vérifiés selon les normes techniques de cette édition pays.
Choisir la section de câble d'un tableau électrique au Sénégal : norme NS 01-001, 2,5 mm² pour les prises, 6 mm² pour la cuisson et protection différentielle 30 mA.
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