5/5 8 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 15 août 2026

Lampe baladeuse de chantier : comparatif et normes

Théo Desrousseaux 13 min de lecture

Publié le 2 août 2026

Lampe baladeuse de chantier : comparatif et normes Photo : achatmat.com
Lampe baladeuse rouge allumée avec cage de protection posée contre un mur en cours de construction, son câble noir avec interrupteur reposant au sol.

En bref

  • La baladeuse de chantier est un luminaire portatif couvert par la NF EN 60598-2-8, posé sur une installation temporaire régie par la NF C 15-100-7-704.
  • Sur chantier, le minimum de protection annoncé par l’OPPBTP est IP44 et IK08 ; les modèles grand public IP20 n’y ont pas leur place.
  • En ambiance humide ou conductrice, on passe en TBTS 12 ou 24 V ; je n’ai trouvé aucun texte rendant le 24 V obligatoire.
  • Le flux se lit en lumens, pas en watts : une LED 20 W délivre environ 1 800 à 2 000 lm là où une halogène 60 W plafonne autour de 900 lm.
  • En zone à risque explosif, seule une baladeuse ATEX certifiée selon la directive 2014/34/UE est admissible.

Sur un chantier, la baladeuse n’est pas un accessoire anodin. C’est un luminaire portatif couvert par la NF EN 60598-2-8, branché sur une installation temporaire régie par la NF C 15-100-7-704, et l’éclairage du poste de travail relève du Code du travail à travers les articles R. 4223.

Trois questions reviennent à chaque fois que j’équipe une équipe ou un particulier qui rénove : quelle norme vérifier sur l’appareil, quelle tension choisir, et quel modèle sortir pour quel usage. Je réponds ici dans cet ordre, avec les chiffres que j’utilise sur le terrain.

Le premier réflexe, avant de regarder les lumens ou le prix, c’est de classer l’environnement : sec, humide, conducteur ou classé. De cette réponse découlent la tension et le degré de protection, pas l’inverse.

≤ 250 V

tension d’alimentation couverte par la NF EN 60598-2-8

25 V AC

seuil du tableau 41B sous lequel la protection contre les contacts directs n’est pas nécessaire

IP44 IK08

minimum de protection attendu sur chantier selon l’OPPBTP

50 V AC

limite supérieure de la très basse tension, la TBT

Ce que la norme appelle exactement une baladeuse

La référence produit est la NF EN 60598-2-8, édition de novembre 2013, toujours en vigueur. Son domaine couvre les baladeuses et luminaires portatifs analogues tenus à la main, suspendus, ou posés sur une surface, alimentés sous une tension d’alimentation inférieure ou égale à 250 V. Elle se lit conjointement avec la Partie 1, la NF EN 60598-1, et entre dans le champ de la Directive Basse Tension 2006/95/CE.

La fiche officielle AFNOR donne l’indice de classement C71-000-2-8, l’ICS 29.140.40 et la parenté IEC 60598-2-8:2013 / EN 60598-2-8:2013. La norme est payante, je m’appuie donc sur la fiche publiée par l’AFNOR, pas sur le texte complet, que je n’ai pas consulté.

Le sommaire public suffit déjà à comprendre ce que la norme surveille : marquage, construction, lignes de fuite et distances dans l’air, mise à la terre, bornes, câblage externe et interne, protection contre les chocs électriques, essais d’endurance et thermiques, résistance aux poussières et à l’humidité, résistance d’isolement et rigidité diélectrique, résistance à la chaleur, au feu et aux courants de cheminement. Autrement dit, tout ce qui distingue une baladeuse de chantier d’une lampe d’appoint.

Deux amendements ont marqué l’historique : l’A1 de mars 2001 modifiait le paragraphe sur le câblage, l’A2 de mars 2008 a élargi le domaine d’application et touché plusieurs paragraphes de construction. Une baladeuse récente doit donc répondre à la version de novembre 2013, pas à une édition annulée de 1999.

La norme ne couvre pas les projecteurs. Une baladeuse est un éclairage rapproché et directionnel qu’on tient, qu’on suspend ou qu’on pose ; un projecteur sur trépied éclaire une zone depuis un point fixe. L’OPPBTP classe d’ailleurs l’éclairage mobile des postes de travail en trois familles : les baladeuses, les luminaires mobiles sur trépied et les équipements sur accumulateur rechargeable.

TOP—5. Meilleurs projecteurs de chantier à LED (sans fil, avec trépied). Test & Comparatif 2025
TOP—5. Meilleurs projecteurs de chantier à LED (sans fil, avec trépied). Test & Comparatif 2025
Obligation NF EN 60598-2-8, novembre 2013

Le trio normatif : produit, installation, travail

Une baladeuse conforme ne suffit pas si l’installation qui l’alimente ne l’est pas. Il y a trois étages à vérifier, et je les contrôle dans cet ordre : le produit, l’installation temporaire, puis l’éclairage du poste de travail.

Niveau Texte de référence Ce qu’il couvre
Niveau Produit Texte de référence NF EN 60598-2-8 Ce qu’il couvre Conception de la baladeuse elle-même, jusqu’à 250 V
Niveau Installation Texte de référence NF C 15-100-7-704 Ce qu’il couvre Installations temporaires de chantier, matériel mobile
Niveau Travail Texte de référence R. 4223 et décrets 83-721 et 83-722 Ce qu’il couvre Éclairage des lieux de travail, minimums dans l’espace et le temps

Les trois textes qui encadrent une baladeuse de chantier, du produit au poste de travail.

Le deuxième étage, c’est la NF C 15-100-7-704, révisée et publiée le 21 août 2024, avec un prochain réexamen prévu le 21 août 2029. Son champ couvre les installations temporaires de chantier : construction neuve, réparation, modification, extension, démolition, travaux publics, terrassement et travaux analogues.

Deux limites à connaître. Les locaux de chantier comme les bureaux, vestiaires, cantines ou dortoirs relèvent de la NF C 15-100-1, pas de la 7-704, et les enceintes conductrices exiguës relèvent de la 7-706.

Le point qui change tout est le 704.1.2 : sur un chantier, les installations fixes sont limitées à l’appareil général de commande et aux dispositifs de protection principaux, avec renvoi au paragraphe 704.537. Tout ce qui est en aval est considéré comme une installation mobile, sauf les parties conçues selon la Partie 5-52. C’est ce cadre qui fait de la baladeuse un matériel d’installation mobile soumis à des conditions sévères, avec une nécessité de vérifications fréquentes.

Pour l’alimentation provisoire du chantier, je renvoie au sujet de l’alimentation de chantier : la baladeuse n’est que le dernier maillon d’une chaîne qui commence au tableau provisoire.

Le troisième étage est celui de l’éclairage du travail. Les textes de base sont les décrets n° 83-721 et n° 83-722 du 2 août 1983, l’un pour les chefs d’entreprise, l’autre pour les maîtres d’ouvrage, complétés par la circulaire du 11 avril 1984 qui commente les valeurs d’éclairement minimal, l’arrêté du 23 octobre 1984 sur les relevés photométriques et la lettre DRT n° 90/11 du 28 juin 1990.

Ces textes fixent des valeurs minimales pour quatre situations intérieures et deux situations extérieures, applicables en tout point du local et en tout moment. Je ne cite ici aucun chiffre en lux : je n’ai pas pu relire ces valeurs sur une page ouverte au moment de la rédaction, et je préfère ne rien avancer que je ne peux pas vérifier.

Le Code du travail apporte le reste : R. 4226-1 à -21 pour l’utilisation des installations électriques, R. 4215-1 à -17 pour leur conception et réalisation, R. 4544-1 à -11 pour les opérations au voisinage, R. 4223-1 à -5, -8, -9 et -11 pour l’éclairage des locaux de travail, et R. 4535-11 à -12-1 pour les travailleurs indépendants. La NF X 35-103 complète l’ensemble sur l’ergonomie visuelle de l’éclairage.

230 V, 24 V ou 12 V : la tension qui change tout

La TBT, très basse tension, se définit par une tension inférieure à 50 V en alternatif et 120 V en continu. Dans l’éclairage TBT, seule la TBTS est admise selon le guide UTE C 15-559 : une source dite de sécurité, c’est-à-dire un transformateur ou un convertisseur à séparation avec pictogramme spécifique et protection de surintensité incorporée, et dont aucun point du secondaire n’est relié à la terre, contrairement à la TBTP.

Le tableau 41B de la NF C 15-100, reproduit par Promotelec, donne le seuil qui organise le choix : la protection contre les contacts directs n’est pas nécessaire jusqu’à 25 V en alternatif (60 V en continu), et elle devient nécessaire entre 25 et 50 V alternatif (60 à 120 V en continu).

C’est ce qui explique le choix usuel du 12 V pour l’éclairage TBT : sous 25 V, la construction du luminaire n’a pas à couvrir le risque de contact direct. Une baladeuse 24 V reste bien une TBTS, mais le risque de contact direct entre 25 et 50 V doit être couvert par la construction elle-même, c’est-à-dire par l’isolation et l’indice IP.

Je détaille le choix du transformateur et des sections dans le comparatif sur l’éclairage TBTS 12 V et son transformateur, je n’en refais pas ici la démonstration complète.

La baladeuse 230 V, elle, reste acceptable en environnement sec : ateliers, locaux techniques, pièces fermées hors humidité. C’est cohérent avec le domaine de la 60598-2-8, qui va jusqu’à 250 V.

Lampe baladeuse avec cage de protection rouge, globe transparent, poignée grise avec pince et câble enroulé terminé par une prise, sur fond blanc.
Le visuel montre une baladeuse filaire à cage de protection rouge, poignée avec pince et câble terminé par une prise, configuration du 230 V en environnement sec. assets.legrand.com

Attention

Certains marchands présentent la baladeuse 24 V comme « obligatoire en présence d’humidité, d’eau ou de béton frais ». Je n’ai trouvé aucun texte réglementaire formulant cette obligation. Je la traite comme une recommandation d’usage pour les environnements humides ou conducteurs, pas comme une contrainte normative, et je vous conseille de faire de même.

Le transformateur qui accompagne une baladeuse 24 V doit répondre à la norme EN 61558, avec séparation galvanique. C’est le point que je vérifie en premier sur la fiche, avant même la puissance.

IP44 et IK08 : le minimum sur un chantier

Le degré de protection se lit sur deux échelles distinctes : l’IP selon la norme EN 60529 pour la pénétration des corps solides et de l’eau, l’IK selon la norme EN 62262 pour la résistance aux chocs mécaniques.

Selon l’OPPBTP, les matériels de chantier doivent présenter un degré de protection minimum IP44 et IK08. Le premier chiffre 4 protège contre les corps solides supérieurs à un millimètre, le second contre les projections d’eau dans toutes les directions, et IK08 correspond à une énergie de choc de 5 joules.

Lampe baladeuse avec cage de protection métallique, globe transparent, poignée noire texturée et câble enroulé avec prise, sur fond blanc.
Le visuel montre la cage de protection métallique et la poignée noire texturée, éléments à confronter aux indices IP et IK attendus sur chantier. eco-bricolage.com

Le piège classique, ce sont les baladeuses grand public en IP20 : elles ne protègent ni contre l’eau ni contre les petits corps solides, et elles n’ont pas leur place sur un chantier. Je les réserve à un usage d’intérieur sec, au même titre que je raisonne en volumes pour l’éclairage de salle de bain.

Les distributeurs professionnels recommandent pour l’usage chantier des indices IP54 ou IP65 et IK07 ou IK08 Recommandation achatmat — guide baladeuses professionnelles . C’est une donnée marchande à recouper, mais elle reste cohérente avec le minimum IP44 IK08 annoncé par l’OPPBTP : plus l’environnement est rude, plus on monte en protection.

Attention

Une baladeuse IP20 branchée dans une pièce en cours de ragréage ou à proximité d’une arrivée d’eau est un risque de contact direct, pas un simple défaut de matériel. La protection contre les contacts indirects repose aussi sur le différentiel du tableau provisoire, mais l’indice de l’appareil reste la première barrière.

Comparatif par usage : quel modèle pour quel chantier

Le choix se fait par usage, pas par marque. Je classe les baladeuses en quatre familles : filaire 230 V pour le sec, TBTS 24 V pour l’humide et le conducteur, accumulateur pour la mobilité, ATEX pour les zones classées.

Usage Type Tension Points d’attention
Usage Atelier, local sec Type Baladeuse filaire 230 V Tension 230 V AC Points d’attention Câble renforcé, fixation, IP au moins 44
Usage Chantier humide, béton frais Type Baladeuse TBTS + transformateur Tension 24 V AC Points d’attention Séparation galvanique EN 61558, transfo accessible
Usage Déplacements, finitions Type Baladeuse rechargeable Tension Batterie lithium Points d’attention Autonomie annoncée de 2 à 8 h, donnée marchande
Usage Zone à risque explosif Type Baladeuse ATEX Tension Selon certification Points d’attention Directive 2014/34/UE, zones 0/1/2 et 20/21/22

Quatre usages, quatre configurations : la tension et la certification se choisissent avant le flux lumineux.

La baladeuse 230 V convient aux ateliers et locaux techniques secs. Elle est simple, puissante, et ne demande pas de transformateur, mais elle reste du matériel de zone sèche.

La baladeuse 24 V TBTS s’alimente via un transformateur 230 V/24 V. Le marchand la présente comme la référence pour les chantiers à risque électrique élevé ; je retiens surtout qu’elle est recommandée en présence d’humidité, d’eau ou de béton frais, sans texte réglementaire qui la rende obligatoire, comme je l’ai indiqué plus haut.

La baladeuse rechargeable sur batterie lithium supprime le câble et le transformateur sur zone. Son autonomie annoncée va de 2 à 8 heures, une donnée commerciale qui dépend fortement de la puissance de la LED et de l’âge de la batterie. Elle sert aux déplacements et aux finitions, pas à un éclairage continu de poste.

La baladeuse ATEX obéit à la directive 2014/34/UE, avec des zones 0, 1, 2 pour les gaz et 20, 21, 22 pour les poussières, et une certification par organisme notifié pour les catégories 1 et 2. Si le chantier touche une zone classée, aucune baladeuse standard ne convient, quel que soit son IP.

Pour l’éclairage général d’une zone, l’OPPBTP rappelle que les guirlandes et rubans LED se posent en TBTS ou TBTP : la baladeuse reste un éclairage de proximité, pas un substitut d’éclairage général.

Le flux en lumens, pas la puissance en watts

La donnée qui décide de la visibilité, c’est le flux en lumens, pas la puissance en watts. L’écart entre technologies est massif : une LED de 20 W délivre environ 1 800 à 2 000 lumens, là où une halogène de 60 W plafonne entre 700 et 900 lumens.

En espace confiné ou pour un travail de précision, 500 à 1 000 lumens suffisent. Pour éclairer une zone étendue, il faut compter 2 000 lumens et plus.

La LED apporte en plus un démarrage instantané, une bonne résistance aux vibrations et une durée de vie annoncée de plus de 20 000 à 50 000 heures, selon les données des distributeurs professionnels. Ce sont des annonces commerciales à prendre avec précaution, mais l’ordre de grandeur par rapport à une ampoule classique est réel.

  • 500 à 1 000 lm : espace confiné, travail de précision, inspection rapprochée.
  • 2 000 lm et plus : zone étendue, circulation, pose de réseaux.
  • LED 20 W : environ 1 800 à 2 000 lm, contre 700 à 900 lm pour une halogène 60 W.
  • Lire le flux réel sur la fiche produit, pas la puissance affichée sur l’emballage.

Câble, fixation, transformateur : ce que je regarde avant d’acheter

Le câble fait partie de la baladeuse. Les modèles de chantier utilisent une gaine néoprène ou caoutchouc renforcé, avec des longueurs usuelles de 5 à 25 mètres. Une gaine PVC rigide ou un cordon d’appareil n’a pas la tenue mécanique pour un chantier, où le câble se plie, se tire et se coince.

Le système de fixation compte autant que le flux : crochet pour suspendre, aimant pour les structures métalliques, pied pour poser au sol. Je vérifie qu’il est adapté au poste réel, sinon la baladeuse finit posée à plat, avec un éclairage à mi-hauteur et un risque de roulement.

Quand la baladeuse est en TBTS, le transformateur suit ses propres règles d’installation. Le guide UTE C 15-559 donne des règles pratiques pour l’éclairage TBT fixe, transposables au transformateur de baladeuse, et je les applique avec prudence :

Élément Règle pratique
Élément Protection de surcharge Règle pratique Pas requise pour un seul appareil
Élément Court-circuit Règle pratique Couvert par le dispositif incorporé si le circuit fait moins de 2 m, sinon protection externe
Élément Chute de tension Règle pratique Limitée à 5 %, soit 0,6 V en 12 V
Élément Exemple de section Règle pratique 1,5 mm² pour 100 VA (8,33 A) : longueur maximale de 2,4 m
Élément LED en 0,5 mm² Règle pratique Autorisée par l’UTE C 15-559, courant maximal de 8,5 A
Élément Cheminement Règle pratique Séparé des circuits basse tension
Élément Liaisons luminaire-transfo Règle pratique Résistantes à 170 °C
Élément Accessibilité Règle pratique Transformateur accessible, disjoncteur type C jusqu’à 450 VA, type D au-delà

Règles pratiques d’installation du secondaire TBTS, transposées du guide UTE C 15-559 pour l’éclairage TBT.

Ces règles montrent une chose : une baladeuse 24 V ne se branche pas sur n’importe quel transformateur trouvé dans une caisse. Le transformateur doit être accessible, adapté à la puissance, et le circuit secondaire court si on veut s’affranchir d’une protection externe.

Marquage, classe et documents à exiger

Le marquage est le premier contrôle, il se fait sur l’appareil lui-même. Le marquage CE est obligatoire, dans le cadre de la directive Basse Tension 2014/35/UE qui couvre le domaine 50 à 1 000 V en alternatif, avec référence à la norme EN 60598.

Les indices IP et IK doivent figurer sur la fiche, selon les normes EN 60529 et EN 62262. La classe III signalée sur l’appareil correspond à une très basse tension de sécurité, c’est-à-dire une baladeuse TBTS : c’est le repère qui me permet de vérifier la cohérence entre l’appareil et le transformateur.

La notice d’utilisation en français est obligatoire. Si elle manque ou si elle ne mentionne ni la tension, ni l’indice, ni la classe, je considère le produit comme non conforme et je ne le mets pas en service.

  • Marquage CE et référence à la directive 2014/35/UE.
  • Indices IP (EN 60529) et IK (EN 62262) sur la fiche produit.
  • Classe III sur une baladeuse TBTS, cohérente avec le transformateur de sécurité.
  • Notice d’utilisation en français fournie.
  • Certification ATEX avec organisme notifié si zone classée.

Ma checklist avant de brancher une baladeuse

Voici l’ordre que je suis quand j’arrive sur un poste et que je sors une baladeuse, quelle que soit sa technologie. La checklist est volontairement courte, parce qu’elle doit passer en trente secondes.

Identifier l’ambiance

Sec, humide, conducteur ou classé ATEX : la tension et la certification en découlent.

Contrôler le marquage

Tension, classe, IP, IK, notice en français : tout doit être lisible sur la fiche.

Inspecter le câble

Gaine néoprène ou caoutchouc, pas de coupure, pas de reprise bricolée, longueur adaptée au poste.

Vérifier le transformateur

En TBTS : séparation galvanique EN 61558, accessible, adapté à la puissance.

Tester la fixation

Crochet, aimant ou pied : la baladeuse doit tenir sans être posée au sol.

Si la tension n’est pas identifiée, je ne branche pas. Une baladeuse 230 V dans une cave en terre battue, c’est exactement le type de configuration qui transforme un éclairage d’appoint en risque de contact direct.

La baladeuse fait partie de l’équipement de sécurité au même titre que le reste des protections individuelles. Quand j’équipe une équipe, je raisonne comme pour le casque d’électricien ou les chaussures de sécurité : la norme se vérifie avant l’usage, pas après.

En cas de doute sur l’état d’un câble ou d’une fiche, je coupe et je remplace, comme je le fais pour un gant isolant douteux. Le matériel d’éclairage mobile est fait pour être vérifié souvent, c’est une exigence du cadre de la 7-704, pas une précaution facultative.

Avant de brancher une baladeuse de chantier

Vérifiez l’absence de tension au tableau avant toute manipulation du câble ou de la fiche. Ne branchez jamais une baladeuse 230 V dans une zone humide ou conductrice, ne dénudez jamais un câble de baladeuse pour le raccorder en direct, et remplacez tout cordon dont la gaine est coupée ou écrasée. Si une personne reçoit un choc électrique, coupez la tension avant de la toucher et appliquez la conduite décrite dans le guide sur le choc électrique.

Urgence électrique dans le 78, le 92 et Paris Ouest

Les pièges que je vois le plus souvent

Le premier, c’est la baladeuse grand public IP20 sortie sur un chantier humide. Elle fonctionne, elle éclaire, et le risque ne se voit pas tant que l’eau n’a pas fait son chemin dans la douille. Sur un sol en béton frais ou en terre, c’est une faute d’équipement.

Le deuxième, c’est le transformateur TBTS absent ou remplacé par une simple boîte de connexion. Sans séparation galvanique, le 24 V annoncé n’est plus une TBTS, et toute la logique de protection s’effondre. Je contrôle la fiche du transformateur avant de brancher la baladeuse, pas après.

Le troisième, c’est le câble prolongé par une rallonge standard pour gagner trois mètres. Une baladeuse de chantier se déroule sur sa propre longueur ; chaque raccord ajouté est un point de défaillance mécanique et électrique.

FAQ

3 questions

Interactif

Lampe baladeuse de chantier : repères

3 questions pour vérifier les repères essentiels

1 / 3

Choisissez une réponse

Quelle norme pour une baladeuse de chantier ?

Le produit relève de la NF EN 60598-2-8 (édition de novembre 2013, tension jusqu’à 250 V), à lire avec la partie 1. L’installation temporaire qui l’alimente suit la NF C 15-100-7-704, et l’éclairage du poste de travail relève du Code du travail, articles R. 4223, avec les décrets 83-721 et 83-722.

Une baladeuse 230 V est-elle autorisée sur un chantier ?

Oui, en environnement sec : ateliers, locaux techniques. Le domaine de la NF EN 60598-2-8 va jusqu’à 250 V. En présence d’humidité, d’eau ou de sol conducteur, passez en TBTS 12 ou 24 V avec transformateur de sécurité. Je n’ai trouvé aucun texte réglementaire rendant le 24 V obligatoire.

Quelle différence entre une baladeuse TBTS 12 V et 24 V ?

Selon le tableau 41B de la NF C 15-100, la protection contre les contacts directs n’est pas nécessaire jusqu’à 25 V en alternatif, et devient nécessaire entre 25 et 50 V. Le 12 V est donc le choix usuel, sans protection de contact direct à couvrir. Une baladeuse 24 V reste une TBTS, mais la construction doit couvrir le risque par l’isolation et l’IP. Le détail du transformateur est dans le comparatif sur l’éclairage TBTS 12 V.

Que signifient IP44 et IK08 sur une baladeuse ?

L’IP, selon la norme EN 60529, décrit la protection contre les corps solides et l’eau ; l’IK, selon EN 62262, la résistance aux chocs mécaniques. Selon l’OPPBTP, le minimum pour le matériel de chantier est IP44 et IK08. Les baladeuses grand public en IP20 ne protègent ni contre l’eau ni contre les petits corps solides.

Une baladeuse rechargeable remplace-t-elle une baladeuse filaire ?

Pour la mobilité et les finitions, oui : pas de câble, pas de transformateur sur zone. L’autonomie annoncée va de 2 à 8 heures selon les modèles, une donnée commerciale qui dépend de la puissance et de l’âge de la batterie. Pour un éclairage continu de poste, une baladeuse filaire 230 V ou TBTS reste plus fiable.

Quand faut-il une baladeuse ATEX ?

Dès que la zone est classée : zones 0, 1, 2 pour les gaz et 20, 21, 22 pour les poussières. La baladeuse doit alors être certifiée selon la directive 2014/34/UE, avec certification par organisme notifié pour les catégories 1 et 2. Aucune baladeuse standard, même IP65, ne remplace une certification ATEX.

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

Mon parcours → Diplômes et certifications → Charte éditoriale →

Partager : X / Twitter LinkedIn WhatsApp

Recevez les nouveaux guides

Une notification par semaine dans votre navigateur, sur les nouveaux guides et les changements de norme. Aucune adresse email demandée.

Yvelines · Hauts-de-Seine · Paris Ouest

Éclairage LED : moins 80 % sur la consommation, mieux sur l'ambiance

Spots encastrables, rails magnétiques, éclairage extérieur IP65. Je conçois et pose votre éclairage LED avec la bonne température de couleur pour chaque pièce.

Prix annoncé avant mon déplacement Rappel sous 24 h, 7 j/7