Étape 1
Qualifier le bâtiment avant le produit
Je distingue les logements collectifs, bureaux, hôtels, ERP, cuisines, ateliers et locaux techniques. Une même référence ne répond pas aux mêmes contraintes dans chacun de ces lieux.
Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)
Photo : VIM — KSEF ECOWATT En bref
Quand on me demande si VIM est une bonne marque de ventilation, je commence par recadrer le sujet. VIM ne se compare pas d’abord à un kit de VMC simple flux vendu pour une maison individuelle. Son catalogue vise les professionnels du génie climatique et du BTP, avec des applications en habitat collectif, tertiaire, industrie, restauration et parking couvert. La présentation de VIM le dit explicitement.
La bonne question n’est donc pas « quel caisson VIM choisir ? ». Dans un immeuble, un hôtel, un bureau ou une cuisine professionnelle, le caisson n’est qu’un élément d’un système : prise et rejet d’air, réseau, bouches ou diffuseurs, registres, régulation, alimentation, accessibilité, mise en service et maintenance. La référence correcte dépend de cette chaîne entière.
Je ne publie pas ici d’avis étoilé. Je n’ai pas posé ni mesuré toutes les familles VIM sur des projets comparables. Ce guide sert à situer la marque, à comprendre ce qu’elle fabrique et à éviter une sélection de matériel déconnectée du bâtiment.
300
salariés en France annoncés par VIM
> 75 %
de produits de fabrication française déclarés par VIM
> 4 000
références annoncées pour la commande en ligne
6
familles visibles : ventilation, incendie, traitement d’air, diffusion, distribution et captation
VIM est implantée en France, mais il faut éviter de transformer cette réalité en formule vague. La page « chiffres clés » de l’entreprise indique que VIM est une filiale du groupe international Soler et Palau Ventilation Group. Elle indique aussi que le siège, la production, la R et D, le stockage, la logistique, l’administration des ventes et le SAV sont situés en Nouvelle-Aquitaine, dans les Deux-Sèvres.
VIM annonce plus de 75 % de produits de fabrication française et plus de 96 % de produits européens. Ce sont des données déclaratives du fabricant, pas un audit indépendant produit par produit. Je les lis comme un indice utile sur l’implantation industrielle, jamais comme la preuve que chaque référence, chaque moteur ou chaque accessoire est fabriqué au même endroit.
La page consacrée aux moyens de production décrit une unité française qui assemble notamment conduits, accessoires, ventilateurs, caissons et centrales. Elle précise également que VIM s’approvisionne en produits de série auprès des usines du groupe, de sous-traitants et de fournisseurs complémentaires. C’est exactement le niveau de nuance à garder dans un CCTP ou un devis : fabrication française majoritaire déclarée ne veut pas dire origine française automatique pour chaque composant.
Info
Pour une exigence d’origine, de disponibilité ou de délai, je demande la référence exacte, son lieu de fabrication si ce point est contractuel, puis l’engagement écrit du fournisseur. Le nom de la marque ne suffit pas.
VIM dispose d’un autre signal utile pour un projet professionnel : le site propose des contacts commerciaux par département. La liste couvre notamment les Yvelines, Paris et les départements voisins. Cela ne remplace ni le bureau d’études ni l’installateur, mais cela permet d’identifier un interlocuteur avant de figer une solution dont la configuration nécessite conseil, documents ou mise en service.
Pour une maison, le comparatif des VMC reste le point de départ le plus lisible. Il traite des systèmes résidentiels usuels et de leur coût global. VIM intervient sur une autre échelle dès que le réseau dessert plusieurs logements, plusieurs zones ou un établissement avec contraintes d’exploitation.
Avant de comparer ces familles, je vérifie les bases d’un projet d’installation de VMC : cheminement de l’air, réseau, raccordements, rejet, accès d’entretien et alimentation. Ces bases restent utiles sur une petite installation ; dans le collectif et le tertiaire, elles sont reprises avec des débits, des exigences et des responsabilités d’exploitation plus complexes.
En habitat collectif, la page application VIM distingue le neuf et la réhabilitation, avec VMC simple flux autoréglable ou hygroréglable, VMC gaz, double flux centralisée ou individualisée, puis ventilation mécanique basse pression ou répartie selon les cas. Cette diversité ne laisse aucune place à une transposition rapide depuis une maison : le réseau collectif, le risque de transmission de bruit et les exigences incendie changent les choix.
L’arrêté du 24 mars 1982 sur l’aération des logements fixe une logique claire : l’air entre principalement dans les pièces principales et sort dans les pièces de service. En installation collective, si une pièce de service possède une sortie mécanique, les autres pièces de service doivent aussi en disposer. Une bouche, un caisson ou une entrée d’air ne s’achètent donc pas isolément : ils participent à un parcours d’air réglementé.
En tertiaire, la première distinction est celle du local. Bureaux, hôtel, commerce, salle de réunion, restaurant, atelier, local électrique ou cuisine professionnelle n’ont ni le même usage ni les mêmes émissions. La page tertiaire VIM sépare ventilation mono ou multizone, double flux centralisée ou décentralisée, modulation liée à l’occupation et traitement d’air.
Je ne dimensionne pas un local de travail à l’œil. L’INRS rappelle que la réglementation distingue locaux à pollution non spécifique et spécifique. Lorsque l’air neuf est requis, son débit se détermine selon l’usage, l’occupation et les polluants. Dans un local à pollution spécifique, la prévention commence par la suppression ou le captage à la source ; la ventilation générale n’est pas une permission de diluer n’importe quelle émission.
| Contexte | Ce que VIM met en avant | Ce que je vérifie avant la référence |
|---|---|---|
| Contexte Habitat collectif | Ce que VIM met en avant VMC simple ou double flux, bouches, entrées d’air, caissons, réseaux et désenfumage selon bâtiment | Ce que je vérifie avant la référence Type de bâtiment, réseau existant, débits, sécurité incendie, acoustique, accès toiture ou local technique |
| Contexte Bureaux et enseignement | Ce que VIM met en avant Simple flux, double flux, VAV ou CAV, modulation CO2 ou présence, diffusion et registres | Ce que je vérifie avant la référence Occupation réelle, zonage, consignes, exploitation, réglage, accès filtres et interfaces de supervision |
| Contexte Hôtel et restauration | Ce que VIM met en avant Bouches dédiées, extraction, CTA, régulation, hottes, captation et désenfumage selon zones | Ce que je vérifie avant la référence Séparation des flux, charges grasses ou humides, contraintes feu, nettoyage et continuité de service |
| Contexte Local technique ou atelier | Ce que VIM met en avant Ventilateurs techniques, caissons, matériels ATEX ou anticorrosion suivant l’application | Ce que je vérifie avant la référence Nature des émissions, captage à la source, température, corrosion, alimentation et maintenance sécurisée |
Le bon produit VIM se choisit à partir du local et du système complet, pas à partir d’une marque seule.
Le catalogue VIM ne se limite pas aux ventilateurs. La rubrique ventilation et QAI rassemble des caissons d’extraction ou d’insufflation, ventilateurs en ligne, tourelles, purificateurs, gestion de la qualité d’air intérieur, capteurs et ventilateurs techniques. À côté, les rubriques diffusion et distribution apportent bouches, entrées d’air, grilles, diffuseurs, conduits, accessoires, registres, silencieux et manchettes.
Cette largeur de gamme est intéressante uniquement si elle est exploitée proprement. Un projet gagne en cohérence quand le constructeur documente les compatibilités aérauliques et les accessoires du réseau. Il peut au contraire devenir opaque si l’on substitue une pièce par une autre parce que le diamètre paraît identique. Une adaptation mécanique ne suffit pas à rendre deux systèmes aérauliquement équivalents.
Le KSEF ECOWATT illustre le positionnement de VIM en tertiaire. Selon sa fiche fabricant, ce caisson peut servir à l’introduction d’air neuf filtré non traité ou à l’extraction d’air vicié, selon version, modules et régulation. La fiche annonce une plage de 500 à 20 000 m³/h, sept tailles, puis des modes CAV, VAV ou pression constante avec régulateur RMEC selon configuration.
Ces valeurs ne permettent pas de choisir une taille depuis un catalogue. Elles encadrent une famille. Je dois connaître le débit de chaque zone, les pertes de charge, la position du caisson, le niveau sonore admissible, les filtres, le rejet, la place de maintenance et le pilotage attendu. Dans un faux plafond impossible à ouvrir ou un local technique sans accès filtre, une référence techniquement capable devient une mauvaise référence d’exploitation.
La fiche KSEF prévoit des modules de filtration et un module acoustique en option. C’est utile, mais je ne considère jamais « filtre » ou « silencieux » comme une case cochée. Je contrôle la classe, la surface filtrante, les pertes de charge propres et encrassées, le signal d’alarme, l’accès, la fréquence d’intervention et l’évacuation du condensat si le montage le demande.
Dans les bâtiments tertiaires, les bouches ALIZE HYGRO TERTIAIRE montrent que VIM propose aussi les terminaux de petits débits. La fiche les destine, selon les versions, aux cuisines, salles de bains d’hôtel et WC. Elle mentionne une plage de pression de 80 à 160 Pa et des références qui peuvent faire varier le débit avec l’humidité, une temporisation ou une détection de présence.
Cette précision ne doit pas être convertie en conseil universel. Une bouche hygroréglable n’est pas un accessoire interchangeable qu’on visse sur n’importe quelle gaine. Elle se choisit avec la pression disponible, la pièce, le caisson, le réseau et le système de régulation. Pour un logement individuel, les principes restent différents : le comparatif VMC hygro A ou hygro B aide à distinguer les bouches, les entrées d’air et le caisson, mais il ne dimensionne pas un projet collectif ou hôtelier.
La gamme AJUST’AIR regroupe des systèmes de ventilation modulée pour le tertiaire. VIM les décrit comme des systèmes complets pouvant être pilotés par CO2, présence ou humidité. Une sonde CO2 peut faire varier la vitesse du ventilateur ou l’ouverture de registres motorisés ; un détecteur de présence peut commander un fonctionnement multivitesse ou deux positions selon la configuration.
Le point important est le mot « système ». Le capteur ne mesure pas à lui seul la qualité d’une installation. Il faut définir l’emplacement, la consigne, le nombre de zones, le type d’actionneur, le comportement en défaut, le paramétrage et la réception. Un capteur trop proche d’une bouche, dans un couloir ou au-dessus d’une source ponctuelle ne décrit pas forcément la zone qu’il est censé piloter.
VIM propose également des registres RESS, RESD et RESF pour le VAV ou le CAV. La fiche décrit un régulateur de pression différentielle, une plage de débit réglable et, selon version, des communications Modbus RTU ou BACnet MS/TP. Ce type de matériel a sa place dans un projet conçu et commissionné. Je ne le prescris pas pour « rendre une ventilation intelligente » sans schéma de régulation, adressage et responsabilité claire sur la mise au point.
VIM commercialise des matériels de désenfumage et de compartimentage, en plus de la ventilation de confort. C’est un point décisif : un ventilateur de confort et un ventilateur de désenfumage ne se substituent jamais l’un à l’autre parce qu’ils se ressemblent ou parce qu’ils sont raccordés au même type de conduit.
Le JBRB ECOWATT MA est présenté par VIM comme un caisson d’extraction C4 non régulé, agréé 400 °C pendant une demi-heure dans la catégorie indiquée par le fabricant. Sa fiche le rattache notamment à la VMC et à la reprise d’air de locaux tertiaires ainsi qu’à l’extraction en cuisine professionnelle. Elle détaille aussi ses configurations, son alimentation mono ou triphasée selon modèle et son accès de maintenance.
Dans le collectif ou un ERP, je ne transforme pas cette fiche commerciale en validation de projet. Les exigences de sécurité incendie résultent du bâtiment, de sa catégorie, de l’installation, des volets, du relayage, des conduits et des textes applicables. La documentation VIM peut aider à repérer une famille certifiée, mais la sélection doit être reprise dans le dossier de conception et contrôlée à la réception.
Le réseau ne désigne pas seulement les gaines. Dans un projet VIM, il recouvre aussi la disponibilité de la documentation, des fichiers CAD ou BIM, des contacts commerciaux par département, des services de mise en service et du SAV. Pour un caisson techniquement évolué, ces éléments comptent presque autant que le débit maximal imprimé sur une fiche.
VIM met en ligne une documentation organisée par familles : caractéristiques, notices, données techniques, certificats, déclarations, avis techniques lorsqu’ils existent, textes de prescription et documents commerciaux. Je regarde ces documents avant la commande. Ils permettent de vérifier une version, une dimension, une alimentation, un accessoire, une exigence de pose ou un éclaté de pièces sans extrapoler depuis une photo.
La disponibilité annoncée doit rester attachée à une référence et à une date. VIM indique plus de 4 000 références pour la commande en ligne avec livraison annoncée sous 24 ou 48 heures sur sa page « chiffres clés ». Cette donnée ne signifie pas que chaque configuration, accessoire ou produit sur mesure est stocké. Pour une rénovation, je ne dépose pas un ancien caisson tant que la référence de remplacement, les raccords, les délais et les éventuelles pièces de transition ne sont pas confirmés.
Le besoin de pièces détachées mérite la même rigueur. Dans les installations de grande taille, la plaque signalétique, le code produit, le moteur, le variateur, le filtre et le schéma de raccordement doivent être relevés avant toute commande. Je ne commande pas un « moteur VMC VIM » ou un « caisson équivalent » sans ces éléments : les dimensions, l’alimentation et la régulation peuvent tout changer.
VIM est cohérent quand le projet demande une offre large, des composants de réseau, de la régulation ou des solutions adaptées au collectif et au tertiaire. Il n’est pas nécessairement le choix le plus simple pour chaque maison : un caisson compact résidentiel peut répondre au besoin plus directement. L’article VMC Aldes EasyHOME : avis et le comparatif Aldes ou Atlantic restent plus proches d’un projet de logement individuel courant.
Je commence donc par écrire le besoin avant le nom de la marque. Pour un immeuble collectif, cela veut dire réseau existant ou neuf, colonne, bouches, entrées d’air, pression, acoustique, sécurité incendie, accès toiture, énergie et maintenance. Pour du tertiaire, j’ajoute l’occupation, le découpage en zones, les émissions, les capteurs, la supervision et le calendrier d’exploitation.
Étape 1
Qualifier le bâtiment avant le produit
Je distingue les logements collectifs, bureaux, hôtels, ERP, cuisines, ateliers et locaux techniques. Une même référence ne répond pas aux mêmes contraintes dans chacun de ces lieux.
Étape 2
Faire calculer le réseau complet
Je fais établir débits, pertes de charge, pression, implantation, rejet, acoustique et alimentation. Le débit maximal d’un caisson n’est pas un calcul de réseau.
Étape 3
Choisir la famille VIM adaptée
Caisson, bouche, registre, CTA, ventilateur C4 ou capteur sont choisis avec l’application documentée par VIM, pas par leur forme ou leur diamètre seul.
Étape 4
Documenter la maintenance avant la pose
Je vérifie l’accès aux filtres, au moteur, aux réglages et aux organes de sécurité avant fermeture des plafonds ou livraison du local technique.
Étape 5
Réceptionner avec des mesures
Je prévois relevés de débit et pression, test des commandes, contrôle du bruit, repérage des organes et transmission des références utiles à l’exploitant.
Un projet qui exige du double flux centralisé mérite aussi de séparer les marchés. Le comparatif Zehnder, Aldes et Brink examine des références résidentielles distinctes ; VIM propose pour sa part des CTA et des solutions tertiaires dont les contraintes d’implantation et d’exploitation sont différentes. Comparer uniquement un rendement brochure n’a pas de sens si les débits, les filtres, les réseaux, les surfaces disponibles et la maintenance ne sont pas au même niveau.
Je suis tout aussi prudent avec le bruit. Un caisson ou un registre ne se juge pas seulement sur une valeur isolée. Il faut connaître le débit réel, la pression, la vitesse d’air, les manchettes, les silencieux, la structure, la grille et le local receveur. Les mécanismes sont proches de ceux détaillés dans le guide sur le bruit des équipements techniques et le voisinage : le montage et le contexte de mesure comptent autant que le chiffre affiché.
VIM est une marque pertinente pour un projet professionnel documenté, notamment en collectif et en tertiaire, grâce à une gamme qui va du terminal au caisson, au réseau et à la régulation. Je ne la choisis pas sur une promesse générale de marque : je valide la référence, le calcul de réseau, les documents, l’accès de maintenance et les exigences applicables avant commande.
VIM déclare une fabrication française supérieure à 75 % de ses produits et une production implantée dans les Deux-Sèvres. Elle précise aussi appartenir au groupe international Soler et Palau et s’approvisionner auprès du groupe, de sous-traitants et fournisseurs. Pour une origine contractuelle, je demande la preuve sur la référence exacte.
Certaines familles VIM peuvent techniquement répondre à des besoins résidentiels, mais la marque se positionne surtout sur le collectif, le tertiaire et les projets professionnels. Pour une maison, je commence par le système de ventilation requis, le réseau possible et l’entretien, puis je compare des références réellement adaptées au logement.
La gamme couvre notamment ventilation, qualité d’air intérieur, sécurité incendie, traitement d’air, diffusion, distribution et captation. On y trouve caissons, CTA, bouches, entrées d’air, grilles, conduits, registres, capteurs, silencieux et matériels de désenfumage. Une gamme large ne dispense jamais de choisir chaque élément comme partie d’un système.
Non. Le caisson doit être cohérent avec les débits, prises et rejets d’air, réseau, terminaux, filtration, régulation et maintenance. Dans les locaux à pollution spécifique, l’INRS rappelle que la prévention doit privilégier la suppression ou le captage à la source avant de compter sur la ventilation générale.
AJUST’AIR désigne des systèmes de ventilation modulée pour le tertiaire, avec pilotage possible par CO2, présence ou humidité selon les versions. Son intérêt dépend du zonage, de l’emplacement des capteurs, du paramétrage et des organes réellement commandés. Je ne le considère pas comme une option automatique.
Pas sur le seul critère du diamètre ou du débit annoncé. Je vérifie les courbes aérauliques, pertes de charge, pression, dimensions, alimentation, régulation, certificats et raccordements. Sur un réseau collectif, une substitution peut modifier l’équilibre global et les exigences de sécurité.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)
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