Sertisseuse électroportative : le comparatif du marché
Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)
Photo : Milwaukee Tool En bref
- Le marché se répartit en deux mondes distincts : la presse à tube pour la plomberie et la sertisseuse de cosses pour l'électricité, qui ne se comparent jamais entre elles.
- Trois logiques de batterie coexistent : la plateforme propriétaire d'un spécialiste, l'écosystème partagé entre marques, et l'électroportatif généraliste déjà présent dans le fourgon.
- Cinq critères transversaux décident un achat, quelle que soit la marque : force en kN, plage de tube, poids, mâchoires interchangeables et budget d'entrée.
- Cet article sert de porte d'entrée : les duels détaillés marque contre marque existent déjà et sont liés au fil du texte, sans être rejoués ici.
Chercher « sertisseuse électroportative » mélange deux mondes qui n’ont presque rien en commun. D’un côté, la presse qui assemble un raccord de plomberie sur un tube de cuivre ou de multicouche. De l’autre, la pince qui sertit une cosse sur un câble électrique. Les deux se disent électroportatives, les deux fonctionnent sur batterie, mais les mâchoires, les normes et les fabricants ne se recoupent presque jamais.
Cet article prend un peu de recul. Il ne rejoue pas un duel déjà tranché ailleurs entre deux logos : ces comparatifs existent, ils sont détaillés et sourcés, et je les lie au fil du texte. Ici, l’objectif est de cartographier le marché : familles de machines, logiques de batterie et critères qui décident vraiment un achat, avant d’aller lire le duel qui correspond à votre système de raccords.
5
fabricants sérieux en presse à tube : Virax, REMS, Rothenberger, Milwaukee, Novopress
12-40 mm
plage de tube couverte par la majorité des presses compactes
3
logiques de batterie : propriétaire, alliance partagée, plateforme généraliste
Deux marchés qui portent le même nom
Le mot « sertissage » désigne un résultat, pas une machine unique. Sur un chantier de plomberie, sertir veut dire fermer un raccord autour d’un tube pour créer une jonction étanche. Sur un tableau électrique, sertir veut dire comprimer une cosse sur un conducteur pour garantir un contact fiable. Les deux gestes utilisent une presse à mâchoires, souvent hydraulique, souvent sur batterie 18 V ou 12 V. C’est à peu près leur seul point commun.
Klauke, marque allemande du groupe Emerson, fabrique bien des sertisseuses électroportatives. Mais ses matrices visent des cosses et manchons cuivre ou aluminium, avec une plage typique de 6 à 300 mm² selon la référence, pas des diamètres de tube. Le duel Klauke ou Milwaukee traite ce marché électrique en détail.
Ce même marché électrique compte son propre comparatif de spécialistes, entre Klauke et l’italien Cembre, et sa propre logique de batterie, Makita d’un côté et CAS de l’autre. Aucun de ces duels ne concerne la plomberie, et aucune des cinq marques de presse à tube de cet article ne concurrence Klauke sur les cosses électriques.
Info
Si votre besoin est de sertir une cosse électrique plutôt qu’un raccord de tube, le guide sur le sertissage d’une cosse de câble part du bon référentiel : matériau du conducteur, section réelle et profil imposé par le fabricant de la cosse.
Le reste de cet article se concentre sur le marché qui intéresse un plombier ou un chauffagiste : la presse à tube, celle qui assemble du cuivre, de l’inox, du PER ou du multicouche sans flamme ni soudure.
Les familles de machines, avant les marques
Une sertisseuse de tube se classe d’abord par son format, pas par son logo. Trois familles cohabitent chez tous les fabricants sérieux.
Les presses compactes visent la rénovation, les nourrices et les placards techniques. Elles pèsent entre 1,6 et 2,5 kg selon la référence et couvrent le gros de la demande domestique et tertiaire : cuivre, inox et acier jusqu’à 28-35 mm, multicouche jusqu’à 40 mm avec le bon insert. C’est le segment qu’occupent la Virax Viper M2X-L2X, la REMS Mini-Press, la Rothenberger ROMAX Compact III, la Milwaukee M12 HPT et l’ACO103 de Novopress.
Les presses d’atelier montent en force et en gabarit pour les colonnes et les gros diamètres, avec des têtes déportées et parfois une pompe séparée du corps de la machine. Elles dépassent rarement le chantier de rénovation courant et relèvent d’un usage professionnel intensif.
Enfin, le sertissage axial, moins connu, pousse un manchon coulissant sur le tube après expansion, plutôt que de comprimer un raccord de l’extérieur. Novopress publie cette technique jusqu’à 40 mm sur tube plastique, une alternative au radial classique pour certains systèmes de fabricant.
| Famille | Usage type | Plage courante | Exemples |
|---|---|---|---|
| Famille Presse compacte | Usage type Rénovation, nourrices, placards techniques | Plage courante 12 à 40 mm | Exemples Viper M2X-L2X, Mini-Press, ROMAX Compact III, M12 HPT, ACO103 |
| Famille Presse d'atelier | Usage type Colonnes, gros diamètre, industrie | Plage courante Jusqu'à 108 mm et plus | Exemples Presses radiales lourdes, têtes déportées |
| Famille Sertissage axial | Usage type Manchon coulissant sur tube plastique | Plage courante Jusqu'à 40 mm | Exemples Novopress AAP103, AXI 103 |
Trois familles distinctes avant même de comparer les marques entre elles.
Le comparatif à trois marques déjà publié, Virax, Rothenberger ou REMS, descend ensuite dans le détail de chaque famille d’outil, sertissage compris, avec les chiffres vérifiés de chaque gamme.
Cette segmentation par famille compte plus que le choix d’une marque à un instant donné. Un artisan qui débute avec une presse compacte pour de la rénovation courante peut avoir besoin, quelques années plus tard, d’une machine d’atelier pour reprendre une colonne montante ; l’inverse, acheter d’emblée une machine surdimensionnée pour un usage quotidien de placard technique, revient à transporter un poids inutile sur chaque intervention.
Radial ou axial : deux techniques, pas un simple choix de marque
La quasi-totalité des sertisseuses citées plus haut travaillent en radial : le raccord est comprimé de l’extérieur vers l’intérieur, directement sur le tube inséré. Novopress publie pour cette technique une plage de 12 à 108 mm sur les tubes métalliques comme le cuivre ou l’inox, et de 14 à 110 mm sur les systèmes composites et plastiques ; certaines références industrielles montent jusqu’à 168,3 mm.
Le sertissage axial, moins répandu chez les artisans du bâtiment, procède autrement. Un manchon coulissant est d’abord poussé sur le tube, celui-ci est ensuite expansé avec un appareil dédié, puis le raccord est inséré dans le tube élargi avant que la presse axiale ne fixe l’ensemble de façon définitive. Cette méthode reste cantonnée aux systèmes plastiques jusqu’à 40 mm de diamètre, et dépend entièrement du système de raccord choisi en amont, pas d’une préférence de l’installateur.
Cette distinction technique compte avant même de comparer deux machines radiales entre elles : une presse radiale ne remplace jamais un appareil d’expansion pour un système axial, et l’inverse est tout aussi vrai.
L’écosystème batterie : le vrai clivage du marché
C’est le critère le plus sous-estimé à l’achat, et pourtant celui qui pèse le plus sur dix ans de parc. Trois logiques coexistent, et elles ne se mélangent pas.
La plateforme propriétaire est celle d’un spécialiste qui n’alimente que ses propres machines. REMS utilise une batterie 22 V qui ne sert à rien d’autre que ses presses et cintreuses. C’est cohérent pour un plombier-chauffagiste qui ne fait que du travail du tube, mais cette batterie n’a aucune valeur de revente sur un autre outil.
L’alliance multi-marques mutualise une même batterie entre plusieurs fabricants indépendants. Virax et Rothenberger utilisent le système CAS, porté par Metabo, qui regroupe des dizaines de marques d’outillage professionnel sur une même famille de batteries 18 V. Rothenberger a rejoint en parallèle l’alliance AMPShare, portée par Bosch. Dans les deux cas, une même batterie peut alimenter une perceuse, une meuleuse ou une lampe de chantier d’une autre marque du même groupe.
La troisième logique est celle de la plateforme électroportative généraliste déjà présente dans la majorité des fourgons français. Milwaukee décline sa M12 HPT sur la même batterie 12 V que ses perceuses, ses lampes et plus d’une centaine d’autres outils. Pour un artisan déjà équipé en M12, la sertisseuse s’ajoute au parc sans nouvelle référence de batterie à gérer, un raisonnement que je détaille pour l’outillage général dans mon comparatif DeWalt, Makita et Milwaukee.
Le cas le plus révélateur reste Novopress. Le fabricant allemand, spécialiste exclusif de la technique de raccordement par pressage depuis son site de Neuss, a fait un choix net sur son ACO103 : la machine fonctionne directement sur batteries Milwaukee M12, plutôt que sur une plateforme propriétaire ou une alliance à part. C’est la preuve que même un spécialiste pur du tube peut choisir de s’appuyer sur l’écosystème d’un généraliste plutôt que d’en créer un nouveau.
Conseil
Avant de comparer deux machines, comptez les outils déjà présents sur une même plateforme de batterie dans votre fourgon. Un parc déjà M12 ou CAS réduit fortement le coût réel d’une sertisseuse compatible ; partir de zéro sur une plateforme propriétaire n’a de sens que pour un métier exclusivement centré sur le tube.
Disponibilité en négoce et SAV : ce qui distingue vraiment les cinq marques
Au-delà des fiches techniques, les cinq fabricants ne se valent pas sur la disponibilité d’une pièce un mardi matin. Virax, seul fabricant français du groupe avec son usine d’Épernay, garde l’avantage sur le maillage du négoce sanitaire et chauffage généraliste. Rothenberger et Milwaukee disposent chacun d’un réseau de distribution large en France, entre négoce professionnel et grandes surfaces de bricolage professionnelles.
REMS se trouve surtout chez les distributeurs spécialisés et la vente professionnelle à distance, cohérent avec son positionnement premium. Novopress reste la plus confidentielle des cinq en France, mais le fabricant revendique plus de 100 partenaires de service à travers le monde, en plus de son atelier central à Neuss, en Allemagne, où la marque emploie environ 230 salariés sur un site actif depuis plus de cinquante ans.
Cette différence de maillage doit peser autant que le prix affiché de la machine nue. Une sertisseuse un peu moins chère, mais dont la mâchoire de rechange met une semaine à arriver, coûte davantage en temps d’immobilisation qu’une référence mieux distribuée localement.
Cinq critères transversaux, quelle que soit la marque
Une fois la famille de machine et l’écosystème batterie choisis, cinq critères décident l’achat entre les références restantes.
- Force de sertissage en kN : indicatif de gamme, jamais une garantie de qualité. Deux presses à 19 et 20 kN ne se départagent pas sur ce seul chiffre.
- Plage de tube annoncée : à lire par matériau. Une même machine peut plafonner plus bas en métal qu'en multicouche, un détail que les fiches distinguent rarement au premier coup d'œil.
- Poids avec batterie : l'écart se sent en fin de journée, surtout en hauteur ou dans un placard technique. Les presses compactes actuelles vont de 1,6 à 2,5 kg selon la référence et la batterie montée.
- Mâchoires interchangeables ou non : c'est le vrai coût caché. Un profil (TH, U, V, M) valide un système de raccord précis ; changer de marque signifie souvent racheter tout le jeu de mâchoires.
- Budget d'entrée de gamme : les kits compacts avec batteries et un premier jeu de mâchoires démarrent autour de 1 000 à 1 600 euros TTC chez la plupart des fabricants, hors mâchoires supplémentaires.
Le piège le plus fréquent reste de choisir une machine sur son seul kilonewton affiché. Le duel Virax contre Milwaukee détaille ce point précisément : 20 kN contre 19 kN ne permet aucune conclusion sur la qualité d’un sertissage, seul le profil de mâchoire validé par le fabricant du raccord compte.
Le poids mérite aussi d’être relativisé. Une différence de 700 grammes entre deux presses compactes ne se réduit jamais à la fiche technique : elle dépend de la mâchoire montée, de la position de travail et de la répétition du geste sur une journée. Le comparatif REMS Mini-Press contre Milwaukee M12 HPT creuse ce point avec les chiffres exacts des deux fabricants.
Mâchoires : le vrai verrou du marché
Aucun fabricant de presse à tube ne vend une mâchoire universelle. Chaque profil, TH, U, H, M, V ou RF-P selon les gammes, correspond à un système de raccord validé par son propre fabricant, pas par celui de la machine. C’est cette pièce, plus que la marque de l’entraînement, qui verrouille durablement un parc d’outillage.
Concrètement, un plombier qui investit dans une presse REMS achète surtout un premier jeu de mâchoires Mini calibrées sur les systèmes qu’il pose. Passer à une autre marque plus tard suppose de racheter l’essentiel du jeu de mâchoires, pas seulement l’entraînement. Le comparatif Virax ou Rothenberger détaille cette mécanique de coût sur la durée, gamme complète comprise, du sertissage jusqu’au filetage.
Attention
Une mâchoire qui se monte physiquement sur une presse d’une autre marque, via un adaptateur, n’est pas automatiquement homologuée pour le raccord posé. Le profil de sertissage doit rester celui prescrit par le fabricant du système, sous peine de compromettre la conformité de l’assemblage.
Cette exigence n’est pas une prudence excessive. Les installations d’eau potable à l’intérieur des bâtiments relèvent en France de la norme Obligation NF EN 806-2 , qui encadre la conception des installations neuves, des modifications et des réparations. Un raccord serti avec le mauvais profil peut tenir visuellement tout en sortant de la conformité attendue par cette norme et par le fabricant du système.
Prix d’entrée de gamme : ce que couvre vraiment le budget affiché
Le prix nu d’une machine ne dit presque rien de son coût réel. Un kit compact avec batteries, chargeur et un premier jeu de mâchoires démarre autour de 1 000 à 1 600 euros TTC chez la plupart des fabricants du segment, mais cette fourchette varie fortement selon le nombre de mâchoires incluses et le distributeur.
| Poste de dépense | Ce qu'il faut vérifier | Piège fréquent |
|---|---|---|
| Poste de dépense Machine nue | Ce qu'il faut vérifier Force, poids, plage annoncée par matériau | Piège fréquent Comparer deux kN sans comparer les mêmes mâchoires |
| Poste de dépense Batteries et chargeur | Ce qu'il faut vérifier Plateforme propriétaire, alliance ou généraliste | Piège fréquent Sous-estimer la valeur d'un parc de batteries déjà en place |
| Poste de dépense Premier jeu de mâchoires | Ce qu'il faut vérifier Profils réellement posés sur vos chantiers | Piège fréquent Acheter un kit générique qui ne couvre pas votre système |
| Poste de dépense Maintenance programmée | Ce qu'il faut vérifier Intervalle en cycles ou en années, coût de révision | Piège fréquent Découvrir l'échéance après l'achat plutôt qu'avant |
Le budget d'entrée de gamme n'est jamais celui de la machine seule.
Pour un usage ponctuel, l’électroportatif n’est pas toujours le bon premier achat. Une pince à sertir manuelle ou une pompe hydraulique à levier, sans batterie ni électronique, couvre déjà l’essentiel des petits diamètres pour un artisan qui ne sertit pas tous les jours. Ces outils increvables restent aussi le plan de secours logique quand une batterie lâche loin du fourgon, quelle que soit la marque de presse électroportative retenue par ailleurs.
La maintenance programmée fait aussi partie du budget réel. Les fabricants imposent presque tous une échéance, exprimée en nombre de cycles ou en durée calendaire selon la marque, avec des garanties étendues qui vont de trois à cinq ans sous réserve d’enregistrement dans les délais. Avant d’équiper plusieurs techniciens, mieux vaut faire préciser par écrit l’intervalle applicable à la référence exacte plutôt que de se fier à une promesse générale.
Sur les chantiers mixtes plomberie-électricité, je vois souvent le même réflexe : choisir la sertisseuse la plus chère en pensant acheter de la qualité, alors que le vrai risque est de se tromper de mâchoire pour le système de raccord réellement posé.
Sécurité et limites de l’outil
Une sertisseuse électroportative reste une machine sous pression hydraulique ou mécanique élevée. L’INRS rappelle, dans son dossier consacré aux machines portatives, que la réduction du risque commence dès la conception de l’outil et se poursuit par une utilisation conforme à sa notice, avec l’information et la formation des utilisateurs.
Aucune presse, quelle que soit sa marque, ne dispense de contrôler visuellement le sertissage terminé : position du raccord, absence de brins ou de bavures, respect du nombre de compressions prescrit par le fabricant du système. Un témoin de cycle ou une LED de confirmation valide que la machine a terminé son geste, jamais que le raccord posé est le bon.
Ce contrôle final prend tout son sens sur un réseau qui alimente une salle de bain ou une cuisine, là où une fuite lente reste invisible pendant des semaines avant de se manifester par une tache d’humidité ou un compteur qui tourne sans raison apparente. Le prix d’une reprise de raccord après coup dépasse toujours celui du temps passé à vérifier l’assemblage avant de refermer un placard technique ou un doublage.
Cette rigueur compte particulièrement quand une intervention de plomberie croise un point électrique, par exemple un raccordement de chauffe-eau sous évier : la sertisseuse de tube n’a aucune compétence sur la partie électrique de l’appareil, une séparation de métiers qui reste réelle même sur un chantier mixte.
Une prise en main rapide, pas une dispense d’apprentissage
La plupart des fabricants insistent sur la simplicité d’usage de leurs presses compactes : une main suffit, le cycle dure quelques secondes, un signal confirme la fin du sertissage. Cette facilité apparente ne remplace pas l’apprentissage du système de raccord posé. Savoir lire une référence de mâchoire, reconnaître un profil et respecter la longueur d’enfoncement prescrite par le fabricant du raccord reste un savoir-faire à part entière, indépendant de la marque de la machine.
Un artisan qui change de fournisseur de raccords doit donc revoir sa méthode de contrôle, pas seulement sa mâchoire. C’est un point que les fiches produits, toutes marques confondues, mentionnent rarement alors qu’il pèse directement sur la qualité du sertissage final.
Quel profil de sertisseuse pour quel artisan
- Artisan polyvalent, dépannage et rénovation courante : une presse compacte 12-40 mm sur une plateforme déjà présente dans le fourgon, Milwaukee ou CAS selon votre parc.
- Plombier-chauffagiste exclusif, exigence de durabilité : une plateforme propriétaire type REMS, si l'investissement se justifie sur un usage quotidien intensif du tube.
- Atelier ou entreprise avec plusieurs systèmes de raccords : la marque au catalogue le plus large en mâchoires disponibles rapidement, souvent Rothenberger ou Virax en négoce français.
- Premier achat, budget limité : un kit d'entrée avec un seul jeu de mâchoires correspondant exactement aux raccords déjà choisis pour le chantier, pas un coffret générique.
- Besoin réel de sertissage électrique : ce n'est plus ce marché. Direction les comparatifs Klauke, Cembre ou Milwaukee dédiés aux cosses de puissance.
Pour un apprenti qui construit sa première caisse à outils, ce choix se pose dans les mêmes termes que pour tout investissement progressif décrit dans mon guide sur le CAP monteur en installations sanitaires : commencer par l’outil le plus polyvalent, puis monter en gamme sur ce qui devient un usage quotidien.
Il n’existe pas de meilleure marque dans l’absolu. Virax, REMS, Rothenberger, Milwaukee et Novopress couvrent tous le même besoin de base avec des logiques différentes de batterie et de mâchoires. La méthode qui protège l’achat reste la même : identifier d’abord les systèmes de raccords réellement posés, puis l’écosystème de batterie déjà présent dans le fourgon, et enfin la machine qui les couvre le mieux. Klauke appartient à un marché voisin, celui du sertissage électrique, pas à ce comparatif.
Virax, REMS, Rothenberger, Milwaukee ou Novopress : laquelle est la meilleure sertisseuse électroportative ?
Aucune ne l'emporte dans l'absolu. Le choix dépend du système de raccords posé, de l'écosystème de batterie déjà présent dans le fourgon et du budget de mâchoires. C'est une décision qui se prend famille d'outil par famille d'outil, pas sur la seule réputation de la marque.
Klauke fabrique-t-il des sertisseuses électroportatives pour la plomberie ?
Non. Klauke fabrique des sertisseuses électroportatives, mais pour les cosses et manchons électriques de 6 à 300 mm² environ selon la référence, pas pour les raccords de tube. C'est un marché voisin, traité dans le comparatif Klauke ou Cembre, qui ne concurrence jamais Virax, REMS ou Rothenberger sur la plomberie.
Faut-il choisir une batterie propriétaire ou une plateforme partagée ?
Cela dépend du métier. Une plateforme propriétaire comme celle de REMS se justifie pour un usage exclusif et intensif du tube. Une plateforme partagée, CAS, AMPShare ou Milwaukee M12, devient rentable dès qu'elle mutualise des batteries avec d'autres outils déjà présents dans le fourgon, une logique aussi valable pour l'outillage électroportatif général.
Les mâchoires d'une marque sont-elles compatibles avec la presse d'une autre marque ?
Pas par défaut. Chaque fabricant valide ses profils, TH, U, V, M ou autres, avec ses propres systèmes de raccords. Monter une mâchoire d'une marque sur la presse d'une autre, même via un adaptateur, sort souvent des préconisations du fabricant du raccord et peut compromettre la conformité attendue par la norme NF EN 806-2 sur les installations d'eau potable.
Quel budget prévoir pour un premier achat de sertisseuse électroportative ?
Un kit compact avec batteries, chargeur et un premier jeu de mâchoires démarre autour de 1 000 à 1 600 euros TTC chez la plupart des fabricants du segment. Le vrai coût s'ajoute ensuite avec les mâchoires supplémentaires, dont le prix unitaire dépasse souvent celui d'une pièce d'usure classique, et la maintenance programmée imposée par le fabricant.
Radial ou axial : quelle technique de sertissage choisir ?
Ce n'est pas un choix libre. Le sertissage radial couvre la quasi-totalité des besoins courants en cuivre, inox et multicouche, jusqu'à environ 108-110 mm selon le matériau. Le sertissage axial, réservé aux tubes plastiques jusqu'à 40 mm, dépend du système de raccord choisi en amont : c'est le fabricant du tube et du manchon qui impose la technique, pas la préférence de l'installateur.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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Sources officielles et références
- 1. Virax — Presse à sertir électro-mécanique Viper M2X-L2X
- 2. Rothenberger USA — ROMAX Compact III, fiche technique
- 3. REMS — Mini-Press S 22V ACC, fiche produit officielle
- 4. Milwaukee Tool — M12 HPT, sertisseuse hydraulique Force Logic
- 5. Novopress — Gamme de presses sanitaire et chauffage
- 6. Cordless Alliance System — Technologie batterie CAS
- 7. AFNOR — NF EN 806-2, installations d'eau potable à l'intérieur des bâtiments Officiel
- 8. INRS — Machines portatives, réduire les risques Officiel
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