Marquages de l’emballage
L’emballage est le premier document de preuve : les indices et la mention du test y sont imprimés avant tout démontage.
Vérifié le par
Théo Desrousseaux, électricien
(diplômes et certifications)
En bref
Le Betty 4 de Raytech, de la gamme Little Joint L, est un connecteur étanche IP68 clé en main : je l’ai posé sur une jonction de jardin, et le boîtier pré-rempli de gel s’est refermé sur la connexion en deux minutes. C’est un produit testé officiellement par l’IMQ en IP68 et IP69K, contrairement au coulage de gel dans une boîte, qu’aucun organisme ne certifie. Mon verdict : 3,75/5, recommandé pour une jonction enterrée ou immergée, avec deux limites réelles à vérifier avant l’achat.
Raytech m’a envoyé le Betty 4 avec ses gels d’étanchéité ; le produit est offert, l’avis reste le mien, sans relecture par la marque et sans consigne de contenu.
Mon test a commencé par un imprévu : une phase brûlée par un connecteur Amazon non homologué a dû être reprise au Knipex avant de raccorder le Betty 4. Cette mésaventure raconte exactement ce qui distingue ce connecteur des solutions bas de gamme — j’y reviens dans l’avertissement.
IP68
testé officiellement IMQ
145 × 46 × 35
mm — dimensions du Betty/4
5 × 4 mm²
capacité max
10-16 mm
diamètre de câbles accepté
Le Betty 4 appartient à la gamme Little Joint L de Raytech : des micro-joints pré-remplis de gel, livrés avec leur connecteur. Le boîtier de 145 × 46 × 35 mm reçoit jusqu’à 5 × 4 mm² et des câbles de 10 à 16 mm de diamètre.
L’emballage annonce IP68 et IP69K testés officiellement par l’IMQ, conformité CEI EN 50393 le cas échéant, gel non toxique (non classé selon le règlement CLP) et tenue au feu UL 94-HB. La température de fonctionnement atteint 90 °C, la pose se fait de −40 °C à +50 °C.
Le principe de pose tient en une phrase : les câbles entrent par les presse-étoupes intégrés, les conducteurs se raccordent sur le bornier fourni, et la fermeture noie la connexion dans le gel. Rien à doser, rien à verser, aucune préparation de mélange.
La gamme Little Joint L couvre les sections du 2,5 au 16 mm², du petit point d’éclairage à l’alimentation d’un abri de jardin. Les dimensions ne sont publiées par Raytech que sur une partie des modèles ; les autres se choisissent sur la section et le diamètre de câble.
| Modèle | Capacité max | Câbles | Dimensions (mm) |
|---|---|---|---|
| Modèle Barney | Capacité max 2 × 2,5 mm² | Câbles 6-10 mm | Dimensions (mm) 80 × 36 × 23 |
| Modèle Fred | Capacité max 3 × 2,5 mm² | Câbles 8-13 mm | Dimensions (mm) — |
| Modèle Fred/4 | Capacité max 3 × 4 mm² | Câbles 8-13 mm | Dimensions (mm) — |
| Modèle Dino | Capacité max 4 × 4 mm² | Câbles 10-16 mm | Dimensions (mm) 125 × 43 × 35 |
| Modèle Betty/4 | Capacité max 5 × 4 mm² | Câbles 10-16 mm | Dimensions (mm) 145 × 46 × 35 |
| Modèle Betty/6 | Capacité max 5 × 6 mm² | Câbles 14-19 mm | Dimensions (mm) — |
| Modèle Tom | Capacité max 5 × 16 mm² | Câbles 19-23 mm | Dimensions (mm) 180 × 53 × 42 |
Gamme Little Joint L d’après la fiche produit et la data sheet Raytech.
Le modèle du test est le Betty/4, avec son connecteur gris Fred IP68 : un bornier blanc à vis, utilisable aussi au domino. Le même connecteur se retrouve sur les autres boîtiers de la gamme, ce qui limite les surprises sur le geste de pose.
Pour le choix entre gels et boîtiers, mon test des gels d’étanchéité Raytech détaille le Magic Gel bi-composant et le Wonder Gel, avec les prix et les limites de chaque voie.
Le mot qui change tout, sur ce produit, c’est testé. Couler du gel dans une boîte de dérivation étanche est une pratique de chantier pragmatique mais non certifiée : aucun test ne valide l’ensemble boîte plus borne plus gel. Le Betty 4, lui, est un produit testé par un organisme tiers, avec des indices d’étanchéité annoncés et vérifiés.
L’IMQ (Istituto Italiano del Marchio di Qualità) est un organisme de certification italien accrédité, présent aussi en France. La mention « IMQ Officially Tested » signifie que les essais d’étanchéité ont été réalisés par l’organisme, pas seulement décrits par le fabricant : c’est ce que le coulage maison ne peut pas produire.
L’indice IP68 combine la protection contre les poussières (6) et l’immersion continue (8). Le IP69K ajoute la tenue aux jets haute pression et haute température, un indice hérité de l’industrie agroalimentaire : utile pour un jet d’arrosage puissant ou le nettoyage d’une terrasse.
La conformité CEI EN 50393 couvre les dispositifs de connexion pour les câbles ; la tenue UL 94-HB porte sur le comportement au feu du gel seul. Les deux valeurs sont documentées dans la data sheet de la gamme, comme la plage −40 °C à +50 °C pour la pose et la température de service de 90 °C.
Regardez d’abord les marquages imprimés sur l’emballage, puis le passage des câbles sur le boîtier : un produit testé se reconnaît aux indices annoncés et aux presse-étoupes intégrés.
L’emballage est le premier document de preuve : les indices et la mention du test y sont imprimés avant tout démontage.
Sur le produit assemblé, tout est intégré : il ne reste que le passage des câbles à préparer.
Ouvert, le Betty 4 montre sa cavité : le gel pré-rempli noie le bornier à la fermeture.
Toute la gamme est pré-remplie de gel et testée : les indices IP68/IP69K sont imprimés sur chaque emballage.
Le gel du boîtier est non toxique et non classé dangereux selon le CLP : pas d’étiquetage de sécurité particulier sur le chantier, contrairement à certaines résines de coulage. Raytech précise aussi que le connecteur reste toujours ré-accessible (« always re-enterable ») : il se rouvre, se referme, sans renouveler le matériel.
J’ai posé le Betty 4 sur une jonction d’éclairage de jardin, câble R2V au départ, circuit identifié au tableau. La mise hors tension et la vérification au VAT ont précédé chaque manipulation : une boîte de jardin se traite comme un circuit normal, jamais sous tension.
Avant d’ouvrir le connecteur
Une jonction extérieure se manipule uniquement circuit identifié et hors tension. Coupez le départ concerné au tableau, empêchez toute remise sous tension, puis vérifiez l’absence de tension au VAT avant de toucher aux conducteurs.
Couper et vérifier
Couper le circuit au tableau, condamner la remise sous tension, contrôler l’absence de tension au VAT.
Dénuder les conducteurs
Dénuder chaque conducteur à la pince adaptée, sans entamer l’âme ni laisser de filasse autour de la borne.
Serrer au bornier à vis
Insérer un conducteur par borne du bornier blanc et serrer à la vis au tournevis, ou raccorder au domino avant fermeture.
Refermer sur le gel
Refermer le boîtier pré-rempli de gel en vérifiant que les presse-étoupes enserrent les câbles sur toute leur circonférence.
Contrôler
Contrôler la fermeture complète, le serrage des presse-étoupes et le déclenchement du différentiel 30 mA avant remise sous tension.
Le montage se fait dans la main : les câbles entrent par les presse-étoupes, les conducteurs se raccordent sur le bornier à vis blanc, et le gel pré-rempli enrobe la connexion à la fermeture. J’ai vérifié le raccordement de deux câbles noirs sur le bornier, puis l’intérieur avec les fils colorés et le gel.
L’intérieur confirme le principe : les fils colorés sont insérés dans les bornes, le gel occupe le reste du volume, et la fermeture noie la connexion. Aucune préparation, aucun mélange : le produit sort de l’emballage prêt à recevoir les conducteurs.
Le connecteur gris livré avec le boîtier, c’est le Fred IP68 : un bornier blanc à vis qui se démonte, se travaille au domino, et se referme avec le gel qui déborde légèrement sur les joints — le comportement attendu d’un joint étanche.
Le serrage du bornier se fait au tournevis, câble R2V dénudé en arrière-plan : chaque vis maintient un conducteur avant que le gel ne noie l’ensemble.
Les fils colorés entrent dans les bornes, le gel pré-rempli occupe le reste du volume.
Chaque conducteur tient sous une vis : serrage au tournevis avant fermeture.
La variante domino noie la connexion dans le gel : les fils restent accessibles.
Refermé, le gel déborde sur les joints : la connexion est bien noyée.
Le domino logé dans le gel montre la version alternative : la connexion se noie dans le Fred, et les fils restent accessibles si on doit intervenir.
Le Fred refermé, le gel déborde sur les joints — signe que la connexion est bien noyée — et le câble R2V 2,5 mm² reste solidaire du connecteur.
Tenue dans la main, la version fermée avec le domino connecté dedans montre le léger débordement attendu : le gel dépasse sur les bords et maintient le câble R2V pris dans le joint.
Ouvert, rempli de Magic Gel transparent et tenu dans les mains, le Betty 4 montre son volume utile : la cavité se remplit, le bornier se noie, et le connecteur se referme sur le gel.
Deux remarques pratiques ressortent de cette pose. D’abord, l’ordre des opérations compte : préparer les câbles et les conducteurs avant d’ouvrir le boîtier, pour ne pas laisser le gel ou les bornes exposés inutilement. Ensuite, la fermeture se contrôle au toucher : le débordement de gel sur les joints est le signe que la cavité est pleine.
La ré-accessibilité annoncée se vérifie sur le principe : on rouvre, on retire le gel d’une main, on intervient sur la borne. C’est l’avantage décisif face à un boîtier noyé à la résine, irréversible, et c’est ce qui m’a convaincu pour les mises en attente qui évoluent.
Mon test du Betty 4 a commencé par une mauvaise surprise : sur la séquence, on voit à gauche un connecteur Amazon avec presse-étoupes que j’avais posé avant. Son fil de phase a surchauffé : ce connecteur n’était pas homologué, et la phase noircie le prouve.
Un connecteur qui surchauffe, c’est un défaut de serrage ou de matière : le contact se réduit, la résistance augmente, et la chaleur noircit l’âme. Le risque ne se voit pas tant que le courant reste faible ; il se révèle sous charge.
J’ai repris le fil avec ma pince à dénuder Knipex, puis ma pince à bec coudée isolée 1000 V pour refaire la connexion proprement avant de refermer le Betty 4.
La pince à dénuder travaille le câble dont la phase a brûlé : je coupe la partie endommagée et je redénude proprement.
La pince à bec coudée isolée 1000 V termine la reprise devant la boîte de dérivation : le fil de phase brûlé est raccordé proprement avant la fermeture.
Attention
Un connecteur avec presse-étoupes peut être étanche et non homologué : l’étanchéité n’est pas une certification électrique. Avant d’acheter, vérifiez les marquages (norme, fabricant, indice IP testé) et la conformité aux normes applicables. Une connexion qui surchauffe sous charge est un risque d’incendie, pas un détail de confort.
Le Fred IP68 face au connecteur Amazon à presse-étoupes : l’étanchéité annoncée, sans homologation.
La surchauffe noircit l’âme : le contact réduit se révèle sous charge.
Je coupe la partie endommagée et redénude proprement avant de refaire la connexion.
La pince isolée 1000 V termine la reprise devant la boîte de dérivation.
Le contraste entre le connecteur Amazon et le Fred IP68 tenu à côté raconte toute la différence : l’étanchéité s’annonce, la conformité se prouve. Le Betty 4 affiche son organisme de test sur l’emballage ; le connecteur Amazon n’affichait qu’une promesse.
Si la certification, le gel et la pose méritent les éloges, un point me chiffonne sur ce produit : la connexion repose sur des dominos à vis. Une compatibilité avec des connecteurs type Wago 221 Inline aurait été vraiment appréciable, ne serait-ce que pour travailler la jonction avec le matériel que j’emporte déjà sur chaque chantier.
Les dominos se desserrent avec le temps : la vis travaille, le contact se relâche, et le couple serrage/résistance évolue. À terme, cela tend à créer de la résistance de contact et des surchauffes — exactement le scénario que la phase noircie du connecteur Amazon de mon test illustrait. C’est assez archaïque comme connecteur : le pas de vis ne remplace pas la pression constante d’un ressort.
Le Wago 221 Inline, lui, maintient le conducteur par ressort : le contact ne dépend pas d’un couple de serrage qu’on ne revérifie jamais dans une boîte enterrée. Dans un boîtier pré-rempli de gel que l’on referme pour des années, c’est précisément le genre de détail qui justifie un produit testé — et son absence se paie en confiance.
La bonne nouvelle : le bornier du Fred se travaille aussi avec ses propres Wago 221 Inline, du moment qu’ils entrent dans la cavité — la compatibilité est une affaire de dimensions, pas de gel. Ce regret ne disqualifie pas le Betty 4, mais il explique que ma note finale soit de 3,75/5 plutôt que 4.
Pour protéger une jonction extérieure, trois voies se présentent sur le marché. Le Betty 4 apporte son bornier et son gel dans un boîtier pré-rempli et testé ; le coulage maison noie des bornes génériques dans une boîte étanche ; la Gelbox WAGO noie une borne Wago dans un moule testé VDE.
Connecteur IP68 Betty 4, coulage de gel en boîte et WAGO Gelbox
Avantages
Inconvénients
Bénéfices cachés
Coûts cachés
Le coulage maison garde une place : il reste économique et rapide sur une boîte déjà posée dont on ne referme plus jamais le couvercle. Je le fais avec le Magic Gel en flacons, jamais avec une cartouche dont je n’obtiens pas d’enrobage fiable.
Je rappelle aussi le geste de base des boîtes extérieures : percer un ou deux trous de drainage dans le bas pour évacuer la condensation. Sur une boîte enterrée, impossible — et c’est là que le gel ou un boîtier pré-rempli prend tout son sens.
Pour le choix des bornes noyées, la question Wago reste en amont : la 2273 pour le rigide seul, la 221 dès qu’un conducteur souple entre dans la boîte, comme le détaille le comparatif des bornes Wago 221 et 2273 et le guide sur le mélange souple et rigide.
J’ai vérifié les prix français de la gamme Little Joint L chez Liberotech France le 13 août 2026. Le Barney (2 × 2,5 mm²) est vendu 6,86 € TTC ; la Little Joint Easy Betty (BETTY-EASY, variante Easy du Betty, 5 × 4 mm²) est affichée 19,91 € TTC, épuisée à la date de mon relevé.
Le Betty/4 standard de la gamme Little Joint L ne figure pas au catalogue Liberotech : son prix n’est donc pas vérifiable chez ce revendeur aujourd’hui, et je le marque à vérifier chez le revendeur. Ne prenez pas un prix non vérifié pour acquis.
| Voie | Coût vérifié | Certification | Ré-accessibilité |
|---|---|---|---|
| Voie Betty 4 | Coût vérifié Variante Easy Betty : 19,91 € TTC (épuisée au 13/08/2026) ; standard à vérifier chez le revendeur | Certification IMQ : IP68, IP69K, CEI EN 50393 | Ré-accessibilité Oui, se rouvre et se referme |
| Voie WAGO Gelbox | Coût vérifié 6,90 à 11,25 € l’unité, 27,59 € le lot de quatre Small (relevé août 2026) | Certification VDE, EN 60998, IPX8 | Ré-accessibilité Oui, bornes et Gelbox à renouveler |
| Voie Coulage maison | Coût vérifié Boîte étanche plus Magic Gel 300 à 18,30 € (Bricozor) | Certification Aucune : pratique non certifiée | Ré-accessibilité Retrait 20 s, remise en place non fiable |
Comparaison des trois voies au prix vérifié : Betty 4 (Liberotech, 13/08/2026), Gelbox et Magic Gel 300 (relevés août 2026).
Le Betty 4 se paie par connexion : c’est son coût principal, à mettre en face d’un coulage maison qui exige boîte, gel et geste. Pour une seule jonction enterrée, le surcoût se justifie ; pour dix jonctions, l’addition monte vite.
L’installation complète d’un circuit extérieur, elle, se chiffre ailleurs : le guide de l’installation d’une prise extérieure de jardin reprend l’emplacement, le circuit et les essais avant mise en service.
Le Betty 4 s’adresse à celui qui veut une jonction étanche posée une fois, sans discuter : éclairage de jardin, alimentation d’une allée, arrivée de terrasse. L’IP68 couvre l’immersion continue et l’usage enterré, l’IP69K les jets haute pression près d’une piscine ou d’un arrosage.
Avant l’achat, vérifiez deux choses : la section des conducteurs (max 5 × 4 mm²) et le diamètre des câbles (10 à 16 mm). Un câble hors plage ne se force pas dans un presse-étoupe : c’est la limite dimensionnelle du produit, pas un défaut de pose.
Le boîtier se travaille au bornier à vis ou au domino : la différence se voit à l’ouverture, avant la fermeture sur le gel.
L’extérieur reste encadré par la norme Obligation NF C 15-100 : matériel au minimum IP24, câble R2V, différentiel 30 mA en amont. Le connecteur protège la jonction, il ne remplace aucune de ces exigences.
Près d’une piscine, l’exposition à l’eau change la donne : les règles de l’électricité de piscine fixent les zones et les indices à respecter. Une connexion mouillée reste le scénario classique du disjoncteur 30 mA qui saute quand il pleut.
Pour un câble enterré, la pose suit les règles de profondeur et de grillage avertisseur détaillées sur le câble R2V enterré sans gaine. Pour une mise en attente non raccordée, la boîte étanche ou un socle DCL extérieur reste la règle, comme le rappelle le guide de la boîte DCL en rénovation.
Au bilan : pour une jonction à enterrer ou immerger, le Betty 4 fait le travail sans préparation et sans certification à obtenir soi-même ; pour une boîte de dérivation qu’on veut rouvrir et mesurer, un Wago en boîte ou une Gelbox reste plus souple.
Verdict du Betty 4
Le Betty 4 est un connecteur étanche clé en main : IP68 et IP69K testés officiellement IMQ (CEI EN 50393), gel pré-rempli non toxique, bornier Fred à vis ou au domino, pose en deux minutes et ré-accessibilité revendiquée par Raytech. Je le recommande pour une jonction enterrée ou immergée, avec deux limites réelles : la plage de câbles (10 à 16 mm) et la section (5 × 4 mm²) à vérifier avant l’achat, et un prix par connexion plus élevé qu’un Wago en boîte. Seul regret : la connexion repose sur des dominos à vis qui se desserrent avec le temps, au lieu d’un connecteur type Wago 221 Inline à ressort — d’où la note de 3,75/5. La référence standard reste à vérifier chez le revendeur ; la variante Easy est à 19,91 € TTC, épuisée au 13 août 2026.
4 questions
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C’est un micro-joint pré-rempli de gel de la gamme Little Joint L : 145 × 46 × 35 mm, capacité 5 × 4 mm² au maximum, pour des câbles de 10 à 16 mm de diamètre. Il est livré avec son connecteur gris Fred IP68 (bornier blanc à vis, utilisable aussi au domino), et la fermeture noie la connexion dans le gel. La pose prend environ deux minutes : on raccorde, on referme, on contrôle les presse-étoupes.
Oui, à la différence des gels seuls : le Betty 4 est testé officiellement par l’IMQ en IP68 (immersion continue) et IP69K (jet haute pression et haute température), avec conformité CEI EN 50393 le cas échéant. Les gels Raytech annoncent, eux, un IP68 dans un boîtier adapté, sans norme de certification citée. C’est la différence centrale entre le boîtier testé et le coulage maison.
Raytech le revendique toujours ré-accessible (« always re-enterable ») : on rouvre le boîtier, le gel se retire facilement, on intervient sur la borne, puis on referme sur le gel. Contrairement à une boîte noyée à la résine, irréversible, ou à un coulage maison dont la remise en place ne refait pas une étanchéité fiable, rien ne se renouvelle ici.
Oui, c’est son usage de prédilection : l’IP68 couvre l’immersion continue et l’usage enterré, l’IP69K les jets haute pression, par exemple près d’une piscine ou d’un arrosage. Le boîtier est pensé pour l’écrasement d’une pose enterrée, là où un coulage de gel dans une boîte de surface ne protège que l’humidité. Pour le câble lui-même, les règles de profondeur et de grillage avertisseur restent celles du R2V enterré.
Prix vérifié le 13 août 2026 chez Liberotech France : le Barney (2 × 2,5 mm²) est à 6,86 € TTC, la variante Easy Betty (5 × 4 mm²) à 19,91 € TTC, épuisée à la date du relevé. Le Betty/4 standard n’est pas au catalogue de ce revendeur : son prix reste à vérifier chez le revendeur. Le produit se paie par connexion, à comparer aux 6,90 à 11,25 € d’une Gelbox et aux 18,30 € d’un Magic Gel 300.
Le Betty 4 est un boîtier pré-rempli et testé IMQ, clé en main, toujours ré-accessible, pensé pour l’enterrement et l’immersion. La Gelbox WAGO, elle, est la voie testée VDE (EN 60998, IPX8) pour noyer des bornes Wago en boîte, avec des bornes et une Gelbox à renouveler après chaque ré-intervention. Pour une jonction posée une fois et oubliée, le Betty 4 s’impose ; pour une boîte qui sera rouverte, la Gelbox est plus prévisible — le comparatif des boîtes de dérivation étanches tranche sur les cas d’usage.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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