Extracteur d’air : Vortice, S and P, Autogyre ou Blauberg
Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)
Photo : Soler Palau — Silent Design En bref
- Je compare quatre références en diamètre 100 mm, pas des marques prises dans leur ensemble.
- Le débit maximal et la pression disponible sont deux points de courbe distincts : ils ne s’additionnent pas.
- Les niveaux de bruit publiés sont tous donnés à trois mètres, mais l’installation reste déterminante.
- Un extracteur ponctuel traite une pièce et son rejet, il ne remplace pas par défaut une VMC de logement.
Un comparatif d’extracteurs d’air devient vite trompeur quand il oppose quatre noms de marque et quatre nombres isolés. Je pars ici de quatre appareils de diamètre 100 mm, à usage ponctuel, dont les fiches sont accessibles : Vortice Punto Evo Flexo MEF 100/4, S and P Silent 100 CZ, Autogyre EMEP 100 et Blauberg Quatro 100 H.
Ce ne sont ni quatre VMC, ni quatre appareils avec la même commande. Certains sont faits pour une marche commandée, d’autres ont une temporisation ou un hygrostat. Le débit maximal n’est pas publié à la même condition chez tous les fabricants. Je garde donc les écarts visibles plutôt que de fabriquer un classement qui ferait croire à une mesure identique.
90 à 95 m³/h
débits maximaux publiés pour les trois premières références de diamètre 100
26,5 à 34 dB(A)
pressions sonores annoncées à trois mètres pour les références dont la condition est publiée
8 à 14 W
puissances absorbées annoncées selon les modèles comparés
100 mm
diamètre de raccordement commun, insuffisant à lui seul pour juger le réseau
Le comparatif utile commence par la référence complète
La marque n’est qu’un premier filtre. Chez S and P, un Silent 100 CZ ne fonctionne pas comme un Silent Dual 100. Chez Autogyre, EMEP, ETCL et SMART’AIR ne répondent pas au même montage. Chez Blauberg, le suffixe H identifie la version avec capteur d’humidité. Chez Vortice, la version T du Punto Evo Flexo ajoute une post-ventilation réglable.
Je n’utilise donc pas ici « le meilleur extracteur Vortice » ou « le meilleur Blauberg ». La comparaison concerne un appareil précis, son diamètre, son moteur, son mode de commande et ses conditions de mesure. Un prix vu sur une marketplace ne permettrait pas de remplacer cette lecture : une référence standard, temporisée ou hygrostat peut avoir la même façade et des bornes de raccordement différentes.
Le comparatif des VMC répond à une autre question : organiser la ventilation de plusieurs pièces dans un logement. L’extracteur ponctuel prend l’air d’un WC, d’une salle d’eau ou d’une salle de bains, puis le rejette dehors par une traversée ou un conduit. Il ne recrée pas seul les entrées d’air, les passages sous portes et l’extraction coordonnée d’une installation centralisée.
Le guide pour installer une VMC permet de vérifier cette différence de logique avant d’ajouter un appareil sur une bouche existante. C’est le réseau, les entrées d’air et le rejet qui déterminent si l’on traite une pièce isolée ou l’aération de l’ensemble du logement.
L’arrêté du 24 mars 1982 décrit l’aération générale et permanente des logements auxquels il s’applique, avec des entrées d’air dans les pièces principales et des sorties dans les pièces de service. Cette exigence relève du texte réglementaire Obligation Arrêté du 24 mars 1982 . Je ne l’utilise pas pour déclarer un extracteur local inutile, mais pour éviter de présenter un appareil de salle d’eau comme la réponse automatique à un défaut de ventilation global.
Info
Le tableau compare des produits et leurs fiches, pas un essai dans une même salle de bains. Les valeurs de débit, pression, bruit et consommation ne deviennent comparables qu’avec leur condition de mesure et le réseau prévu.
Les quatre références alignées sans fausse précision
La première difficulté est le couple débit-pression. Le débit maximal est habituellement relevé à l’ouïe libre ou avec une résistance très faible. La pression disponible maximale se situe à l’autre extrémité de la courbe, lorsque le débit devient presque nul. Dire qu’un extracteur fournit « 90 m³/h à 39 Pa » sans courbe intermédiaire serait donc faux.
La fiche Axelair du XEF100, correspondant au Vortice Punto Evo Flexo MEF 100/4, a le mérite de publier les deux extrémités : 90 m³/h de débit maximal et 39 Pa de pression disponible maximale. Elle annonce aussi 9 W et 26,9 dB(A) de pression sonore à trois mètres. Ces quatre valeurs décrivent l’appareil, mais pas un débit mesuré derrière une gaine de plusieurs mètres.
Le Silent 100 CZ de S and P est donné à 95 m³/h, 8 W, 26,5 dB(A), IP45 et diamètre 100. La fiche comporte une courbe dont l’axe de pression va jusqu’à 40 Pa, mais ne publie pas dans le tableau une pression maximale chiffrée équivalente à celle du Vortice. Je ne déduis pas une valeur au pixel près d’un dessin de catalogue. Le chiffre honnête à comparer ici reste donc le débit à l’ouïe libre, complété par la limite de conduit donnée dans sa notice.
L’EMEP 100 d’Autogyre est annoncé à 95 m³/h, 35 Pa, 14 W et 34 dB(A) à trois mètres dans le catalogue 2026. Le site produit le présente comme un extracteur mural extra-plat à moteur Long Life sur roulements, prévu pour un rejet direct ou un conduit court. Cette pression maximale et ce débit maximal ne sont pas un point de fonctionnement simultané ; ils permettent en revanche de constater que la fiche fournit une donnée aéraulique exploitable.
Le Quatro 100 H de Blauberg indique 88 m³/h, 14 W, 33 dB(A) à trois mètres, IP34 et un raccordement de 100 mm. Le document technique contient une courbe débit-pression, mais le tableau ne donne pas une pression maximale numérique pour le modèle 100. Là encore, je ne transforme pas la graduation du graphique en donnée exacte. La page produit confirme en revanche le capteur d’humidité, la temporisation et le niveau sonore à la même distance que les autres modèles de ce comparatif.
| Référence comparée | Débit maximal publié | Pression publiée | Bruit et puissance | Protection et commande |
|---|---|---|---|---|
| Référence comparée Vortice MEF 100/4 | Débit maximal publié 90 m³/h | Pression publiée 39 Pa maxi ; extrémité de courbe distincte du débit maxi | Bruit et puissance 26,9 dB(A) à 3 m, 9 W | Protection et commande IP45, classe II ; MEF standard, MEF T avec temporisation 3 à 20 min |
| Référence comparée S and P Silent 100 CZ | Débit maximal publié 95 m³/h à l’ouïe libre | Pression publiée Courbe jusqu’à 40 Pa, pas de pression maxi chiffrée dans le tableau | Bruit et puissance 26,5 dB(A) à 3 m en champ libre, 8 W | Protection et commande IP45, classe II ; CZ marche arrêt et clapet anti-retour |
| Référence comparée Autogyre EMEP 100 | Débit maximal publié 95 m³/h | Pression publiée 35 Pa maxi ; à ne pas lire comme 95 m³/h à 35 Pa | Bruit et puissance 34 dB(A) à 3 m, 14 W | Protection et commande IPX4, classe II ; standard, timer, cordelette, présence ou hygrostat selon référence |
| Référence comparée Blauberg Quatro 100 H | Débit maximal publié 88 m³/h | Pression publiée Courbe fournie, pas de valeur maximale tabulée pour ce modèle | Bruit et puissance 33 dB(A) à 3 m, 14 W | Protection et commande IP34 ; version H avec capteur d’humidité et temporisation |
Données des fiches fabricant et distributeur citées en sources. Les valeurs de pression maximale et de débit maximal sont deux extrémités distinctes d’une courbe aéraulique.
Le tableau ne donne pas de gagnant parce que le réseau décide d’abord du besoin. Entre un rejet direct en traversée de façade et un faux plafond avec deux coudes, le même diamètre 100 ne travaille pas contre la même perte de charge. Une sortie extérieure restrictive, une gaine souple affaissée, une grille encrassée et un clapet qui colle peuvent déplacer le résultat bien plus qu’un écart de 5 m³/h imprimé sur une fiche.
Vortice Punto Evo Flexo MEF 100/4 : le cas du conduit très court
Le MEF 100/4 est la référence Vortice à laquelle Axelair fait correspondre le code XEF100. C’est un extracteur hélicoïde destiné à l’extraction directe ou à un conduit court. Ce mot « court » mérite plus d’attention que l’esthétique de la façade : la fiche française limite le conduit à 40 cm pour garantir les caractéristiques annoncées.
Ce n’est pas une réserve accessoire. Avec un appareil axial de ce type, je ne lis pas 90 m³/h comme une promesse au bout d’une gaine molle cachée dans un plafond. Les 39 Pa maximum sont utiles pour situer la réserve de pression du produit, mais ils ne changent pas la prescription du fabricant sur le rejet. Le point cohérent est une traversée proche, un conduit rigide très court, une sortie de façade libre et une arrivée d’air réelle dans la pièce.
La version standard MEF démarre et s’arrête avec sa commande. La version MEF T ajoute une post-ventilation réglable de 3 à 20 minutes. Il faut commander la bonne version, pas tenter de déduire l’existence de la temporisation à la forme de l’appareil. Le raccordement et le câble disponible doivent être vérifiés avant de choisir le mode de commande.
L’IP45 et la classe II renseignent sur l’équipement, non sur l’autorisation de le placer partout dans une salle d’eau. Les volumes, la source d’alimentation, le cheminement du câble et la notice du modèle retenu restent à examiner. Les règles électriques de la salle de bains expliquent pourquoi un indice IP ne remplace jamais l’étude de l’emplacement.
Le Vortice est donc cohérent lorsque la géométrie est favorable : pièce localisée, sortie très proche et accès possible au clapet comme à la grille extérieure. Dès que le rejet passe dans plusieurs mètres de réseau ou se partage avec un autre local, je change la question. Il faut regarder une solution conçue pour le réseau, pas forcer un extracteur de traversée de mur à devenir un ventilateur en ligne.
S and P Silent 100 CZ : le bruit est mesuré, pas promis
Le Silent 100 CZ est parfois acheté uniquement pour le mot « Silent ». La fiche technique est plus intéressante que le nom commercial : elle donne 26,5 dB(A) à trois mètres en champ libre, 8 W, 95 m³/h, IP45, classe II, un clapet anti-retour et des silent-blocs de moteur. La condition « à trois mètres en champ libre » permet une comparaison avec les valeurs à trois mètres d’Autogyre et Blauberg.
Elle ne permet pas de prédire le bruit dans une salle de bains carrelée. Le champ libre évite les réflexions d’une pièce, tandis qu’une pose réelle ajoute la réverbération, le souffle de la grille, la vibration d’un support léger et la transmission dans la gaine. J’interprète donc les 26,5 dB(A) comme une mesure de produit, pas comme un niveau garanti au-dessus d’une douche ou dans le couloir voisin.
La notice du CZ apporte une limite concrète : 1,5 mètre de conduit au maximum, avec le conseil de tendre le conduit et d’éviter les virages trop prononcés. Elle précise également que ce modèle est destiné à une ventilation ponctuelle et qu’il n’est pas conçu pour une alimentation permanente. C’est plus utile qu’une comparaison abstraite avec un aérateur permanent à moteur basse consommation.
Le suffixe CZ est simple : marche arrêt avec clapet anti-retour. Pour une temporisation, S and P utilise la variante CRZ ; pour un hygrostat réglable, la variante CHZ. Ces fonctions ne doivent pas être confondues avec la régulation automatique du Silent Dual, qui adapte son régime selon ses capteurs.
Le Silent 100 CZ a donc une place nette : extraction ponctuelle commandée, diamètre 100, trajet de rejet très court et priorité donnée à une fiche acoustique précisément conditionnée. Si l’appareil doit tourner en permanence, se régler sur l’humidité ou alimenter un réseau plus long, la référence CZ n’est pas la bonne réponse par défaut.
Autogyre EMEP 100 : un extrait court, avec plus de variantes de commande
L’EMEP 100 d’Autogyre annonce le même ordre de débit maximal que le Silent 100 CZ, soit 95 m³/h, mais une construction et une gamme de commandes différentes. Le fabricant le décrit comme un extracteur mural extra-plat à moteur Long Life sur roulements à billes, pouvant fonctionner en continu, avec une garantie déclarée de 40 000 heures sur ce moteur. Je sépare cette caractéristique de durée de vie du débit, du bruit et de la qualité du conduit : elle ne transforme pas une gaine mal posée en réseau silencieux.
Le catalogue 2026 publie 35 Pa maximum, 14 W et 34 dB(A) à trois mètres pour la taille 100. L’écart de 7,5 dB(A) avec le Silent 100 CZ ne permet pas de conclure que l’un sera exactement deux fois plus gênant chez vous. Les valeurs ne se substituent pas au support de pose, à l’acoustique de la pièce et à la résistance du rejet. Elles suffisent toutefois à dire que la fiche S and P est plus basse dans les mêmes unités et à la même distance pour les modèles cités.
La référence EMEP 100 existe en version standard, temporisée, à cordelette, avec détection de présence ou avec hygrostat. Ce choix influence le déclenchement, donc le temps réel de marche et la consommation annuelle. La version timer est logique lorsqu’une commande de lumière doit prolonger l’extraction. La version hygrostat n’est utile que si son seuil et son emplacement correspondent à l’humidité réellement produite dans la pièce, pas parce que le mot « hygro » semble complet.
La documentation Autogyre présente l’EMEP pour un rejet direct ou un conduit court de moins de 3 mètres. Il faut lire cette limite comme une indication de famille et non comme une permission de multiplier les coudes, les réductions ou les sorties étroites jusqu’à cette longueur. Le fabricant demande aussi une arrivée d’air neuf placée à l’opposé de l’extracteur. Si une porte est étanche et qu’aucune entrée d’air n’existe, le ventilateur tire contre un manque d’air plutôt qu’il ne renouvelle la pièce.
Un EMEP mural, un ETCL en ligne et un SMART’AIR permanent peuvent afficher un diamètre 100, mais la position du moteur, la longueur de conduit admise et le mode de marche ne sont pas les mêmes. Je ne remplace donc pas l’un par l’autre à partir du seul diamètre de gaine.
L’EMEP 100 est documenté en classe II et IPX4 dans les catalogues Autogyre pour les extracteurs de cette famille. Cette protection contre les projections d’eau n’est pas une simplification des volumes électriques. Je vérifie toujours l’emplacement réel, et je ne branche pas un appareil ou une commande sous tension pour « voir s’il tourne ». Le guide d’installation d’un extracteur de salle de bains donne le cadre de préparation à respecter avant toute intervention.
Blauberg Quatro 100 H : capteur intégré, données aérauliques incomplètes
Le Quatro 100 H est un modèle Blauberg de diamètre 100 avec capteur d’humidité et temporisation. Sa page fabricant donne 88 m³/h, 14 W, 33 dB(A) à trois mètres et IP34. Le catalogue Quatro prévoit pour les versions à temporisation une plage de réglage de 2 à 30 minutes et, pour la version H, un seuil d’humidité réglable entre 60 et 90 pour cent.
L’IP34 porte un second chiffre 4, comme IPX4 : il documente une protection contre les projections d’eau. Il ne donne pas pour autant la même information qu’IP45, dont le second chiffre est 5. Dans les deux cas, l’indice ne remplace pas l’étude du volume, du circuit et de la notice de la référence complète. Je ne laisse donc pas l’apparence étanche de la façade décider à la place de l’implantation.
Le capteur intégré donne un intérêt pratique dans une pièce qui produit de l’humidité sans qu’une commande manuelle soit toujours utilisée. Il ne signifie pas que l’appareil adapte tout son débit comme un Silent Dual. La fiche Blauberg présente un moteur AC et un fonctionnement à une vitesse pour cette référence ; la régulation porte ici sur le déclenchement et l’arrêt, pas sur une plage de débits publiée selon plusieurs régimes.
Le document Quatro publie un graphique débit-pression, utile pour comprendre que les 88 m³/h ne survivent pas intacts à toute résistance de réseau. Il ne tabule pas la pression maximale du Quatro 100. Je le classe donc comme une fiche suffisante pour le débit, le bruit, la puissance, l’IP et la commande, mais incomplète pour établir un comparatif numérique de réserve de pression face au Vortice XEF100 ou à l’Autogyre EMEP 100.
Ce manque de chiffre ne rend pas le Quatro inadapté. Il impose seulement de ne pas lui attribuer un avantage ou un défaut aéraulique inventé. Pour un rejet direct bien préparé, le capteur d’humidité et la temporisation peuvent être les critères décisifs. Pour un chemin long, coudé ou incertain, la question devient celle de la courbe complète et du dimensionnement du réseau.
Bruit, consommation et commande : les lire dans le bon ordre
Le bruit revendiqué est souvent le premier argument commercial, alors qu’il ne vient qu’après le trajet de l’air. Les quatre chiffres cités ici sont des pressions sonores à trois mètres dans les documents qui précisent la distance. Cette cohérence de distance est rare et utile, mais elle ne rend pas les pièces d’essai identiques ni les supports de pose comparables.
Je cherche d’abord un défaut mécanique si un appareil devient bruyant : façade qui vibre, fixation insuffisante, conduit qui touche une plaque, grille obstruée, clapet qui bat avec le vent. Le bruit de circulation peut augmenter quand le rejet est étranglé. Le bruit d’une unité extérieure concerne un autre appareil, mais le diagnostic reste proche : emplacement, support, circulation d’air et voisinage pèsent autant que la valeur sur la fiche.
La puissance de 8, 9 ou 14 W est une puissance de produit à la condition déclarée. Elle ne devient une consommation annuelle qu’après multiplication par les heures de marche. Un CZ commandé quelques minutes après une douche ne consomme pas comme un EMEP prévu pour pouvoir fonctionner en continu. Un capteur d’humidité peut éviter des marches inutiles, mais il peut aussi maintenir l’appareil plus longtemps si la pièce reste chargée ou si le seuil est réglé très bas.
La commande est donc un choix d’usage, non un bonus automatique. Une marche arrêt est suffisante dans un WC où l’occupant commande l’appareil. Une temporisation évite l’arrêt immédiat après la lumière. Un hygrostat répond à l’humidité, avec le risque de mauvais réglage ou de déclenchements jugés intempestifs. Une détection de présence sert un autre scénario. Je choisis la fonction qui correspond à l’usage réel au lieu d’empiler les options.
- Rejet direct ou très court : le Vortice XEF100 est documenté pour 40 cm au maximum afin de conserver ses caractéristiques.
- Conduit court et tendu : la notice du Silent 100 CZ limite le conduit à 1,5 m et déconseille les virages prononcés.
- Commande choisie : CZ, temporisation, présence ou hygrostat changent le câblage, l’usage et la durée de marche.
- Indice IP lu avec le lieu de pose : IP34, IP45 ou IPX4 ne remplacent ni les volumes ni la notice du modèle exact.
- Entrée d’air vérifiée : un extracteur ne peut évacuer durablement que si l’air de remplacement peut entrer dans la pièce.
Ce que je retiens selon le chantier
Pour un rejet de façade très proche, le Vortice Punto Evo Flexo MEF 100/4 est le plus explicitement documenté pour cette architecture : la limite de 40 cm évite de lui faire jouer un rôle qu’il n’a pas. Son débit maximal, sa pression disponible maximale et son bruit sont publiés avec des unités claires. La version T n’est à retenir que si la post-ventilation correspond au mode de commande prévu.
Pour une extraction commandée avec une donnée acoustique précise, le Silent 100 CZ a un cadre lisible : 95 m³/h à l’ouïe libre, 26,5 dB(A) à trois mètres en champ libre, 8 W, IP45 et conduit limité à 1,5 m. Je ne le bascule pas sur une alimentation permanente : la notice le déconseille explicitement. Si une temporisation ou un hygrostat est nécessaire, je passe à la bonne référence de la gamme plutôt que d’improviser un montage.
Pour une famille de commande large et un rejet direct ou court, l’EMEP 100 permet de choisir standard, minuterie, cordelette, présence ou hygrostat. Sa fiche publie 95 m³/h, 35 Pa, 14 W et 34 dB(A) à trois mètres. Je ne l’achète pas pour la seule mention Long Life : le conduit, la sortie et l’air de remplacement gardent la priorité.
Pour une commande par humidité intégrée, le Quatro 100 H a un positionnement clair. Je vérifie néanmoins son IP34, la plage réelle de réglage, la distance au point d’eau et le trajet de rejet. Faute de pression maximale tabulée, je ne le sélectionne pas pour un réseau long simplement parce que le catalogue montre une courbe.
Dans un appartement déjà équipé d’une ventilation collective ou d’une VMC Aldes EasyHOME, je m’arrête avant de remplacer une bouche par un moteur individuel. Une bouche, un caisson, les entrées d’air et le rejet collectif peuvent être liés. Le symptôme peut venir du réseau, de l’entretien ou du réglage du système existant, pas de la seule façade visible dans la salle d’eau.
FAQ
Quel extracteur est le plus silencieux parmi ces quatre références ?
La fiche du S and P Silent 100 CZ annonce 26,5 dB(A) à trois mètres en champ libre, contre 26,9 pour le Vortice XEF100, 33 pour le Blauberg Quatro 100 H et 34 pour l’Autogyre EMEP 100. Cela compare des mesures de produit, pas le bruit certain dans une salle d’eau donnée.
95 m³/h à 35 Pa signifie-t-il que l’EMEP donne ce débit dans une gaine ?
Non. 95 m³/h est le débit maximal et 35 Pa la pression maximale déclarée, deux extrémités de la courbe de l’appareil. Le débit réel dépend ensuite des coudes, de la longueur, du clapet, de la sortie extérieure et de l’entrée d’air.
Un extracteur de diamètre 100 peut-il remplacer une VMC ?
Pas automatiquement. Un extracteur ponctuel traite une pièce et son rejet. Une VMC organise le renouvellement d’air de plusieurs pièces avec entrées d’air, passages de transfert, bouches et réseau. Le comparatif des VMC aide à distinguer ces architectures.
Pourquoi vérifier l’indice IP si tous ces appareils sont destinés à une salle d’eau ?
L’indice IP34, IP45 ou IPX4 décrit la protection de l’appareil contre l’eau. Il ne décide pas seul du volume de pose, du circuit électrique, du câble ni de la commande. Ces points dépendent de l’emplacement réel et de la notice de la référence complète.
Faut-il prendre un modèle avec hygrostat ?
Un hygrostat est utile si l’humidité est le bon déclencheur pour la pièce. Il faut aussi pouvoir régler son seuil et accepter que le temps de marche varie selon l’humidité. Pour un WC à usage bref, une commande ou une temporisation peut être plus cohérente qu’un capteur d’humidité.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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Sources officielles et références
- 1. Vortice — Punto Evo Flexo
- 2. Axelair — Fiche technique Flexo Evo XEF 100 et 120
- 3. S and P — Fiche technique Silent 100, 200 et 300
- 4. S and P — Notice Silent 100 CZ
- 5. Autogyre — Extracteur EMEP
- 6. Autogyre — Catalogue 2026
- 7. Blauberg — Quatro 100 H
- 8. Blauberg — Fiche technique Quatro
- 9. Légifrance — Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements Officiel
- 10. ADEME — Choisir un système de ventilation Officiel
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