Marquages de l’emballage
L’emballage est le premier document de preuve : les indices et la mention du test y sont imprimés avant tout démontage.
Publié le 13 août 2026
En bref
Le Betty 4 de Raytech, de la gamme Little Joint L, est un connecteur étanche IP68 prêt à poser : je l’ai posé sur une jonction de jardin, et le boîtier pré-rempli de gel s’est refermé sur la connexion en deux minutes.
C’est un produit testé officiellement par l’IMQ en IP68 et IP69K, contrairement au coulage de gel dans une boîte, qu’aucun organisme ne certifie. Mon verdict : 3,75/5, recommandé pour une jonction enterrée ou immergée, avec deux limites réelles à vérifier avant l’achat.
Raytech m’a envoyé le Betty 4 avec ses gels d’étanchéité.
IP68
testé officiellement IMQ
145 × 46 × 35
mm — dimensions du Betty/4
5 × 4 mm²
capacité max
10-16 mm
diamètre de câbles accepté
Le Betty 4 appartient à la gamme Little Joint L de Raytech : des micro-joints pré-remplis de gel, livrés avec leur connecteur. Le boîtier de 145 × 46 × 35 mm reçoit jusqu’à 5 × 4 mm² et des câbles de 10 à 16 mm de diamètre.
L’emballage annonce IP68 et IP69K testés officiellement par l’IMQ, conformité CEI EN 50393 le cas échéant, gel non toxique (non classé selon le règlement CLP) et tenue au feu UL 94-HB. La température de fonctionnement atteint 90 °C, la pose se fait de −40 °C à +50 °C.
Le principe de pose tient en une phrase : les câbles entrent par les presse-étoupes intégrés, les conducteurs se raccordent sur le bornier fourni, et la fermeture noie la connexion dans le gel. Rien à doser, rien à verser, aucune préparation de mélange.
La gamme Little Joint L couvre les sections du 2,5 au 16 mm², du petit point d’éclairage à l’alimentation d’un abri de jardin. Les dimensions ne sont publiées par Raytech que sur une partie des modèles ; les autres se choisissent sur la section et le diamètre de câble.
| Modèle | Capacité max | Câbles | Dimensions (mm) |
|---|---|---|---|
| Modèle Barney | Capacité max 2 × 2,5 mm² | Câbles 6-10 mm | Dimensions (mm) 80 × 36 × 23 |
| Modèle Fred | Capacité max 3 × 2,5 mm² | Câbles 8-13 mm | Dimensions (mm) — |
| Modèle Fred/4 | Capacité max 3 × 4 mm² | Câbles 8-13 mm | Dimensions (mm) — |
| Modèle Dino | Capacité max 4 × 4 mm² | Câbles 10-16 mm | Dimensions (mm) 125 × 43 × 35 |
| Modèle Betty/4 | Capacité max 5 × 4 mm² | Câbles 10-16 mm | Dimensions (mm) 145 × 46 × 35 |
| Modèle Betty/6 | Capacité max 5 × 6 mm² | Câbles 14-19 mm | Dimensions (mm) — |
| Modèle Tom | Capacité max 5 × 16 mm² | Câbles 19-23 mm | Dimensions (mm) 180 × 53 × 42 |
Gamme Little Joint L d’après la fiche produit et la data sheet Raytech.
Le modèle du test est le Betty/4, avec son connecteur gris Fred IP68 : un bornier blanc à vis, utilisable aussi au domino. Le même connecteur se retrouve sur les autres boîtiers de la gamme, ce qui limite les surprises sur le geste de pose.
Pour le choix entre gels et boîtiers, mon test des gels d’étanchéité Raytech détaille le Magic Gel bi-composant et le Wonder Gel, avec les limites de chaque voie.
Le mot qui change tout, sur ce produit, c’est testé. Couler du gel dans une boîte de dérivation étanche est une pratique de chantier pragmatique mais non certifiée : aucun test ne valide l’ensemble boîte plus borne plus gel.
Le Betty 4, lui, est un produit testé par un organisme tiers, avec des indices d’étanchéité annoncés et vérifiés.
L’IMQ (Istituto Italiano del Marchio di Qualità) est un organisme de certification italien accrédité, présent aussi en France. La mention « IMQ Officially Tested » signifie que les essais d’étanchéité ont été réalisés par l’organisme, pas seulement décrits par le fabricant : c’est ce que le coulage maison ne peut pas produire.
L’indice IP68 combine la protection contre les poussières (6) et l’immersion continue (8). Le IP69K ajoute la tenue aux jets haute pression et haute température, un indice hérité de l’industrie agroalimentaire : utile pour un jet d’arrosage puissant ou le nettoyage d’une terrasse.
La conformité CEI EN 50393 couvre les dispositifs de connexion pour les câbles ; la tenue UL 94-HB porte sur le comportement au feu du gel seul. Les deux valeurs sont documentées dans la data sheet de la gamme, comme la plage −40 °C à +50 °C pour la pose et la température de service de 90 °C.
Regardez d’abord les marquages imprimés sur l’emballage, puis le passage des câbles sur le boîtier : un produit testé se reconnaît aux indices annoncés et aux presse-étoupes intégrés.
Marquages de l’emballage
L’emballage est le premier document de preuve : les indices et la mention du test y sont imprimés avant tout démontage.
Le volume utile
Ouvert, le Betty 4 montre sa cavité : le gel pré-rempli noie le bornier à la fermeture.
Le gel du boîtier est non toxique et non classé dangereux selon le CLP : pas d’étiquetage de sécurité particulier sur le chantier, contrairement à certaines résines de coulage. Raytech précise aussi que le connecteur reste toujours ré-accessible (« always re-enterable ») : il se rouvre, se referme, sans renouveler le matériel.
J’ai posé le Betty 4 sur une jonction d’éclairage de jardin, câble R2V au départ, circuit identifié au tableau. La mise hors tension et la vérification au VAT ont précédé chaque manipulation : une boîte de jardin se traite comme un circuit normal, jamais sous tension.
Avant d’ouvrir le connecteur
Une jonction extérieure se manipule uniquement circuit identifié et hors tension. Coupez le départ concerné au tableau, empêchez toute remise sous tension, puis vérifiez l’absence de tension au VAT avant de toucher aux conducteurs.
Couper et vérifier
Couper le circuit au tableau, condamner la remise sous tension, contrôler l’absence de tension au VAT.
Dénuder les conducteurs
Dénuder chaque conducteur à la pince adaptée, sans entamer l’âme ni laisser de filasse autour de la borne.
Serrer au bornier à vis
Insérer un conducteur par borne du bornier blanc et serrer à la vis au tournevis, ou raccorder au domino avant fermeture.
Refermer sur le gel
Refermer le boîtier pré-rempli de gel en vérifiant que les presse-étoupes enserrent les câbles sur toute leur circonférence.
Contrôler
Contrôler la fermeture complète, le serrage des presse-étoupes et le déclenchement du différentiel 30 mA avant remise sous tension.
Le montage se fait dans la main : les câbles entrent par les presse-étoupes, les conducteurs se raccordent sur le bornier à vis blanc, et le gel pré-rempli enrobe la connexion à la fermeture. J’ai vérifié le raccordement de deux câbles noirs sur le bornier, puis l’intérieur avec les fils colorés et le gel.
L’intérieur confirme le principe : les fils colorés sont insérés dans les bornes, le gel occupe le reste du volume, et la fermeture noie la connexion. Aucune préparation, aucun mélange : le produit sort de l’emballage prêt à recevoir les conducteurs.
Intérieur du Betty 4
À l’ouverture, le bornier et le gel se repèrent avant de refermer : c’est cette cavité qui rend la connexion étanche.
Le connecteur gris livré avec le boîtier, c’est le Fred IP68 : un bornier blanc à vis qui se démonte, se travaille au domino, et se referme avec le gel qui déborde légèrement sur les joints — le comportement attendu d’un joint étanche.
Fred IP68 face à un connecteur noir
Le connecteur gris livré avec le boîtier Betty 4 est le Fred IP68 : son boîtier se reconnaît avant la pose, face à un connecteur noir pour comparer les formats.
Le serrage du bornier se fait au tournevis, câble R2V dénudé en arrière-plan : chaque vis maintient un conducteur avant que le gel ne noie l’ensemble.
Le domino logé dans le gel montre la version alternative : la connexion se noie dans le Fred, et les fils restent accessibles si on doit intervenir.
Le Fred refermé, le gel déborde sur les joints — signe que la connexion est bien noyée — et le câble R2V 2,5 mm² reste solidaire du connecteur.
Tenue dans la main, la version fermée avec le domino connecté dedans montre le léger débordement attendu : le gel dépasse sur les bords et maintient le câble R2V pris dans le joint.
Ouvert, rempli de Magic Gel transparent et tenu dans les mains, le Betty 4 montre son volume utile : la cavité se remplit, le bornier se noie, et le connecteur se referme sur le gel.
Deux remarques pratiques ressortent de cette pose. D’abord, l’ordre des opérations compte : préparer les câbles et les conducteurs avant d’ouvrir le boîtier, pour ne pas laisser le gel ou les bornes exposés inutilement.
Ensuite, la fermeture se contrôle au toucher : le débordement de gel sur les joints est le signe que la cavité est pleine.
La ré-accessibilité annoncée se vérifie sur le principe : on rouvre, on retire le gel d’une main, on intervient sur la borne. C’est l’avantage décisif face à un boîtier noyé à la résine, irréversible, et c’est ce qui m’a convaincu pour les mises en attente qui évoluent.
Avant d’ouvrir le boîtier, je prépare les longueurs et j’aligne l’outillage sur un chiffon propre : pince à dénuder, tournevis, repères de câble. Le gel reste ainsi à l’abri du sable pendant la préparation.
Je commence par repérer les conducteurs qui se ressemblent. Sur une jonction d’éclairage, deux fils identiques se confondent vite : un repère posé avant la coupe évite de raccorder croisé et de reprendre le serrage.
Le dénudage vient ensuite : je n’enlève que la longueur utile pour la borne, sans entamer l’âme. Un brin entamé ou de la filasse qui traîne autour de la borne, et le contact devient incertain.
Le circuit se coupe avant tout le reste : je condamne la remise sous tension et je contrôle l’absence de tension au VAT avant d’ouvrir le boîtier, jamais après. Une ouverture sans contrôle, c’est une connexion qui peut se retrouver sous tension entre mes mains.
Vient le serrage. Chaque conducteur entre dans sa borne, la vis se serre au tournevis en tenant la gaine, puis je tire doucement sur chaque fil pour vérifier qu’il ne bouge pas. Un conducteur qui bouge se reprend tout de suite.
Avant de refermer, je passe un chiffon propre sur les lèvres du boîtier : un grain de sable sur le joint et la fermeture ne porte plus correctement. La fermeture se contrôle ensuite au toucher, comme lors de mon test : le gel doit déborder légèrement.
Enfin, je compte les conducteurs raccordés avant de refermer. Une borne oubliée se rattrape à cet instant, pas au premier défaut.
Si la certification, le gel et la pose sont convaincants, le point qui me plaît le moins sur le Betty 4 / Fred que j’ai testé reste le raccordement à vis.
Une borne à vis ne se desserre pas automatiquement avec l’âge. En revanche, sa qualité de contact dépend davantage du serrage initial, de l’état du conducteur et des sollicitations mécaniques ou des cycles thermiques rencontrés ensuite.
Sur une jonction destinée à rester inaccessible pendant des années, c’est un point que je prends au sérieux.
Ma préférence va donc, à usage équivalent, aux connexions qui maintiennent leur effort de serrage sans reprise de vis. Ce n’est pas une critique de toute la gamme Raytech : la marque propose désormais le SuperBlock, une Gel Box avec connecteurs à levier intégrés, pour fils rigides ou flexibles jusqu’à 4 mm².
Le Betty 4 reste un très bon moyen de réaliser une jonction compacte et étanche ; cette réserve sur le bornier du modèle testé explique simplement ma note de 3,75/5 plutôt que 4.
Pour protéger une jonction extérieure, deux voies se présentent sur le marché. Le Betty 4 apporte son bornier et son gel dans un boîtier pré-rempli et testé ; le coulage maison noie des bornes génériques dans une boîte étanche.
Le coulage maison garde une place : il reste économique et rapide sur une boîte déjà posée dont on ne referme plus jamais le couvercle. Je le fais avec le Magic Gel en flacons, jamais avec une cartouche dont je n’obtiens pas d’enrobage fiable.
Je rappelle aussi le geste de base des boîtes extérieures : percer un ou deux trous de drainage dans le bas pour évacuer la condensation. Sur une boîte enterrée, impossible — et c’est là que le gel ou un boîtier pré-rempli prend tout son sens.
Raytech ne publie pas de prix public pour la gamme Little Joint L : le tarif se demande en négoce ou sur devis. Les formats vont du Barney (2 × 2,5 mm²) au Tom (5 × 16 mm²), en passant par le Betty/4 du test (5 × 4 mm²) et le Betty/6 (5 × 6 mm²).
Le Betty 4 se paie par connexion : c’est son coût principal, à mettre en face d’un coulage maison qui exige boîte, gel et geste. Pour une seule jonction enterrée, le surcoût se justifie ; pour dix jonctions, l’addition monte vite.
L’installation complète d’un circuit extérieur, elle, se chiffre ailleurs : le guide de l’installation d’une prise extérieure de jardin reprend l’emplacement, le circuit et les essais avant mise en service.
La gamme Little Joint L se lit comme une grille : d’abord le nombre de conducteurs à raccorder, ensuite la section, enfin le diamètre des câbles. Les trois critères se vérifient avant l’achat, dans cet ordre.
Pour une arrivée simple, le Barney ou le Fred suffisent. Dès que quatre ou cinq conducteurs se présentent, les boîtiers Dino ou Betty prennent le relais : le Betty/4 du test couvre cinq conducteurs en 4 mm², le Betty/6 monte d’un cran en section.
Le diamètre tranche souvent le choix. Un câble plus gros que la plage du boîtier ne se force pas : le presse-étoupe n’enserre plus correctement. J’ouvre donc la gamme en tableau avant de commander, pour choisir sur la section et le diamètre réels.
Je passe au boîtier au-dessus dès que le câble arrive au bord haut de la plage, ou dès qu’un cinquième conducteur s’invite. Un boîtier plus large se travaille plus confortablement, et le gel garde de la matière autour de chaque borne.
À l’inverse, je ne surdimensionne pas par confort : un boîtier trop large pour le câble se centre moins bien dans la tranchée et prend de la place pour rien. La bonne référence reste celle dont la plage correspond au câble posé.
Le bornier à vis offre un contact que je peux suivre borne par borne, serré au tournevis. Le domino convient quand je veux regrouper plusieurs conducteurs ou refaire la jonction sans toucher à la partie fixe du connecteur. Les deux se logent dans le gel du Fred.
Mon critère tient au nombre d’interventions prévues. Une jonction qu’on rouvrira pour ajouter un départ se prépare au domino, quitte à reprendre le serrage à chaque passage. Une jonction définitive part au bornier à vis, serré une fois puis noyé dans le gel.
Le Betty 4 s’adresse à celui qui veut une jonction étanche posée une fois, sans discuter : éclairage de jardin, alimentation d’une allée, arrivée de terrasse. L’IP68 couvre l’immersion continue et l’usage enterré, l’IP69K les jets haute pression près d’une piscine ou d’un arrosage.
Je lui vois aussi un intérêt très concret en réparation : si un câble extérieur est coupé accidentellement et qu’il reste assez de longueur pour préparer proprement les deux extrémités, un connecteur compact de ce type peut éviter de poser une grosse boîte de dérivation.
Ce n’est valable que si la section et le diamètre du câble restent dans la plage du modèle et si la réparation respecte le reste de l’installation.
Avant l’achat, vérifiez deux choses : la section des conducteurs (max 5 × 4 mm²) et le diamètre des câbles (10 à 16 mm). Un câble hors plage ne se force pas dans un presse-étoupe : c’est la limite dimensionnelle du produit, pas un défaut de pose.
Le boîtier se travaille au bornier à vis ou au domino : la différence se voit à l’ouverture, avant la fermeture sur le gel.
L’extérieur reste encadré par la norme Obligation NF C 15-100 : matériel au minimum IP24, câble R2V, différentiel 30 mA en amont.
Le connecteur protège la jonction, il ne remplace aucune de ces exigences.
Près d’une piscine, l’exposition à l’eau change la donne : les règles de l’électricité de piscine fixent les zones et les indices à respecter. Une connexion mouillée reste le scénario classique du disjoncteur 30 mA qui saute quand il pleut.
Pour un câble enterré, la pose suit les règles de profondeur et de grillage avertisseur détaillées sur le câble R2V enterré sans gaine.
Pour une mise en attente non raccordée, la boîte étanche ou un socle DCL extérieur reste la règle, comme le rappelle le guide de la boîte DCL en rénovation.
Au bilan : pour une jonction à enterrer ou immerger, le Betty 4 fait le travail sans préparation et sans certification à obtenir soi-même ; pour une boîte de dérivation qu’on veut rouvrir et mesurer, le coulage maison reste plus souple.
Une jonction enterrée se prépare en fin de tranchée, câbles posés et repérés avant d’ouvrir le boîtier. Je garde alors le sachet et le gel à l’abri du sable, sur un chiffon propre, le temps du raccordement.
La météo commande le moment : sous une pluie battante, je reporte l’ouverture. Le boîtier se pose sur des câbles secs, et je referme dès le serrage terminé, sans laisser la cavité ouverte entre deux allers-retours au fourgon.
Ses limites se connaissent avant la pose : la plage de sections et le diamètre des câbles. Hors de ces bornes, ce n’est pas le produit qu’il faut adapter, c’est la référence qu’il faut changer dans la gamme.
À proximité d’une piscine ou sous un arrosage, l’IP69K couvre les jets, mais le connecteur ne dispense d’aucune règle : circuit protégé, mise hors tension pour intervenir, contrôle du différentiel 30 mA avant remise en service.
Je rappelle aussi la limite de fond : le connecteur protège la jonction, il ne rend pas un câble apte à tout. Profondeur d’enfouissement, grillage avertisseur et protection du circuit restent des questions de câble et de tableau.
Sur un chantier occupé, je sécurise la zone avant d’ouvrir : départ condamné, VAT à portée, personne d’autre sur le circuit. Une jonction extérieure se traite comme un tableau, même si l’éclairage s’éteint à quelques mètres.
Le Betty 4 se rouvre sans être remplacé, c’est son argument de terrain. Je ne rouvre jamais un boîtier pour rien, mais quand l’intervention est là, j’en profite pour contrôler la connexion en place.
D’abord le gel : je le retire d’une main, je le repose là où il était, et je nettoie le pourtour avant de refermer, pour ne pas piéger de sable dans la fermeture.
Ensuite les vis du bornier. C’est le point que je surveille le plus sur cette configuration : au moindre doute sur le serrage ou l’état du conducteur, je reprends la connexion avant de refermer plutôt que de repartir sur un contact incertain.
Enfin les presse-étoupes : je vérifie que chaque câble est enserré sur toute sa circonférence et qu’aucun n’a glissé. Le contrôle se fait en tirant doucement sur la gaine, sans forcer sur la connexion.
Côté usure, je regarde le plastique et les joints avant les bornes. Un boîtier enterré reçoit la pression du sol et les coups d’outil : je note sa position à chaque passage pour ne pas le planter à la bêche plus tard.
Quand un joint me paraît marqué, je remplace le connecteur plutôt que de compter sur une étanchéité fatiguée. La réouverture permet de récupérer les câbles et de les préparer à nouveau si la longueur le permet.
Après une saison d’arrosage, je jette un œil au boîtier quand il est accessible, et je vérifie au tableau le différentiel 30 mA à la même occasion.
La première erreur, c’est de forcer une entrée : un câble hors plage, un presse-étoupe écarté au tournevis, et l’ensemble ne protège plus. Le câble doit entrer sans contrainte et tenir seul dans son passage.
La deuxième tient au dénudage. Trop court, le conducteur flotte dans la borne ; trop long, des brins nus se croisent entre deux bornes. Je dénude à la longueur de la borne, puis je pince les brins pour les aligner avant l’insertion.
La troisième, c’est d’ouvrir le boîtier trop tôt : il reste ouvert sur le bord de la tranchée pendant que je cherche la pince, et la poussière se colle au gel. J’ouvre au dernier moment, quand tout le reste est prêt.
Vient l’oubli du contrôle final : remettre sous tension sans vérifier le serrage, sans contrôle visuel, sans essai du différentiel 30 mA. Le circuit s’allume, mais la jonction n’a pas été validée. Je m’impose le tour complet à chaque fois.
Dernière erreur : pincer un conducteur sous le couvercle, ou refermer sur un joint sale. Les deux se voient à la réouverture suivante, et les deux se paient à la première saison de pluie.
La rapidité n’excuse rien : la pose est courte, mais chaque geste garde sa place. Ce qui coûte du temps, c’est de reprendre une jonction mal fermée, pas de prendre un peu plus de temps au serrage.
Et le repérage du circuit se prépare au tableau, pas au bout du câble : je note le départ concerné sur la condamnation, et je le retrouve au moment de la remise sous tension.
Verdict du Betty 4
Le Betty 4 est un connecteur étanche pré-rempli : IP68 et IP69K testés officiellement IMQ (CEI EN 50393), gel pré-rempli non toxique, bornier Fred à vis ou au domino et ré-accessibilité revendiquée par Raytech. Je le recommande pour une jonction enterrée ou immergée, dans les limites de section et de diamètre prévues. Ma réserve concerne le bornier à vis du modèle testé, plus dépendant d’un serrage initial correct et du vieillissement mécanique qu’une connexion à ressort — d’où la note de 3,75/5.
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C’est un micro-joint pré-rempli de gel de la gamme Little Joint L : 145 × 46 × 35 mm, capacité 5 × 4 mm² au maximum, pour des câbles de 10 à 16 mm de diamètre. Il est livré avec son connecteur gris Fred IP68 (bornier blanc à vis, utilisable aussi au domino), et la fermeture noie la connexion dans le gel. La pose prend environ deux minutes : on raccorde, on referme, on contrôle les presse-étoupes.
Oui, à la différence des gels seuls : le Betty 4 est testé officiellement par l’IMQ en IP68 (immersion continue) et IP69K (jet haute pression et haute température), avec conformité CEI EN 50393 le cas échéant. Les gels Raytech annoncent, eux, un IP68 dans un boîtier adapté, sans norme de certification citée. C’est la différence centrale entre le boîtier testé et le coulage maison.
Raytech le revendique toujours ré-accessible (« always re-enterable ») : on rouvre le boîtier, le gel se retire facilement, on intervient sur la borne, puis on referme sur le gel. Contrairement à une boîte noyée à la résine, irréversible, ou à un coulage maison dont la remise en place ne refait pas une étanchéité fiable, rien ne se renouvelle ici.
Oui, c’est son usage de prédilection : l’IP68 couvre l’immersion continue et l’usage enterré, l’IP69K les jets haute pression, par exemple près d’une piscine ou d’un arrosage. Le boîtier est pensé pour l’écrasement d’une pose enterrée, là où un coulage de gel dans une boîte de surface ne protège que l’humidité. Pour le câble lui-même, les règles de profondeur et de grillage avertisseur restent celles du R2V enterré.
Raytech ne publie pas de prix public : le tarif se demande en négoce ou sur devis. Le produit se paie par connexion, avec un boîtier pré-rempli et testé — à mettre en face d’un coulage maison qui exige boîte, gel et geste.
Le Betty 4 est un boîtier pré-rempli et testé IMQ, prêt à poser, toujours ré-accessible, pensé pour l’enterrement et l’immersion. Le coulage maison noie des bornes génériques dans une boîte étanche : économique et rapide sur une boîte déjà posée, mais non certifié, et la remise en place du gel ne refait pas une étanchéité fiable. Pour une jonction posée une fois et oubliée, le Betty 4 s’impose ; pour une boîte qui sera rouverte, le coulage maison reste plus souple.
Produit envoyé par Raytech pour essai : connecteur Betty 4.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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