Thermostat d’ambiance
La programmation par plages se pilote depuis l’appareil.
Source : Schneider Electric FrancePublié le 4 septembre 2026
Photo : proxiserve.fr En bref
Le prix d’un plancher chauffant électrique se situe le plus souvent entre 40 et 120 €/m², fourniture et pose comprises. Ce montant se calcule sur la surface réellement chauffée : les meubles fixes et les premières marches d’escalier sont exclus.
Deux familles partagent le marché. Le câble noyé dans une chape ajoute 5 à 8 cm et se recouvre de carrelage. Le film ou la trame mince ajoute 5 à 15 mm et se glisse sous un parquet ou un revêtement mince.
Le choix se joue ensuite sur trois vérifications : l’épaisseur que le sol peut accepter, le revêtement prévu et le circuit électrique disponible.
Avant de toucher au circuit
Un plancher chauffant électrique ne se branche pas sur une prise. Le raccordement se fait hors tension, avec un disjoncteur adapté à la puissance totale ; si le circuit est à créer ou à modifier, l’intervention se confie à un électricien qualifié, avec vérification d’absence de tension avant tout travail sur les conducteurs.
40 à 120 €/m²
fourniture et pose comprises, selon la famille et le chantier
5 à 8 cm
surélévation de la famille câble noyé sous chape
5 à 15 mm
surélévation de la famille film ou trame mince
40 à 130 kWh/m²/an
estimations de consommation selon l’isolation
Une installation se lit du support vers le haut : un isolant posé sur le sol existant, puis un ragréage ou une chape lorsque le revêtement final est un carrelage ou un parquet collé, puis le film ou le câble chauffant, puis le revêtement de sol.
Le système est un montage sec alimenté en 230 V : une natte ou une trame à câbles, une liaison froide de raccordement et un dispositif de régulation. La chaleur est transmise principalement par rayonnement.
Le fabricant qui documente cette composition présente le système comme particulièrement adapté aux travaux de rénovation, avec une pose décrite comme simple. Ce qui décide reste le support, l’épaisseur disponible et le revêtement prévu.
La surface à chauffer exclut les zones occupées par des meubles fixes : meubles bas de cuisine, placards, premières marches d’escalier. Un plan de pose part de ce mobilier, pas seulement des mètres carrés au sol.
| Critère | Câble noyé sous chape | Film ou trame mince |
|---|---|---|
| Critère Épaisseur ajoutée | Câble noyé sous chape 5 à 8 cm avec la chape | Film ou trame mince 5 à 15 mm sous le revêtement |
| Critère Mise en œuvre | Câble noyé sous chape Câbles noyés dans la chape | Film ou trame mince Trame ou film posé sous le revêtement |
| Critère Revêtement associé | Câble noyé sous chape Carrelage | Film ou trame mince Parquet ou revêtement mince |
En rénovation, l’épaisseur disponible sur le sol départage le plus souvent les deux familles.
Le carrelage accepte les deux familles. Le parquet se pose plutôt sur la famille mince, si sa référence est prévue pour un support chauffant.
La puissance se choisit en watts par mètre carré de surface chauffée. Elle dépend du montage, du niveau d’isolation et du revêtement qui recouvre l’élément chauffant.
| Montage | Puissance au m² | Revêtement associé |
|---|---|---|
| Montage Film chauffant | Puissance au m² 85 à 130 W/m² | Revêtement associé Revêtements minces |
| Montage Trame sous carrelage | Puissance au m² 85 à 160 W/m² | Revêtement associé Mortier colle et carrelage |
| Montage Trame sous parquet | Puissance au m² 80 à 140 W/m² | Revêtement associé Parquet et revêtements minces |
| Montage Trame ou couronne sous chape | Puissance au m² 60 à 100 W/m² | Revêtement associé Chape et carrelage |
| Montage Natte basse consommation | Puissance au m² 41 à 83 W/m² | Revêtement associé Pièces bien isolées |
Puissances surfaciques par montage : la valeur exacte se lit sur la notice de la référence posée.
À l’échelle d’une pièce, les repères diffusés tournent autour de 100 W/m² en compromis : 40 à 80 W/m² en approche basse consommation, 80 à 100 W/m² dans un logement bien isolé, 100 à 120 W/m² moyennement isolé, 120 à 160 W/m² quand l’isolation est faible.
Ces valeurs ne sont rattachées à aucune norme. Je les traite comme des ordres de grandeur, à confronter à l’étude de la pièce et à la notice du procédé.
Le dimensionnement s’appuie aussi sur la méthode de la NF EN 12-831.1 (07/2017), qui traite la charge thermique pièce par pièce ou à l’échelle du bâtiment.
Sous chape, la résistance thermique de l’isolant est recommandée à R ≥ 3 m².K/W pour limiter les pertes vers le bas. Un isolant faible ne se rattrape pas une fois la chape coulée.
Les températures de surface annoncées restent dans une fourchette de 25 à 28 °C, avec un repère de conception qui ne dépasse pas 28 °C. La douceur fait partie du système : la chaleur monte par la surface, pas par un point chaud.
Les consignes les plus diffusées sont 19 °C en pièce de vie et 17 °C en chambre. Chaque degré au-dessus de 19 °C est estimé à environ +7 % de consommation.
Un thermostat programmable est donné pour jusqu’à 15 % d’économies. Je programme des plages stables et une baisse de 1 à 2 °C la nuit, plutôt qu’une coupure complète.
Thermostat d’ambiance
La programmation par plages se pilote depuis l’appareil.
Source : Schneider Electric FranceQuand la régulation se modernise, le prix d’un thermostat connecté posé donne un repère de budget.
L’option heures pleines / heures creuses des tarifs réglementés est ouverte dès 3 kVA de puissance souscrite : le guide des heures creuses explique comment l’option fonctionne.
La fourchette publiée en juin 2026 pour une installation complète, fourniture et pose comprises, va de 40 à 120 €/m². Un devis cohérent l’applique à la surface chauffée, meubles fixes exclus.
Pour comparer deux propositions, alignez le périmètre : matériel, pose, thermostat et son raccordement, préparation du support. Le revêtement final et une reprise éventuelle du tableau doivent apparaître clairement, compris ou non.
Le plancher se compare aux autres chauffages pièce par pièce, à commencer par le remplacement d’un radiateur électrique. Sa différence tient au sol : aucun appareil au mur, rien sous la fenêtre.
Quand le tableau doit être complété, le poste suit la logique d’une rénovation électrique : il se vérifie avant de choisir la famille de plancher.
En rénovation, l’épaisseur disponible départage les familles : 5 à 8 cm d’un côté, 5 à 15 mm de l’autre. Cette cote touche tout ce qui passe au sol, portes et plinthes comprises, et je la relève avant de proposer une famille.
Le carrelage reste le revêtement le plus simple à associer. Un parquet est admis si sa référence est prévue pour un support chauffant : la validation se fait avec le fournisseur du revêtement.
Le branchement sur une prise est exclu : l’alimentation passe par un circuit dédié au tableau, protégé par un disjoncteur adapté à la puissance totale, comme les autres circuits spécialisés.
Circuit dédié au tableau
Le plancher se raccorde par un circuit dédié : sa protection se repère au tableau.
Le cadre normatif est spécifique : les câbles chauffants et les systèmes de chauffage électrique intégrés relèvent de la partie 7-753 de la NF C 15-100 Obligation NF C 15-100-7-753 .
Attention
Un plancher neuf posé sur un circuit douteux est un risque inutile. Ligne, disjoncteur et repérage au tableau se vérifient avant la pose, jamais après.
Ordre de grandeur : 16 à 20 m² de plancher, soit 1 600 à 3 200 W, avec un disjoncteur de 10 ou 20 A. La correspondance entre puissance, disjoncteur et section se vérifie au cas par cas.
Sur une maison de 100 m² tout électrique, l’abonnement monte souvent à 9 à 12 kVA. Je contrôle la puissance souscrite avant de valider le projet.
Dernier point de contrôle : le plancher rayonnant électrique est une technique non traditionnelle au sens du CSTB. Le procédé mis en œuvre doit disposer d’un avis technique et respecter son cahier de prescriptions techniques.
Dans un logement ancien, l’ajout du circuit s’accompagne parfois d’une reprise du tableau : le coût d’une mise aux normes se chiffre séparément.
Le plancher électrique consomme de l’électricité pour chauffer, sans combustion ni circuit de fluide. Les estimations publiées donnent 40 à 50 kWh/m²/an dans un logement neuf de type RE 2020, 50 à 70 kWh/m²/an en rénové bien isolé, 80 à 130 kWh/m²/an dans un ancien mal isolé.
Pour 100 m² chauffés, l’exemple avancé monte à 5 000 à 7 000 kWh par an. Ce sont des estimations de professionnels pour une isolation correcte, pas des relevés individuels.
Compteur Linky
Les relevés individuels de consommation se lisent directement au compteur.
Le chauffage reste le premier poste d’énergie du logement. Le prix du kWh pèse sur chaque hiver : au 1er août 2026, les tarifs réglementés augmentent en moyenne de +2,5 % TTC, soit +5,98 € TTC/MWh.
Sur la facture type de 4,5 MWh retenue par le régulateur, cette hausse représente environ +26 € TTC par an.
Un guide d’installateur le dit sans détour : le plancher électrique « n’est pas à proprement parler une solution pour faire des économies ».
Il cite à l’inverse des usages où le système convient : extension, résidence secondaire, complément d’une pompe à chaleur air-air, logement sans chauffage central, climat doux, recherche esthétique, mise en location.
Le plancher électrique n’est pas une pompe à chaleur : le raccordement d’une PAC obéit à d’autres règles de circuit et de protection.
Un projet se prépare dans l’ordre, avant de demander le moindre devis. La chronologie évite les allers-retours entre le sol, le tableau et la régulation.
Mesurer la surface chauffée
Relever les surfaces pièce par pièce en excluant meubles fixes, placards et premières marches d’escalier.
Vérifier le support et l’isolant
Contrôler l’état du sol, l’épaisseur disponible et la résistance thermique avant de figer la puissance.
Choisir la famille de pose
Comparer câble noyé sous chape et film ou trame mince avec le revêtement prévu.
Dimensionner le circuit
Définir la puissance totale, le disjoncteur adapté et la section du circuit dédié, à vérifier hors tension par un électricien.
Prévoir la régulation
Choisir un thermostat programmable par zone, des consignes par pièce et des plages horaires stables.
Faire chiffrer à périmètre égal
Demander un devis détaillant matériel, pose, préparation du support et régulation avant de comparer.
Avant de valider, je reprends le devis ligne par ligne. Ces sept points doivent être écrits, compris ou non dans le montant.
La fourchette publiée en 2026 pour une installation complète va de 40 à 120 €/m², fourniture et pose comprises. Un devis précis détaille le matériel, la pose, le thermostat et la préparation du support.
Tout dépend de l’épaisseur disponible et du revêtement : câble noyé sous chape pour un carrelage (5 à 8 cm), film ou trame mince pour un parquet (5 à 15 mm).
Les estimations vont de 40 à 130 kWh/m²/an selon l’isolation, avec 5 000 à 7 000 kWh par an pour 100 m². Un thermostat programmable et des consignes à 19 °C limitent la facture.
L’installation ne se branche pas sur une prise : un circuit dédié protégé par un disjoncteur adapté à la puissance totale est nécessaire, et il se repère au tableau (guide du tableau électrique).
19 °C en pièce de vie et 17 °C en chambre sont les repères diffusés ; chaque degré au-dessus est estimé à environ +7 % de consommation. Je baisse de 1 à 2 °C la nuit plutôt que de couper.
Il l’est si la référence est prévue pour un support chauffant et si le fournisseur du revêtement le valide. Le carrelage reste le revêtement le plus simple à associer.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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