Somfy Tahoma : quels équipements piloter

Théo Desrousseaux 14 min de lecture

Publié le 9 septembre 2026

Somfy Tahoma : quels équipements piloter
Le boîtier domotique TaHoma switch, qui centralise les commandes des équipements compatibles d’un logement.

En bref

  • Le TaHoma switch pilote les équipements compatibles de trois familles radio : io-homecontrol, RTS et Zigbee 3.0, des volets aux portails, en passant par l’éclairage, le chauffage et l’alarme.
  • Le RTS envoie un ordre sans retour d’état ; l’io-homecontrol, bidirectionnel, permet de confirmer la position réelle.
  • L’application gère plusieurs comptes — administrateur, résident, invité — et plusieurs sites depuis la mise à jour 2.4 du 24 mars 2026.
  • Le boîtier seul s’affiche à 149 € sur la boutique officielle du fabricant, hors équipements et hors pose.
  • La compatibilité se vérifie sur la liste officielle du fabricant, référence par référence.

Le TaHoma switch est la box domotique de Somfy qui pilote les équipements compatibles en io-homecontrol, en RTS et en Zigbee 3.0. C’est la réponse courte : elle pilote ce que la liste officielle des compatibilités reconnaît, référence par référence.

Les documents du fabricant citent les volets roulants, les stores, les pergolas, les portes de garage, les portails battants, l’éclairage, les prises, le chauffage et l’alarme de l’écosystème.

La vraie variable n’est pas la famille d’équipement : c’est le protocole radio qui la relie à la box. Entre un ordre simplement transmis et un état réellement remonté, une automatisation ne se construit pas de la même façon.

Voici ce que la box pilote concrètement, ce que chaque protocole change, et les vérifications à mener avant d’acheter le boîtier.

Dans une même maison, des équipements récents cohabitent avec des motorisations plus anciennes, et chacun a ses possibilités de pilotage. La difficulté n’est presque jamais la box : elle est dans ce qui est déjà posé autour, avec ses protocoles et ses commandes propres.

C’est aussi la raison pour laquelle deux installations qui se ressemblent peuvent se comporter différemment : à vocabulaire égal, les protocoles et les motorisations changent tout.

Attention

Le nom TaHoma ne garantit pas la compatibilité à lui seul. Un équipement se contrôle par sa référence exacte dans la liste officielle du fabricant : même famille, même fonction, mais protocole différent — le pilotage ne sera pas le même.

3

familles radio prises en charge : io-homecontrol, RTS et Zigbee 3.0

149 €

prix constaté du boîtier seul sur la boutique officielle du fabricant

3

zones de chauffage suivies avec une PAC Alfea en Zigbee

112 dB

sirène annoncée côté alarme dans l’écosystème

Ce que le TaHoma switch pilote aujourd’hui

Les mises à jour officielles décrivent des familles précises : protection solaire, accès, éclairage et prises, chauffage, alarme. Chaque ligne correspond à des références de produits, pas à des catégories.

La protection solaire regroupe les volets roulants, les stores vénitiens intérieurs et extérieurs, les stores banne, les screens et les pergolas. Chez Teleco, l’orientation des lames d’une pergola est reprise dans le pilotage, en plus de l’ouverture et de l’éclairage.

Illustration du pilotage connecté d’un volet roulant

Pilotage d’un store

Chaque famille de la liste renvoie à des références précises — à vérifier avant tout achat.

Source : Somfy France

La liste distingue aussi les générations : deux équipements d’apparence proche peuvent embarquer des électroniques différentes, sans les fonctions les plus récentes. C’est une raison de vérifier par référence exacte, jamais par ressemblance.

Côté accès, la liste distingue les portes de garage et les portails battants, avec des motorisations nommées. L’éclairage et les prises compatibles se commandent en Zigbee, en io ou en RTS.

Le chauffage entre dans la box par les pompes à chaleur air/eau Alfea d’Atlantic en Zigbee, avec Netatmo parmi les équipements compatibles cités. L’alarme complète l’ensemble avec des équipements dédiés de l’écosystème.

La liste des compatibilités n’est pas figée : elle évolue avec les mises à jour du produit. Un équipement absent d’une version du document peut y apparaître plus tard — raison de plus pour consulter la version en vigueur au moment de l’achat.

Derrière ces familles, la même exigence : référence par référence. Une ligne de catalogue ne dit pas si l’équipement communique, ni ce qu’il remonte.

Un mot de méthode : la liste officielle se lit comme un document de travail, pas comme une brochure. Ce que l’on veut commander — et vérifier — décide de ce qui doit être acheté.

Pour un équipement ancien dont la référence est difficile à retrouver, la liste en vigueur reste la source de référence : elle indique ce qui est pris en charge, pas ce qui se ressemble.

Chaque famille garde ses commandes et ses retours propres. La box centralise ; elle n’uniformise pas ce que les équipements savent faire.

Famille Équipements cités Point de contrôle
Famille Protection solaire Équipements cités Volets roulants, stores vénitiens intérieurs et extérieurs, stores banne, screens, pergolas Teleco. Point de contrôle Le protocole du moteur — io, RTS ou Zigbee — et les fonctions exposées dans l’application.
Famille Accès Équipements cités Portes de garage Rollixo Premium io, Smart io, Serenia io, Optimo RTS ; portails battants Ixengo L3S+ io. Point de contrôle La référence exacte du moteur et le niveau de retour d’état disponible.
Famille Éclairage et prises Équipements cités Éclairages et prises compatibles en Zigbee, io ou RTS. Point de contrôle Le modèle précis de l’appareil, pas seulement le type de produit.
Famille Chauffage Équipements cités PAC air/eau Alfea d’Atlantic en Zigbee ; Netatmo. Point de contrôle L’équipement réellement installé et les fonctions suivies.
Famille Alarme Équipements cités Capteurs d’ouverture IntelliTAG ; sirène de l’écosystème. Point de contrôle L’intégration des accessoires d’alarme avec la box.

Familles et références citées dans les mises à jour officielles du fabricant ; chaque équipement se contrôle avant achat.

io-homecontrol, RTS et Zigbee : trois niveaux de pilotage

Deux équipements peuvent accepter la même box et ne pas offrir le même service. Tout se joue sur le sens de la communication.

io-homecontrol, bidirectionnel

L’io-homecontrol est bidirectionnel : la commande part, et un retour d’état peut revenir. Une automatisation peut donc vérifier une position avant d’agir, au lieu de la supposer.

C’est le protocole qui donne tout son sens à une box : sans état remonté, un scénario ne fait qu’empiler des ordres. Avec un état, il peut décider.

Le bon réflexe, avant de parler protocole, est de lister ce que l’on veut faire : commander à distance, vérifier un état, ou les deux. Une commande seule se contente du matériel en place ; une automatisation qui vérifie réclame un retour d’état.

RTS, une commande sans retour

Le RTS est unidirectionnel. La commande part, mais aucune information ne revient : la box ne peut pas confirmer la position réelle d’un volet, d’un store ou d’un portail.

Le pilotage reste courant sur un parc existant ; il ne fournit simplement pas cette confirmation. Une automatisation écrite sans cette nuance travaille à l’aveugle.

Visuel d’article : moteur tubulaire

Motorisation du volet

Le protocole radio vit ici, pas dans la box.

Source : Somfy France

Un volet RTS ne devient pas io parce qu’une box arrive : le protocole est porté par le moteur. Gagner un retour d’état suppose donc de remplacer la motorisation — un chantier, pas une mise à jour.

Zigbee 3.0 et les réglages fins

Le Zigbee 3.0 ouvre la box aux équipements tiers compatibles, à commencer par l’éclairage. Depuis la mise à jour 1.30 du 15 avril 2025, les moteurs Zigbee acceptent des réglages fins depuis un téléphone en Bluetooth : fin de course, position « my », vitesse nominale et sens d’ouverture.

Ces réglages se font à la mise en service, sur le moteur lui-même. Les confier à l’installateur qui pose le volet évite d’y revenir une fois les coffres refermés.

Une box ne crée aucune fonction : elle reprend celles des équipements et les coordonne. Un moteur sans retour d’état ne deviendra jamais un moteur qui confirme, quelle que soit l’application.

Protocole Sens de la communication Ce que ça change au pilotage
Protocole io-homecontrol Sens de la communication Bidirectionnel : l’ordre part, l’état peut revenir. Ce que ça change au pilotage Une automatisation peut vérifier avant d’agir.
Protocole RTS Sens de la communication Unidirectionnel : l’ordre part, aucun état ne revient. Ce que ça change au pilotage La commande passe, la position réelle n’est pas confirmée.
Protocole Zigbee 3.0 Sens de la communication Échanges avec les équipements compatibles. Ce que ça change au pilotage Ouvre la box aux équipements tiers et aux réglages fins des moteurs Zigbee.

Trois familles radio, trois niveaux d’information remontée vers la box.

Dans un scénario, la nuance devient concrète : fermer les volets suppose de savoir s’ils sont fermés. En io, l’information existe. En RTS, la commande part et le scénario s’arrête là.

Ma règle sur une installation mixte : de l’io dès que plusieurs équipements doivent se coordonner, du RTS pour commander un parc déjà en place, du Zigbee quand l’éclairage tiers entre dans le projet.

Un logement peut mélanger les trois familles sans difficulté : la box gère l’ensemble. L’uniformité reste un confort de maintenance, pas une obligation technique, et un logement étendu se teste sur place plutôt que sur une fiche.

Un logement se vérifie équipement par équipement : c’est plus long une fois, et cela évite de découvrir un appareil absent de la liste une fois tout payé.

Volets, stores et pergolas : la famille la plus large

C’est ici que la box prend le plus de sens au quotidien. Avec l’io-homecontrol, un volet remonte son état : la box peut vérifier qu’il est fermé avant de lancer un scénario.

La fin de course, le sens d’ouverture et la position « my » appartiennent au moteur : ces réglages ne se refont pas depuis l’application sur un moteur qui ne les expose pas.

Moteur tubulaire RS100 io de profil sur fond blanc, tête d’entraînement jaune et corps cylindrique bleu visibles.

Moteur tubulaire

Fin de course et position se règlent ici, pas dans l’application.

Source : Somfy France

Sur une maison complète, la cohérence paie : grouper les volets d’un même étage, prévoir les positions d’été et d’hiver, documenter ce qui est piloté et ce qui ne l’est pas.

Avec le RTS, la commande part sans confirmation. Les automatisations restent possibles, mais elles ne doivent jamais supposer une position qu’aucun retour n’a confirmée.

Sur une installation RTS, un scénario de fermeture générale envoie les ordres sans confirmation. C’est le fonctionnement du protocole, et c’est ce qu’il faut intégrer avant de régler les automatisations.

Sur un logement complet, la cohérence entre les volets se fait vite sentir : mêmes commandes, mêmes positions, mêmes possibilités selon le protocole.

Un store ou une pergola ne se pilote pas comme un volet roulant : les ordres disponibles et les positions diffèrent selon la référence. La liste officielle du fabricant donne ce détail, produit par produit.

Sur un store banne ou un écran, les commandes ressemblent à celles d’un volet : monter, descendre, s’arrêter, revenir à une position enregistrée selon le moteur. La box reprend ce que chaque référence expose — elle n’invente pas les fonctions absentes.

Le choix du moteur — couple, tube, coffre, filaire ou radio — est un autre sujet, détaillé dans mon retour sur les volets roulants Somfy. Les ordres de grandeur de budget se lisent dans les prix d’une motorisation de volet roulant.

Un scénario reste un confort : il ne remplace pas un bouton mural bien placé, ni une télécommande qui fonctionne même quand le réseau ne répond pas.

Portails et portes de garage : l’accès ne dépend pas de la box

Les mises à jour citent des portes de garageRollixo Premium io, Smart io, Serenia io, Optimo RTS — et des portails battants comme l’Ixengo L3S+ io.

Un portail et une porte de garage ne se commandent pas comme un volet : la commande est une impulsion, et le mouvement engage des sécurités. La liste officielle cite ici des motorisations précises — c’est à ce niveau de détail que se joue la vérification.

Sur un accès, je refuse qu’une box soit le seul chemin : télécommande et déverrouillage manuel restent en service. Une panne de réseau, un téléphone déchargé ou un remplacement de box ne doivent pas bloquer une entrée.

Pour un portail coulissant, le choix du moteur, des cellules et du feu se prépare avant la domotique : c’est le sujet du comparatif des moteurs de portail coulissant Somfy.

Pour une porte de garage déjà motorisée, une commande connectée peut s’ajouter sans changer la motorisation : le guide pour domotiser une porte de garage existante détaille le principe du contact sec et du retour d’état.

Quel que soit le montage, les sécurités du moteur — cellules, arrêt sur obstacle — restent la référence. La box transmet une commande ; elle ne sécurise pas à la place du moteur.

Changer de box ne change pas le moteur, et changer de moteur ne rend pas la box compatible pour autant. Les deux se vérifient séparément, à partir de la même liste officielle.

Pour l’accès, il reste utile de prévoir le cas où le réseau tombe : savoir ouvrir sans téléphone fait partie des vérifications de mise en service, au même titre que le réglage des fins de course.

Chauffage, éclairage, prises : les usages qui se greffent

Le chauffage rejoint la box avec les PAC air/eau Alfea d’Atlantic en Zigbee, jusqu’à 3 zones, avec un suivi de température et de consommation.

Trois zones couvrent un découpage courant : jour, nuit, étage. Chaque secteur se suit séparément, avec sa température et sa consommation — une lecture par usage, utile avant de toucher aux réglages de la PAC.

L’éclairage et les prises compatibles complètent l’ensemble en Zigbee, io ou RTS. Ces références s’intègrent aux mêmes automatisations que les volets et les portes, selon ce que chaque modèle expose.

Commencer par un usage, pas par un catalogue : un chauffage qui se suit, un éclairage qui s’associe à l’ouverture du portail, une prise qui se coupe à distance. Chaque ajout se vérifie avant de passer au suivant.

Un logement déjà équipé en éclairage connecté se vérifie avant d’étendre : toutes les marques ne figurent pas sur la liste, et une passerelle dédiée peut rester nécessaire.

Chaque famille a son temps d’installation : motoriser un volet n’a rien d’un branchement de prise, et l’éclairage se prête mieux à un premier essai.

Le budget ne s’arrête pas au boîtier : modules, prises et éclairages s’ajoutent vite. Le prix d’une maison connectée donne un cadre d’ensemble avant d’équiper une pièce entière.

Alarme : ce que l’écosystème ajoute

Côté alarme, l’écosystème Somfy s’appuie sur des capteurs d’ouverture IntelliTAG et une sirène annoncée jusqu’à 112 dB. Le comparatif des alarmes maison Somfy détaille la gamme et ses usages.

La box change la consultation des états et l’association aux autres équipements. Elle ne remplace ni les détecteurs, ni la sirène, ni la logique de détection — c’est là que se joue une protection.

Une alarme se construit d’abord autour de ses détecteurs et de leur signalisation. La box y ajoute une lecture centralisée et des associations avec le reste de la maison — utile au quotidien, mais ce n’est pas ce qui décide de la protection.

Les capteurs IntelliTAG et la sirène gardent leur rôle propre : la box ne les transforme pas, elle les réunit.

Application, comptes et intégrations tierces

L’application gère plusieurs profils : administrateur, résident et invité. La mise à jour 2.4 du 24 mars 2026 installe cette gestion multi-utilisateurs, ajoute la compatibilité avec le Philips Hue Bridge Pro et retravaille la gestion multi-sites.

Ces niveaux de droits servent aux foyers où plusieurs personnes commandent les équipements sans forcément modifier les réglages. Le multi-sites permet, lui, de garder plusieurs adresses sur un même compte.

Un seul système doit rester le point de référence : multiplier les passerelles complique le diagnostic quand une commande ne part plus. Je préfère un pilotage principal clair, et des intégrations en complément.

Les évolutions de l’application vont dans un sens clair : plus de comptes, plus de sites, plus de ponts vers les autres écosystèmes. Le pilotage s’organise, il ne s’invente pas.

Côté intégrations, SmartThings reprend les moteurs Zigbee, io et RTS de protection solaire, les éclairages et les prises — les moteurs d’accès io et RTS ont été ajoutés à partir de début 2025. Les systèmes Crestron, Elan et Control4 prennent en charge les moteurs RTS et Zigbee.

Ces intégrations servent surtout à faire dialoguer deux mondes : garder le pilotage natif de ce qui dépend de Somfy, et retrouver certains équipements dans un écosystème plus large. Elles ne fusionnent pas les systèmes, elles les font coexister.

Dans un logement grand ou découpé, la portée radio compte autant que la box : le guide Zigbee avec Home Assistant explique comment les équipements sur secteur renforcent un maillage.

Vérifier la compatibilité avant d’acheter

La compatibilité ne se devine pas : elle se lit dans la liste officielle des compatibilités du fabricant. La famille radio et la référence exacte comptent toutes les deux.

La méthode tient en cinq gestes, du protocole de l’équipement jusqu’au prix affiché du boîtier.

Relever le protocole

Identifier si l’équipement existant communique en io-homecontrol, en RTS ou en Zigbee 3.0 : c’est lui qui décide de ce que la box pourra remonter.

Chercher la référence exacte

Comparer la référence de l’équipement à la liste officielle du fabricant, et pas seulement le nom de la gamme ou de la marque.

Qualifier le pilotage attendu

Séparer une commande simple d’un retour d’état : l’io confirme, le RTS non.

Confirmer les fonctions

Vérifier que la fonction visée — position, orientation des lames, zone de chauffage — est bien prise en charge pour cette référence.

Relire la fiche du boîtier

Contrôler la référence du boîtier et le prix affiché sur la boutique officielle avant de commander le reste.

Retour de chantier

Sur une rénovation, je relève d’abord le protocole des équipements en place, avant même de parler de box. C’est lui qui décide de ce que le pilotage pourra confirmer, pas l’étiquette de la marque.

Le boîtier seul s’affiche à 149 € sur la boutique officielle du fabricant, hors équipements et hors pose. Ce prix constaté en ligne est à revérifier avant achat.

Avant de commander, la bonne question n’est pas la marque de la box, mais la liste réelle des équipements déjà installés — et ce que l’on veut pouvoir confirmer, pas seulement commander.

La vérification se rejoue à chaque nouvel équipement, avec les mêmes questions : protocole, référence, fonctions attendues. C’est plus rapide la deuxième fois, et cela évite de collectionner des appareils qui ne se parlent pas.

La liste officielle et la notice du moteur méritent le même dossier que les factures : c’est ce qui permet de retrouver une référence quand un réglage doit être repris.

La même vérification sert deux fois : avant d’acheter la box, et avant d’acheter un équipement. Un projet se construit dans un ordre simple : l’existant d’abord, les ajouts ensuite.

Avant de payer, une question simple : que doit-il se passer si l’équipement n’obéit pas ? La réponse évite d’automatiser ce qui doit rester manuel.

Sécurité : un objet connecté de plus

Une box domotique est un objet connecté de plus, avec un compte, une application et des mises à jour à suivre. Le guide de l’ANSSI publié le 27 août 2021 recommande de conduire une analyse par scénarios d’attaque, puis de remédier aux risques identifiés Recommandation ANSSI .

La CNIL rappelle de son côté que ces objets génèrent des données à protéger, et publie des conseils dédiés à leur sécurisation.

En pratique, l’essentiel tient en trois gestes : un mot de passe unique, des mises à jour appliquées sur le boîtier et l’application, et des droits limités pour les invités. Les profils de compte servent à cadrer ce dernier point.

Le compte utilisateur compte autant que le boîtier : des droits par profil, une revue des appareils connectés et des mises à jour suivies font partie de l’entretien courant. Et une box se met à jour comme un téléphone, pas comme un interrupteur.

Ces recommandations concernent tous les objets connectés de la maison, pas seulement la box : caméra, serrure et prises comptent dans le même bilan.

Un pilotage centralisé reste un outil de confort et de coordination : il complète les commandes directes, il ne les remplace pas.

Quels équipements peut piloter une box TaHoma switch ?

Elle pilote les équipements compatibles de trois familles radio : io-homecontrol, RTS et Zigbee 3.0. Cela couvre les volets, stores, pergolas, portes de garage, portails, éclairages, prises, le chauffage et l’alarme — à condition que la référence exacte figure sur la liste officielle du fabricant.

Quelle différence entre io-homecontrol et RTS sur TaHoma ?

L’io-homecontrol est bidirectionnel : la box peut remonter un état. Le RTS est unidirectionnel : il envoie l’ordre sans retour d’état. Pour une automatisation qui doit savoir si un volet est fermé, l’io est le bon choix ; le RTS convient à la commande d’un parc existant.

Le TaHoma switch pilote-t-il les prises et éclairages connectés ?

Oui, pour les références compatibles en Zigbee, io ou RTS. La compatibilité se lit modèle par modèle : le guide des prises connectées aide à faire le tri côté prises et USB-C.

Faut-il un compte par personne dans l’application TaHoma ?

L’application gère plusieurs profils — administrateur, résident et invité — depuis la mise à jour 2.4 du 24 mars 2026. C’est le moyen de laisser quelqu’un commander les équipements sans lui ouvrir les réglages du compte principal.

Combien coûte le TaHoma switch ?

Le boîtier seul s’affiche à 149 € sur la boutique officielle du fabricant, hors équipements et hors pose. Le prix est à revérifier avant achat, comme tout tarif affiché en ligne.

Peut-on piloter un portail ou une porte de garage avec TaHoma ?

Oui, pour les motorisations compatibles citées par les mises à jour, en io ou en RTS. Je garde toujours une télécommande et un déverrouillage manuel accessibles : un accès ne doit pas dépendre d’une seule commande.

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.

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