Marquage 30 mA
Repérer la sensibilité du différentiel et le calibre du départ four avant de choisir la rangée
Publié le 21 août 2026
Photo : Bibliothèque Sparx Elec En bref
Devant un tableau à équiper, la même interrogation revient sans cesse : faut-il poser un disjoncteur différentiel de type A ou de type AC ? Les deux modules se ressemblent, se montent sur le même rail et portent des marquages voisins, pourtant ils ne détectent pas les mêmes fuites de courant. La différence tient à la forme de courant que chacun sait reconnaître : le type AC détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, tandis que le type A détecte en plus le courant résiduel continu pulsé, celui que produisent les circuits de diode ou de redresseur à thyristor des charges électroniques.
Cette distinction technique prend un relief particulier au Sénégal, où elle est portée par le cadre réglementaire local. La norme de référence pour les installations basse tension est la NS 01-001, d’application obligatoire, et le différentiel de type A est imposé pour les circuits alimentant la cuisine, soit le lave-vaisselle, le four et les plaques de cuisson. Le type AC courant ne détecte pas les courants différentiels à composante continue produits par les moteurs modernes, ce qui explique pourquoi la cuisine concentre l’exigence. Dans cet article, je détaille ce que chaque type détecte, la place des sensibilités 30 mA, les appareils qui justifient le type A, et la manière dont je raisonne quand je lis un module.
Type A
obligatoire pour les circuits de cuisine au Sénégal : lave-vaisselle, four, plaques de cuisson (SILEX)
30 mA
protection des personnes, placée en tête de chaque groupe de circuits dans toute installation moderne
10 mA
courant continu pur superposé que le type F détecte encore (normes CEI 62423 et CEI 60755)
10 ms
durée maximale des appels de courant différentiel auxquels résistent les DDR de type F (NF EN 62423)
La réponse courte tient en une phrase : le type AC détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, et le type A détecte en plus le courant résiduel continu pulsé, désigné aussi sous le sigle CC pulsé, provoqué notamment par des circuits de diode ou de redresseur à thyristor dans les charges électroniques. Toute la suite de l’article découle de cette phrase, parce qu’elle explique à la fois la différence technique entre les deux appareils et la raison pour laquelle elle compte dans une installation moderne.
Pourquoi cette différence est-elle importante ? Parce qu’un différentiel ne protège que s’il voit la fuite de courant. Un appareil qui laisse fuir du courant sous une forme que le module ne sait pas reconnaître ne déclenche pas, et la protection devient théorique. Le choix du type détermine donc les formes de courant de fuite que l’installation sait détecter, avant même que la question de la sensibilité ne se pose.
Le type AC convient à une utilisation courante et couvre la plupart des besoins : c’est le différentiel historique des installations domestiques, pensé pour des circuits de charges simples. Pendant des décennies, il a suffi aux lampes, aux radiateurs et aux prises de courant classiques. Sa limite est nette : il ne détecte pas le courant résiduel continu pulsé, et c’est exactement cette forme de fuite que les appareils électroniques modernes produisent de plus en plus souvent.
Le type A vient combler ce trou. Destiné spécifiquement aux charges électroniques monophasées de classe 1, il voit à la fois la composante alternative sinusoïdale et la composante continue pulsée de la fuite. Quand je ne sais pas ce qu’un circuit alimentera demain, je pars d’un type A, parce qu’il couvre un spectre de fuites plus large que le type AC.
Le type AC détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux. Concrètement, il voit les fuites de courant alternatives dont la forme est sinusoïdale, celles que l’on rencontre dans une installation classique, et il coupe dès que la fuite atteint son seuil de déclenchement. Le sigle AC renvoie au courant alternatif, et c’est bien la seule famille de courant de fuite que ce type sait reconnaître.
Ce type convient à une utilisation courante et couvre la plupart des besoins. Pendant des décennies, il a été le différentiel standard des installations domestiques, parce que la grande majorité des circuits était constituée de charges simples. Les guides techniques le confirment : le type AC suffit aux circuits classiques, faits de lampes, de radiateurs et de prises de courant. Pour ces circuits, la détection des courants résiduels alternatifs sinusoïdaux est suffisante.
Sa limite est nette : le type AC ne détecte pas le courant résiduel continu pulsé. Si un appareil électronique laisse fuir du courant sous forme pulsée, un différentiel type AC peut ne pas le voir, ou ne pas réagir comme il le devrait. C’est exactement le scénario que le type A vient couvrir, et c’est ce scénario qui s’est multiplié avec la généralisation des charges électroniques dans les logements.
La conséquence pour le choix est directe : un type AC reste un bon différentiel pour un circuit purement classique, mais il devient insuffisant dès que le circuit alimente de l’électronique de puissance. Et au Sénégal, cette insuffisance technique a une traduction réglementaire concrète pour les circuits de la cuisine, comme je le détaille plus loin.
Le type A détecte, en plus des courants résiduels alternatifs sinusoïdaux, le courant résiduel continu pulsé, le CC pulsé. Ce courant pulsé est provoqué notamment par des circuits de diode ou de redresseur à thyristor, que l’on trouve dans les charges électroniques : une alimentation à découpage, un variateur, tout circuit qui redresse le courant alternatif en créneaux génère ce type de fuite.
Le type A est spécifiquement destiné aux charges électroniques monophasées de classe 1. Autrement dit, dès qu’un appareil branché contient de l’électronique de puissance et présente une masse accessible, le type A est le bon candidat, parce qu’il est capable de voir à la fois la composante alternative sinusoïdale et la composante continue pulsée de la fuite de courant.
La différence entre les deux types se résume donc à une capacité supplémentaire : le type A fait tout ce que fait le type AC, et il détecte en plus les fuites de courant continu pulsé. C’est ce supplément qui le rend indispensable face aux charges électroniques modernes, et c’est ce supplément qui justifie son caractère obligatoire pour les circuits de cuisine dans le cadre sénégalais.
Il faut comprendre que cette capacité n’est pas un luxe réservé aux grandes installations. Un lave-vaisselle, un four ou des plaques de cuisson modernes contiennent de l’électronique de puissance qui peut produire des fuites à composante continue. Un type AC courant ne les détecte pas, d’où la règle locale qui impose le type A sur ces circuits-là.
| Type | Formes de courant de fuite détectées | Principales applications |
|---|---|---|
| Type AC | Formes de courant de fuite détectées Courant résiduel alternatif sinusoïdal | Principales applications Installations classiques, charges simples : lampes, radiateurs, prises de courant |
| Type A | Formes de courant de fuite détectées Alternatif sinusoïdal et courant continu pulsé | Principales applications Charges électroniques monophasées de classe 1 : lave-vaisselle, four, plaques de cuisson |
| Type F | Formes de courant de fuite détectées Type A et composantes multifréquences, déclenche même avec 10 mA de continu pur superposé | Principales applications Variateurs de vitesse monophasés : machine à laver, climatiseur |
| Type B | Formes de courant de fuite détectées Type A et courant continu lissé | Principales applications Charges à redresseur triphasé : variateurs, photovoltaïque, borne de recharge, équipements médicaux |
Le type indique la forme de courant de fuite détectée, indépendamment de la sensibilité (Wiki Installation Électrique Schneider).
Le type F va plus loin que le type A. Conforme aux normes CEI 62423 et CEI 60755, il détecte en plus du type A les courants composés ou multifréquences des variateurs de vitesse monophasés, et il déclenche même si un courant continu pur de 10 mA est superposé à la fuite. Il est conçu pour les circuits alimentant des convertisseurs de fréquence entre phase et neutre, comme la machine à laver ou le climatiseur.
La norme NF EN 62423 précise les exigences et les essais pour les DDR de type F et de type B. Les interrupteurs différentiels (ID) et disjoncteurs différentiels (DD) de type F sont destinés aux installations où les convertisseurs de fréquence sont alimentés entre phase et neutre, et ils présentent une résistance élevée aux déclenchements intempestifs, notamment lors des appels de courant différentiel d’une durée maximale de 10 ms.
Le type B détecte, en plus de tout ce que voit le type A, le courant résiduel continu lissé. Il est destiné aux charges à redresseur triphasé : variateurs de vitesse, photovoltaïque, borne de recharge de véhicule électrique et équipements médicaux. Ces appareils produisent des fuites dont la forme ne ressemble ni à l’alternatif sinusoïdal, ni au continu pulsé, mais à un courant continu régulier.
La hiérarchie entre les types se lit comme une échelle : AC pour l’alternatif sinusoïdal, A pour le continu pulsé des charges électroniques monophasées, F pour les composantes multifréquences des variateurs de vitesse, B pour le continu lissé des charges triphasées. Et les types sont imbriqués les uns dans les autres : le type B est également conforme aux exigences des types F, A et AC. Chaque échelon couvre les formes de courant du précédent et en ajoute de nouvelles.
Pour un particulier qui équipe un logement au Sénégal, la cuisine concentre l’essentiel de l’exigence, avec le type A obligatoire pour le lave-vaisselle, le four et les plaques de cuisson. Le type F et le type B concernent des circuits plus spécifiques, ceux qui alimentent des variateurs de vitesse ou des charges à redresseur triphasé, dont la présence dépend des appareils réellement installés.
La sensibilité d’un différentiel indique le seuil de déclenchement, c’est-à-dire la valeur de courant de fuite à partir de laquelle l’appareil coupe. Le disjoncteur différentiel 30 mA est obligatoire dans toute installation moderne et coupe le courant en cas de contact accidentel : c’est la valeur qui protège directement les personnes. Sans cette protection, un contact avec une partie sous tension peut laisser passer un courant dangereux pour le corps.
Au Sénégal, le disjoncteur différentiel 30 mA est placé en tête de chaque groupe de circuits. Cette organisation en cascade garantit que chaque groupe de circuits est protégé contre les contacts accidentels, indépendamment du type de courant en jeu. La sensibilité et le type sont deux paramètres indépendants : un module peut être 30 mA et de type AC, ou 300 mA et de type A, et chacune de ces combinaisons répond à une logique différente.
Une confusion fréquente consiste à comparer un disjoncteur différentiel 30 mA de type AC avec un module 300 mA de type A, comme s’il s’agissait de deux niveaux de protection comparables. Ce n’est pas le cas : la sensibilité indique le seuil, le type indique la forme de courant détectée. Un 30 mA type AC ne détecte que l’alternatif sinusoïdal, un 300 mA type A détecte aussi le continu pulsé, et aucun des deux ne remplace l’autre.
Quand je lis les caractéristiques d’un module, je vérifie donc toujours les deux informations séparément : d’abord le type, qui me dit ce que l’appareil sait détecter, puis la sensibilité, qui me dit à partir de quel seuil il coupe. Un module peut être 30 mA et type AC, ou 300 mA et type A : les deux combinaisons existent, et chacune répond à un besoin précis.
Au Sénégal, la norme de référence pour les installations électriques basse tension est la NS 01-001, d’application obligatoire. C’est elle qui donne le cadre des règles à respecter pour toute installation, et c’est vers elle que je pointe quand une question de conformité se pose sur un tableau. La règle est claire : les installations basse tension relèvent de cette norme, et sa violation expose à des écarts relevés au contrôle.
Avant raccordement, la Senelec vérifie la présence d’une protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement. Autrement dit, pour être raccordé au réseau, un logement doit présenter une protection des personnes fonctionnelle, une mise à la terre correcte et un disjoncteur de branchement au bon calibre. Ce contrôle intervient avant même que le compteur ne soit mis en service.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’exigence du type A pour la cuisine. Le différentiel de type A est obligatoire pour les circuits alimentant la cuisine, c’est-à-dire le lave-vaisselle, le four et les plaques de cuisson, et le type AC courant ne détecte pas les courants différentiels à composante continue produits par les moteurs modernes. La règle part d’un constat technique : ces appareils contiennent de l’électronique que le type AC ne sait pas voir.
Un type AC sans protection contre le courant continu ne convient pas à ces circuits à électronique de puissance. C’est une distinction importante à retenir : ce n’est pas seulement une question de sensibilité, c’est une question de forme de courant. Le type A, placé en tête de chaque groupe de circuits, est le module qui sait voir à la fois l’alternatif sinusoïdal et le continu pulsé produit par la cuisine moderne.
Attention
Dans le cadre sénégalais, le type A est obligatoire pour les circuits alimentant la cuisine, car le type AC ne détecte pas les courants différentiels à composante continue produits par les moteurs modernes. Un disjoncteur différentiel 30 mA de type AC, placé en tête d’un groupe de circuits contenant du lave-vaisselle, un four ou des plaques de cuisson, ne couvre pas la même protection qu’un type A.
Quand je lis un module, je commence par le type, imprimé sur la façade, puis je vérifie la sensibilité, 30 mA ou 300 mA, également imprimée. Ces deux informations sont indépendantes et les deux sont nécessaires pour savoir ce que l’appareil protège et contre quoi. Le type se reconnaît à son symbole, la sensibilité à sa valeur en milliampères.
La lecture se fait sans retirer le capot, à condition de pouvoir voir la façade des modules. Les repères sont faits pour être lisibles : le type, la sensibilité, la norme de référence et le calibre éventuel sont inscrits sur la face avant de l’appareil. C’est la première chose que je cherche quand je dois évaluer une protection existante.
Prenons un tableau pré-câblé : reconnaître la sensibilité du différentiel et le calibre du départ four permet de savoir si la protection correspond à l’usage du circuit avant de choisir la configuration de la rangée. C’est le réflexe que j’applique à chaque évaluation, car un tableau apparemment complet peut cacher un différentiel au mauvais type pour le circuit qu’il dessert.
Marquage 30 mA
Repérer la sensibilité du différentiel et le calibre du départ four avant de choisir la rangée
Le calibre d’un disjoncteur divisionnaire répond à une autre logique que le type du différentiel. Le C16 ou le C20 indique le courant nominal du circuit, celui au-delà duquel le disjoncteur coupe pour protéger le câble et l’appareillage. Le différentiel protège les personnes contre les fuites de courant, tandis que le disjoncteur protège le circuit contre les surcharges et les courts-circuits : ce sont deux protections complémentaires, et la présence de l’une ne dispense pas de l’autre.
Un départ four, par exemple, porte souvent un calibre de 20 A pour encaisser la puissance d’un four encastrable, tandis qu’un circuit de prises classiques se contente fréquemment d’un calibre de 16 A. Lire ces valeurs sur le module étroit permet de vérifier qu’une modification du circuit n’impose pas un changement de calibre avant toute intervention.
Marquage C16
Vérifier le calibre inscrit sur le module étroit avant tout remplacement
La lecture simultanée du type et du calibre tient une place centrale dans mon raisonnement : le type me dit ce que le module sait détecter comme fuite, le calibre me dit le courant nominal que le disjoncteur laisse passer avant de protéger le circuit. Quand je fais évoluer un tableau, je vérifie les deux, parce qu’un circuit qui change d’appareil peut justifier à la fois un nouveau type et un nouveau calibre.
Tous les appareils ne produisent pas le même type de courant de fuite. Ceux qui contiennent de l’électronique de puissance peuvent produire des fuites à composante continue, et ce sont précisément eux qui justifient le type A. Au Sénégal, la liste est directement portée par la règle de la cuisine : le lave-vaisselle, le four et les plaques de cuisson imposent le type A sur les circuits qui les alimentent.
À l’inverse, les charges simples, faites de lampes, de radiateurs et de prises de courant classiques, se contentent d’un type AC, qui détecte l’alternatif sinusoïdal. Cette distinction est utile au moment de dimensionner un tableau : identifier les appareils du circuit permet de trancher entre type A et type AC avant de choisir le module.
Il faut aussi penser à l’évolution de l’usage. Un circuit prévu pour des prises classiques peut accueillir demain un appareil électronique qui produit des fuites à composante continue. Choisir le type A d’emblée évite de devoir remplacer le différentiel à la première évolution du circuit, et c’est une des motivations derrière l’obligation locale sur les circuits de la cuisine.
Les circuits à électronique de puissance, comme ceux qui alimentent la cuisine moderne, réclament donc un type capable de voir le continu pulsé. C’est cette logique que je déroule à chaque fois que je liste les appareils d’un circuit avant de trancher entre un type A et un type AC.
Le type F répond à un besoin précis, celui des circuits alimentant des convertisseurs de fréquence entre phase et neutre. C’est le cas d’une machine à laver moderne ou d’un climatiseur, dont l’électronique de puissance produit des composantes multifréquences que les détecteurs plus simples ne voient pas. Le type F détecte, en plus du type A, ces courants composés ou multifréquences.
Sa particularité technique est notable : il déclenche même si un courant continu pur de 10 mA est superposé à la fuite. Cette résistance au courant continu superposé est précisément ce qui le distingue du type A, et c’est ce qui le rend adapté aux circuits où la machine à laver ou le climatiseur sont connectés au réseau.
Les ID et DD de type F présentent une résistance élevée aux déclenchements intempestifs, notamment lors des appels de courant différentiel d’une durée maximale de 10 ms, comme le précise la norme NF EN 62423. C’est un point important pour le confort d’exploitation : un module qui se déclenche à tort est aussi gênant qu’un module qui ne se déclenche pas au bon moment, et le type F a justement été conçu pour éviter ces déclenchements parasites.
Une remarque importante à ce stade : le type F ne dispense pas des protections dédiées au courant continu. Comme le rappelle le marquage de l’appareil, un type F ne remplace pas un détecteur dédié au courant continu lissé, et il ne couvre pas le cas des fuites continues pures qui relèvent du type B. Le choix du type F répond à un besoin précis, les circuits à variateurs de vitesse, et ne doit pas être détourné de cet usage.
DDR type F Resi9
C'est l'appareil qu'on installe à la place d'un type B en pensant couvrir le continu : il ne dispense pas du détecteur 6 mA DC.
Le type F se reconnaît à son marquage et à son symbole, et sa sensibilité 30 mA reste celle de la protection des personnes. Pour un circuit qui alimente une machine à laver ou un climatiseur avec convertisseur de fréquence, il couvre un spectre de fuites plus large que le type A, tout en conservant une sensibilité qui protège directement le contact humain.
Le type B va encore plus loin, en détectant le courant résiduel continu lissé, c’est-à-dire le courant continu non pulsé. Il est destiné aux charges à redresseur triphasé : variateurs de vitesse, photovoltaïque, borne de recharge de véhicule électrique et équipements médicaux. Ces équipements produisent des fuites dont la forme ne ressemble ni à l’alternatif sinusoïdal, ni au continu pulsé, mais à un courant continu régulier.
La hiérarchie complète se lit donc comme une échelle : AC pour l’alternatif sinusoïdal, A pour le continu pulsé des charges électroniques monophasées, F pour les composantes multifréquences des variateurs de vitesse monophasés, B pour le continu lissé des charges triphasées. Chaque échelon couvre les formes de courant du précédent et en ajoute de nouvelles, et le type B est également conforme aux exigences des types F, A et AC.
Cette imbrication est rassurante pour le choix : un type B couvre tout ce que couvrent les types AC, A et F, plus le courant continu lissé. Pour un particulier, cela signifie qu’un module de type B peut se poser presque partout, là où un type AC se limite aux circuits purement classiques. Le choix du type dépend donc surtout des appareils réellement présents sur chaque circuit.
Dans la pratique résidentielle sénégalaise, le type A reste le point d’ancrage de la règle, parce qu’il est obligatoire pour les circuits de la cuisine. Le type F concerne les circuits à variateurs de vitesse monophasés, et le type B les charges à redresseur triphasé, comme une borne de recharge ou un équipement photovoltaïque, dont la présence transforme le besoin de protection du circuit.
Une confusion récurrente consiste à opposer un disjoncteur différentiel 30 mA de type AC à un module 300 mA de type A, comme s’il s’agissait de deux niveaux de protection comparables. Il n’en est rien : la sensibilité et le type sont deux paramètres indépendants, et les confondre mène à des choix erronés, que ce soit au moment du dimensionnement ou au moment du contrôle.
La sensibilité, 30 mA ou 300 mA, indique le seuil de déclenchement, la valeur de courant de fuite à partir de laquelle l’appareil coupe. Le type, AC, A, F ou B, indique la forme de courant de fuite que l’appareil sait détecter. Un 30 mA type AC n’est pas plus protecteur qu’un 300 mA type A : ils ne détectent pas les mêmes formes de courant, et aucun des deux ne remplace l’autre.
Au Sénégal, c’est bien la sensibilité 30 mA qui est placée en tête de chaque groupe de circuits pour protéger les personnes. Cette valeur est celle qui coupe le courant en cas de contact accidentel, et elle est obligatoire dans toute installation moderne. Mais la sensibilité ne dit rien du type, et un module 30 mA peut être de type AC, de type A, de type F ou de type B selon ce que le circuit doit détecter.
Quand je lis un module, je vérifie donc toujours les deux informations séparément : d’abord le type, qui me dit ce que l’appareil sait détecter, puis la sensibilité, qui me dit à partir de quel seuil il coupe. Les deux sont imprimées sur la façade, elles sont indépendantes, et toutes les combinaisons existent selon le besoin du circuit.
Info
La sensibilité indique le seuil de déclenchement, le type indique la forme de courant détectée. Un disjoncteur différentiel 30 mA de type AC ne voit que l’alternatif sinusoïdal, tandis qu’un module 300 mA de type A voit aussi le continu pulsé. Pour les circuits de cuisine au Sénégal, c’est le type A qui est exigé, indépendamment de la sensibilité du module.
Face à un tableau, neuf ou existant, je commence par lire le type imprimé sur le module et sa sensibilité, 30 mA ou 300 mA. Ensuite, j’identifie les appareils du circuit : le lave-vaisselle, le four et les plaques de cuisson justifient le type A, obligatoire pour les circuits de la cuisine au Sénégal, tandis que lampes, radiateurs et prises de courant classiques se contentent d’un type AC.
La règle sénégalaise simplifie la décision pour la cuisine : ces circuits passent en type A, parce que le type AC ne détecte pas les courants différentiels à composante continue produits par les moteurs modernes. Pour les autres circuits, le type dépend des appareils réellement présents, avec le type F pour les convertisseurs de fréquence monophasés et le type B pour les charges à redresseur triphasé.
Une consigne de sécurité s’impose avant toute manipulation au tableau : couper le circuit et vérifier l’absence de tension. Jamais je n’interviens sur un tableau sous tension, et c’est la première étape de toute méthode de choix, quelle que soit la nature du module à lire ou à remplacer.
La différence entre type A et type AC tient donc à une capacité : le type A voit en plus le courant résiduel continu pulsé des charges électroniques. C’est cette différence qui explique pourquoi la cuisine, avec ses plaques, son four et son lave-vaisselle, doit être couverte par le type A dans le cadre sénégalais, et c’est elle qu’il faut retenir quand on équipe un logement.
Le disjoncteur différentiel 30 mA est un élément central de toute installation moderne : il coupe le courant en cas de contact accidentel et protège directement les personnes. Au Sénégal, il est placé en tête de chaque groupe de circuits, ce qui garantit une protection répartie sur l’ensemble de l’installation, et non pas seulement sur un circuit particulier.
Avant raccordement, la Senelec vérifie la présence de cette protection différentielle 30 mA, la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement. Ces trois points sont contrôlés avant la mise en service du compteur, ce qui signifie qu’un logement mal protégé ne peut pas être simplement raccordé au réseau sans mise en conformité préalable.
Cette logique de contrôle explique pourquoi le choix du type ne se réduit pas à une préférence personnelle. La présence d’une protection 30 mA est vérifiée, et sur les circuits de la cuisine, le type A est la règle, parce que le type AC ne détecte pas les fuites à composante continue produites par les moteurs modernes. Autrement dit, le type du différentiel fait partie des points que le contrôle vérifie.
Pour un particulier, la lecture est simple : s’assurer que chaque groupe de circuits est protégé par un 30 mA, et que les circuits de la cuisine portent bien un type A. C’est la combinaison que je vise quand je dimensionne une installation, et c’est elle qui permet d’aborder le raccordement dans les meilleures conditions.
L’erreur la plus courante est de ne regarder que la sensibilité et d’oublier le type. On verra écrit 30 mA sur la façade d’un module et on supposera qu’il protège correctement, sans vérifier s’il est de type AC ou de type A. Or la sensibilité dit le seuil, le type dit la forme de courant, et un 30 mA de type AC ne détecte pas le continu pulsé des appareils modernes.
Une seconde erreur consiste à réutiliser un type AC partout, par simple habitude, y compris sur des circuits qui alimentent de l’électronique de puissance. Pendant longtemps le type AC a été le différentiel standard, et il reste adapté aux circuits classiques. Mais dès qu’une plaque, un four ou un lave-vaisselle devient électronique, le risque d’une fuite à composante continue que le type AC ne voit pas augmente.
Une troisième erreur, à l’inverse, est de supposer qu’un type supérieur dispense de toute réflexion. Le type B couvre bel et bien les types AC, A et F, mais il reste un module pensé pour des circuits précis, et il ne faut pas le poser partout par excès de précaution. Le bon réflexe reste d’identifier les appareils réels du circuit avant de choisir.
Pour éviter ces écueils, je tiens une méthode simple : lire le type et la sensibilité sur la façade, identifier les appareils du circuit, puis trancher. Sur les circuits de la cuisine, le type A l’emporte d’office dans le cadre sénégalais ; ailleurs, le type se choisit selon ce que le circuit alimente réellement, avec le type F pour les convertisseurs de fréquence et le type B pour les charges à redresseur triphasé.
Au Sénégal, la règle du type A pour les circuits de la cuisine s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, celui de la norme NS 01-001, d’application obligatoire pour les installations basse tension. C’est ce référentiel qui donne son assise à l’obligation, et c’est vers lui que pointe la vérification de la conformité d’une installation.
Le raisonnement technique est le même que partout ailleurs : le type AC ne détecte pas les courants différentiels à composante continue produits par les moteurs modernes. La cuisine moderne, avec son lave-vaisselle, son four et ses plaques de cuisson, concentre justement ce type d’appareils, d’où la règle qui y impose le type A. Le reste de l’installation suit la logique générale des types, en fonction des appareils présents.
Cette combinaison d’une règle locale claire et d’une logique technique transposable est celle que je retiens quand je présente le sujet à un particulier. La cuisine impose le type A, la protection 30 mA doit être présente en tête de chaque groupe de circuits, et le choix du type sur les autres circuits dépend des appareils réellement installés.
Il faut enfin garder à l’esprit que la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement font partie, avec la protection 30 mA, des points vérifiés par la Senelec avant raccordement. Une installation ne se résume pas à un choix de type : elle se construit autour d’une protection des personnes, d’une mise à la terre correcte et d’un disjoncteur de branchement au bon calibre.
Je résume ici le raisonnement que je tiens face à un tableau, sous forme d’étapes. La consigne de sécurité vient en premier, car toute manipulation au tableau impose de couper le circuit et de vérifier l’absence de tension avant. C’est la règle absolue, quelle que soit la nature de l’intervention.
Ensuite, je lis le type imprimé sur le module : le type, AC ou A, est inscrit sur la façade, généralement à côté du symbole de l’appareil. Puis je vérifie la sensibilité, 30 mA ou 300 mA, également imprimée, sans confondre ces deux informations indépendantes. Enfin, j’identifie les appareils du circuit, ce qui me permet de trancher selon la règle en vigueur au Sénégal.
Cette séquence se répète à chaque tableau que j’évalue : lecture du type, lecture de la sensibilité, identification des appareils, puis décision. Elle évite les deux erreurs les plus courantes, l’oubli du type face à la seule sensibilité, et la réutilisation mécanique d’un type AC sur des circuits qui réclament un type A.
Le résultat tient dans une phrase : pour les circuits de la cuisine, lave-vaisselle, four et plaques de cuisson, je pars du type A, obligatoire au Sénégal ; pour les autres circuits, je pars des appareils réellement alimentés, avec le type AC pour les charges classiques, le type F pour les convertisseurs de fréquence monophasés et le type B pour les charges à redresseur triphasé.
Le type AC détecte uniquement les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux. Le type A détecte en plus le courant résiduel continu pulsé, provoqué par les circuits de diode ou de redresseur à thyristor des charges électroniques : il fait tout ce que fait le type AC, et couvre un spectre de fuites plus large.
Le disjoncteur différentiel de type A est obligatoire pour les circuits alimentant la cuisine, c’est-à-dire le lave-vaisselle, le four et les plaques de cuisson. Le type AC courant ne détecte pas les courants différentiels à composante continue produits par les moteurs modernes, et ne convient pas à ces circuits à électronique de puissance.
Non : la sensibilité et le type sont deux paramètres indépendants. La sensibilité, 30 mA ou 300 mA, indique le seuil de déclenchement ; le type indique la forme de courant de fuite détectée. Un 30 mA type AC ne détecte que l’alternatif sinusoïdal, un 300 mA type A détecte aussi le continu pulsé : ils ne sont pas comparables.
Oui : le disjoncteur différentiel 30 mA est obligatoire dans toute installation moderne et coupe le courant en cas de contact accidentel. Au Sénégal, il est placé en tête de chaque groupe de circuits, et sa présence est vérifiée par la Senelec avant raccordement, avec la mise à la terre et le calibre du disjoncteur de branchement.
Le type F (normes CEI 62423 et CEI 60755) détecte en plus du type A les courants multifréquences des variateurs de vitesse monophasés, et sert aux circuits d’une machine à laver ou d’un climatiseur. Le type B détecte le courant continu lissé et concerne les charges à redresseur triphasé : variateurs, photovoltaïque, borne de recharge de véhicule électrique, équipements médicaux.
Sources et références
Guides pratiques sur les installations électriques, le diagnostic de panne et le choix d'outillage, vérifiés selon les normes techniques de cette édition pays.
Installer une borne de recharge au Sénégal : circuit dédié avec différentiel 30 mA, mise à la terre, norme NS 01-001 obligatoire et inspection de la Senelec.
Lire le guide
Guide Interrupteur différentiel qui saute au Sénégal Au Sénégal, un différentiel 30 mA qui saute signale une fuite à la terre. Je détaille les causes et le diagnostic selon la NS 01-001, avec les prix en FCFA. Lire le guide
Guide Section câble électrique tableau Sénégal Choisir la section de câble d'un tableau électrique au Sénégal : norme NS 01-001, 2,5 mm² pour les prises, 6 mm² pour la cuisson et protection différentielle 30 mA. Lire le guide