VMC : consommation électrique réelle par marque
Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)
Photo : Atlantic — Autocosy iH Flex En bref
- Une puissance en watts n'est comparable que si le débit, la pression et le mode de régulation sont identifiés.
- La donnée W-Th-C d'une VMC hygroréglable décrit un cas conventionnel de système, pas la puissance instantanée maximale du moteur.
- Un moteur EC à vitesse variable peut réduire son appel de puissance à charge partielle, mais ne dispense ni du bon réseau ni de la réception des débits.
- Pour chiffrer une facture, je pars des kWh réellement mesurés ou de la consommation annuelle réglementaire du modèle, puis j'applique le prix du contrat.
Une VMC tourne longtemps. Cela ne permet pas de conclure qu’une marque « consomme peu » à partir du logo du caisson ou d’un wattage trouvé sur une fiche magasin. Je compare une référence, son débit, la pression de son réseau, son mode de commande et la méthode de mesure de la donnée annoncée.
Le résultat peut être contre-intuitif. Un groupe capable d’atteindre 87 W ne consomme pas nécessairement 87 W en continu. À l’inverse, un modèle annoncé à faible puissance sur une configuration T4 ne donne aucune garantie si le logement, le réseau et les bouches ne correspondent pas au cas déclaré. J’explique ici ce qui se compare réellement entre Aldes, Atlantic, Aereco et Soler et Palau Unelvent, sans fabriquer de facture annuelle.
15 W-Th-C
seuil de caisson basse consommation en T4, 1 salle de bain et 1 WC dans la fiche ministérielle BAR-TH-127
7 W
consommation moyenne journalière F4 publiée par Aldes pour EasyHOME SensAIR, à distinguer de ses 87 W maximum
5,4 W-Th-C
valeur « à partir de » publiée pour S et P OZEO ECOWATT HB, donc non généralisable à toutes les configurations
8 760 h
durée annuelle conventionnelle retenue dans le règlement européen pour le calcul des indicateurs de ventilation
Le mot « consommation » cache quatre données différentes
Je commence par écarter une erreur courante : puissance et énergie ne sont pas synonymes. La puissance, exprimée en W, décrit l’appel électrique à un instant ou dans une condition définie. L’énergie, exprimée en kWh, additionne cette puissance dans le temps. Une VMC à 20 W constants pendant 8 760 heures représenterait 175,2 kWh sur une année ; cette multiplication est exacte, mais l’hypothèse de 20 W constants ne l’est presque jamais pour un système modulé.
Le règlement européen 1254/2014 distingue justement la puissance électrique absorbée au débit maximal, le débit de référence, la différence de pression de référence, le SPI et la consommation électrique annuelle. Son calcul réglementaire utilise 8 760 heures annuelles, mais il ne transforme pas cette convention en relevé de votre compteur. Pour comparer deux étiquettes ou deux fiches ErP, je garde le même indicateur ; pour estimer une facture, je préfère le kWh annuel déclaré pour la référence ou une mesure réelle.
| Donnée lue | Ce qu’elle décrit | Ce que je refuse d’en déduire |
|---|---|---|
| Donnée lue Puissance maximale en W | Ce qu’elle décrit L’appel possible du caisson dans la condition définie par le fabricant | Ce que je refuse d’en déduire La puissance moyenne annuelle ni le coût annuel de l'installation |
| Donnée lue Puissance électrique absorbée pondérée W-Th-C | Ce qu’elle décrit Une valeur conventionnelle associée à une configuration et à un système hygroréglable | Ce que je refuse d’en déduire La consommation instantanée de chaque vitesse ou de chaque logement |
| Donnée lue SPI en W par m³/h | Ce qu’elle décrit La puissance spécifique au point de référence d’une unité ventilée | Ce que je refuse d’en déduire Le kWh annuel sans le protocole qui accompagne la fiche |
| Donnée lue AEC en kWh par an | Ce qu’elle décrit Un résultat annuel réglementaire pour un modèle et un climat définis | Ce que je refuse d’en déduire La facture du foyer, qui dépend aussi du contrat et de l’usage réel |
| Donnée lue SEC en kWh par m² et par an | Ce qu’elle décrit Un indicateur d’étiquetage intégrant les conventions du règlement | Ce que je refuse d’en déduire La seule électricité du moteur ou le rendement du réseau posé |
Les unités ne répondent pas à la même question. Les mettre dans une seule colonne « conso » crée une comparaison trompeuse.
La fiche ministérielle BAR-TH-127 donne une frontière utile pour les installations individuelles : un caisson hygroréglable est qualifié de basse consommation à 15 W-Th-C ou moins dans une configuration T4 avec une salle de bain et un WC. La même fiche exige qu’un système soit composé du caisson, des gaines, des bouches et, selon le type, des entrées d’air. Je n’applique donc pas ce seuil à un caisson seul vendu sans son système.
Cette distinction rejoint le guide Hygro A ou Hygro B. Un hygro A module les bouches d’extraction ; un hygro B associe cette modulation aux entrées d’air. Les débits qui traversent le groupe et les pertes de chauffage évitées ne suivent pas la même logique entre ces deux systèmes. Une comparaison valable doit garder cette ligne de séparation.
Marque, architecture et réseau : ce qui change la puissance appelée
Le débit demandé est le premier facteur. Un ventilateur n’a pas un seul état électrique : son point de fonctionnement résulte de l’intersection entre sa courbe et la résistance du réseau. Un conduit long, des coudes, un rejet, des bouches, une réduction ou un filtre ajoutent une perte de charge. Le fabricant ebm-papst rappelle que les courbes aérauliques placent le débit en abscisse et la pression statique en ordonnée, et que la puissance suit la troisième loi des ventilateurs avec la vitesse. Je ne transpose pas cette loi comme une promesse de gain sur une VMC donnée : elle explique pourquoi un relevé à vitesse maximale est insuffisant.
La régulation compte autant que le moteur. Une VMC autoréglable garde un débit choisi, tandis qu’une hygroréglable réduit ou augmente certains débits selon les organes qui la composent. L’ADEME présente ces systèmes comme des moyens d’adapter le renouvellement d’air aux conditions du logement ; elle ne dit pas qu’un nom de marque suffit à prévoir les kWh. Une bouche encrassée, une entrée d’air condamnée ou une gaine écrasée ne deviennent pas acceptables parce que le moteur est moderne.
Le caisson représenté ici illustre une autre limite des comparatifs de marque. Atlantic décrit l’Autocosy iH Flex comme une VMC simple flux autoréglable avec un dispositif de détection des pics d’humidité et un boost automatique. C’est une fonction de commande, pas une indication suffisante de wattage annuel. Avant de remplacer un groupe, je contrôle les bouches, les conduits et les entrées d’air en suivant le guide de compatibilité des bouches VMC ; un piquage compatible mécaniquement ne garantit ni le débit ni le bruit attendus.
Trois questions qui évitent un comparatif de marque vide
Quand une fiche donne une puissance, je demande d’abord à quel débit elle correspond. La valeur de 100 W du DOMEO 210 RD est publiée au débit maximal de 240 m³/h. Elle n’est donc pas l’équivalent de sa consommation annuelle de 328 kWh en climat moyen, calculée selon la méthode ErP. De même, les 87 W maximum du SensAIR ne doivent pas être rapprochés sans précaution des 7 W de consommation moyenne journalière F4 figurant dans la même fiche Aldes.
Je demande ensuite à quelle pression le débit est obtenu. La fiche ErP du DOMEO RD indique un débit de référence de 0,047 m³/s, soit 169,2 m³/h après conversion, à 50 Pa, ainsi qu’un SPI de 0,226 W par m³/h. Cette information est exploitable pour situer une référence double flux au point de référence. Elle ne permet pas de prédire la puissance d’un autre caisson de 210 m³/h si son réseau, ses filtres ou ses réglages diffèrent.
Enfin, je demande quel système est pris en compte. La fiche ministérielle BAR-TH-127 ne considère pas qu’un moteur posé sur une étagère constitue une VMC hygroréglable : elle mentionne caisson, gaines, bouches et entrées d’air quand elles sont nécessaires. C’est aussi pourquoi une économie de chauffage revendiquée pour une hygro B ne peut pas être attribuée au seul moteur. Le débit modulé passe par les bouches et les entrées d’air du système.
| Question à poser | Exemple de réponse vérifiable | Décision que la réponse permet |
|---|---|---|
| Question à poser Quel débit et quelle pression ? | Exemple de réponse vérifiable DOMEO 210 RD : 169,2 m³/h de référence à 50 Pa, SPI 0,226 W par m³/h | Décision que la réponse permet Comparer une fiche ErP à une autre fiche ErP, pas à une puissance isolée |
| Question à poser Quel scénario de logement ? | Exemple de réponse vérifiable EasyHOME SensAIR : moyenne journalière publiée pour F4, 1 salle de bain et 1 WC | Décision que la réponse permet Écarter une extrapolation automatique vers une grande maison ou un autre réseau |
| Question à poser Quel niveau de puissance ? | Exemple de réponse vérifiable EasyHOME SensAIR : 87 W maximum, distinct de la moyenne F4 de 7 W | Décision que la réponse permet Dimensionner le circuit sans annoncer une facture à partir du maximum |
| Question à poser Quel périmètre de système ? | Exemple de réponse vérifiable BAR-TH-127 : caisson, gaines, bouches et entrées d’air selon le type | Décision que la réponse permet Vérifier que le devis porte sur une VMC complète et recevable |
Les réponses existent dans les notices et les fiches ErP. Sans elles, une comparaison de marques reste une juxtaposition de chiffres.
AC et EC : une différence technique, pas un classement tout fait
Un moteur AC est alimenté en courant alternatif. Un moteur EC est alimenté sur le réseau alternatif, mais son électronique interne le fait fonctionner avec un moteur à commutation électronique. Cette architecture peut fournir une commande de vitesse étendue. Le règlement européen définit d’ailleurs l’entraînement à vitesse variable comme une commande électronique qui adapte continuellement la puissance électrique envoyée au moteur pour contrôler le débit.
L’intérêt réel de l’EC apparaît quand l’appareil et sa régulation l’utilisent à charge partielle. ebm-papst indique qu’un ventilateur EC commandé en vitesse peut conserver une meilleure efficacité à vitesse réduite qu’une commande de vitesse AC inadaptée. Ce n’est pas une permission de déclarer tous les caissons EC équivalents : l’électronique, la turbine, la courbe du ventilateur, la pression du réseau et les algorithmes de commande restent propres à chaque référence.
Je ne déclare donc jamais « EC égale tant de pour cent d’économie ». Une telle valeur exigerait deux appareils de même débit utile, mêmes pertes de charge, mêmes bouches, même programme de régulation et le même temps de fonctionnement. Même dans ce cadre, elle devrait venir de mesures ou de fiches de test comparables. Une promesse commerciale qui ne précise pas ces conditions ne sert pas à arbitrer un devis.
La fiche Aldes de l’EasyHOME SensAIR est un exemple précis de ce qu’il faut relever. Le fabricant y indique un moteur EC à vitesse variable, un débit maximal ErP de 466 m³/h, une puissance maximale de 87 W et une consommation moyenne journalière F4 avec une salle de bain et un WC de 7 W. Les 87 W ne contredisent pas les 7 W : ce ne sont pas le même indicateur ni le même point d’usage. J’attends la même précision lorsqu’un vendeur met en avant une « basse consommation ».
Info
Je lis « moteur EC » comme une information d’architecture. Je lis « 7 W », « 87 W », « 9,5 W-Th-C » ou « 328 kWh/an » avec leur tableau, leur débit et leur pression. Sans ce contexte, un chiffre isolé n’aide pas à choisir.
Trois références documentées : ce qu’elles permettent de comparer
Aldes EasyHOME Hygro : la configuration change la valeur W-Th-C
Dans la notice EasyHOME Hygro, Aldes publie des puissances électriques pondérées distinctes selon la gamme, le type A ou B et la configuration. Pour une F4 avec une cuisine, une salle de bain et un WC, le tableau donne 20,5 W-Th-C pour EasyHOME Hygro Classic de type B. Pour EasyHOME Hygro Premium MW de type B, la notice donne 9,5 W-Th-C dans une F4 avec une salle de bain et un WC. Ces deux nombres sont utiles car le fabricant nomme la gamme et le cas ; ils ne sont pas deux mesures du même appareil sur le même système.
La leçon n’est pas que « Classic coûte deux fois plus ». Les configurations sanitaires diffèrent, les systèmes ne sont pas identiques et la valeur est pondérée. En revanche, le tableau permet de demander au devis : quelle gamme, quel type hygro, combien de sanitaires, quels organes et quelle puissance pondérée retenue ? Sans ces cinq réponses, le rapprochement avec le seuil ministériel de 15 W-Th-C ne tient pas.
L’EasyHOME SensAIR ne se compare pas directement à ces tableaux plus anciens. Son pilotage pièce par pièce, ses modules de régulation et son débit maximal ne sont pas ceux d’un kit Hygro Classic ou Premium. Je l’utiliserais pour une autre question : la détection et la mise en service sont-elles justifiées par le logement et le réseau ? Pour comprendre ce qui doit être réceptionné avant d’attribuer un problème au moteur, je renvoie à l’installation d’une VMC.
Soler et Palau Unelvent OZEO ECOWATT : une valeur « à partir de » à cadrer
Soler et Palau Unelvent présente l’OZEO ECOWATT HB comme une VMC hygroréglable de type B pour habitat individuel et annonce un moteur « à partir de 5,4 W-Th-C ». La même page indique six piquages sanitaires et une plage de maisons de T1 à T7. Je conserve donc la formulation complète : il s’agit d’un point de départ de gamme, non d’une consommation garantie dans chaque T1 à T7.
Cette prudence évite de mélanger deux mécanismes d’économie. La modulation hygroréglable peut réduire le débit quand les conditions le permettent. Le rendement du moteur et la pression du réseau influencent l’électricité du caisson. Puis la réduction de débit peut aussi modifier les pertes de chauffage. Additionner ces trois effets dans un seul pourcentage sans protocole serait une estimation arbitraire.
Pour une double flux de la même marque, la fiche ErP du DOMEO 210 RD rend la distinction encore plus visible : 88 % de rendement thermique, débit maximal de 240 m³/h, puissance absorbée de 100 W au débit maximal et consommation annuelle de 328 kWh/an en climat moyen. Cette AEC est une donnée réglementaire de l’unité double flux, pas une consommation relevée chez un occupant. Elle ne se compare pas à 5,4 W-Th-C d’une simple flux hygro comme si les deux systèmes rendaient le même service.
Aereco V5S : le caisson ne résume pas un système modulé
Aereco est souvent cité dans les projets hygroréglables parce que ses bouches et entrées d’air participent à la modulation. Le visuel V5S rappelle pourquoi je ne cherche pas un « watt Aereco » unique : le caisson s’inscrit dans un réseau avec des organes qui déterminent les débits. Son aspect ou son nombre de piquages ne remplace ni la référence de la bouche ni l’avis technique du système.
Dans un remplacement, je commence par retrouver l’étiquette du groupe, les références des bouches et le type A ou B. Je ne commande pas une pièce sur la seule base de la marque : le guide des pièces détachées VMC détaille les vérifications nécessaires avant de toucher au moteur, à une commande ou à une bouche.
Simple flux et double flux : ne pas mélanger l’électricité et le chauffage
Une simple flux consomme l’électricité de son ventilateur et évacue l’air intérieur. Une double flux ajoute généralement deux ventilateurs, des filtres et un échangeur ; son appel électrique ne se compare donc pas appareil pour appareil à une simple flux. En contrepartie, l’échangeur récupère une partie de la chaleur de l’air extrait. L’ADEME explique cette différence de principe, sans la réduire à un chiffre universel.
Le bilan économique d’une double flux demande au moins deux colonnes : les kWh électriques consommés par l’unité d’un côté, les besoins de chauffage évités dans les conditions du logement de l’autre. Le règlement d’étiquetage demande séparément l’AEC et l’économie annuelle de chauffage, avec des climats conventionnels. Les additionner en euros sans connaître l’énergie de chauffage, son rendement et le tarif applicable serait imprécis.
Le DOMEO 210 RD montre cette séparation : sa fiche publie 328 kWh/an d’AEC en climat moyen et 45,2 kWh/an d’économie annuelle de chauffage en énergie primaire pour ce même climat. Je ne soustrais pas l’un de l’autre : les unités, les conventions et l’énergie finale ne sont pas identiques. Le comparatif double flux Aldes, Zehnder et Brink approfondit les rendements, le réseau, les filtres et l’accès de maintenance avant toute projection sur quinze ans.
Comment transformer une donnée utile en coût annuel sans inventer un tarif
Je n’inscris pas un prix du kWh valable pour tout le monde. L’offre, l’option tarifaire, la date de relève, les taxes et l’autoconsommation éventuelle changent le coût marginal. Le calcul reste simple quand on dispose d’une énergie annuelle fiable : coût variable annuel = kWh de VMC sur la période × prix TTC du kWh appliqué au contrat sur la même période. L’abonnement reste hors calcul, car il ne dépend pas de l’existence de la VMC.
Si la fiche ne donne qu’une puissance au point de fonctionnement, je pose une hypothèse explicite : énergie en kWh = puissance moyenne en W × heures / 1 000. Une pince ampèremétrique ne suffit pas toujours à cette mesure sur une alimentation de VMC ; un compteur d’énergie adapté ou le sous-comptage du circuit est plus lisible sur plusieurs jours. Je relève alors les modes boost, les absences et la saison, au lieu de publier un chiffre pris pendant quelques minutes.
| Situation | Donnée à utiliser | Calcul acceptable |
|---|---|---|
| Situation Étiquette ErP complète | Donnée à utiliser AEC en kWh/an du modèle et du climat indiqué | Calcul acceptable AEC × prix TTC du kWh de la période, en précisant le contrat |
| Situation Sous-comptage sur douze mois | Donnée à utiliser kWh effectivement relevés pour le circuit VMC | Calcul acceptable Relevé annuel × prix TTC réellement payé sur les périodes concernées |
| Situation Puissance instantanée seulement | Donnée à utiliser W mesurés avec heure, vitesse, débit et pression documentés | Calcul acceptable Estimation possible uniquement si le temps passé à cet état est connu |
| Situation W-Th-C de fiche système | Donnée à utiliser Valeur pondérée et configuration publiée | Calcul acceptable Comparaison réglementaire entre systèmes comparables, pas facture directe |
Le prix du kWh intervient à la dernière étape. Le premier travail consiste à choisir une donnée d’énergie réellement comparable.
Je sépare aussi cette consommation électrique du coût d’un défaut d’installation. Un réseau trop résistant peut déplacer le point de fonctionnement, un caisson mal suspendu peut être bruyant et une bouche obstruée peut dégrader le renouvellement d’air. Couper le débit pour économiser quelques watts n’est pas une réponse acceptable à ces défauts. Il faut d’abord diagnostiquer les organes, les débits et les pressions.
La méthode de choix que j’applique sur un devis
Je demande la référence exacte du groupe, pas seulement « VMC Aldes », « Atlantic » ou « hygro basse consommation ». Je demande ensuite le système : type de VMC, bouches, entrées d’air, nombre de sanitaires, diamètres, longueurs et rejet. Ce sont les éléments qui rendent une valeur W-Th-C ou ErP interprétable.
Je regarde ensuite la documentation électrique en ordre : consommation annuelle réglementaire quand elle existe, puissance pondérée pour le cas réellement couvert, puis courbes puissance-débit-pression. Une puissance maximale reste utile pour le circuit électrique et la protection, mais elle ne classe pas le coût d’usage. Les comparatifs de VMC deviennent alors plus utiles qu’un tableau de logos : ils permettent de choisir l’architecture avant la marque.
Enfin, je prévois l’entretien. Les entrées d’air et les bouches d’une simple flux doivent rester dégagées ; les filtres d’une double flux modifient la résistance du réseau à mesure qu’ils se chargent. Le règlement européen demande d’ailleurs de signaler l’importance du remplacement régulier des filtres pour les unités qui en sont équipées. Une consommation basse sur une fiche ne dispense jamais de cet accès de maintenance.
Le bon comparatif ne choisit pas « la marque la moins gourmande ». Il retient une référence complète, une configuration de système, le point débit-pression et une donnée d’énergie compatible avec la question posée. Pour une facture, je privilégie les kWh annuels déclarés ou mesurés ; pour une réception hygroréglable, je contrôle la W-Th-C du cas couvert.
Questions fréquentes sur la consommation des VMC
Quelle est la consommation annuelle réelle d’une VMC ?
Elle dépend de la référence, du réseau, du débit réellement demandé et de la régulation. Une fiche ErP peut donner une AEC en kWh par an pour un climat conventionnel ; un sous-comptage sur le circuit VMC donne la réponse la plus proche du logement, à condition de couvrir une période représentative.
87 W sur une fiche VMC veut-il dire 87 W toute l’année ?
Non. Sur l’EasyHOME SensAIR, Aldes distingue une puissance maximale de 87 W et une consommation moyenne journalière F4 publiée de 7 W. Ces données correspondent à des conditions différentes. Il faut conserver le libellé et le tableau qui accompagnent le chiffre.
Un moteur EC consomme-t-il toujours moins qu’un moteur AC ?
Un moteur EC à vitesse variable peut être efficace à charge partielle, mais le résultat dépend de la turbine, de l’électronique, du réseau et de la commande. Deux caissons ne se classent pas sur l’étiquette EC ou AC seule. Je compare les données publiées au même débit et à la même pression.
Que signifie W-Th-C sur une VMC hygroréglable ?
C’est une puissance électrique absorbée pondérée publiée pour un système et une configuration définis. La fiche BAR-TH-127 utilise par exemple le seuil de 15 W-Th-C pour un T4 avec une salle de bain et un WC. Ce n’est ni un wattage maximal ni un relevé continu universel.
Puis-je calculer le coût de ma VMC avec le prix du kWh ?
Oui, à partir de kWh annuels fiables : consommation ErP du modèle ou relevé d’un sous-compteur. Multipliez-les par le prix TTC du kWh figurant sur votre contrat pour la même période. Ne mélangez pas ce coût variable avec l’abonnement et ne partez pas d’une puissance maximale sans durée de fonctionnement.
Une VMC double flux est-elle forcément plus chère en électricité ?
Elle comporte généralement deux ventilateurs et des filtres, donc son électricité ne se compare pas directement à celle d’une simple flux. Son échangeur peut limiter les pertes de chauffage. Il faut lire séparément l’AEC, la récupération de chaleur et les contraintes du réseau double flux.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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Sources officielles et références
- 1. ADEME — Choisir un système de ventilation Officiel
- 2. Ministère de la Transition écologique — fiche BAR-TH-127, VMC simple flux hygroréglable Officiel
- 3. EUR-Lex — règlement délégué UE 1254/2014, étiquetage des unités de ventilation résidentielles
- 4. Aldes — notice EasyHOME Hygro combles
- 5. Aldes — EasyHOME SensAIR, caractéristiques techniques
- 6. Atlantic — Autocosy iH Flex
- 7. Soler et Palau Unelvent — OZEO ECOWATT HB
- 8. Soler et Palau Unelvent — DOMEO ECOWATT, fiche énergie RD
- 9. ebm-papst — FAQ technique moteurs et courbes de ventilateurs
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