Hikvision : histoire et avis sur la marque
Publié le 5 août 2026
Photo : europ-camera.fr En bref
- Hikvision est fondée le 30 novembre 2001 à Hangzhou et reste partiellement contrôlée par l’État chinois via CETC (38,88 % au premier trimestre 2021).
- La marque domine la vidéosurveillance mondiale avec 13,3 % de part de marché en 2025, devant Dahua.
- La CVE-2017-7921 (score CVSS 9,8 sur 10) figure toujours au catalogue KEV de la CISA en 2026 : mises à jour, identifiants changés et cloisonnement réseau restent indispensables.
- Aucune interdiction française n’est vérifiée dans mes sources : les restrictions visent surtout les marchés publics américain, britannique et australien.
Quand je présente Hikvision à un client, la première question n’est presque jamais technique : est-ce que cette marque chinoise est fiable, et puis-je l’installer chez moi ? Cet article répond aux deux volets, avec l’histoire vérifiable de l’entreprise et mon regard d’électricien qui travaille régulièrement sur la vidéosurveillance et le contrôle d’accès. Hikvision est née le 30 novembre 2001 à Hangzhou, elle est devenue le n°1 mondial de la vidéosurveillance, et elle reste au centre d’un débat géopolitique qui ne dit rien, en soi, de la qualité d’une caméra.
2001
année de fondation de Hikvision à Hangzhou, en Chine
2010
année de la cotation à la Bourse de Shenzhen, code 002415
2019
année de l’inscription sur l’Entity List américaine, le 7 octobre
2026
année où la CVE-2017-7921 reste au catalogue KEV de la CISA
Ce que Hikvision est vraiment : une société chinoise partiellement publique
Une fondation à Hangzhou, en 2001
Hikvision est créée le 30 novembre 2001 à Hangzhou, dans la province du Zhejiang. Les fondateurs sont Zhejiang HIK Information Technology Co., qui détient 51 %, et Gong Hongjia, qui détient 49 %. La société est issue d’un laboratoire adossé à l’État chinois, ce qui explique son statut particulier dès l’origine.
Il s’agit d’une société anonyme partiellement publique (partly state-owned). Elle est cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2010, sous le code 002415. Ce statut n’est pas anecdotique : il structure la suite de l’histoire, y compris les sanctions internationales des années 2019-2023.
Un actionnariat où l’État chinois pèse
Le rapport du premier trimestre 2021 documente la répartition du capital. L’État chinois détient 38,88 % via China Electronics Technology HIK Group (CETC). Gong Hongjia, cofondateur, détient 10,30 %, et Xinjiang Weixun Investment 4,82 %. La chaîne de contrôle remonte de CET HIK Group vers China Electronics Technology Group, puis vers la SASAC, l’organisme d’État qui pilote les entreprises publiques chinoises.
Les effectifs donnent une idée de la taille du groupe, avec deux millésimes à ne pas confondre : 42 685 salariés en 2021 selon Wikipedia EN, et 58 284 en 2022 selon Wikipedia FR qui cite Statista. Sur la recherche et développement, Wikipedia FR reprend le chiffre du constructeur de plus de 10 % du chiffre d’affaires annuel investi en recherche et développement. C’est une donnée d’origine constructeur, que je ne peux pas vérifier moi-même, je la présente donc comme telle.
Une galaxie de marques
Hikvision ne vend pas seulement sous son nom. La galaxie comprend Ezviz, lancée en 2013 pour le marché grand public domestique, ainsi que Hilook, Hiwatch et Hiksemi, dédiée au stockage. À cette liste s’ajoute HIKMICRO, née en 2016 comme spin-off spécialisée dans l’imagerie thermique, que je traite dans un article dédié sur les caméras thermiques HIKMICRO pour l’industrie et la maintenance.
| Marque | Position dans la galaxie Hikvision | Repère vérifié |
|---|---|---|
| Marque Hikvision | Position dans la galaxie Hikvision Marque principale : vidéosurveillance, NVR, contrôle d’accès. | Repère vérifié Fondation le 30 novembre 2001 à Hangzhou. |
| Marque Ezviz | Position dans la galaxie Hikvision Marque grand public domestique. | Repère vérifié Lancée en 2013. |
| Marque Hilook et Hiwatch | Position dans la galaxie Hikvision Marques complémentaires du groupe. | Repère vérifié Présence documentée dans la galaxie de marques. |
| Marque Hiksemi | Position dans la galaxie Hikvision Stockage. | Repère vérifié Activité mentionnée par Wikipedia EN. |
| Marque HIKMICRO | Position dans la galaxie Hikvision Imagerie thermique, spin-off. | Repère vérifié Créée en 2016. |
Cette organisation en marques explique pourquoi un même installateur peut proposer des gammes très différentes selon le budget du client. Le nom Hikvision, lui, reste associé à l’entreprise principale et à son actionnariat.
La chronologie : de la spin-off au géant sanctionné
2001-2010 : les débuts et l’IPO
La première décennie est celle de la construction industrielle. Hikvision part d’un laboratoire adossé à l’État pour devenir une société cotée en 2010 à la Bourse de Shenzhen. C’est le point de départ de sa croissance, sans encore de dimension internationale majeure.
2013-2017 : Ezviz, Movidius, HIKMICRO et Hikstorage
L’année 2013 marque le lancement d’Ezviz, la marque destinée au grand public. En 2016, Hikvision signe un accord technologique avec Movidius, spécialiste de la vision par ordinateur. La même année naît HIKMICRO comme spin-off. En 2017, le groupe crée Hikstorage pour le stockage.
Cette période montre une stratégie d’empilement de marques et de technologies. Hikvision ne se contente plus des caméras : elle couvre le stockage, le contrôle d’accès, le grand public et la thermique. C’est aussi l’année où apparaissent les premières alertes de cybersécurité, que je détaille plus bas.
2019 : l’Entity List américaine
En août 2019, les contrats fédéraux américains sont interdits à Hikvision. Le 7 octobre 2019, la société est inscrite sur l’Entity List américaine, avec 28 organisations chinoises au total, dont Dahua. L’inscription signifie que les exportateurs américains ne peuvent plus vendre de composants à Hikvision sans licence.
La presse spécialisée couvre l’événement en temps réel : SDM Magazine titre dès octobre 2019 sur l’exclusion de Hikvision et Dahua des marchés des agences gouvernementales américaines. C’est le premier basculement géopolitique majeur de la marque.
2021 : les premières vagues de restrictions
L’année 2021 concentre plusieurs décisions. Aux États-Unis, Best Buy, Home Depot et Lowe’s arrêtent de vendre les produits Ezviz. En Europe, le Parlement européen retire les caméras thermiques Hikvision de ses locaux en avril 2021. En Corée du Sud, 224 produits sont bannis pendant un an en juin 2021 pour des rapports de test falsifiés. En juillet 2021, la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique publie un rapport sur le Xinjiang qui vise indirectement la marque.
Je retiens de cette année que les restrictions ne touchent pas qu’aux marchés publics. La distribution grand public américaine abandonne Ezviz, et l’image de la marque se dégrade dans les institutions européennes.
2022 : le Royaume-Uni, la FCC, l’Australie et la Nouvelle-Zélande
En avril 2022, le ministère de la Santé britannique arrête ses achats de matériel Hikvision. En novembre 2022, l’interdiction s’étend aux bâtiments gouvernementaux du Royaume-Uni. La FCC américaine retire certaines autorisations, ce qui interdit les équipements pour la sécurité publique et les infrastructures critiques. L’Australie restreint son usage à Canberra, et la Nouvelle-Zélande arrête ses achats en août 2022.
Le décryptage de The China Project, en décembre 2022, précise le périmètre réel de ces mesures : malgré les sanctions, Hikvision reste vendue aux particuliers et aux petites entreprises. Les restrictions visent surtout les marchés publics et les sites sensibles. Le même article relève que plus de 300 organisations gouvernementales américaines avaient acheté du matériel Hikvision ou Dahua entre août 2019 et mai 2021, via des données IPVM et TechCrunch.
2023-2024 : l’Ukraine, le réengagement britannique et l’ONU
En février 2023, l’Australie annonce le retrait des caméras Hikvision des bâtiments du ministère de la Défense. En juin 2023, l’Ukraine déclare Hikvision « sponsor international de la guerre ». En octobre 2023, la situation se nuance au Royaume-Uni : Hikvision se réengage, car la restriction britannique ne s’étend pas aux autorités publiques locales ni aux commissariats. En janvier 2024, le groupe adhère au Global Compact des Nations unies.
| Année | Événement vérifié | Portée |
|---|---|---|
| Année 2001 | Événement vérifié Fondation à Hangzhou par Zhejiang HIK Information Technology et Gong Hongjia. | Portée Entreprise partiellement publique dès l’origine. |
| Année 2010 | Événement vérifié Cotation à la Bourse de Shenzhen, code 002415. | Portée Accès aux marchés financiers chinois. |
| Année 2016 | Événement vérifié Accord Movidius et création de HIKMICRO. | Portée Vision par ordinateur et thermique. |
| Année 2019 | Événement vérifié Interdiction des contrats fédéraux américains puis Entity List le 7 octobre. | Portée Restriction majeure sur les composants américains. |
| Année 2021 | Événement vérifié Arrêt Ezviz chez Best Buy, Home Depot, Lowe’s ; retrait au Parlement européen ; 224 produits bannis un an en Corée du Sud. | Portée Restrictions commerciales et institutionnelles. |
| Année 2022 | Événement vérifié Royaume-Uni, FCC américaine, Australie et Nouvelle-Zélande durcissent. | Portée Marchés publics et infrastructures critiques visés. |
| Année 2023-2024 | Événement vérifié Retrait australien des bâtiments de la Défense, déclaration ukrainienne, réengagement partiel au Royaume-Uni, adhésion au Global Compact. | Portée Image géopolitique contrastée. |
Cette chronologie a une conséquence pratique pour mes clients : la marque reste disponible et installée en France, mais son image est devenue un sujet à expliquer, pas une évidence.
Hikvision, n°1 mondial de la vidéosurveillance
La position de marché est documentée par une étude privée, GM Insights, que je présente comme telle. En 2025, Hikvision détient 13,3 % du marché mondial de la vidéosurveillance, évalué à 63,1 milliards de dollars US la même année. Le top 5, composé de Hikvision, Honeywell, Axis, Hanwha et Motorola, cumule 29,6 % du marché.
La lecture de The China Project, en décembre 2022, confirme la hiérarchie : Hikvision se classe n°1 ou n°2 mondial des fabricants de vidéosurveillance et de contrôle d’accès en termes de revenus, devant Dahua. Le même article situe le contexte : 15 entreprises chinoises figurent dans le top 50 mondial, dont Uniview (6e, 941 millions de dollars en 2021) et Tiandy (7e, 825 millions de dollars en 2021).
Je ne peux pas, en revanche, citer le chiffre d’affaires récent de Hikvision : le rapport annuel 2023-2024 n’a pas pu être ouvert lors de ma recherche, le site des relations investisseurs étant inaccessible à la collecte automatisée. Je préfère le dire que d’avancer un montant non vérifié.
Cybersécurité : la CVE-2017-7921 toujours au catalogue KEV en 2026
C’est le point le plus important de mon avis. La CVE-2017-7921, découverte en mars 2017, concerne une « improper authentication » sur de nombreuses séries de caméras IP : les familles DS-2CD2xx2F-I, DS-2CD2xx0F-I, DS-2CD2xx2FWD, DS-2CD4x2xFWD, DS-2CD4xx5, DS-2DFx et DS-2CD63xx, avec des firmwares datant de 2014 à 2016. Le score CVSS 3.1 est de 9,8 sur 10, qualifié de critique, avec une élévation de privilèges à distance sans authentification. La source est le NVD, la base officielle du NIST.
Ce qui rend cette vulnérabilité exceptionnelle, c’est sa présence au catalogue KEV de la CISA (Known Exploited Vulnerabilities) : elle y a été ajoutée le 5 mars 2026, avec la mention d’une exploitation active et une échéance de remédiation fixée au 26 mars 2026. Autrement dit, une faille découverte en 2017 est toujours exploitée en 2026. C’est un argument central pour quiconque installe ou utilise du matériel Hikvision.
Le contexte de 2017 ajoute une couche : un chercheur en cybersécurité avait alors confirmé une « back-door » sur la plupart des produits, avec un accès complet au système d’administration, selon Wikipedia FR. Je n’ai pas d’autre source ouverte pour étayer cette affirmation, je la rapporte donc avec cette prudence.
Attention
Le risque ne se limite pas à une caméra isolée. Le botnet Mirai, apparu en 2016, cible en priorité les caméras IP et les routeurs domestiques utilisant des identifiants par défaut, et a servi à des attaques DDoS massives. La page Wikipedia dédiée à Mirai ne nomme pas Hikvision : je ne l’affirme donc pas. En revanche, le risque botnet pèse structurellement sur toutes les caméras IP grand public laissées avec leurs réglages d’usine.
Pour un particulier comme pour un professionnel, la conséquence est simple : une caméra Hikvision ne s’installe pas sans discipline réseau. Voici ce que je vérifie systématiquement avant de livrer une installation :
- Mettre à jour le firmware dès la première mise sous tension, puis régulièrement : la CVE-2017-7921 vise des firmwares de 2014 à 2016.
- Changer les identifiants par défaut : le risque botnet repose sur des comptes d’usine inchangés.
- Cloisonner le réseau : caméras sur un VLAN ou un réseau dédié, jamais sur le réseau domestique principal.
- Ne jamais exposer les caméras directement à Internet : l’accès à distance passe par un VPN ou l’application du fabricant, jamais par une redirection de port ouverte.
- Suivre les annonces CVE : une vulnérabilité ajoutée au catalogue KEV impose une remédiation rapide, avec une échéance connue.
Je développe ces points dans mon guide pour sécuriser une caméra de surveillance, qui reste valable quelle que soit la marque. Le choix entre une caméra PoE ou Wi-Fi change aussi la surface d’exposition : le câblage Ethernet permet un cloisonnement bien plus propre qu’une liaison radio.
La situation en France : ce que je peux dire et ce que je ne peux pas
Je dois être précis sur ce point : aucune source ouverte vérifiée dans ma recherche ne documente une interdiction ou une restriction française sur Hikvision. La page Wikipedia FR mentionne les restrictions américaines, australiennes et britanniques, pas la France. Je ne peux donc pas affirmer de position officielle française, qu’elle vienne de l’ANSSI ou de la loi de programmation militaire. Si ce point compte pour votre décision, il demande une vérification sur les textes officiels avant publication.
Ce que je peux constater, c’est la réalité du terrain : Hikvision reste largement distribuée et installée en France, y compris dans mon activité sur le contrôle d’accès et les caméras. Le cadre applicable reste celui de la CNIL pour la vidéosurveillance, que je traite en détail dans mon guide du contrôle d’accès Hikvision. Les sanctions des pays anglo-saxons ne changent rien, à ce jour, à la disponibilité du matériel chez les distributeurs français.
Cette situation rejoint le constat de The China Project : les restrictions visent les marchés publics et les sites sensibles, pas les particuliers ni les petites entreprises. Aux États-Unis, plus de 300 organisations gouvernementales avaient pourtant acheté du matériel Hikvision ou Dahua entre 2019 et 2021. La frontière entre usage privé et usage sensible est donc au cœur du débat.
Mon avis d’électricien sur Hikvision
Je structure mon avis en trois volets, tous adossés aux faits vérifiés plus haut.
Sur le rapport qualité-prix et la gamme. Hikvision est le n°1 mondial avec 13,3 % de part de marché en 2025, et sa présence massive en Europe est documentée. La gamme couvre les caméras, les NVR, le contrôle d’accès et la thermique via HIKMICRO. Pour un particulier, cela signifie un choix large à des niveaux de prix variés ; mon article sur la sécurisation de la maison résume bien ce double visage, avec des fonctions comme la vision nocturne couleur à des prix accessibles, mais un contexte de restrictions aux États-Unis. Pour les budgets, je renvoie à mon guide des prix d’installation d’une caméra de surveillance, qui ne porte pas sur une marque en particulier.
Sur la cybersécurité. C’est le vrai point de vigilance, et il n’est pas théorique : la CVE-2017-7921 reste au catalogue KEV de la CISA en 2026. Je n’installe du matériel Hikvision que si le client accepte la discipline associée : mises à jour, identifiants changés, réseau cloisonné, pas d’exposition directe à Internet. À ces conditions, le rapport fonctionnalités-prix reste intéressant ; sans ces conditions, je déconseille, quelle que soit la marque d’ailleurs. La comparaison avec Dahua, toujours fiable ou pas, montre que le sujet n’est pas propre à Hikvision : les deux géants chinois partagent le même historique de restrictions et les mêmes exigences de durcissement.
Sur l’image géopolitique. Les sanctions américaines, britanniques et australiennes de 2019 à 2023 sont documentées, tout comme la déclaration ukrainienne de 2023. Pour un installateur français, l’impact concret est aujourd’hui limité, car aucune interdiction française n’est vérifiée. Mais j’explique ce contexte à chaque client : certains refusent par principe, d’autres l’acceptent en connaissance de cause. La décision leur appartient, avec les faits sur la table. Je renvoie ceux qui veulent le détail au récit complet du colosse chinois Dahua, dont l’histoire est symétrique sur plusieurs points.
Ce qu’il faut retenir
Hikvision est une entreprise chinoise fondée le 30 novembre 2001 à Hangzhou, cotée à Shenzhen depuis 2010, partiellement contrôlée par l’État via CETC (38,88 % en 2021), et devenue n°1 mondial de la vidéosurveillance avec 13,3 % de part de marché en 2025.
Son histoire est marquée par deux basculements : la construction d’une galaxie de marques (Ezviz, HIKMICRO, Hiksemi) et les restrictions internationales à partir de 2019, avec l’Entity List américaine puis les mesures britanniques, australiennes et néo-zélandaises. En France, aucune interdiction officielle n’est vérifiée dans mes sources, et la marque reste largement installée.
Mon avis d’électricien est nuancé : le matériel offre un bon rapport fonctionnalités-prix, mais la CVE-2017-7921 au catalogue KEV en 2026 impose une discipline réseau stricte. Mises à jour, identifiants changés et cloisonnement ne sont pas des options, ce sont les conditions d’une installation saine. Pour le choix pratique, je renvoie à mon guide complet du contrôle d’accès Hikvision et à ma méthode de sécurisation des caméras.
3 questions
InteractifHikvision : histoire et avis
3 questions pour vérifier les repères essentiels
Choisissez une réponse
Hikvision est-elle une marque chinoise ?
Oui. Hikvision est fondée le 30 novembre 2001 à Hangzhou par Zhejiang HIK Information Technology Co. (51 %) et Gong Hongjia (49 %). C’est une société anonyme partiellement publique, cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2010 sous le code 002415, avec 38,88 % du capital contrôlés par l’État chinois via CETC au premier trimestre 2021.
Hikvision est-elle interdite en France ?
Je ne peux pas l’affirmer : aucune source ouverte vérifiée ne documente une interdiction française sur Hikvision, que ce soit côté ANSSI ou dans les textes de programmation militaire. Les restrictions vérifiées concernent les marchés publics américains, britanniques et australiens. La marque reste largement distribuée et installée en France, sous le cadre CNIL habituel de la vidéosurveillance.
Les caméras Hikvision sont-elles sûres ?
Le sujet mérite d’être posé frontalement. La CVE-2017-7921, découverte en mars 2017, affiche un score CVSS 3.1 de 9,8 sur 10 et figure toujours au catalogue KEV de la CISA en 2026, avec une exploitation active. Une caméra Hikvision est sûre à condition de mettre à jour le firmware, de changer les identifiants par défaut et de cloisonner le réseau ; je détaille ces points dans mon guide pour sécuriser une caméra de surveillance.
Hikvision et Dahua, c’est la même chose ?
Ce sont deux marques distinctes, mais leur trajectoire se ressemble. Hikvision se classe n°1 ou n°2 mondial de la vidéosurveillance devant Dahua, et les deux entreprises chinoises ont été inscrites sur l’Entity List américaine le 7 octobre 2019, parmi 28 organisations. Mon article Dahua, toujours fiable ou pas montre que les exigences de durcissement réseau sont les mêmes pour les deux marques.
Pourquoi Hikvision est-elle sanctionnée ?
Les restrictions vérifiées s’échelonnent de 2019 à 2023 : interdiction des contrats fédéraux américains en août 2019, Entity List le 7 octobre 2019, retraits chez Best Buy, Home Depot et Lowe’s en 2021, puis mesures britanniques, australiennes et néo-zélandaises en 2022. L’Ukraine a déclaré Hikvision « sponsor international de la guerre » en juin 2023. Ces sanctions visent surtout les marchés publics et les sites sensibles, pas les particuliers.
Hikvision reste-t-elle vendue aux particuliers ?
Oui. Le décryptage de The China Project, en décembre 2022, précise que Hikvision reste vendue aux particuliers et aux petites entreprises malgré les sanctions. Les restrictions ciblent les marchés publics et les infrastructures critiques. En France, aucune interdiction n’est vérifiée dans mes sources, et la marque reste disponible chez les distributeurs, y compris pour le contrôle d’accès.
Quel est le lien entre Hikvision et HIKMICRO ?
HIKMICRO est une spin-off de Hikvision créée en 2016, spécialisée dans l’imagerie thermique. La même année, Hikvision signait un accord technologique avec Movidius pour la vision par ordinateur. J’ai consacré un article aux caméras thermiques HIKMICRO pour l’industrie et la maintenance, qui détaille cette branche du groupe.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
Mon parcours → Diplômes et certifications → Charte éditoriale →
Sources officielles et références
- 1. Wikipedia EN — Hikvision
- 2. Wikipedia FR — Hikvision
- 3. NVD — CVE-2017-7921
- 4. SDM Magazine — Hikvision et Dahua exclus des agences fédérales américaines
- 5. The China Project — Nouvelles restrictions américaines, britanniques et australiennes, décembre 2022
- 6. Wikipedia EN — Mirai (malware)
- 7. GM Insights — Étude du marché mondial de la vidéosurveillance
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