Aldes : cent ans de ventilation
Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)
Photo : Aldes En bref
- Aldes naît à Lyon en 1925, fondée par Bernard Lacroix sous le nom Atelier Lyonnais d'Emboutissage Spécial, d'où l'acronyme.
- L'entreprise commercialise sa première VMC en 1970, en réponse à la nouvelle réglementation française sur la ventilation des logements.
- Aldes revendique avoir introduit la ventilation hygroréglable en 1982, un an avant la création de son principal rival de l'époque, Aereco.
- Aujourd'hui dirigé par Stanislas Lacroix, troisième génération de la famille, le groupe a racheté Aereco en 2022.
Sur mes chantiers dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, une VMC sur deux qui sort du carton porte le logo Aldes. Avant d’en poser une de plus, je voulais savoir d’où vient réellement cette marque, tant elle est devenue une évidence de catalogue au point qu’on oublie qu’il s’agit d’une entreprise familiale centenaire. Ce comparatif entre marques de VMC en 2026 revient souvent sur Aldes sans raconter son histoire : la voici.
L’entreprise n’a pas commencé dans la ventilation. Elle a mis quarante-cinq ans à y arriver, et son histoire croise directement celle de la réglementation française sur l’air intérieur — un terrain où elle partage aujourd’hui son toit avec un ancien rival.
Je détaille cette histoire parce qu’elle éclaire des choix très concrets sur un chantier : pourquoi certaines pièces détachées restent disponibles vingt ans après la vente d’un modèle, pourquoi Aldes revendique une antériorité disputée sur l’hygroréglable, et pourquoi le paysage des marques de VMC a changé en 2022 sans que le grand public s’en aperçoive.
1925
fondation à Lyon par Bernard Lacroix
1970
commercialisation de la première VMC Aldes, le modèle VTDA
3e génération
Stanislas Lacroix dirige le groupe depuis 2011
2022
rachat d'Aereco, ex-rival sur l'hygroréglable
1925 : un atelier lyonnais d’emboutissage, sans lien avec la ventilation
Le nom Aldes est un acronyme : Atelier Lyonnais d’Emboutissage Spécial. En 1925, Bernard Lacroix fonde à Lyon un atelier de découpage et d’emboutissage de tôle, sans projet de ventilation. La première production tourne autour des grilles d’aération métalliques, un produit alors purement mécanique, vendu à la pièce, sans électronique ni régulation.
Ce détail compte pour comprendre la suite : l’entreprise ne naît pas d’une idée de VMC, elle naît d’un savoir-faire de tôlerie. La ventilation moderne viendra quarante ans plus tard, portée par la génération suivante.
L’entreprise reste une affaire familiale dès l’origine, dans un secteur — la tôlerie industrielle — où beaucoup d’ateliers de cette génération ont disparu ou ont été absorbés par des groupes plus larges. Aldes, elle, va au contraire construire sa croissance en interne, génération après génération.
1967 : Bruno Lacroix tourne l’entreprise vers la ventilation mécanique
Bruno Lacroix, le fils du fondateur, prend la direction du groupe en 1967. C’est lui qui positionne l’entreprise sur la ventilation mécanique des bâtiments, à un moment où la France construit massivement des logements collectifs.
Ce virage n’est pas qu’une décision d’entreprise : il répond à une évolution réglementaire. Un premier essai de ventilation mécanique contrôlée est testé dès 1961 sur environ 1 100 logements en France, avant que les arrêtés de 1969 puis 1978 n’imposent progressivement une ventilation générale et permanente dans les logements neufs, remplaçant la ventilation naturelle par ouvrants qui suffisait tant que les bâtiments n’étaient pas étanches à l’air.
Une maison mieux isolée respire moins toute seule : il faut alors organiser mécaniquement le renouvellement de l’air, faute de quoi l’humidité et les polluants s’accumulent. C’est précisément la fenêtre réglementaire dans laquelle Bruno Lacroix positionne Aldes, avec un temps d’avance sur une bonne partie du marché français de l’époque.
1970 : la première VMC Aldes, réponse directe à la nouvelle réglementation
C’est dans ce contexte réglementaire qu’Aldes commercialise en 1970 son premier modèle de ventilation mécanique contrôlée, le VTDA. Le principe reste celui qui structure toute VMC aujourd’hui : un caisson extracteur, en général en toiture ou en combles, aspire l’air vicié des pièces humides (cuisine, salle de bain, WC) pendant que l’air neuf entre par les pièces de vie via des entrées d’air dédiées.
Ce système répond à une nécessité concrète que je retrouve encore sur des rénovations aujourd’hui : sans extraction organisée, l’humidité stagne dans les salles de bain et les cuisines mal ventilées, avec à la clé moisissures et dégradation des peintures. Le principe de la VMC n’a d’ailleurs pas changé depuis 1970 — ce qui a évolué, c’est la régulation du débit, pas le schéma de circulation d’air. Pour le détail du raccordement électrique d’une VMC actuelle, installer une VMC reste la référence pratique que j’utilise sur chantier.
Info
Le raccordement électrique d’une VMC, même simple flux, nécessite un circuit dédié 10 ampères au tableau. C’est un point que je vérifie systématiquement avant de valider un devis de remplacement, y compris sur un modèle Aldes récent.
1968-1983 : l’autoréglable, puis le piège de l’hygroréglable
Entre 1968 et 1983, Aldes fait évoluer ses bouches d’extraction vers un système autoréglable : le débit d’air reste constant quelle que soit la pression dans le réseau, sans intervention manuelle. Le visuel officiel du fabricant montre l’évolution du produit sur ces trois dates : une bouche mécanique simple en 1968, puis deux versions perfectionnées en 1977 et 1983.
C’est sur la période suivante que le récit devient plus disputé. Aldes revendique, sur sa propre page d’histoire, avoir introduit la ventilation hygroréglable en 1982 : un système qui module le débit d’extraction selon le taux d’humidité réel de la pièce, plutôt que de fonctionner à débit fixe. La même année, un arrêté du 24 mars 1982, modifié par un second arrêté le 28 octobre 1983, encadre justement l’usage de ces systèmes à modulation automatique du débit et conditionne leur emploi à une autorisation interministérielle.
Or 1983 est aussi l’année de naissance d’un autre acteur du secteur : Aereco, fondée par Pierre Jardinier, ancien ingénieur du CSTB, qui met au point de son côté un système d’extraction sensible à l’humidité. Aereco situe sa propre invention de la ventilation hygroréglable en 1984, sur son site officiel.
Attention
Aldes et Aereco revendiquent chacune, sur leurs sites respectifs, avoir été à l’origine de la ventilation hygroréglable, à un an d’écart. Les deux entreprises se sont développées en parallèle sur ce segment depuis les années 1980, sans qu’un tiers indépendant ne tranche publiquement la priorité. Je le mentionne ici pour situer le contexte, pas pour départager les deux marques.
Le point qui ne fait, lui, aucun débat : cette période installe l’hygroréglable comme un standard du marché français, repris ensuite par la réglementation thermique RT2000 comme système de référence. Le principe, lui, tient toujours : moduler le débit selon l’humidité réelle économise l’énergie de chauffage par rapport à une extraction à débit fixe, tout en évacuant l’air vicié quand c’est nécessaire.
1980 : le kit VMPK, la VMC entre dans la maison individuelle
En 1980, Aldes lance le VMPK, présenté par le fabricant comme la première ventilation simple flux pensée spécifiquement pour la maison individuelle, sous forme de kit prêt à poser : caisson central, gaines, bouches d’extraction et entrées d’air regroupés dans un même ensemble.
Avant ce kit, la VMC restait surtout un équipement de logement collectif, dimensionné et posé par des bureaux d’études. En simplifiant le produit en un ensemble standardisé, Aldes ouvre le marché du pavillon individuel, qui reste aujourd’hui le terrain où j’installe le plus de VMC simple flux hygroréglables en rénovation.
Aujourd’hui : troisième génération Lacroix, et Aereco sous le même toit
En 2011, Stanislas Lacroix, petit-fils du fondateur, rejoint l’entreprise et en prend la direction : la troisième génération de la famille est désormais aux commandes du groupe. La structure reste, plus d’un siècle après 1925, une entreprise familiale non cotée, ce qui la distingue de plusieurs concurrents passés sous pavillon de fonds d’investissement.
Le tournant le plus notable de la décennie récente s’est joué en juillet 2022 : le groupe Aldes a racheté Aereco, son ancien concurrent sur l’hygroréglable, dans le cadre de son plan stratégique. Aereco employait alors plus de 500 personnes dans 8 pays, et l’ensemble combiné dépassait 360 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les deux groupes, tous deux familiaux, entretenaient déjà une relation de partenariat depuis les années 1960 selon les communiqués des deux entreprises.
Ce rachat ne tranche pas le débat sur l’invention de l’hygroréglable évoqué plus haut — les deux marques continuent d’ailleurs à exister séparément au sein du groupe Aldes — mais il réunit désormais sous un même actionnaire les deux entreprises qui ont façonné ce segment du marché français depuis quarante ans. Sur le terrain, cela se traduit surtout par une gamme élargie : la ligne EasyHOME, que j’ai déjà testée en détail dans mon avis sur la VMC Aldes EasyHOME, reste le produit d’entrée de gamme que je pose le plus souvent en rénovation.
- 1925 : fondation à Lyon, tôlerie et grilles d'aération, sans lien encore avec la VMC
- 1970 : première VMC Aldes commercialisée, réponse directe à la réglementation
- 1980 : kit VMPK, première VMC simple flux pensée pour la maison individuelle
- 1982 : Aldes revendique l'introduction de l'hygroréglable, un an avant la création d'Aereco
- 2022 : rachat d'Aereco, réunion des deux acteurs historiques de l'hygroréglable français
1984-2019 : diversification internationale, puis connectée
Une fois la VMC installée comme standard français, Aldes ne s’arrête pas là. Dès 1984, le groupe ouvre ses premières filiales à l’étranger, en Italie, aux États-Unis et en Belgique : la marque sort du marché purement domestique pour construire une présence internationale qui dure encore aujourd’hui.
La décennie suivante élargit le métier au-delà de la seule extraction d’air. En 1990, Aldes lance AXPIR, un système d’aspiration centralisée breveté pour l’habitat, un marché alors distinct de la ventilation mais qui partage les mêmes réseaux de gaines et la même clientèle de rénovation. En 1998, l’entreprise développe un système de ventilation double flux thermodynamique, qui couple récupération de chaleur sur l’air extrait et production de chauffage ou d’eau chaude.
- 1984 : premières filiales internationales, Italie, États-Unis, Belgique
- 1990 : lancement d'AXPIR, aspiration centralisée brevetée
- 1998 : ventilation double flux thermodynamique, chauffage et récupération combinés
- 2016 : lancement de Home, présenté comme la première VMC double flux connectée
- 2019 : WALTER, boîtier connecté de mesure de la qualité de l'air intérieur
Le virage connecté arrive avec Home en 2016, une VMC double flux pilotable et supervisée à distance, puis avec WALTER en 2019, un boîtier autonome qui mesure en continu la qualité de l’air d’un logement — CO2, composés organiques volatils, particules — sans être relié physiquement à la VMC. Entre 2021 et 2022, le groupe complète sa gamme avec Isone2 et un partenariat industriel avec Hisense, avant le rachat d’Aereco la même période.
Cette trajectoire de diversification, de la tôlerie de 1925 à la qualité d’air connectée d’aujourd’hui, explique pourquoi Aldes ne se limite plus à un seul type de produit : le groupe couvre désormais la ventilation, la protection incendie via des filiales spécialisées, le confort thermique et l’aspiration centralisée, tout en restant un actionnariat familial.
Ce que cette histoire change concrètement sur un chantier
Cette continuité familiale a une conséquence pratique que je constate directement : la documentation technique d’Aldes reste parmi les plus complètes du secteur, et les pièces détachées restent disponibles longtemps après l’arrêt commercial d’un modèle. Une entreprise qui n’a jamais changé d’actionnaire majoritaire n’a pas eu de rupture de gamme brutale imposée par un repreneur, contrairement à d’autres marques industrielles rachetées puis réorganisées.
Sur une VMC Aldes des années 2000 à remplacer, je trouve encore les pièces de rechange ou l’équivalent compatible chez le distributeur du coin. Sur d’autres marques disparues entre-temps, c’est un remplacement complet du caisson qu’il faut proposer au client, faute de pièce.
Cette continuité ne dispense pas de vérifier les fondamentaux à chaque intervention. Le débit réglementaire d’extraction dépend de la taille du logement et du nombre de pièces d’eau, indépendamment de la marque posée : c’est le guide de mise en sécurité et de mise aux normes qui fixe le cadre applicable à une rénovation électrique complète, VMC comprise.
| Repère historique | Ce qui a changé | Ce qui reste identique |
|---|---|---|
| Repère historique 1970 → aujourd'hui | Ce qui a changé Régulation hygro, connectivité, filtres plus fins | Ce qui reste identique Principe extraction/entrée d'air, schéma de circulation |
| Repère historique Autoréglable → hygroréglable | Ce qui a changé Débit modulé selon l'humidité réelle | Ce qui reste identique Nécessité d'un débit minimal réglementaire par pièce |
| Repère historique Aldes seul → Aldes + Aereco | Ce qui a changé Gamme élargie sous un même groupe depuis 2022 | Ce qui reste identique Les deux marques restent commercialisées séparément |
Ce qui a évolué depuis la première VMC Aldes, et ce qui reste une constante technique.
Sur un chantier de rénovation complète, la VMC n’est jamais isolée du reste de l’installation. Le circuit dédié doit être prévu au tableau électrique, sans quoi l’appareil se retrouve raccordé en dérivation d’un circuit existant, une pratique que je corrige systématiquement.
Le budget global doit aussi intégrer la VMC dans l’enveloppe totale des travaux, pas comme une ligne accessoire ajoutée en dernière minute : c’est un point que je détaille avec mes clients lors du chiffrage d’un projet de rénovation électrique complet.
Cette centralité de la VMC dans un projet de rénovation, je la retrouve sur la majorité de mes interventions dans ma zone d’intervention en Île-de-France, où le bâti ancien impose presque toujours une reprise de la ventilation en même temps que l’électricité.
Une entreprise familiale, pas un cas isolé dans l’outillage et l’équipement du bâtiment
Aldes n’est pas la seule marque du bâtiment à avoir traversé un siècle sous contrôle familial. Ce schéma se retrouve chez plusieurs fabricants d’outillage que je cite régulièrement dans mes comparatifs, avec des trajectoires différentes selon les rachats ou l’absence de rachat.
- Continuité familiale sans rachat : rare dans l'industrie du bâtiment sur trois générations, un facteur de stabilité pour la disponibilité des pièces détachées
- Croissance par rachat de concurrent direct : le cas Aereco illustre une consolidation plutôt qu'une disparition de savoir-faire
- Lien direct avec la réglementation : l'histoire d'Aldes suit presque point par point l'évolution des textes sur la ventilation depuis 1969
Cette histoire éclaire aussi pourquoi Aldes reste omniprésent chez les distributeurs professionnels : une gamme continue depuis cinquante ans, sans rupture de références, facilite le référencement en agence et le maintien des stocks de pièces détachées.
Sur le terrain, le rachat d’Aereco n’a pour l’instant rien changé de visible dans mes commandes courantes : les deux gammes restent distinctes chez les distributeurs, avec leurs propres références et leurs propres filtres. Ce que je surveille plutôt, c’est une éventuelle harmonisation des catalogues dans les prochaines années, qui pourrait simplifier le choix entre les deux marques ou, à l’inverse, réduire l’offre si certaines références se recoupent trop.
Que signifie l'acronyme Aldes ?
Aldes signifie Atelier Lyonnais d'Emboutissage Spécial, le nom de l'atelier fondé à Lyon en 1925 par Bernard Lacroix. L'entreprise fabriquait alors des grilles d'aération en tôle emboutie, sans lien direct avec la ventilation mécanique, qui n'arrivera que 45 ans plus tard.
Qui a inventé la ventilation hygroréglable, Aldes ou Aereco ?
Les deux entreprises revendiquent chacune cette invention, à un an d'écart : Aldes situe son introduction en 1982, Aereco en 1983-1984 sur son propre site officiel. Aucune source tierce indépendante ne tranche publiquement la priorité entre les deux marques, aujourd'hui réunies sous le même groupe depuis le rachat de 2022.
Aldes est-elle toujours une entreprise familiale en 2026 ?
Oui. Le groupe est dirigé depuis 2011 par Stanislas Lacroix, petit-fils du fondateur Bernard Lacroix, soit la troisième génération de la famille à la tête de l'entreprise. Aldes n'a jamais changé d'actionnaire majoritaire depuis sa création en 1925.
Le circuit électrique d'une VMC Aldes doit-il être dédié au tableau ?
Oui, quel que soit le modèle ou la marque : une VMC, même simple flux, nécessite un circuit dédié protégé par un disjoncteur 10 ampères au tableau électrique. Avant un remplacement, je vérifie systématiquement la charge disponible avec le simulateur de surcharge tableau pour éviter un tableau déjà saturé.
Pourquoi Aldes a-t-elle racheté Aereco en 2022 ?
Le rachat s'inscrit dans le plan stratégique du groupe Aldes pour consolider sa position sur le marché européen de la ventilation. Les deux entreprises, toutes deux familiales, entretenaient déjà une relation de partenariat depuis les années 1960. Le rapprochement combine un chiffre d'affaires supérieur à 360 millions d'euros, sans faire disparaître les deux marques, toujours commercialisées séparément.
Aldes fabrique-t-elle uniquement des VMC ?
Non, plus depuis longtemps. Depuis les années 1990, le groupe a élargi son activité à l'aspiration centralisée (AXPIR, 1990), à la ventilation double flux thermodynamique (1998) puis à la qualité d'air connectée avec le boîtier WALTER lancé en 2019. La VMC reste toutefois le produit historique le plus posé sur mes chantiers de rénovation.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)
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Sources officielles et références
- 1. Aldes — Une histoire d'innovations depuis 1925 (site officiel)
- 2. Aereco — Notre histoire (site officiel)
- 3. Aldes — Aereco rejoint le Groupe Aldes (communiqué officiel)
- 4. Aldes — Arrêté du 24 mars 1982 (réglementation ventilation)
- 5. Bâtiment-Ventilation (ADEME) — Arrêté du 24 mars 1982 modifié
- 6. Association Française de Ventilation — Histoire de la réglementation
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