5/5 8 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 13 août 2026
Outil gratuit — NF C 15-100

Calculateur de section de câble

Entrez la puissance et la longueur de votre circuit pour estimer la section de câble, avec contrôle de la chute de tension.

Cuivre et aluminium Chute de tension vérifiée Mono et triphasé

Sur cette page

Puissance ou intensité

Saisir la puissance en watts ou l'intensité en ampères. Monophasé (230 V) ou triphasé (400 V).

Matière et tension

Cuivre ou aluminium. Monophasé (230 V), triphasé (400 V) ou basse tension (12 V).

Section NF C 15-100

Sections domestiques courantes de 1,5 à 16 mm², avec estimation au-delà (jusqu'à 300 mm²) pour les grandes longueurs et fortes puissances, signalée par un avertissement de vérification.

Chute de tension

Vérification automatique : limite 3 % éclairage, 5 % prises/moteurs selon la longueur du circuit.

Comment est calculée la section ?

Le dimensionnement d’un câble repose notamment sur deux critères : la capacité à porter l'intensité sans surchauffe (ampacité) et la chute de tension entre le tableau et le récepteur. Vérifiez aussi que votre abonnement couvre la puissance totale des circuits — calculez la puissance Enedis requise.

L'ampacité dépend du passage le plus défavorable : un câble encastré dans une paroi dissipe moins bien la chaleur qu'un câble sur chemin de câbles. Si le même câble traverse une gaine puis une zone encastrée, le calculateur retient la contrainte la plus basse. La chute de tension est proportionnelle à la résistivité du conducteur, à la longueur et à l'intensité. Pour un câble enterré, consultez aussi les précautions liées au câble RO2V sans gaine rouge. Si vos circuits actuels semblent saturés avant d'en ajouter un nouveau, diagnostiquez votre tableau au préalable et consultez mon service installation électrique.

  • Éclairage : chute de tension max 3 %
  • Prises et circuits spécialisés : chute de tension max 5 %
  • Aluminium : résistivité 1,6 × supérieure au cuivre

Sections courantes en résidentiel

1,5 mm² 14,5 A max (encastré)

Circuits d'éclairage (protégés par disjoncteur 10 A)

2,5 mm² 19,5 A max (encastré)

Prises de courant 16 A, radiateurs jusqu'à 2 400 W. Si plusieurs circuits sont à refaire, estimez le coût d'une rénovation complète.

4 mm² 26 A max (encastré)

Chauffe-eau 3 000 W, four encastré, climatisation

6 mm² 34 A max (encastré)

Cuisinière, borne de recharge IRVE jusqu'à 7 kW

Le résultat est indicatif. Il ne remplace pas le dimensionnement d’une installation ni les vérifications sur site.

Questions fréquentes sur les sections de câble

Qu'est-ce que la chute de tension et pourquoi est-elle limitée à 3 % ?

La chute de tension désigne la perte de tension entre le tableau électrique et le récepteur, due à la résistance du câble. La norme NF C 15-100 la limite à 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages, notamment les prises et circuits spécialisés. Au-delà, les lampes clignotent, les moteurs surchauffent et les équipements électroniques peuvent être endommagés. Plus le câble est long ou fin, plus la chute est élevée — d'où l'importance de choisir une section adaptée.

Quelle section pour une prise 16 A ?

Une prise de courant 16 A nécessite au minimum un câble 2,5 mm² en cuivre, conformément à la norme NF C 15-100. Pour des longueurs importantes (au-delà de 30-40 mètres selon la puissance), il peut être nécessaire de passer en 4 mm² pour respecter la limite de chute de tension. Le disjoncteur de protection du circuit sera calibré à 16 ou 20 A selon l'installation — j'explique le choix du calibre dans mon guide du disjoncteur magnétothermique.

Peut-on utiliser de l'aluminium au lieu du cuivre ?

L'aluminium est autorisé par la norme NF C 15-100 à partir de 16 mm² pour les colonnes montantes et gros câbles d'alimentation. Pour les circuits domestiques courants (éclairage, prises), le cuivre reste obligatoire en pratique : il offre une meilleure conductivité (résistivité 0,0225 Ω·mm²/m contre 0,036 pour l'alu), une durée de vie supérieure et une connexion plus fiable aux bornes. L'aluminium présente aussi un risque d'oxydation aux contacts qui nécessite des précautions particulières.

Comment choisir entre câble monophasé et triphasé ?

Le monophasé 230 V convient à l'immense majorité des usages résidentiels : éclairage, prises, chauffe-eau, convecteurs. Le triphasé 400 V est réservé aux équipements puissants qui le nécessitent : gros moteurs, certaines pompes à chaleur, cuisinières professionnelles, machines-outils. Pour un même appareil, le triphasé permet d'utiliser des câbles plus fins (le courant est réparti sur 3 phases). Choisissez la tension 400 V triphasé dans le calculateur : la formule appliquée devient P / (√3 × U × cos φ), avec cos φ fixé à 0,85. Pour un circuit triphasé, je détaille la méthode dans mon guide des sections de câble en triphasé 400 V. Le calculateur gère aussi la basse tension 12 V (rubans LED, portail, pompe) : à cette tension, une section élevée est normale car la chute de tension domine le calcul.

Quel est le risque d'un câble sous-dimensionné ?

Un câble sous-dimensionné présente deux risques majeurs. Premièrement, un risque thermique : le câble chauffe excessivement (effet Joule), pouvant provoquer un incendie, surtout si le câble est encastré dans une paroi ou un conduit. Deuxièmement, un risque fonctionnel : la chute de tension excessive dégrade le fonctionnement des appareils (éclairage terne, moteur qui peine, déclenchement intempestif du disjoncteur différentiel). La norme NF C 15-100 impose des sections minimales précisément pour éviter ces situations. Un électricien qualifié — titulaire de l'habilitation électrique — saura choisir la section correcte et la faire valider lors de la vérification CONSUEL.

Quels paramètres le calculateur prend-il en compte ?

Le calculateur intègre le cuivre et l'aluminium ainsi que le monophasé (230 V) et le triphasé (400 V). Le calcul se base sur la pose encastrée, le cas le plus courant en résidentiel. La chute de tension est vérifiée par rapport aux limites NF C 15-100 (3 % pour l'éclairage, 5 % pour les autres usages).

Quelle section pour l'alimentation d'une borne de recharge ?

Pour une borne 7,4 kW monophasé (32 A), un câble 6 mm² cuivre est généralement requis pour des longueurs jusqu'à 20-25 m en pose encastrée. Au-delà ou pour une borne 11 kW triphasé, la section monte à 10 mm². La distance entre le tableau et l'emplacement de la borne est déterminante : saisissez-la dans le calculateur pour un résultat précis. Pour estimer le coût global de l'installation (borne + câblage + aide ADVENIR), consultez le simulateur borne de recharge.

Théo Desrousseaux, électricien

Outil conçu et relu par Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

La section recommandée croise les tables d'ampacité de la NF C 15-100 et un calcul de chute de tension (limite 3 % en éclairage, 5 % en prises/moteurs), selon la puissance, la longueur et le mode de pose déclarés.

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Les résultats de cet outil sont fournis à titre indicatif et ne remplacent ni une étude sur place, ni le dimensionnement par un électricien qualifié. Avant tous travaux, faites valider votre installation par un professionnel.

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