Batterie XGT 40 V max
XGT forme un système distinct de LXT, destiné aux outils qui demandent davantage de puissance et d’autonomie.
Vérifié le par
Théo Desrousseaux, électricien
(diplômes et certifications)
En bref
L’histoire de Makita commence en 1915, bien avant les visseuses à choc, les perforateurs sans fil et les batteries que l’on voit aujourd’hui sur les chantiers. Mosaburo Makita ouvre alors à Nagoya un commerce spécialisé dans la vente et la réparation de moteurs électriques, de transformateurs et de matériels d’éclairage.
Les plateformes ne résument pas tout le parc Makita. La marque maintient aussi des systèmes de rangement : MakPac correspond à la génération historique de coffrets empilables, tandis que MakTrak vise une organisation plus récente du transport de chantier. Avant d’acheter, je vérifie la compatibilité annoncée entre modules : une caisse de rangement ne se choisit pas seulement parce qu’elle porte le même logo que les machines.
La marque ne naît donc pas comme fabricant de perceuses. Elle se construit d’abord autour de la maintenance électromécanique, puis change de dimension avec son rabot électrique portable lancé au Japon en 1958. À mes yeux d’électricien, ce point de départ explique encore une partie de son identité : Makita vient du moteur, du service et de l’outil destiné à travailler tous les jours.
1915
fondation de Makita Electric Works à Nagoya
1958
lancement du premier rabot électrique portable fabriqué et vendu au Japon
1969
commercialisation de la perceuse sur batterie 6500D
2005
déploiement de la plateforme lithium-ion 18 V LXT
2022
arrêt annoncé de la production de machines à moteur thermique
Le 21 mars 1915, Mosaburo Makita fonde Makita Electric Works à Nagoya. Le Japon poursuit alors son industrialisation et l’usage de l’électricité progresse dans les ateliers, les bâtiments et les équipements de production. L’activité consiste à vendre et à remettre en état des moteurs, des transformateurs et des appareils d’éclairage.
Ce métier demande déjà des compétences que l’on retrouvera plus tard dans l’outillage électroportatif : bobinages, roulements, collecteurs, isolation et diagnostic des pannes. Une machine électrique fiable ne dépend pas seulement de sa puissance nominale. Elle dépend aussi de son refroidissement, de la qualité de son moteur et de la disponibilité des pièces.
Je trouve ce démarrage plus révélateur qu’un simple récit de marque. Makita apprend d’abord à observer les défaillances réelles avant de concevoir ses propres machines. Cette culture de réparation rapproche son histoire de celle de fabricants d’instruments comme Fluke ou Chauvin Arnoux, eux aussi développés autour de besoins techniques concrets.
En 1938, l’activité est constituée en société sous le nom de Makita Electric Works, Inc. Cette étape formalise une entreprise qui ne se limite plus à l’atelier initial. Elle dispose désormais d’une structure adaptée à la fabrication, à l’investissement et à une diffusion plus large de ses produits.
La Seconde Guerre mondiale bouleverse ensuite l’industrie japonaise. En 1945, Makita transfère ses activités à Sumiyoshi-cho, dans la ville d’Anjo, préfecture d’Aichi. Ce site devient le siège historique du groupe et reste indiqué comme adresse du siège dans les documents institutionnels récents.
Le déplacement vers Anjo marque une continuité industrielle plutôt qu’un changement immédiat de métier. Makita reste encore liée aux moteurs électriques. La transition vers l’outillage prendra forme dans les années suivantes, au moment où la reconstruction japonaise augmente les besoins en machines portatives pour le bois et le bâtiment.
L’année 1958 est le véritable tournant. Makita fabrique et commercialise un rabot électrique portable présenté par l’entreprise comme le premier produit de ce type fabriqué et vendu au Japon. Le modèle répond à un besoin simple : mécaniser une opération jusque-là longue et physique tout en conservant un outil transportable.
Ce choix est cohérent avec le marché japonais de l’après-guerre. La construction de logements, les travaux de menuiserie et la modernisation des ateliers créent une demande pour des machines portatives plus rapides. Makita ne quitte pas son savoir-faire moteur : elle l’intègre dans une machine complète, maniable et conçue pour le chantier.
Le rabot ne représente donc pas seulement une référence ancienne dans un catalogue. Il transforme Makita en fabricant d’outillage électroportatif et ouvre la voie aux perceuses, scies, ponceuses et machines spécialisées. La société cesse progressivement d’être perçue comme un réparateur de moteurs pour devenir une marque d’outils.
| Date | Étape | Ce qu’elle change |
|---|---|---|
| Date 1915 | Étape Création de Makita Electric Works | Ce qu’elle change Départ dans la vente et la réparation électromécanique |
| Date 1938 | Étape Constitution en société | Ce qu’elle change Passage à une structure industrielle |
| Date 1945 | Étape Installation à Anjo | Ce qu’elle change Ancrage du futur siège et de la production |
| Date 1958 | Étape Rabot électrique portable | Ce qu’elle change Bascule vers l’outillage électroportatif |
| Date 1969 | Étape Perceuse 6500D sur batterie | Ce qu’elle change Début documenté de la stratégie sans fil |
| Date 2005 | Étape Plateforme 18 V LXT | Ce qu’elle change Construction d’un écosystème lithium-ion commun |
| Date Années 2020 | Étape Développement de XGT | Ce qu’elle change Montée en puissance des machines sans fil |
| Date 2022 | Étape Fin de la production thermique | Ce qu’elle change Priorité donnée aux équipements alimentés par batterie |
Au début des années 1960, Makita élargit son activité hors du Japon. Ses outils commencent à être exportés, tandis que la société adapte son organisation à un marché devenu international. En 1962, elle prend le nom de Makita Electric Works, Ltd. et franchit une nouvelle étape dans son développement financier.
L’exportation ne consiste pas uniquement à expédier des machines. Un outil professionnel exige des pièces détachées, un service après-vente, des réparateurs formés et une distribution régulière. L’expérience acquise dans la réparation de moteurs fournit à Makita une base logique pour organiser ce réseau.
Cette progression ressemble à celle d’autres industriels spécialisés. L’histoire de Knipex montre par exemple comment un fabricant peut partir d’un domaine étroit, approfondir son savoir-faire, puis se diffuser largement sans abandonner son métier central. Makita suit une trajectoire comparable, mais autour du moteur électrique et de la machine portative.
En 1969, Makita commercialise la perceuse rechargeable 6500D. Les performances et l’autonomie de cette génération restent éloignées des machines actuelles, mais l’idée essentielle est déjà là : supprimer le câble pour rendre l’outil plus mobile.
À cette époque, le sans-fil impose de nombreux compromis. Les accumulateurs sont lourds, la densité énergétique est limitée et la recharge demande du temps. La machine ne remplace donc pas immédiatement l’outil filaire, surtout pour les travaux continus ou exigeants.
La 6500D établit toutefois une direction que Makita poursuivra pendant plusieurs décennies. La marque ne considère plus la batterie comme un simple accessoire. Elle devient progressivement un élément central de l’architecture de l’outil, avec des conséquences sur le moteur, la poignée, l’équilibrage et la protection électronique.
En 1978, la perceuse rechargeable 6010D illustre une nouvelle étape de cette évolution. Le format devient plus proche de la perceuse sans fil moderne et l’usage gagne en souplesse. Je vois dans cette période la naissance d’un principe désormais familier sur chantier : choisir une machine, mais aussi entrer dans un système de batteries et de chargeurs.
Makita crée Makita U.S.A. en 1970, puis développe des filiales commerciales sur plusieurs marchés. La France s’intègre à ce réseau européen, aujourd’hui structuré autour de Makita France SAS. Le rapport Makita 2025 répertorie toujours la filiale française parmi les sociétés commerciales du groupe.
Cette implantation locale répond à des contraintes concrètes. Les tensions électriques, les prises, les habitudes de travail, les règles de distribution et les attentes de service ne sont pas identiques dans tous les pays. Une présence directe sur chaque marché facilite l’adaptation des gammes et l’approvisionnement en pièces.
Au cours des années 1980, Makita ne se contente plus de produire au Japon. Le groupe développe des capacités de fabrication à l’étranger, notamment aux États-Unis. Cette organisation réduit certains délais logistiques et rapproche une partie de la production des marchés servis.
L’expansion mondiale transforme aussi la marque en gamme complète. Makita passe progressivement de quelques familles d’outils à une gamme couvrant plusieurs métiers : perçage, vissage, découpe, ponçage, béton, jardin et équipements d’atelier. Comme pour Schneider Electric, l’histoire industrielle devient celle d’un élargissement contrôlé de l’offre autour de compétences techniques déjà maîtrisées.
En 1991, Makita acquiert le fabricant allemand Dolmar, dont l’histoire remonte à 1927 et à la production de tronçonneuses. Cette opération apporte une expérience complémentaire à celle des outils électriques : moteurs thermiques, coupe du bois et entretien des espaces extérieurs.
L’acquisition permet à Makita d’accélérer dans les équipements de jardin et de forêt. Pendant plusieurs années, les noms Makita et Dolmar coexistent selon les marchés et les catégories de produits. Le catalogue Makita France rappelle d’ailleurs les deux dates fondatrices, 1915 pour Makita et 1927 pour Dolmar.
Cette diversification peut sembler éloignée de l’électricien. Elle prépare pourtant une évolution importante : les mêmes usages extérieurs pourront ensuite passer du moteur thermique au moteur électrique alimenté par batterie. Le rachat de Dolmar donne ainsi à Makita des produits et des compétences que la transition vers le sans-fil rendra particulièrement utiles.
Info
L’histoire de Makita ne suit pas une ligne allant directement de la perceuse filaire à la visseuse 18 V. Elle combine moteurs électriques, batteries, production mondiale et équipements de jardin, puis réunit progressivement ces métiers dans des plateformes sans fil communes.
En 2005, Makita engage le déploiement de sa plateforme LXT en lithium-ion 18 V. Le changement ne tient pas uniquement à une nouvelle chimie de batterie. LXT organise une gamme de machines autour d’un format d’accumulateur commun, d’un chargeur compatible et d’une électronique de protection.
Le lithium-ion améliore le rapport entre énergie stockée et masse par rapport aux technologies plus anciennes. Il permet aussi de concevoir des batteries qui conservent une tension adaptée pendant une plus grande partie de la décharge. Pour l’utilisateur, le gain principal est la possibilité d’enchaîner davantage de tâches avec une machine plus maniable.
La valeur d’une plateforme augmente avec le nombre d’outils compatibles. Une batterie peut alimenter une perceuse, une visseuse à choc, une scie, un aspirateur ou un outil de jardin, à condition de respecter la plateforme prévue. Cette logique réduit le nombre de chargeurs et donne une importance nouvelle au choix initial de la marque.
Je conseille néanmoins de ne pas confondre compatibilité mécanique et adéquation réelle. Une petite batterie peut s’enclencher sur une machine exigeante sans être le choix le plus cohérent pour l’autonomie ou la puissance demandée. La lecture de la notice et des tableaux de compatibilité reste nécessaire, comme lors du choix d’un multimètre adapté à son usage.
Le développement des moteurs sans balais, souvent appelés moteurs brushless, renforce ensuite l’intérêt du sans-fil. L’absence de charbons supprime une pièce d’usure et permet une commande électronique plus fine du moteur. Le rendement, le contrôle et la compacité peuvent ainsi progresser selon la conception de chaque machine.
Il ne faut pas résumer cette technologie à une étiquette commerciale. Un outil brushless reste dépendant de son électronique, de sa ventilation, de ses engrenages, de sa batterie et de son usage. Une machine compacte utilisée continuellement à sa limite peut chauffer, même avec un moteur moderne.
Makita associe progressivement batteries lithium-ion, moteurs sans balais et protections électroniques. Ce trio permet de concevoir des perforateurs, meuleuses et scies sans fil capables de couvrir des tâches autrefois réservées au secteur. Le câble ne disparaît pas de tous les métiers, mais il cesse d’être indispensable pour un nombre croissant d’interventions.
Pour un apprenti qui découvre ces évolutions pendant un CAP électricien, l’histoire est instructive. Elle montre que l’outil moderne n’est plus seulement un moteur relié à un interrupteur. C’est un ensemble comprenant cellules, capteurs, électronique de puissance, communication et protections thermiques.
Au fil des années, LXT s’étend à de nombreuses catégories. La plateforme couvre les outils de perçage et de vissage, mais aussi la coupe, l’aspiration, l’éclairage de chantier et l’entretien extérieur. Cette largeur explique pourquoi un professionnel peut conserver longtemps ses batteries lorsqu’il renouvelle seulement certaines machines.
L’écosystème a toutefois ses limites. Toutes les générations, tous les chargeurs et toutes les batteries ne se valent pas, même lorsqu’ils appartiennent à la même tension nominale. La capacité en ampères-heures, le courant que la batterie peut fournir et la gestion thermique influencent l’usage.
Je regarde donc une plateforme de la même manière qu’une gamme d’appareillage électrique. Le logo ne suffit pas : il faut contrôler les références, les fonctions et la compatibilité, comme lorsqu’on compare des familles chez Hager ou des pinces dans un comparatif Knipex et Wiha.
Au tournant des années 2020, Makita développe XGT, une plateforme 40 V max destinée à couvrir des besoins plus élevés en puissance et en endurance. Elle ne constitue pas une simple batterie LXT agrandie. Les batteries, chargeurs et outils XGT forment un système distinct, avec leur propre architecture.
Batterie XGT 40 V max
XGT forme un système distinct de LXT, destiné aux outils qui demandent davantage de puissance et d’autonomie.
Cette séparation évite de demander à une plateforme 18 V de répondre à tous les usages. Les perforateurs lourds, scies de grande capacité, meuleuses et équipements extérieurs ont des profils de consommation différents d’une visseuse compacte. Une tension plus élevée permet de fournir une puissance donnée avec un courant plus faible, ce qui facilite certains choix de conception.
LXT et XGT coexistent donc plutôt qu’elles ne se remplacent immédiatement. LXT conserve l’avantage d’un parc installé important et d’une large variété de machines. XGT vise les applications où la puissance, la robustesse du système et l’autonomie justifient un équipement dédié.
Makita indique avoir cessé la production de produits à moteur thermique le 31 mars 2022. Cette décision s’inscrit dans sa stratégie de fournisseur d’une gamme étendue de produits sans fil. Elle concerne directement l’héritage acquis avec Dolmar et les équipements de jardin motorisés.
Le passage à la batterie ne rend pas tous les usages identiques. Une tronçonneuse, une débroussailleuse ou un souffleur sollicite fortement l’accumulateur et demande une organisation de recharge adaptée. Pour un professionnel, le nombre de batteries, la puissance disponible sur le site et le rythme de travail deviennent des paramètres de production.
Cette évolution rapproche l’outillage des problématiques que je rencontre en électricité. Le chantier doit disposer de prises correctement protégées, d’une puissance disponible suffisante et d’un stockage raisonnable des batteries. La disparition du carburant déplace une partie de la contrainte vers l’installation électrique et la logistique de recharge.
Le choix est aussi industriel. Makita concentre ses investissements sur les moteurs électriques, l’électronique, les batteries et les chargeurs. La marque revient ainsi, avec des technologies différentes, à son domaine d’origine : la maîtrise du moteur électrique et de son alimentation.
Le rapport Makita 2025 présente le groupe comme un fournisseur mondial de produits sans fil, avec un réseau international de filiales commerciales et industrielles. Makita France SAS figure dans cette organisation. Le siège reste situé à Anjo, là où l’entreprise s’était installée en 1945.
La gamme actuelle ne se limite pas aux perceuses et aux visseuses. Elle comprend des outils pour le bâtiment, l’industrie, l’atelier, le nettoyage, le jardin et l’entretien des espaces extérieurs. Le point commun recherché est de plus en plus la motorisation électrique portable alimentée par batterie.
Cette cohérence ne signifie pas que chaque machine Makita convient à chaque utilisateur. Un particulier qui perce quelques trous par an n’a pas les mêmes besoins qu’un artisan équipé de plusieurs batteries. Le bon choix dépend du couple, du poids, de la fréquence d’usage, du service disponible et du parc déjà possédé.
Je préfère donc lire l’histoire de Makita comme celle d’une spécialisation progressive. La société a commencé par réparer des moteurs, a appris à les intégrer dans des outils, puis a travaillé sur leur alimentation mobile. Les noms LXT et XGT sont récents, mais la logique technique remonte à plus d’un siècle de travail autour du moteur électrique.
L’identité visuelle de Makita s’est fixée autour d’un bleu turquoise facilement repérable sur chantier. Cette couleur aide à reconnaître les machines, les coffrets et les batteries, mais elle ne renseigne ni sur la génération ni sur la compatibilité. Deux outils de couleur proche peuvent appartenir à des plateformes différentes.
Il existe aussi des variantes de couleur, des séries destinées à certains marchés et des éditions particulières. Une visseuse japonaise ou une machine importée peut présenter un aspect différent de la référence vendue en France. Avant l’achat, je vérifie toujours la référence exacte, la tension, le chargeur et les conditions de garantie applicables.
Réglages en japonais
Les inscriptions des réglages révèlent une édition destinée au marché japonais, différente de la référence vendue en France.
La boîte vintage utilisée pour illustrer cet article est intéressante pour cette raison. Elle montre que l’identité Makita n’a pas toujours été figée dans sa forme actuelle. Le produit, l’étiquette et le conditionnement évoluent, tandis que le nom reste rattaché au fabricant fondé par Mosaburo Makita.
Le premier enseignement est que la réparation précède la conception. Makita a commencé par intervenir sur des moteurs existants avant de fabriquer ses propres outils. Cette expérience donne une connaissance directe des pièces qui chauffent, s’usent, se desserrent ou supportent mal la poussière.
Le deuxième enseignement concerne la durée. La transition du filaire vers le sans-fil ne s’est pas produite en quelques années. Elle commence au moins en 1969 chez Makita, progresse avec plusieurs générations d’accumulateurs, puis accélère avec le lithium-ion et les moteurs sans balais.
Le troisième enseignement est commercial autant que technique. Une plateforme de batterie crée une continuité entre les achats. Elle simplifie l’équipement, mais elle rend aussi le changement de marque plus coûteux lorsque l’utilisateur possède déjà plusieurs batteries et chargeurs.
Enfin, l’histoire rappelle que l’innovation ne supprime pas les règles de base. Une machine récente doit être utilisée avec l’accessoire prévu, une protection individuelle adaptée et une installation électrique en état. La batterie réduit certains risques liés au câble, mais elle introduit d’autres contraintes de charge, de stockage et de transport.
Attention
Une batterie déformée, fissurée, anormalement chaude ou ayant subi un choc ne doit pas être remise en charge sans contrôle. Utilisez le chargeur prévu par le fabricant et éloignez les accumulateurs des sources de chaleur.
J’utilise l’histoire de la marque pour mieux comprendre ses choix actuels, pas pour attribuer automatiquement une qualité à chaque référence. Une entreprise ancienne peut produire des machines très différentes selon la gamme, le prix et l’usage visé. La référence précise reste plus importante que le logo.
Makita conserve néanmoins une cohérence technique lisible. Le groupe a construit son activité autour des moteurs, du service et de l’outil portable, puis a investi durablement dans la batterie. Cette continuité explique pourquoi le sans-fil occupe désormais une place centrale dans son catalogue.
Sur un chantier électrique, je distingue les machines de production des outils de contrôle. Une visseuse Makita peut poser un appareillage, mais elle ne remplace ni un vérificateur d’absence de tension ni un appareil de mesure. L’histoire des marques de mesure et celle des fabricants d’outillage se croisent, sans répondre aux mêmes fonctions.
Je retiens enfin que Makita n’est pas née avec LXT. La plateforme 18 V est une étape importante d’un parcours commencé en 1915, prolongé par le rabot de 1958, la perceuse sur batterie de 1969 et l’internationalisation de la production. Le fil conducteur reste la transformation de l’énergie électrique en travail mécanique portable.
L’histoire officielle fournit des dates solides, mais elle reste produite par l’entreprise. Je la lis donc comme une source primaire utile pour les produits, les changements de nom et les décisions industrielles. Elle ne suffit pas, à elle seule, à évaluer chaque machine actuelle ou à comparer son coût avec celui d’un concurrent.
Il faut aussi éviter de présenter chaque nouveauté comme une rupture totale. Les outils modernes résultent souvent d’améliorations successives : meilleure batterie, électronique plus précise, moteur plus compact, engrenages adaptés et accessoires plus efficaces. Makita participe à cette évolution avec d’autres fabricants.
La chronologie reste néanmoins claire. 1915 correspond à la naissance de l’atelier, 1958 au passage décisif vers l’outillage, 1969 au début documenté du sans-fil, 2005 à l’écosystème LXT et les années 2020 à la montée en puissance de XGT. En 2022, l’arrêt de la production thermique confirme l’orientation électrique du groupe.
3 questions
InteractifQuiz : Makita histoire : de 1915 à nos jours
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Makita a été fondée le 21 mars 1915 à Nagoya, au Japon, par Mosaburo Makita. L’activité initiale portait sur la vente et la réparation de moteurs électriques, de transformateurs et de matériels d’éclairage.
Le tournant documenté est le rabot électrique portable lancé en 1958, présenté par Makita comme le premier fabriqué et vendu au Japon. Il marque le passage de l’entreprise vers l’outillage électroportatif.
Makita commercialise la perceuse rechargeable 6500D en 1969. Le sans-fil évolue ensuite avec plusieurs générations de batteries, avant le déploiement de la plateforme lithium-ion LXT en 2005.
LXT structure principalement l’écosystème 18 V lancé au milieu des années 2000. XGT apparaît au tournant des années 2020 comme une plateforme 40 V max distincte pour des machines demandant davantage de puissance et d’endurance.
Makita indique avoir cessé la production de produits à moteur thermique le 31 mars 2022. Sa stratégie récente privilégie les équipements sans fil alimentés par batterie, notamment pour le jardin et l’entretien extérieur. Cela la rapproche de concurrents comme DeWalt ou Milwaukee.
Oui. Makita est une entreprise fondée au Japon et son siège se trouve à Anjo, dans la préfecture d’Aichi. Le groupe dispose toutefois d’un réseau mondial de filiales commerciales et de sites de production.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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