5/5 7 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 30 juillet 2026

Sonepar : histoire du groupe familial depuis 1969

Théo Desrousseaux 17 min de lecture

Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)

Sonepar : histoire du groupe familial depuis 1969 Photo : Sonepar — Histoire du groupe
Document d’archive publié par Sonepar sur l’ancienne distribution CGE. Il situe une étape de la consolidation française, sans représenter une agence actuelle.

En bref

  • Le groupe naît en 1969 avec l’acquisition du Comptoir d’Électricité Franco-Belge par les familles Coisne et Lambert.
  • La croissance française passe d’abord par des distributeurs régionaux, dont Socolec, le Comptoir Lyonnais d’Électricité, Sanélec, Teissier et Tabur.
  • L’acquisition d’Otra en 1982, puis celle de Lumen au Canada en 1984, donnent une dimension internationale au réseau.
  • En 2025, Sonepar publie 33,6 milliards d’euros de ventes, 45 908 collaborateurs et 2 351 agences dans son rapport RSE.

1969

naissance du groupe autour du Comptoir Franco-Belge

1982

acquisition d’Otra, étape européenne documentée

33,6 Md€

ventes du groupe publiées pour 2025

2 351

agences recensées dans le rapport RSE 2025

Sonepar n’a pas commencé comme une enseigne nationale

Quand je cherche l’origine de Sonepar, je ne commence pas par les chiffres mondiaux du groupe. Le point de départ documenté est beaucoup plus concret : en 1969, les familles Coisne et Lambert acquièrent le Comptoir d’Électricité Franco-Belge. Sonepar présente cette opération comme l’entrée du groupe dans la distribution de matériel électrique aux professionnels.

Cette précision compte. Le groupe n’est pas né d’un fabricant de disjoncteurs ou de câbles devenu commerçant. Il part d’un distributeur : son rôle consiste à faire circuler les références des fabricants vers des professionnels, avec des points de vente, du stock, de la logistique et une relation de compte. Pour comprendre l’enseigne actuelle, mon guide sur Sonepar France Distribution est plus utile pour les services contemporains ; ici, je reste sur la construction du groupe.

Façade d’archive portant l’enseigne Comptoir d’Électricité Franco-Belge
Archive du Comptoir d’Électricité Franco-Belge publiée par Sonepar. C’est l’entreprise acquise en 1969, à l’origine du groupe. Sonepar — Histoire du groupe

La page historique de Sonepar présente Henri Coisne comme le fondateur. Un hommage du groupe, publié après son décès en décembre 2022, ajoute que le premier siège a été construit rue de la Quintinie, dans le 15e arrondissement de Paris, sur un terrain voisin de Franco-Belge. Je peux donc relier le nom du fondateur à cette opération de 1969 sans lui attribuer seul une propriété ou une décision que les sources ne détaillent pas.

Le mot « familial » mérite la même précision. Sonepar se présente aujourd’hui comme une entreprise indépendante et familiale. Cela décrit le modèle de détention annoncé par le groupe, pas un argument suffisant pour déduire le fonctionnement d’une agence, la qualité d’un comptoir ou les conditions d’un client professionnel. Les sujets pratiques se vérifient au cas par cas, notamment dans le comparatif Sonepar ou Rexel.

Info

« Familial » ne veut pas dire « petit distributeur ». Dans le cas de Sonepar, le terme décrit une structure de groupe annoncée comme indépendante, tandis que les chiffres 2025 publiés sont ceux d’un réseau international.

Les années 1970 : constituer un réseau français par régions

La première décennie ne raconte pas une ouverture de centaines d’agences sous une marque unique. Sonepar décrit une succession d’acquisitions de distributeurs régionaux français, avec une logique d’implantation par territoire. En 1971, le groupe acquiert Socolec, implanté au Mans. L’année suivante, il ajoute le Comptoir Lyonnais d’Électricité, puis Sanélec à Saint-Quentin. Teissier et le groupe Tabur rejoignent ensuite l’ensemble à la fin des années 1970.

Les millésimes ne sont pas tous formulés de façon identique selon les documents du groupe. La page d’histoire cite Socolec en 1971, le Comptoir Lyonnais l’année suivante et les sociétés Teissier et Tabur en 1978. L’hommage à Henri Coisne donne, lui, 1973 pour le Comptoir Lyonnais, 1974 pour Sanélec et 1977 pour Marcel Tabur. Je ne transforme donc pas cette séquence en frise au mois près : les deux publications confirment la logique générale, mais pas une chronologie suffisamment homogène pour figer chaque opération dans une date unique.

Cette réserve est utile pour lire une histoire de distributeur. Le nom légal, la date de signature, la date d’intégration opérationnelle et le changement d’enseigne peuvent être différents. Une photographie d’archive peut aussi montrer une société antérieure sans prouver qu’elle utilisait déjà les outils, tarifs ou services du groupe actuel.

Période Fait documenté Ce que cela permet de comprendre
Période 1969 Fait documenté Acquisition du Comptoir d’Électricité Franco-Belge Ce que cela permet de comprendre Le point de départ est un distributeur de matériel électrique, pas une marque de produits.
Période Début des années 1970 Fait documenté Socolec, Comptoir Lyonnais d’Électricité et Sanélec sont cités par Sonepar Ce que cela permet de comprendre Le maillage français se construit par des bases régionales.
Période Fin des années 1970 Fait documenté Teissier et le groupe Tabur rejoignent la trajectoire décrite par Sonepar Ce que cela permet de comprendre La croissance repose déjà sur l’intégration d’entreprises locales.
Période 1982 Fait documenté Acquisition d’Otra aux Pays-Bas et en Allemagne Ce que cela permet de comprendre L’expansion européenne change l’échelle du groupe.
Période 1984 Fait documenté Acquisition de Lumen au Canada Ce que cela permet de comprendre Le groupe franchit l’Atlantique avant son déploiement américain de la fin des années 1990.

Jalons recoupés dans l’histoire et les publications institutionnelles de Sonepar.

La stratégie racontée par Sonepar repose sur la conservation d’une forte autonomie locale pour les sociétés acquises. C’est une explication fournie par le groupe, pas une garantie vérifiable aujourd’hui pour toutes les entités ni tous les pays. Historiquement, elle éclaire néanmoins un trait durable de la distribution professionnelle : un réseau peut s’appuyer sur des plateformes et un catalogue central, tout en laissant beaucoup de poids à l’implantation, au stock et au relationnel local.

Pour un artisan, cette histoire explique pourquoi le nom du groupe ne répond pas à lui seul aux questions de terrain. Les prix nets, la disponibilité et l’interlocuteur restent des données locales. Je les traite dans YESSS, Sonepar ou Rexel sans convertir l’ancienneté d’un groupe en jugement commercial.

1982 : Otra fait passer Sonepar d’une logique française à une échelle européenne

L’acquisition d’Otra en 1982 est le jalon international le plus explicite de la chronologie Sonepar. Le groupe indique qu’Otra réunissait notamment Technische Unie aux Pays-Bas et Otto Kuhmann en Allemagne. Sonepar précise aussi qu’Otra était alors une entreprise familiale, avec un chiffre d’affaires comparable au sien et davantage de salariés.

Cette opération n’est pas une simple ouverture de filiale. Elle apporte deux territoires et des entreprises déjà installées dans la distribution électrique. C’est pourquoi je la distingue des implantations ultérieures : elle illustre une méthode de croissance par intégration de réseaux existants, plutôt que par création progressive d’agences à partir de zéro.

Photographie d’archive de deux personnes signant un document lors de l’acquisition d’Otra
Archive de l’opération Otra publiée par Sonepar. Elle illustre l’acquisition de 1982, citée comme une étape vers les Pays-Bas et l’Allemagne. Sonepar — Histoire du groupe

La suite des années 1980 confirme l’élargissement européen : Sonepar cite une présence en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, puis en Italie et en Suisse en 1988. Là encore, l’intérêt de ces dates est de comprendre l’ordre des étapes, non de déduire une offre uniforme. Un même groupe peut distribuer des gammes, des marques locales et des services différents selon le marché et la société intégrée.

Le dossier actuel du groupe donne une mesure de la continuité de cette stratégie : sa page acquisitions indique qu’environ 60 % de la croissance totale des vingt dernières années provient d’acquisitions, pour près de 200 opérations représentant plus de 10 milliards d’euros de ventes. C’est un chiffre corporate à lire comme tel, mais il confirme que l’acquisition n’est pas seulement un épisode des débuts.

Le Canada avant les États-Unis : Lumen, puis les réseaux américains

Sonepar situe son entrée au Canada en 1984 avec Lumen, présenté comme un distributeur de matériel électrique et d’automatisme au Québec. Dans la frise du groupe, cette acquisition intervient avant l’installation documentée aux États-Unis à la fin des années 1990. L’ordre est important : l’expansion nord-américaine n’est pas née d’une opération américaine unique.

En 1998, Sonepar annonce l’acquisition d’Eagle Electric dans le Massachusetts, aujourd’hui associée dans sa présentation à NorthEast Electrical. En 1999, Cooper Electric Supply dans le New Jersey et World Electric Supply en Floride s’ajoutent à la chronologie. Puis Capital Tristate, Brook Electrical Supply et Viking sont cités pour l’an 2000.

Camions blancs marqués NorthEast Electrical et Eagle Electric Supply alignés devant un entrepôt
Archive publiée par Sonepar autour d’Eagle et NorthEast Electrical. Elle documente le jalon américain de 1998, pas la flotte actuelle du groupe. Sonepar — Histoire du groupe

Je ne réduis pas ce passage à une liste de noms. Dans la distribution B2B, une acquisition apporte des équipes, des implantations, des habitudes de marché et une infrastructure logistique. Elle ne rend pas automatiquement comparables les conditions commerciales entre le Massachusetts, le Québec, l’Île-de-France ou les Yvelines. Pour les règles de commande qui concernent un compte français, il faut revenir aux pages locales plutôt qu’aux chiffres de groupe.

Cette distinction évite aussi de surinterpréter une marque de réseau. Une filiale intégrée peut conserver son nom pendant des années ou évoluer dans une organisation plus large. L’histoire de Sonepar contient donc des enseignes locales et des acquisitions ; elle ne doit pas être lue comme l’histoire d’un seul logo inchangé.

Années 2000 : l’Asie, la Chine et l’acquisition partielle d’Hagemeyer

À partir de 2000, la chronologie de Sonepar s’étend à l’Asie. La page historique en ligne décrit Supermoon à Hong Kong comme un premier partenariat, tandis que le rapport RSE 2024 le classe parmi les acquisitions de 2000. Je signale cette différence plutôt que de lui donner une qualification juridique arbitraire. Les deux documents convergent sur le jalon Hong Kong et sur l’inscription de Supermoon dans le développement asiatique. En 2006, le groupe indique avoir créé une coentreprise en Chine continentale avec Hite Electric à Shanghai. Le vocabulaire est ici important : un partenariat, une coentreprise et une acquisition ne donnent pas le même niveau de contrôle ni la même date de consolidation.

Trois collaborateurs en polo bleu Supermoon dans une agence ou un entrepôt
Archive Supermoon publiée par Sonepar pour illustrer son premier partenariat asiatique à Hong Kong. La photo ne documente pas une agence française. Sonepar — Histoire du groupe

Une chronologie d’entreprise demande de croiser les éditions

Je retrouve un intérêt particulier au rapport RSE 2024 : il fixe des repères plus synthétiques que la page d’histoire et permet de vérifier certaines dates. Il place le rachat du Comptoir Lyonnais d’Électricité en 1972, le passage des 1 000 collaborateurs en 1976, puis l’acquisition de Tabur en 1977. Pour les années 1980, il date l’installation en Belgique de 1983, l’entrée au Canada de 1984 et la barre d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel cette même année.

Le même document indique une implantation en République tchèque et en Finlande en 1993, puis un développement en Norvège, en Pologne et en Suède en 1994-1995. Il situe également le franchissement de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel en 2007. Ces chiffres ne servent pas à comparer des prix ou des performances d’agence : ils donnent une mesure de la vitesse à laquelle le périmètre a changé.

Cette lecture croisée m’oblige aussi à corriger une fausse précision fréquente dans les histoires de groupe. La page détaillée peut raconter une opération avec les noms locaux, alors qu’un rapport annuel ne retient que le pays ou une date. Les deux formats ne répondent pas à la même question. Le premier rend visible la logique de réseau ; le second stabilise des indicateurs annuels. Je préfère indiquer l’écart lorsqu’il existe plutôt que masquer une incertitude derrière une frise parfaite.

Repère du rapport RSE 2024 Donnée publiée Lecture prudente
Repère du rapport RSE 2024 1976 Donnée publiée 1 000 collaborateurs Lecture prudente Un seuil historique de groupe, pas l’effectif d’une société ou d’une agence.
Repère du rapport RSE 2024 1984 Donnée publiée 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel et entrée au Canada Lecture prudente Le rapport associe les deux jalons à la même année, sans permettre de calculer la part canadienne.
Repère du rapport RSE 2024 2007 Donnée publiée 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel Lecture prudente Un repère de changement d’échelle, à distinguer des ventes publiées pour 2025.
Repère du rapport RSE 2024 2025 Donnée publiée 33,6 milliards d’euros de ventes dans le rapport RSE 2025 Lecture prudente La valeur la plus récente doit rester accompagnée de son année et de son périmètre.

Repères chiffrés repris des rapports RSE publiés par Sonepar.

Cette méthode évite un autre raccourci : comparer directement un milliard de dollars de 1984, dix milliards d’euros de 2007 et 33,6 milliards d’euros de 2025 comme s’il s’agissait d’une série parfaitement homogène. Les monnaies, le périmètre du groupe et les informations publiées changent. Les jalons décrivent une trajectoire, ils ne fournissent pas une base saine pour calculer une croissance annuelle précise sans états financiers comparables.

En 2008, le groupe mentionne l’acquisition d’une partie d’Hagemeyer. Sa page historique associe cette étape à une extension de présence en Asie-Pacifique, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, notamment à travers Lawrence et Hanson en Australie. Je reste sur cette formulation : le périmètre d’Hagemeyer a fait l’objet d’une opération complexe et l’histoire Sonepar ne justifie pas d’affirmer que le groupe a repris l’intégralité de chaque activité.

Sonepar cite aussi un partenariat avec KVC en Malaisie en 2008. Ces jalons complètent une lecture cohérente : après la France, l’Europe et l’Amérique du Nord, le groupe étend son modèle à des marchés où des distributeurs locaux disposent déjà de leur propre savoir-faire.

2010-2019 : renforcer les marchés existants et atteindre 50 ans

La décennie suivante combine acquisitions et développements géographiques. Sonepar cite WitJoint Automation à Shanghai en 2011, DEP en Thaïlande en 2012 et Corys Electrical en Nouvelle-Zélande la même année. La page historique fait aussi état de 21 entreprises et de leurs équipes rejointes en Asie-Pacifique entre 2010 et 2015.

En 2015, Sonepar annonce avoir acquis les activités sud-américaines de Rexel, avec plusieurs noms de sociétés au Brésil, au Chili et au Pérou. Je préfère cette formulation à une généralité sur une « reprise de Rexel » : la source parle des opérations d’Amérique du Sud, pas du groupe Rexel dans son ensemble. Le guide du catalogue Rexel traite pour sa part l’enseigne française actuelle et ne peut pas être déduit de ce mouvement international de 2015.

Le groupe célèbre ses 50 ans en 2019. La même année, il cite l’acquisition de North Coast Electric aux États-Unis. Ces opérations montrent que l’internationalisation n’a pas remplacé la logique de croissance externe des origines : elle l’a déplacée vers des marchés plus nombreux et des entreprises plus spécialisées.

Attention

Une opération historique n’est pas un conseil d’achat. Elle renseigne sur la construction d’un réseau, mais elle ne prouve ni un prix, ni un stock, ni une qualité de service dans une agence donnée.

Depuis 2020 : nouvelle identité, acquisitions et réseau mondial

Sonepar indique avoir lancé une nouvelle identité de marque en 2021, puis dévoilé sa raison d’être en 2023. Ces éléments de communication peuvent aider à dater le logo ou les supports actuels. Ils ne changent pas l’objet du groupe : la présentation officielle le définit comme un distributeur B2B de produits électriques, de solutions et de services associés.

Pour les années récentes, je sépare les chiffres publiés de la formulation marketing. Le rapport RSE 2025, publié en avril 2026, indique 33,6 milliards d’euros de ventes, 45 908 collaborateurs, 2 351 agences, 184 centres de distribution et une présence dans 39 pays. La page institutionnelle, mise à jour à un autre moment, parle de 40 pays, 90 marques et 46 000 collaborateurs. Il ne s’agit pas forcément d’une contradiction : les périmètres et les dates de consolidation diffèrent. Quand un chiffre doit servir à une décision, je privilégie le rapport daté et son périmètre explicite.

Deux collaboratrices Sonepar devant un poste informatique dans un centre de distribution italien
Photo de centre de distribution publiée par Sonepar. Elle illustre la logistique contemporaine du groupe, sans représenter son réseau français dans son ensemble. Sonepar — Histoire du groupe

Le communiqué sur les résultats 2025 indique dix acquisitions réalisées pendant l’année, pour 245 millions d’euros de ventes, et rappelle l’intégration des acquisitions de 2024. La publication de 2024 avait annoncé 17 acquisitions pour 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 154 agences et plus de 3 100 collaborateurs. Le mécanisme reste donc visible dans les données récentes : le groupe ne grandit pas seulement par le développement organique de ses implantations.

La figure de Marie-Christine Coisne-Roquette apparaît dans cette histoire en 1998, année où Sonepar indique qu’elle devient présidente du groupe. Le site la présente aujourd’hui comme présidente du conseil d’orientation et représentante de Colam Entreprendre. Je m’en tiens à ces rôles publiés, sans reconstituer l’actionnariat ou les liens de famille au-delà de ce que les sources du groupe explicitent.

Portrait de Marie-Christine Coisne-Roquette publié par Sonepar
Portrait publié par Sonepar de Marie-Christine Coisne-Roquette. Le groupe la cite pour le passage de présidence de 1998 et dans sa gouvernance actuelle. Sonepar — Histoire du groupe

Ce que l’histoire de Sonepar change, et ce qu’elle ne change pas, pour un artisan

L’histoire permet de comprendre quatre choses concrètes. D’abord, Sonepar est construit autour de la distribution professionnelle et non autour d’une gamme propriétaire unique. Ensuite, les acquisitions régionales et internationales expliquent la coexistence de réseaux, de marques locales et de savoir-faire de pays différents. Troisièmement, l’échelle actuelle repose sur des plateformes, des agences et des outils numériques, mais cette échelle ne supprime pas le rôle du point de vente local. Enfin, la détention familiale annoncée n’est pas une donnée tarifaire.

Pour un achat, je ne tire pas de conclusion de l’âge du groupe. Je commence par la référence fabricant, le conditionnement, le stock confirmé, la date de mise à disposition et le prix net de mon compte. L’historique ne remplace pas ce contrôle. Il peut seulement expliquer pourquoi un grand groupe B2B fonctionne avec des enseignes, des agences et des chaînes logistiques différentes.

La comparaison avec les autres distributeurs doit suivre la même méthode. L’avis YESSS Électrique Pro porte sur l’enseigne et la relation d’agence, tandis que le comparatif de kits VMC en négoce montre pourquoi il faut comparer une nomenclature complète plutôt qu’un logo sur une façade.

Un dernier point mérite une séparation nette entre l’histoire et l’actualité réglementaire. En 2024, l’Autorité de la concurrence a sanctionné Sonepar, Rexel, Schneider Electric et Legrand dans le cadre de pratiques de fixation de prix de revente liées à des dérogations tarifaires. Ce fait concerne les pratiques examinées par l’Autorité, non les acquisitions historiques du groupe. Je ne l’emploie donc ni pour expliquer 1969 ni pour conclure sur le comportement d’une agence aujourd’hui ; il rappelle seulement que le prix d’un négoce doit être vérifié sur des références et des conditions précises.

Ma lecture de cette trajectoire

Je retiens une histoire de consolidation, plus que celle d’une marque qui aurait tout construit de manière uniforme. Le Comptoir d’Électricité Franco-Belge donne le point de départ de 1969. Les distributeurs français des années 1970 créent les bases régionales. Otra, Lumen, les acquisitions américaines, les partenariats asiatiques et les opérations récentes élargissent progressivement le périmètre.

Les données 2025 confirment l’échelle atteinte, mais elles ne donnent pas un motif pour promettre un service ou un prix. C’est la limite utile d’un article d’histoire : je peux documenter les jalons, les opérations et les chiffres publiés, pas inventer ce qu’un lecteur vivra dans une agence particulière.

Quand Sonepar a-t-il été créé ?

Sonepar situe sa naissance en 1969, lors de l’acquisition du Comptoir d’Électricité Franco-Belge par les familles Coisne et Lambert. Le groupe présente cette opération comme son entrée dans la distribution professionnelle de matériel électrique.

Qui a fondé Sonepar ?

Les sources de Sonepar présentent Henri Coisne comme fondateur. Elles précisent aussi que la naissance du groupe repose sur l’acquisition de 1969 par les familles Coisne et Lambert.

Sonepar est-il encore un groupe familial ?

Sonepar se présente comme une entreprise indépendante et familiale. Cette qualification renseigne sur le modèle annoncé par le groupe, mais ne permet pas de déduire les conditions commerciales d’une agence ou d’un compte professionnel.

Quelle acquisition a internationalisé Sonepar en premier ?

La chronologie officielle souligne l’acquisition d’Otra en 1982, avec des activités aux Pays-Bas et en Allemagne, puis celle de Lumen au Canada en 1984. Ces opérations précèdent l’expansion américaine documentée à partir de 1998.

Quels sont les chiffres récents de Sonepar ?

Le rapport RSE 2025 publié par le groupe indique 33,6 milliards d’euros de ventes, 45 908 collaborateurs, 2 351 agences et 184 centres de distribution. Je conserve le périmètre et la date du rapport au lieu de mélanger ces données à des pages institutionnelles mises à jour différemment.

L’histoire de Sonepar suffit-elle à choisir son agence ?

Non. L’histoire explique la construction d’un réseau, mais le choix exige de vérifier le prix net, la référence exacte, le stock local et le délai. Le comparatif Sonepar ou Rexel donne une méthode de comparaison sur un panier réel.

Théo Desrousseaux, électricien

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

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