5/5 8 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 13 août 2026

Chaussures isolées 1000 V Coffra : mon avis

· Mis à jour le 9 août 2026 Théo Desrousseaux 9 min de lecture

Théo Desrousseaux Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes et certifications)

Chaussures isolées 1000 V Coffra : mon avis Photo : Cofra Srl — fiche produit Electric
Photographie du modèle Electric publiée par le fabricant Cofra. Elle identifie la gamme Electrical, sans présenter une intervention de chantier.

En bref

  • Je porte des chaussures Cofra de la gamme Electrical en intervention : une chaussure sans métal, à semelle à haute résistance électrique de plus de 2 000 MΩ.
  • Le « 1000 V » du titre renvoie à la classe 0 de la norme EN 50321-1 : cette classe autorise jusqu’à 1 000 V en alternatif, mais la gamme Electrical n’est pas certifiée sur cette norme.
  • La fiche du fabricant qualifie ces chaussures de protection secondaire : utiles en cas de contact accidentel, à utiliser en milieu sec, jamais comme isolant de travail sous tension.
  • Le modèle New Electrical pèse 600 g en pointure 42 et se trouve en France autour de 93 € TTC chez les revendeurs spécialisés.

Je porte des chaussures Cofra de la gamme Electrical en intervention, et mon avis tient en trois points : ce sont de bonnes chaussures de chantier sans métal, avec une semelle à haute résistance électrique mesurée à plus de 2 000 mégaohms sur la fiche du New Electrical, mais elles ne sont pas certifiées sur la norme EN 50321 des chaussures isolantes pour travaux sous tension.

Le « 1000 V » que l’on associe à ces chaussures renvoie à la classe 0 de cette norme, qui autorise jusqu’à 1 000 V en alternatif, un niveau que la gamme Electrical ne revendique pas dans ses fiches.

Autrement dit : je les garde aux pieds pour le quotidien, je ne les traite pas comme un isolant certifié. Le fabricant lui-même les décrit comme une protection secondaire en cas de contact accidentel, pas comme un dispositif d’isolation primaire. Cette nuance vaut plus que le nom de la gamme, et c’est elle que je détaille ici, avec les chiffres vérifiés des fiches produit et les règles de l’outillage isolé 1000 V.

Le reste de cet avis suit l’ordre qui m’importe en intervention : ce que je porte, ce que dit la norme, ce que dit la fiche, le confort, l’entretien et les limites de l’EPI.

1 000 V

tension maximale d’utilisation de la classe 0 de la norme EN 50321, en alternatif

2 000 MΩ

résistance électrique mesurée de la chaussure complète sur la fiche du New Electrical

200 J

énergie de choc absorbée par l’embout composite des modèles Electrical

600 g

poids du New Electrical en pointure 42, selon la fiche Lyreco

Ce que je porte et pourquoi cette gamme me sert

La paire que j’utilise au quotidien appartient à la famille Electrical de Cofra : tige en cuir hydrofuge, aucune partie métallique, embout composite, semelle anti-perforation textile et semelle polyuréthane à haute résistance électrique. Sur un chantier, cette combinaison répond à deux contraintes concrètes : ne pas créer de chemin conducteur entre le sol et l’outil, et garder un pied protégé sur les chantiers où je passe d’une pièce à l’autre.

Bas d’un pantalon de travail avec les chaussures Cofra Electrical portées sur une intervention
Mes chaussures Cofra Electrical au pied, sur une intervention. La photo documente l’usage courant, pas un test électrique.

L’embout composite et la semelle anti-perforation

L’absence de métal est le premier point qui m’a fait regarder cette gamme : pas de coque métallique, pas de ressort, rien qui puisse être détecté par les portiques de sécurité ni, surtout, rien qui améliore la conductivité près d’un câble. L’embout composite résiste à 200 joules et la semelle anti-perforation textile tient la pression de 1 500 kg, d’après les fiches du fabricant et du revendeur Lyreco.

Un avis fondé sur mon expérience

Je précise le cadre de cet avis : je décris un usage réel, sans mesure de laboratoire inventée. Les valeurs citées viennent des fiches vérifiées, pas de mes propres essais. Ce que je peux dire de mon expérience, c’est que la paire reste confortable sur une journée de chantier, que le cuir hydrofuge encaisse l’humidité matinale et que le montage n’a montré aucun signe de décollement sur la période où je l’ai portée.

Gros plan sur une botte de sécurité Cofra noire à lacets rouges avec l’étiquette Born to Work
La botte Cofra portée au quotidien : lacets rouges caractéristiques et étiquette Born to Work.

Choisir une chaussure selon le risque

Pour choisir une chaussure de sécurité adaptée à son risque, la vidéo ci-dessous reprend la méthode de base, protection, confort et style, avant de regarder les normes modèle par modèle.

Choisir ses chaussures de sécurité selon le risque
Choisir ses chaussures de sécurité selon le risque

La norme EN 50321 et la classe 1000 V

Le terme « isolées 1000 V » a un sens précis, et il ne vient pas de Cofra. La norme NF EN 50321-1 couvre les chaussures isolantes pour travaux sur installations à basse tension et définit six classes, de la classe 00 à la classe 4, selon la tension d’essai applicable, comme le rappelle l’INRS dans sa brochure sur les EPI du pied.

La classe 0 est celle qui autorise une tension maximale d’utilisation de 1 000 V en alternatif (1 500 V en continu), selon le tableau de la norme publié par Etche Sécurité.

Classe EN 50321 Tension max d’utilisation Tension d’essai de tenue
Classe EN 50321 00 Tension max d’utilisation 500 V alternatif Tension d’essai de tenue 5 000 V
Classe EN 50321 0 Tension max d’utilisation 1 000 V alternatif Tension d’essai de tenue 10 000 V
Classe EN 50321 1 Tension max d’utilisation 7,5 kV Tension d’essai de tenue 20 kV
Classe EN 50321 2 Tension max d’utilisation 17 kV Tension d’essai de tenue 30 kV
Classe EN 50321 3 Tension max d’utilisation 26,5 kV Tension d’essai de tenue 40 kV
Classe EN 50321 4 Tension max d’utilisation 36 kV Tension d’essai de tenue 50 kV

Classes de la norme EN 50321-1 selon la tension maximale d’utilisation et l’essai de tenue, telles que publiées par le fabricant Workmaster et l’INRS.

Deux conséquences pratiques

Deux conséquences pratiques découlent de ce tableau. La première : une chaussure certifiée classe 0 est un équipement isolant qui a passé un essai de tenue à 10 000 V pendant trois minutes, chaque botte étant ensuite contrôlée individuellement en série. La deuxième : les classes 1 à 4 concernent des niveaux qui sortent du champ du chantier domestique et se rapprochent de la haute tension.

Aucune certification EN 50321

C’est ici que je fais le point critique de mon avis : les fiches des modèles Cofra Electrical ne mentionnent aucune certification EN 50321. Elles indiquent une norme EN ISO 20345 pour la chaussure de sécurité, et une semelle à haute résistance électrique.

Une association faite par les revendeurs

Le « 1000 V » n’apparaît pas dans la documentation officielle de la gamme : c’est une association faite par les revendeurs, que je ne reprends pas à mon compte dans un cadre d’habilitation électrique.

Ce que la fiche Cofra dit vraiment

La fiche du modèle New Electrical diffusée par Lyreco donne les chiffres que les revendeurs ne citent pas toujours : la résistance électrique de la chaussure complète mesurée est supérieure à 2 000 mégaohms, pour une exigence de 1 000, et la chaussure a subi un essai d’épreuve de 18 000 volts selon la norme canadienne CSA Z195. Ce sont des performances sérieuses pour une chaussure de sécurité, mais elles ne valent pas une certification EN 50321.

Une protection secondaire

Le texte de la fiche Lyreco est sans ambiguïté : la chaussure peut servir de protection secondaire en cas de contact accidentel, adjoint aux protections primaires obligatoires, et elle ne peut pas être utilisée comme isolant pour la haute tension.

Côté d’une botte de sécurité Cofra noire avec couture blanche et logo E électrique près de la semelle
Le profil de la botte : couture blanche et logo E électrique près de la semelle, sur le modèle Electrical.

Une garantie limitée au milieu sec

La fiche ajoute que la résistance électrique n’est garantie qu’en milieu sec, avec une semelle de contact propre, sans sel routier ni matériaux conducteurs incrustés, et qu’il faut inspecter la chaussure avant chaque usage et la changer en cas d’usure.

Attention

Une chaussure à semelle à haute résistance électrique ne remplace ni les gants isolants, ni le tapis isolant, ni la vérification d’absence de tension. La fiche Cofra la qualifie de protection secondaire, pas d’isolation primaire.

Cette lecture vaut pour toute la famille

Cette lecture vaut pour toute la famille Electrical, y compris les modèles Electrical Bis et Electric dont les fiches fabricant indiquent « chaussures pour électriciens » avec une semelle à haute résistance électrique, sans référence à une classe de tension. Quand j’explique la conduite à tenir après un choc électrique, je rappelle toujours que la protection se joue avant, avec des équipements dont le rôle est précis et documenté.

Le confort au quotidien

Le confort se lit d’abord dans les chiffres : 600 grammes en pointure 42 pour le New Electrical, une tige en cuir pleine fleur hydrofuge, une doublure respirante, une semelle de propreté anatomique et une semelle polyuréthane injectée directement sur la tige. Les pointures vont de 39 à 48 pour le New Electrical et l’Electric, de 40 à 47 pour l’Electrical Bis, ce qui couvre la majorité des pieds.

Sur le terrain, ces caractéristiques se traduisent par une chaussure qui ne semble pas plus lourde qu’une chaussure de sécurité classique, malgré l’embout composite et la semelle anti-perforation. Le cuir hydrofuge réduit la prise d’eau sur l’herbe mouillée, et la semelle polyuréthane atténue les passages durs du chantier. Je ne peux pas quantifier ces ressentis, et je ne le fais pas : je les donne comme impressions d’usage, pas comme mesures.

Bottes de sécurité Cofra noires à lacets rouges posées devant une caisse à outils Bosch L-Boxx
La paire Cofra à côté de la caisse du camion : une chaussure qui ne se remarque pas dans l’équipement de chantier.

Le point qui mérite attention avant l’achat, c’est la largeur : la fiche mentionne une largeur 11, ce qui correspond à un chaussant plutôt large. Les pieds étroits devront essayer la paire en magasin ou passer par un revendeur qui accepte le retour. Le prix constaté du New Electrical chez Vetementpro est de 93,24 € TTC, un positionnement de milieu de gamme technique, cohérent avec les chaussures sans métal à semelle renforcée.

Entretien et vérification périodique

La fiche Lyreco contient un paragraphe d’entretien que je reprends tel quel dans ma pratique : entretenir régulièrement le cuir avec une crème adaptée et non agressive, sécher dans un lieu aéré loin des sources de chaleur, éviter les produits chimiques agressifs et les températures extrêmes, et ne pas immerger complètement la chaussure dans l’eau de mer, la boue ou le ciment mélangé à l’eau.

  • Inspecter avant chaque usage : tige, semelle, coutures, absence de corps conducteurs incrustés.
  • Vérifier la semelle de contact : le sel routier ou les petits clous réduisent la résistance électrique annoncée.
  • Changer la chaussure en cas d’usure : la fiche l’impose, la résistance n’est pas garantie sur un semelage dégradé.
  • Entretenir le cuir avec une crème adaptée et sécher hors source de chaleur.
  • Ne pas utiliser en milieu explosif : la fiche exclut les dépôts et atmosphères à risque d’incendie.

Cette discipline n’a rien d’exceptionnel, mais elle est exactement ce qui sépare une chaussure qui protège d’une chaussure qui donne une fausse sécurité. Un semelage percé ou encrassé ruine la résistance électrique sans que l’œil le voie au premier coup d’œil. C’est aussi pourquoi je conserve une paire dédiée au chantier électrique et une autre pour les chantiers humides ou salissants.

Les limites de l’EPI pied

La limite principale d’une chaussure, même à semelle à haute résistance électrique, tient en une phrase : elle ne protège que les pieds. Le chemin du courant passe aussi par les mains, le buste et la tête. Les gants isolants, le tapis isolant, la trousse d’outils VDE et surtout la vérification d’absence de tension restent les barrières de base, dans l’ordre prévu par les règles de l’habilitation électrique.

Une deuxième limite est d’usage : la gamme Electrical est conçue pour le chantier sec. La fiche ne garantit la résistance électrique qu’en milieu sec, ce qui exclut les interventions sur sol mouillé. Sur un tableau en extérieur ou un local humide, je traite la paire comme une chaussure de sécurité ordinaire et je m’appuie sur les autres protections.

Une troisième limite, réglementaire : aucun équipement, certifié ou non, ne remplace une procédure de consignation ni ne dispense de l’habilitation. Les chaussures isolantes de la norme EN 50321 elles-mêmes ne sont utilisées que dans un cadre de travaux sous tension encadré. La semelle antistatique du New Electrical relève encore d’un autre sujet, celui de l’électricité statique, avec ses propres exigences de résistance.

Mon avis sur les chaussures Cofra Electrical

4/5

Je garde une note de 4 sur 5 à la gamme Electrical, pour l’usage précis qui est le sien : une chaussure de chantier sans métal, confortable, avec une semelle à haute résistance électrique mesurée supérieure à 2 000 MΩ, vendue autour de 93 € TTC. Elle ne mérite pas la note maximale parce qu’elle n’est pas certifiée EN 50321 et que son rôle de protection secondaire impose de la vérifier et de la changer rigoureusement. Pour le travail sous tension, ce n’est pas le bon outil : il faut une chaussure isolante certifiée dans un cadre d’habilitation.

Quiz : la norme EN 50321 et la gamme Electrical

3 questions

Interactif

Quiz : chaussures isolantes, norme et gamme Cofra

3 questions pour vérifier les repères essentiels

1 / 3

Choisissez une réponse

Les chaussures Cofra Electrical sont-elles certifiées 1000 V ?

Non. Les modèles de la gamme sont certifiés EN ISO 20345 comme chaussures de sécurité, avec une semelle à haute résistance électrique mesurée supérieure à 2 000 mégaohms sur le New Electrical. Aucune fiche de la gamme ne revendique la norme NF EN 50321 des chaussures isolantes, dont la classe 0 autorise jusqu’à 1 000 V en alternatif.

Que protège réellement une chaussure à semelle isolante ?

Elle réduit le passage du courant par les pieds en cas de contact accidentel avec une installation sous tension. Le fabricant qualifie la gamme Electrical de protection secondaire, à utiliser en milieu sec, jamais comme isolant pour les travaux sous tension. La vérification d’absence de tension et les autres EPI restent indispensables.

Comment entretenir des chaussures Cofra Electrical ?

La fiche du fabricant recommande d’inspecter la chaussure avant chaque usage, de vérifier que la semelle de contact est propre et sans corps conducteurs, d’entretenir le cuir avec une crème adaptée et de sécher loin des sources de chaleur. En cas d’usure de la semelle, la chaussure doit être remplacée.

Puis-je travailler sous tension avec les chaussures Cofra Electrical ?

Non. La fiche indique que la chaussure n’est pas un dispositif primaire de protection et ne peut pas servir d’isolant pour la haute tension. Un travail sous tension exige des équipements certifiés sur la norme concernée, un cadre d'habilitation électrique et une procédure précise, pas une paire de chaussures.

Combien coûtent et pèsent les chaussures Cofra Electrical ?

Le modèle New Electrical était affiché 93,24 € TTC chez Vetementpro lors de ma vérification, et pèse 600 g en pointure 42 selon la fiche Lyreco. Les pointures vont de 39 à 48 selon les modèles, et la largeur annoncée est de 11, un chaussant plutôt large.

Quand couper le courant et appeler un professionnel

Coupez le courant au disjoncteur général avant toute manipulation, et n'intervenez pas vous-même en cas d'odeur de brûlé, de prise ou de câble chaud, d'étincelles, de disjoncteur qui saute en boucle, de fils dénudés ou d'eau à proximité d'un circuit. Dans ces situations, faites appel à un électricien qualifié.

Urgence électrique dans le 78, le 92 et Paris Ouest

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

Mon parcours → Diplômes et certifications → Charte éditoriale →

Zone d'intervention : Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest — Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Rueil-Malmaison, Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine et communes alentour. Pour chiffrer une intervention locale, consultez les prix électricien à Versailles ; en panne ouverte, passez par l'urgence électrique à Versailles.
Partager : X / Twitter LinkedIn WhatsApp
J'interviens dans le 78, le 92 et Paris Ouest

Recevez les nouveaux guides

Une notification par semaine dans votre navigateur, sur les nouveaux guides et les changements de norme. Aucune adresse email demandée.

Yvelines · Hauts-de-Seine · Paris Ouest

Votre installation date de plus de 15 ans ?

Différentiels non testés, prises sans terre, câbles dégradés — un diagnostic visuel permet d'identifier les risques avant qu'un incident survienne.

Prix annoncé avant mon déplacement Rappel sous 24 h, 7 j/7