Repérer la face utile
Wera distingue une face positive et une face négative. En cas de doute, je fais un essai sur une vis acier : si elle reste collée, la face est la bonne.
En bref
Le Wera 033404 est un bloc de la taille d’un briquet qui aimante ou démagnétise la pointe d’un tournevis, d’un embout ou d’une petite tige en acier. Il ne se branche pas et ne se règle pas : on fait glisser la lame dans une rainure, et elle tient les vis en acier.
Je m’en sers pour deux gestes opposés. J’aimante quand la vis doit rester au bout de la lame le temps de l’engager dans un bornier, un trou de cloison ou une fixation en hauteur. Je démagnétise quand je veux que la vis se pose à plat et se libère au lieu de coller à la pointe.
Le reste tient à la référence. 033404 est le numéro commercial, 05033404001 le numéro de pièce Wera, et 9500 SB le nom du catalogue. Les trois désignent le même bloc, ce qui évite de commander la mauvaise pièce.
64,6 mm
longueur totale annoncée par la fiche Wera
41 g
poids annoncé sur la fiche technique
2 faces
une pour aimanter, une pour démagnétiser
0 pile
bloc passif, sans électronique ni réglage
Le bloc est passif. Il ne contient ni pile, ni électronique, ni bouton : le champ vient d’aimants permanents logés dans le corps plastique. Wera décrit deux faces, une positive pour aimanter et une négative pour démagnétiser.
Le geste est le même dans les deux cas : engager la lame dans la rainure, puis la tirer d’un bout à l’autre. Le contact avec la face choisie suffit.
Wera annonce que l’outil tient la vis dès le passage ; sur une lame propre, un passage suffit en général, sinon j’en fais un second.
Le mécanisme est celui de l’aimantation d’un acier ferromagnétique. Une lame contient des domaines magnétiques désordonnés.
Le passage près d’un aimant aligne ces domaines, et la lame devient elle-même un aimant faible. Le passage sur l’autre face applique un champ de sens opposé et ramène les domaines vers un désordre relatif : la lame perd l’essentiel de son aimantation.
Ce n’est pas un porte-embout magnétique. Un porte-embout tient l’embout dans son logement ; le 033404 aimante la lame, qui tient ensuite la vis. Les deux accessoires ne répondent pas au même besoin.
Ce n’est pas non plus un aimant de levage. Il ne sert pas à ramasser une vis au fond d’une gaine, ni à soulever une pièce. Il traite une pointe d’outil, pas une charge.
Enfin, il n’agit que sur les matériaux ferromagnétiques. Une vis en laiton, en aluminium ou en plastique ne collera pas. Les vis inox austénitiques courantes, celles que l’on trouve en A2 et A4, répondent très peu au champ : le bloc ne les retiendra pas.
Sur un chantier, une vis perdue n’est pas seulement une vis de moins. Elle peut tomber dans une cloison, rouler sous un meuble ou rester au fond d’un bornier inaccessible. La reprendre coûte plus de temps que le vissage lui-même.
Quand une seule main est disponible, l’aimantation fait la troisième main. Je présente la vis sur la pointe, je l’engage dans le trou, puis je visse. La vis reste dans l’axe pendant que je positionne la lame, au lieu de tomber au moment où je change de prise.
Le geste est particulièrement utile en hauteur, sur un luminaire ou un détecteur, quand l’échelle occupe une main et que l’autre tient l’appareil. Il l’est aussi dans un tableau, quand la vis est petite et le logement profond.
Dans une boîte d’encastrement, une vis perdue ne se récupère pas toujours. Elle tombe derrière la cloison, se coince entre la boîte et le plâtre, ou reste au fond. L’aimantation évite d’avoir à la repêcher, et c’est déjà beaucoup.
À l’inverse, une pointe aimantée peut gêner. Une vis qui colle ne se pose pas toujours à plat ; elle se présente de travers, et il faut la décoller du bout du doigt. C’est là que je démagnétise : la vis se libère et tombe dans son logement au bon moment.
Le bloc ne remplace pas la méthode. Une vis mal engagée reste mal engagée, même si elle tient à la pointe. Le serrage au couple, la vérification de l’absence de tension et le bon embout restent les vrais garants du résultat.
Un aimant ne visse pas à ma place. Il maintient la vis dans l’axe, mais le couple passe par l’empreinte du tournevis, pas par le champ magnétique.
Si la lame est trop petite, si l’empreinte est arrondie ou si je pousse de travers, la vis ripe même si elle tenait à la pointe. L’aimantation règle le transport de la vis, pas la qualité du serrage.
Je pose le bloc sur une surface stable, rainure vers moi. Je choisis la face qui aimante, j’engage la lame à fond dans la rainure, puis je tire d’un mouvement régulier. Je ne force pas : la lame doit glisser, pas racler.
Repérer la face utile
Wera distingue une face positive et une face négative. En cas de doute, je fais un essai sur une vis acier : si elle reste collée, la face est la bonne.
Engager la lame dans la rainure
Je pose la lame ou l’embout bien à plat, sans forcer. La rainure guide la lame sur toute sa longueur.
Glisser d’un bout à l’autre
Je tire la lame d’un mouvement régulier le long de la face positive. Un passage suffit en général ; sinon j’en fais un second.
Tester avec une vis acier
Je présente une vis acier sur la pointe. Si elle tient sans que je la coince, l’aimantation est suffisante.
Démagnétiser sur l’autre face
Je fais la même chose sur la face négative, puis je teste : la vis doit se détacher seule.
Nettoyer la rainure
J’essuie la pointe et la rainure après usage. La limaille s’y accumule et réduit le contact.
Pour repérer la face qui aimante, je fais un essai sur une vis acier : si elle reste collée, c’est la bonne. Si elle ne tient pas, je passe sur l’autre face.
Wera parle de côté positif et de côté négatif ; ce ne sont pas des bornes électriques, seulement les deux faces du bloc. Sur le mien, la face verte est celle qui aimante, la face noire celle qui démagnétise.
Après le passage, je vérifie avec une vis que je tiens au-dessus de l’établi. Une vis qui tient à la pointe doit rester quelques secondes, sans que je la coince. Si elle tombe tout de suite, je refais un passage.
Pour démagnétiser, je fais la même chose sur l’autre face, puis je teste : la vis doit se détacher seule. Si elle colle encore, je répète. Je finis en essuyant la pointe et la rainure, parce que la limaille s’y accumule.
Le bloc n’a pas de réglage. On ne choisit pas un « niveau » d’aimantation : la lame est aimantée ou elle ne l’est pas. Pour doser, il faut jouer sur le nombre de passages et vérifier à chaque fois.
La longueur de la lame change le geste. Une lame longue se guide bien dans la rainure, mais elle dépasse et peut basculer si je vais trop vite. Un embout court tient dans la rainure et se contrôle mieux. Dans les deux cas, je garde la lame dans l’axe et je m’arrête avant qu’elle ne bascule.
Je ne passe jamais le bloc sur une lame montée sur une visseuse en rotation. Le bloc se tient à la main, la lame doit être libre. Le geste se fait avant de monter l’embout ou après l’avoir retiré.
| Situation | Réglage | Effet |
|---|---|---|
| Situation Vis acier à engager | Réglage Face positive | Effet La vis reste sur la lame |
| Situation Vis à poser à plat | Réglage Face négative | Effet La vis se libère |
| Situation Vis inox A2 ou A4 | Réglage Aucune | Effet L’acier austénitique répond peu |
| Situation Après perçage ou découpe | Réglage Nettoyage | Effet La limaille colle à la pointe |
| Situation Tournevis VDE | Réglage Face positive ou négative | Effet L’isolant n’est pas concerné |
Ce que je fais selon la situation, avec le Wera 033404.
La première ligne est le cas d’usage principal. Une vis acier de montage courant tient sur la lame, ce qui libère la seconde main pour tenir l’appareil ou l’échelle. Je l’utilise surtout pour les vis de petit diamètre, celles qui échappent le plus vite.
La deuxième ligne est le contre-geste. Une vis qui colle à la pointe se présente parfois de travers dans un logement fraisé. Je démagnétise pour qu’elle se pose à plat, quitte à la reprendre ensuite à la main.
La troisième ligne est la limite la plus fréquente. Les vis inox A2 et A4 sont austénitiques : leur réponse à un aimant à main est négligeable. Le bloc peut aimanter la lame, mais la vis ne sera pas retenue pour autant.
La quatrième ligne est une précaution de propreté. Une pointe aimantée attire les copeaux, et un copeau dans un bornier n’a rien à y faire. Je nettoie la lame avant de la remettre dans la trousse.
La cinquième ligne demande une précision : le bloc agit sur la partie métallique de la lame, pas sur le manche isolé. Un tournevis VDE s’aimante comme un autre, mais l’aimantation ne modifie ni sa classe ni ses limites.
Un tournevis isolé VDE est conçu pour travailler sous tension dans les limites de sa classe. L’isolant est sur la lame et le manche ; le métal de la lame reste du métal. Le passage sur le bloc ne perce pas l’isolant et ne crée pas de continuité vers la main.
En revanche, l’aimantation ne rend pas le tournevis plus sûr. Elle ne remplace ni la vérification d’absence de tension, ni les gants isolants, ni la bonne catégorie de tension. Un tournevis VDE aimanté reste un tournevis VDE, avec ses limites.
L’aimantation est une propriété du métal, pas une tension appliquée à l’outil. Le champ ne met pas l’isolant sous tension et ne crée pas de chemin vers la main.
C’est pourquoi un tournevis VDE aimanté reste utilisable dans sa classe, à condition que l’isolant soit intact et que la procédure de mise hors tension soit respectée. L’aimantation ne dispense d’aucun contrôle.
Je ne fais pas glisser le manche isolé dans la rainure. J’engage seulement la partie métallique, celle qui doit tenir la vis. Si l’isolant est marqué, coupé ou gonflé, l’outil sort de la caisse, aimanté ou non.
La limaille est le vrai point d’attention. Une pointe aimantée attire les copeaux, et un copeau métallique sur une lame isolée n’a rien à faire dans un bornier. Je nettoie avant de remettre l’outil dans la trousse.
Pour le choix d’une trousse VDE, je renvoie au comparatif des trousses VDE 1000 V et au rappel de la norme 60900. Le bloc est un accessoire, pas un critère de conformité.
Toutes les vis inox ne se ressemblent pas. Les nuances austénitiques, dont les A2 et A4, sont généralement décrites comme non magnétiques : leur réponse à un aimant à main est négligeable. Le bloc peut aimanter la lame, mais la vis ne sera pas retenue pour autant.
Sur une fixation extérieure en inox, je ne compte donc pas sur l’aimantation. Je présente la vis à la main ou j’utilise une pince fine. C’est une limite de la physique, pas un défaut du bloc.
Une lame aimantée attire les particules de fer. Après un perçage, une découpe de tige filetée ou un passage dans un tableau poussiéreux, la pointe se charge. Je l’essuie avant de la réutiliser, surtout si je travaille près d’un mécanisme ou d’un contact.
Un champ rémanent peut aussi perturber un appareil sensible, comme un compas, et faire coller des particules abrasives sur une surface. Ce ne sont pas des dangers électriques, mais des raisons de démagnétiser quand l’aimantation ne sert plus.
En soudage, un champ rémanent peut dévier l’arc : c’est le phénomène d’arc blow. Le 033404 démagnétise une pointe d’outil, pas une pièce massive. Pour une pièce, il faut un moyen adapté, pas un bloc de poche.
Un aimant permanent n’aime ni la chaleur ni les chocs violents. Je ne pose pas le bloc sur un radiateur, une plaque chaude ou un établi de soudage. Je le laisse dans la caisse, à l’abri, et je ne m’en sers pas comme d’un maillet.
Attention
Une lame aimantée attire la limaille. Après un perçage ou une découpe, je nettoie la pointe avant de la remettre dans la trousse, et je démagnétise si je n’ai plus besoin du maintien.
La référence courte 033404 est celle qui apparaît sur le bloc et dans la plupart des catalogues. La référence longue 05033404001 est le numéro de pièce Wera. Le nom 9500 SB est celui du catalogue, et la fiche française parle de « 9500 Bloc de magnétisation SB ».
Les trois mènent au même produit. Wera annonce 64,6 mm de long et 41 g pour ce bloc. L’EAN est 4013288219589, et le pays d’origine indiqué est la Tchéquie. Ce sont les repères à contrôler sur l’emballage ou la facture.
Wera ne publie pas de prix public sur sa fiche. Le tarif se demande en négoce ou sur devis.
Le risque de copie existe sur l’outillage de marque. Je vérifie la référence, l’EAN et la qualité d’impression, et j’achète chez un revendeur identifié plutôt que sur une annonce sans provenance. Mon article sur la contrefaçon d’outillage détaille les indices.
Le bloc est un accessoire de la famille tournevis. Il figure au catalogue Wera des accessoires pour tournevis. Ce n’est pas un produit rare : il se commande avec une trousse ou seul.
Pour situer la marque, son histoire et sa production tchèque depuis 1995, j’ai un article dédié à l’histoire de Wera.
Le bloc n’a pas d’entretien mécanique lourd. Je l’essuie avec un chiffon sec, je brosse la rainure avec une brosse douce, et je le range à l’abri de la limaille. Je ne passe pas de solvant agressif sur le plastique.
La rainure est la partie qui compte. Si elle se remplit de poussière ou de copeaux, la lame ne porte plus correctement sur la face active. Un nettoyage rapide suffit ; je vérifie ensuite avec une vis.
Le trou en haut du bloc permet de le suspendre à un crochet. Je préfère le ranger dans la poche ou dans la caisse, loin des tournevis aimantés en permanence, pour ne pas mélanger les affaires. Ce n’est pas une précaution électronique, juste de l’ordre.
Un aimant permanent ne s’use pas comme une pile. En revanche, la poussière de fer et les chocs peuvent dégrader le contact ou le corps. Je ne jette pas le bloc au premier passage qui ne tient pas : je nettoie, je refais un essai, et je vérifie que j’utilise la bonne face.
Le 033404 s’adresse à ceux qui vissent souvent des vis acier dans des endroits où la main ne passe pas. Électriciens, installateurs, menuisiers, poseurs de cuisines ou bricoleurs équipés y trouvent un geste simple. Le bloc reste un accessoire, pas un investissement lourd.
Je le réserve à la visserie acier. Pour l’inox A2/A4, le laiton ou l’électronique fine, l’aimantation ne sert à rien ou gêne, et je fais autrement.
Wera 033404 en usage
Avantages
Points de vigilance
Le bloc ne remplace pas non plus une coupelle magnétique ou un porte-vis. Une coupelle garde les vis sur l’établi ; un porte-vis tient la vis dans l’embout ; le 033404 modifie la lame elle-même. Chacun répond à un moment différent du geste. Je prends le bloc quand je veux que la lame tienne la vis, pas quand je veux ranger des vis.
Dans une caisse de débutant, il vient après les tournevis, les embouts et le VAT. Mon guide pour équiper un électricien débutant donne l’ordre de priorité ; le bloc est un confort, pas un socle.
Pour les embouts, mon retour sur le Bit-Check Impaktor Diamond complète le sujet. Le bloc et le coffret ne jouent pas dans la même catégorie : l’un tient la vis, l’autre tient l’embout.
Le Wera 033404 fait une chose et la fait bien : il rend une lame aimantée pour tenir une vis acier, et il la remet à zéro quand l’aimantation gêne. Le geste est rapide, le format tient dans la poche, et il n’y a ni pile ni réglage à surveiller.
Ce n’est pas un outil indispensable. Il ne tient pas les vis inox A2/A4, il attire la limaille, et il ne remplace ni un porte-embout ni une pince. Pour ces usages, il faut autre chose.
Je le garde pour les vis qui tombent et les endroits où une seconde main manque. C’est un accessoire de confort, pas un outil de production. À ce rôle, il est cohérent.
Il agit sur les lames en acier ferromagnétique. Un tournevis VDE, un embout ou une tige en acier courant se magnétise. Une lame en céramique ou en matériau non ferreux ne répond pas. Pour l’inox, tout dépend de la nuance : les A2 et A4 sont généralement peu ou pas magnétiques.
Je ne la mesure pas en heures. Une lame aimantée reste aimantée jusqu’à ce qu’on la démagnétise, qu’elle chauffe fortement ou qu’elle subisse un champ contraire. Je vérifie avec une vis acier avant de compter dessus, surtout après un passage dans une caisse pleine d’outils.
Oui, sur la partie métallique. Le bloc ne touche pas l’isolant et ne modifie pas la classe de l’outil. En revanche, l’aimantation n’ajoute aucune protection : la mise hors tension, la VAT et les EPI restent obligatoires. Je nettoie la pointe après usage, car elle attire la limaille.
Trois causes reviennent : la vis est en inox A2/A4, en laiton ou en plastique ; la lame n’a pas été passée sur la bonne face ; la pointe ou la rainure est sale. Je teste avec une vis acier connue, je nettoie, puis je refais un passage.
Non. Le 033404 est prévu pour des pointes d’outils. Une pièce massive, une structure soudée ou un assemblage qui garde un champ rémanent demande un moyen adapté. Le bloc de poche ne remplace pas un démagnétiseur industriel.
Le bloc se commande en négoce d’outillage, seul ou avec une trousse. Wera ne publie pas de prix public sur sa fiche : le tarif se demande en négoce ou sur devis. Je vérifie la référence 033404 / 05033404001 et l’EAN 4013288219589 à la réception.
Non. Le porte-embout tient l’embout dans la visseuse ; le 033404 aimante la lame pour qu’elle tienne la vis. Un porte-embout à aimant peut aussi retenir la vis, mais ce n’est pas le même accessoire. Je garde les deux.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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