Compteur Linky
L’écran affiche les index relevés et le voyant signale les communications du compteur.
Vérifié le par
Théo Desrousseaux, électricien
(diplômes et certifications)
En bref
1889
l’électricité devient un spectacle public à Paris
1906
la distribution d’énergie reçoit un cadre national
1946
EDF-GDF naît de la nationalisation
1974
le programme électronucléaire accélère
2007
le marché s’ouvre à tous les particuliers
2025
plus de 95 % de la production est bas-carbone selon RTE
L’électricité n’est pas arrivée en France un matin précis. Elle s’est installée par étapes : démonstrations publiques, centrales locales, concessions municipales, interconnexion des réseaux, nationalisation, programme nucléaire, ouverture du marché puis transition vers un système plus décarboné et plus flexible.
Je retiens 1889 comme point de départ symbolique, car l’Exposition universelle de Paris a rendu l’éclairage électrique visible à une échelle inhabituelle. Cette date ne doit pourtant pas être confondue avec une invention, ni avec le raccordement simultané de tous les foyers français.
Je suis Théo Desrousseaux, artisan électricien à La Celle-Saint-Cloud. Dans cet article, je replace les principales dates dans leur contexte pour expliquer comment le système électrique français actuel s’est construit.
Info
1889 est une date de diffusion publique, pas une date de naissance scientifique. Les expériences électriques, les machines et certains éclairages existaient déjà. L’Exposition marque surtout le passage d’une technologie encore spectaculaire vers un usage que le public commence à imaginer dans les rues, les ateliers et les logements.
L’Exposition universelle de 1889 est associée à la tour Eiffel, mais elle constitue aussi une vitrine industrielle de l’électricité. Les visiteurs découvrent des éclairages puissants, des projecteurs, des moteurs et des installations qui montrent que cette énergie peut dépasser le laboratoire ou l’atelier spécialisé.
À cette époque, l’électricité française n’est pas encore un service national. Les installations sont locales, techniques et disparates. Une ville, une compagnie ou un industriel peut produire son courant pour un quartier, un équipement public ou un site de production, sans appartenir à un ensemble interconnecté comparable au réseau actuel.
L’éclairage joue un rôle décisif dans cette diffusion. Il donne une forme immédiatement compréhensible à une énergie invisible : les rues peuvent être éclairées autrement, les commerces prolongent leur activité et les bâtiments publics mettent en scène la modernité.
Le phénomène se lit aussi à l’échelle locale. Mon article sur l’histoire de l’électricité à Versailles montre comment une grande ville française adopte progressivement les nouveaux usages sans basculer d’un seul coup dans l’électrification complète.
À la fin du XIXe siècle, plusieurs techniques coexistent. Le courant continu est utilisé dans certains réseaux, tandis que le courant alternatif s’impose progressivement parce qu’il facilite le transport à des tensions différentes grâce aux transformateurs.
Le problème n’est pas seulement technique. Il faut déterminer qui produit, qui pose les lignes, qui entretient les ouvrages et qui facture. Les communes jouent un rôle central, mais elles s’appuient souvent sur des sociétés concessionnaires capables de financer et d’exploiter les équipements.
Le résultat est un paysage morcelé. Les caractéristiques du courant, les tensions et les conditions de service peuvent varier d’un territoire à l’autre. L’électricité progresse, mais elle ne forme pas encore un service homogène sur l’ensemble du pays.
Cette phase explique pourquoi les anciens bâtiments peuvent encore porter les traces de plusieurs générations d’équipements. Les appareillages, conducteurs et protections ont évolué en même temps que le réseau public, ce que je détaille dans les couleurs et les matériaux des anciens conducteurs électriques.
La loi du 15 juin 1906 sur les distributions d’énergie fixe un cadre durable aux concessions. Elle renforce la place des communes comme autorités organisatrices et encadre l’occupation du domaine public par les réseaux.
Cette date compte davantage que beaucoup d’inventions isolées, car elle transforme l’électricité en question d’aménagement collectif. Il ne suffit plus de savoir produire du courant : il faut organiser un service, définir des droits, imposer des obligations et prévoir la continuité des ouvrages.
La loi de 1906 explique une particularité encore visible aujourd’hui. Les réseaux de distribution publique restent liés aux collectivités, même si leur exploitation est largement assurée par un gestionnaire national. La propriété publique locale et l’exploitation industrielle peuvent donc coexister.
| Date | Décision ou évolution | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Date 1889 | Décision ou évolution Exposition universelle de Paris | Ce que cela change L’électricité devient visible pour un très large public |
| Date 1906 | Décision ou évolution Loi sur les distributions d’énergie | Ce que cela change Les concessions et l’occupation du domaine public sont encadrées |
| Date 1936 | Décision ou évolution Création du Facé | Ce que cela change L’électrification des campagnes reçoit un mécanisme de financement |
| Date 1946 | Décision ou évolution Nationalisation et création d’EDF-GDF | Ce que cela change La production, le transport et une grande partie de la distribution sont unifiés |
| Date 1974 | Décision ou évolution Accélération du programme nucléaire | Ce que cela change La France engage une construction rapide de réacteurs standardisés |
| Date 2000 | Décision ou évolution Création de RTE | Ce que cela change Le transport est confié à un gestionnaire identifié |
| Date 2007 | Décision ou évolution Ouverture complète du marché | Ce que cela change Les particuliers peuvent choisir leur fournisseur |
| Date 2015 | Décision ou évolution Transition énergétique et déploiement Linky | Ce que cela change Le comptage et la politique énergétique entrent dans une nouvelle phase |
| Date 2025 | Décision ou évolution Production électrique très majoritairement bas-carbone | Ce que cela change Le débat se déplace vers l’électrification des usages et la flexibilité |
Les villes et les zones industrielles sont généralement raccordées plus tôt, car la densité des usagers rend les investissements plus faciles à amortir. Dans les campagnes, les distances sont plus grandes et le nombre de clients par kilomètre de ligne est plus faible.
Le Fonds d’amortissement des charges d’électrification rurales, couramment désigné par l’acronyme Facé, est institué à la fin de 1936. Son objectif est d’aider les collectivités rurales à financer l’extension puis le renforcement des réseaux.
Cette étape corrige progressivement une inégalité territoriale. L’électricité devient un outil d’équipement agricole, d’éclairage, de mécanisation et de confort domestique, et non plus seulement un service rentable dans les secteurs les plus denses.
L’électrification rurale ne se résume donc pas à la pose de câbles. Elle suppose des postes de transformation, des lignes moyenne et basse tension, des protections, des équipes d’entretien et un financement capable de tenir sur plusieurs décennies.
Après la Seconde Guerre mondiale, le secteur est composé de nombreuses entreprises et régies. La loi du 8 avril 1946 nationalise l’électricité et le gaz et crée Électricité de France ainsi que Gaz de France.
L’objectif est de reconstruire, unifier et développer. EDF reprend l’essentiel des activités de production, de transport et de distribution électrique, avec certaines exceptions locales qui existent toujours sous la forme d’entreprises locales de distribution.
Cette organisation permet de planifier de grands investissements. Le réseau est renforcé, les ouvrages hydroélectriques se développent et les niveaux de tension sont progressivement coordonnés pour relier les régions entre elles.
Pour comprendre cette période à travers l’entreprise publique, mon article sur la naissance d’EDF et son évolution complète cette chronologie nationale sans la réduire à l’histoire d’une seule société.
L’unification ne signifie pas que tous les équipements deviennent immédiatement identiques. Il faut raccorder des réseaux existants, harmoniser les méthodes d’exploitation et bâtir des lignes capables de transporter de fortes puissances sur de longues distances.
L’interconnexion apporte un avantage essentiel : une région peut recevoir de l’énergie produite ailleurs. Les barrages, les centrales thermiques puis nucléaires ne fonctionnent plus uniquement pour leur environnement immédiat, mais au sein d’un système national équilibré en permanence.
Cette logique reste au cœur du métier de RTE. Le gestionnaire doit maintenir à chaque instant l’équilibre entre production et consommation, tout en surveillant les contraintes du réseau. J’explique cette fonction dans mon dossier sur le rôle et les missions de RTE.
Les grandes lignes aériennes deviennent alors des infrastructures stratégiques. Leur implantation, leurs tensions et leurs interconnexions sont abordées dans ma cartographie des lignes à haute tension en France.
La centrale de Chinon marque une étape industrielle au début des années 1960. En 1963, le premier réacteur de Chinon entre dans l’histoire de la production électronucléaire française, après plusieurs années de recherche et de développement de la filière.
Le changement d’échelle intervient en 1974. Dans le contexte du premier choc pétrolier, le gouvernement lance une accélération massive du programme de centrales nucléaires, souvent désignée comme le plan Messmer.
La stratégie repose sur la standardisation des réacteurs. Construire plusieurs réacteurs de conceptions proches permet de développer une filière industrielle, de former des équipes et de produire une part importante de l’électricité sans dépendre directement du pétrole ou du gaz pour chaque kilowattheure.
Ce choix structure encore le système actuel. Il explique la place du nucléaire dans la production française, mais aussi les contraintes liées à la maintenance simultanée d’un parc construit en grande partie sur une période relativement concentrée.
Info
Le nucléaire n’a pas remplacé toutes les autres productions. Le système français conserve l’hydraulique, les centrales thermiques, puis développe l’éolien et le solaire. Le réseau doit combiner ces moyens selon leur disponibilité, la consommation et les échanges avec les pays voisins.
Durant cette période, le consommateur connaît surtout EDF comme interlocuteur unique. Derrière cette apparente simplicité, l’organisation réunit plusieurs métiers : produire, transporter à haute tension, distribuer localement, relever les compteurs et facturer.
Le parc immobilier s’équipe rapidement. Chauffage électrique, chauffe-eau, cuisson, électroménager et éclairage augmentent la puissance appelée par les logements. Les tableaux à fusibles puis à disjoncteurs se généralisent, tandis que la protection différentielle prend une place croissante dans la sécurité domestique.
Dans une maison ancienne, cette histoire se lit souvent dans le tableau. Un logement peut avoir reçu une première installation limitée à l’éclairage, puis des prises ajoutées, un chauffage électrique et enfin des circuits spécialisés. Mon guide sur les risques électriques d’une maison ancienne aide à distinguer l’âge apparent des équipements de leur niveau réel de sécurité.
Dans une maison ancienne, cette histoire se lit souvent dans le tableau.
La centralisation facilite la planification nationale, mais elle rend aussi nécessaire une séparation plus claire des fonctions lorsque l’Europe décide d’ouvrir progressivement les marchés de l’énergie.
La libéralisation européenne ne supprime pas le réseau physique. Elle impose au contraire que les différents producteurs et fournisseurs puissent accéder à une infrastructure gérée de manière transparente.
RTE est créé en 2000 au sein d’EDF avec une indépendance de gestion, avant d’évoluer juridiquement par la suite. Sa mission concerne le transport à haute et très haute tension, la sûreté du système et les interconnexions avec les pays voisins.
La distinction est importante pour un particulier. RTE ne vient généralement pas remplacer un disjoncteur de branchement ni dépanner une rue en basse tension. Son domaine est le réseau de transport qui relie les grandes zones de production et de consommation.
Cette séparation prépare le fonctionnement actuel : plusieurs entreprises peuvent produire ou vendre de l’électricité, mais un gestionnaire unique coordonne le réseau de transport pour éviter qu’il ne devienne un outil réservé à un seul fournisseur.
Le marché français ne s’ouvre pas en une seule fois. Les grands consommateurs deviennent d’abord éligibles, puis l’ouverture s’étend progressivement aux entreprises et aux collectivités.
Le 1er juillet 2007, les particuliers peuvent à leur tour choisir un fournisseur différent de l’opérateur historique. Cette date change la relation commerciale, mais pas le chemin physique emprunté par l’électricité.
Un client peut changer d’offre sans remplacer les câbles de sa rue. La fourniture correspond au contrat, à la facturation et à l’achat de l’énergie, tandis que la distribution reste assurée par le gestionnaire de réseau compétent.
Cette distinction est utile lorsque je compare les offres dans le comparateur de fournisseurs d’électricité. Un fournisseur n’est ni le propriétaire de la ligne locale, ni l’équipe qui intervient automatiquement sur une panne collective.
En 2008, l’activité de distribution principale est organisée dans une filiale distincte appelée ERDF. Elle exploite, entretient et développe une grande partie du réseau public de distribution pour le compte des collectivités concédantes.
En 2016, ERDF adopte le nom Enedis. Le changement rend la séparation avec EDF plus lisible, même si la confusion reste fréquente chez les particuliers.
Enedis intervient sur le raccordement, le comptage, une partie des dépannages réseau et la qualité de la distribution. EDF est un producteur et un fournisseur parmi les acteurs du marché, avec une histoire et une place particulières.
Pour lire ses données de compteur et comprendre ce qui dépend réellement du gestionnaire, je détaille les démarches dans Enedis particulier et suivi de consommation.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en 2015, inscrit de nouveaux objectifs dans la politique française : baisse des émissions, développement des renouvelables, efficacité énergétique et évolution du mix.
La même période correspond au déploiement national de Linky. Le compteur communicant automatise les relevés, facilite certaines opérations à distance et fournit des données de consommation plus détaillées au gestionnaire et, avec l’accord prévu, aux acteurs autorisés.
Linky ne produit pas d’électricité et ne choisit pas l’offre du client. Il mesure les échanges au point de livraison et communique les index. Mon guide tout savoir sur le compteur Linky revient sur son rôle, ses limites et les informations affichées.
Compteur Linky
L’écran affiche les index relevés et le voyant signale les communications du compteur.
Le changement est aussi opérationnel. Le réseau de distribution devient davantage piloté par la donnée, ce qui aide à suivre les tensions, intégrer les productions locales et préparer l’augmentation de certains usages électriques.
Dans son bilan publié en février 2026, RTE indique que la France a produit 547,5 TWh d’électricité en 2025. La production bas-carbone atteint 521,1 TWh, soit plus de 95 % du total annuel.
Cette donnée ne signifie pas que toute l’énergie consommée en France est décarbonée. Le pétrole et le gaz restent très présents dans les transports, le chauffage et l’industrie. L’enjeu actuel consiste donc à utiliser davantage une électricité bas-carbone lorsque cela est techniquement et économiquement cohérent.
Le système doit en parallèle conserver des marges de sûreté. Une production annuelle élevée ne suffit pas : il faut répondre aux pointes de consommation, gérer les indisponibilités, développer les interconnexions, renforcer les réseaux et adapter la demande.
Les contrats dits verts ajoutent une dimension commerciale à cette évolution. Pour éviter de confondre origine physique du courant et mécanismes de traçabilité, je distingue ces notions dans mon analyse de l’électricité verte, de ses conditions et de sa revente.
L’histoire permet de comprendre pourquoi plusieurs noms apparaissent sur une facture, un compteur ou un avis de coupure. Production, transport, distribution et fourniture sont désormais des fonctions distinctes, même si elles restent interdépendantes.
| Fonction | Acteurs ou organisme | Rôle concret |
|---|---|---|
| Fonction Production | Acteurs ou organisme EDF et autres producteurs | Rôle concret Exploiter des moyens nucléaires, hydrauliques, éoliens, solaires ou thermiques |
| Fonction Transport | Acteurs ou organisme RTE | Rôle concret Acheminer l’électricité à haute tension et équilibrer le système national |
| Fonction Distribution | Acteurs ou organisme Enedis et entreprises locales | Rôle concret Amener l’électricité jusqu’aux quartiers, immeubles et maisons |
| Fonction Fourniture | Acteurs ou organisme Fournisseurs historiques ou alternatifs | Rôle concret Proposer un contrat, acheter l’énergie et facturer le client |
| Fonction Régulation | Acteurs ou organisme Commission de régulation de l’énergie | Rôle concret Surveiller les marchés et l’accès aux réseaux |
| Fonction Politique énergétique | Acteurs ou organisme État et Parlement | Rôle concret Fixer les lois, objectifs et programmations nationales |
Pour un particulier, le bon interlocuteur dépend donc du problème. Une panne dans le logement relève de l’installation privée. Une coupure générale peut relever du distributeur, tandis qu’un désaccord sur le prix ou le contrat concerne d’abord le fournisseur.
Cette organisation est moins simple que celle de l’après-guerre, mais elle sépare mieux les responsabilités. Elle permet aussi de comparer les offres commerciales sans multiplier les réseaux physiques dans chaque rue.
Entre 1889 et aujourd’hui, le logement est passé de quelques points lumineux à une installation qui alimente cuisson, chauffage, informatique, recharge, ventilation et automatismes. La puissance disponible et le nombre de circuits ont fortement augmenté.
Le réseau public a évolué, mais une installation intérieure ne se modernise pas automatiquement. Un compteur communicant ou une offre récente ne corrige pas une absence de terre, des conducteurs vieillissants ou un tableau sans protection différentielle adaptée.
Je rencontre ainsi des logements raccordés à un réseau moderne avec une installation privée issue de plusieurs époques. L’histoire nationale donne le contexte, mais seul un contrôle sur place permet de juger l’état réel des circuits.
L’Île-de-France illustre bien cette superposition. Réseaux urbains anciens, immeubles du début du XXe siècle, pavillons d’après-guerre et constructions récentes coexistent, comme je l’explique dans mon dossier sur l’électricité en Île-de-France.
Les Programmations pluriannuelles de l’énergie et la Stratégie nationale bas-carbone organisent désormais la trajectoire future. Les priorités portent sur la production bas-carbone, la sobriété, l’efficacité, le développement des réseaux et le remplacement progressif de certains usages fossiles.
La voiture électrique, les pompes à chaleur, l’industrie électrifiée et les centres de données peuvent accroître la demande. Leur raccordement exige parfois des renforcements locaux ou nationaux, même lorsque la consommation annuelle reste maîtrisée.
Les renouvelables ajoutent une production plus répartie sur le territoire. Une toiture photovoltaïque peut injecter localement, tandis qu’un parc éolien ou solaire de grande taille nécessite des capacités d’accueil, des postes et des lignes adaptés.
Le prochain chapitre ne sera donc pas seulement celui d’une nouvelle centrale. Il concernera la coordination entre production, réseaux, stockage, pilotage et consommation. C’est la continuité logique d’une histoire commencée par des installations isolées, puis devenue nationale et européenne.
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Il n’existe pas de date unique. 1889 est un repère de diffusion publique, mais des installations existaient déjà. Le raccordement des villes puis des campagnes s’est étalé sur plusieurs décennies.
La loi du 15 juin 1906 donne un cadre aux concessions de distribution d’énergie et confirme le rôle des collectivités dans l’organisation des réseaux publics.
EDF est créée par la loi du 8 avril 1946, qui nationalise une grande partie de la production, du transport et de la distribution d’électricité.
La filière démarre avant les années 1970, notamment avec Chinon. L’accélération décisive intervient en 1974 avec le programme lancé après le premier choc pétrolier.
Depuis le 1er juillet 2007, un particulier peut choisir son fournisseur. Le changement de contrat ne modifie pas le réseau de distribution qui dessert son logement.
Non. EDF produit et fournit, RTE transporte l’électricité à haute tension et Enedis exploite une grande partie du réseau public de distribution.
Non. Selon RTE, plus de 95 % de la production électrique de 2025 est bas-carbone, mais une petite part reste fossile et l’ensemble de l’énergie consommée en France ne se limite pas à l’électricité.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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