Fixer la boîte à la paroi
La boîte se visse, les vis se couvrent avec les bouchons fournis avant de verser le gel.
Publié le 11 août 2026
En bref
Raytech m’a envoyé ses solutions de jonction étanche : les boîtes pré-remplies en gel et résine Ready Cast (L4, L10, L16/25 et dérivations Y6, Y16/25) et le kit à presse-étoupes Magic Box 65. Je les ai posées, ouvertes, refermées et comparées à ce que je fais habituellement sur une installation électrique extérieure. Les produits sont offerts, mon avis reste le mien.
La réponse tient en deux stratégies. Premièrement : une boîte pré-remplie comme la Ready Cast, sans presse-étoupes, pour une jonction enterrée ou immergée que l’on ne doit plus jamais rouvrir. Deuxièmement : un kit presse-étoupes et gel comme la Magic Box, pour un boîtier ré-accessible sur un mur ou une façade, quand un raccordement devra être rouvert plus tard.
1 kV
tension de service des câbles que la Ready Cast reçoit
30 jours
immersion prolongée de l’essai CEI EN 50393 annoncé par Raytech
25,80 €
prix d’entrée de la Magic Box chez Bricozor (TTC)
90 °C
température de service des deux gammes
La Ready Cast est une coque rigide pré-remplie en usine de gel ou de résine isolante. Le câble entre par des entrées pré-gravées : on découpe la membrane à la taille du câble, on l’enfile, on fait la connexion, et la résine ou le gel coule sur les conducteurs quand on referme la coque.
La fiche technique résume la mise en œuvre par une formule que j’ai vérifiée sur le terrain : « Scissors and nothing more! », des ciseaux et rien d’autre.
La boîte est prévue pour des câbles isolés jusqu’à 1 kV, ce qui couvre tout le résidentiel et une bonne partie du tertiaire. Le matériau est sans halogène et résistant aux UV, deux points que je vérifie systématiquement sur du matériel de façade : un plastique non stabilisé craquelle en deux ou trois saisons.
Contrairement à une boîte vide classique, tout arrive dans le même carton. Raytech annonce dans sa fiche technique : le boîtier pré-rempli, un bornier à vis de connexion, un séparateur 4 x, des colliers anti-traction et du ruban isolant noir pour finir les entrées.
Le bornier est le point qui m’a le plus surpris pour une boîte de ce type : on ne cherche pas un connecteur dans sa poche, il est dans le kit.
Les colliers anti-traction méritent leur place : le câble se fixe à la coque avant fermeture, ce qui évite qu’une traction ultérieure ne tire sur la connexion elle-même. Sur une jonction enterrée, personne ne reverra la boîte avant des années : cette solidarisation mécanique est ce qui évite les mauvaises surprises.
Le bornier à vis fourni suffit à une jonction classique, et le séparateur 4 x prévu dans la coque accueille un connecteur du commerce si le raccordement l’exige. J’apprécie que Raytech fournisse les deux : cela enlève une variable au moment de la pose, et évite d’ouvrir une boîte déjà refermée avec le mauvais connecteur sous la main. Pour une jonction unique qui n’a pas besoin d’une boîte, j’ai testé la voie du connecteur étanche IP68 Betty 4, pré-rempli de gel et prêt à poser.
Sur un raccordement où les sections diffèrent entre l’entrée et la sortie, le bornier à vis se rattrape plus facilement qu’un bornier à ressort calibré.
La gamme droite se décline en trois tailles, auxquelles s’ajoutent deux modèles en dérivation en Y. Les dimensions et les plages de câbles viennent de la fiche technique que Raytech publie sur son site :
| Modèle | Dimensions | Diamètre de câble | Sections accueillies |
|---|---|---|---|
| Modèle Ready Cast L4 | Dimensions 160 × 48 mm | Diamètre de câble 6 à 25 mm | Sections accueillies 2,5 à 4 mm² |
| Modèle Ready Cast L10 | Dimensions 180 × 50 mm | Diamètre de câble 16 à 50 mm | Sections accueillies 4 à 10 mm² |
| Modèle Ready Cast L16/25 | Dimensions 215 × 55 mm | Diamètre de câble 35 à 150 mm | Sections accueillies 10 à 25 mm² |
| Modèle Ready Cast Y6 | Dimensions 180 × 100 mm | Diamètre de câble jusqu’à 16-50 mm | Sections accueillies jusqu’à 4-10 mm² |
| Modèle Ready Cast Y16/25 | Dimensions 220 × 105 mm | Diamètre de câble jusqu’à 70-150 mm | Sections accueillies jusqu’à 10-25 mm² |
Gamme Ready Cast d’après la fiche technique Raytech : les modèles droits L pour les jonctions alignées, les modèles Y pour les dérivations.
Le point d’attention est la règle de dimensionnement : une L4 accepte des sections de 2,5 à 4 mm², une L10 monte à 10 mm², une L16/25 jusqu’à 25 mm². Le diamètre du câble n’est pas la section des conducteurs : un câble R2V triphasé 5 G 6 mm² peut atteindre 20 mm de diamètre, ce qui impose de vérifier les deux plages avant d’acheter.
Sur le terrain, je pars du câble déjà tiré et non du modèle qui me ferait envie. Je mesure le diamètre réel au pied à coulisse au lieu de me fier à l’étiquette, car la gaine varie d’un fabricant à l’autre pour une même section.
Je contrôle ensuite les deux plages de la boîte avec une marge : une L4 posée au maximum de sa plage laisse moins de gel autour des conducteurs, donc moins de matière pour épouser les irrégularités.
La fiche technique liste les performances électriques. Le point central est la CEI EN 50393, la norme des jonctions pour câbles basse tension : Raytech décrit un essai qui combine épreuve à l’air et immersion prolongée d’environ 30 jours, avec cycles thermiques répétés et retrait volontaire de la gaine aux entrées, l’eau s’infiltrant alors directement entre les conducteurs.
C’est exactement le scénario d’une boîte enterrée qui prend l’eau au passage d’un câble.
S’y ajoutent la Classe 2 selon la CEI 64-8 (double isolation), une résine classée UL 94-HB, une température de service de 90 °C, une installation possible de -40 °C à +50 °C, et les mentions immergible et enterrable. La fiche produit parle d’une jonction IP68 et IP69K, ce dernier indice couvrant les nettoyages au jet à haute pression.
La matière de remplissage se vérifie au toucher avant la première pose : elle doit être souple et épouser la forme des conducteurs sans se fragmenter. C’est ce qui assure la continuité de l’isolation autour de chaque brin, même quand les sections diffèrent entre l’entrée et la sortie.
La fiche formule une réserve que je trouve honnête : la CEI EN 50393 est citée « le cas échéant » et la classe 2 « selon la CEI 64-8 ». Autrement dit, la conformité se vérifie modèle par modèle et configuration par configuration, pas sur une déclaration générique.
Je lis ces références comme un cadre de conception : l’essai d’immersion valide une boîte fermée et câblée selon la notice, pas une coque entrouverte ou une membrane mal découpée. La pose fait la moitié de l’étanchéité.
Raytech publie sur sa fiche produit une photo de démonstration que j’ai retrouvée parlante : la jonction enterrée dans le sol, arrosée au jet d’eau. C’est le cas d’usage exact pour lequel je recommande ce type de boîte, loin des dalles et des regards.
Ce que cette démonstration me dit, c’est que l’étanchéité se joue aux entrées : la membrane pré-gravée doit épouser le câble sans le pincer, et une découpe trop large laisse à l’eau un chemin direct vers la connexion.
Sur une jonction enterrée, personne ne reviendra rien vérifier : je prends donc le temps de contrôler chaque entrée avant de refermer, et je m’assure que chaque câble est bien maintenu à la coque. C’est ce qui sépare une boîte étanche d’une boîte simplement refermée.
La Magic Box répond au besoin inverse. La fiche technique française la décrit comme un kit de connexion complet IP68 isolé avec Magic Fluid : le boîtier, son couvercle, trois presse-étoupes PG16, une série de bouchons de fermeture et le gel isolant pour le remplissage complet. Tout est fourni, y compris le sachet de gel.
La différence avec la Ready Cast tient en un mot : ré-accessible. La boîte se rouvre, les presse-étoupes se dévissent, le gel se retire.
La fiche insiste sur la réouverture possible même après de longues périodes d’utilisation, sur l’absence de péremption du gel et sur son caractère atoxique. Le gel n’est pas classé dangereux selon la directive CLP, ce qui compte pour un stockage en camion ou en réserve.
Le boîtier de la Magic Box 65 accepte des câbles jusqu’à 22 mm de diamètre dans ses trois presse-étoupes PG16, pour un boîtier interne de 65 mm de diamètre et 35 mm de haut. La gamme va de la 65 à la 240, avec des formats carrés et des presse-étoupes M25 sur les grands modèles.
Les parois sont pré-percées : les repères sont moulés, il reste à percer selon la position des câbles.
Les presse-étoupes M25 des grands modèles changent peu la mise en œuvre : même principe de vissage, plus gros diamètre de passage pour les câbles de forte section.
Sur un chantier, je regarde d’abord le nombre de câbles à faire entrer : la Magic Box 65 ne compte que trois presse-étoupes, il faut donc passer au modèle supérieur dès que la dérivation en réunit davantage, ou réserver un passage pour un raccordement futur.
La fiche cite les mêmes référentiels que la Ready Cast : CEI EN 50393, Classe 2 selon la CEI 64-8, gel UL 94-HB utilisable de -60 °C à +200 °C, test au fil incandescent à plus de 960 °C selon la EN 60695-2-12. Les applications listées parlent d’elles-mêmes : éclairage public, secteur naval, jardins et portails électriques.
La notice imprimée au dos de la boîte déroule la séquence, et je l’ai suivie telle quelle :
Fixer la boîte à la paroi
La boîte se visse, les vis se couvrent avec les bouchons fournis avant de verser le gel.
Percer les trous pré-marqués
Les parois sont pré-percées : on ouvre seulement les passages nécessaires aux câbles.
Installer les presse-étoupes
Les trois presse-étoupes PG16 se vissent dans les trous percés, avec ou sans câble.
Insérer et connecter les câbles
Les câbles passent dans les presse-étoupes, la connexion se fait à l’intérieur de la boîte.
Verser le gel et refermer
Le Magic Fluid couvre les connexions, le couvercle se ferme et la boîte reste accessible.
Le presse-étoupe reste la méthode classique de l’électricien : une boîte à presse-étoupes, c’est une boîte que l’on rouvre sans couteau. Le gel apporte ce que le presse-étoupes ne fait pas : noyé dans le gel, chaque conducteur est isolé et protégé de la condensation, même si la boîte prend l’eau. Les deux approches se complètent, elles ne se concurrencent pas vraiment.
Après fermeture, je fais deux vérifications systématiques. La première : chaque presse-étoupe est vissé à fond, écrou serré sans forcer pour ne pas écraser la gaine. La seconde : le gel a bien couvert chaque borne avant la fermeture du couvercle, car un angle resté sec est le premier point de corrosion.
Le gel couvre le connecteur au moment de la fermeture : chaque borne doit être noyée, aucun angle ne reste sec.
Le gel se verse en une fois, sans remplir jusqu’au bord, pour laisser le couvercle s’engager franchement.
Le couvercle de la Magic Box 65 porte deux indices gravés : IP56 et IP68. La question revient vite quand on a la boîte en main : la boîte seule est-elle IP68 ? Je n’ai trouvé aucune documentation officielle Raytech qui tranche le point.
Ma lecture, prudente : la boîte assemblée avec ses presse-étoupes relève de l’IP56, et le kit complet rempli de gel atteint l’IP68 annoncé, l’immersion étant le cas d’usage documenté dans la fiche technique.
Je ne vais pas plus loin que ce que les documents publiés permettent d’affirmer : en cas d’usage immergé, je vérifie la documentation du modèle exact et je reste en dessous de la profondeur d’immersion annoncée. Sur un mur de façade, cette nuance ne change rien à la pose.
Une boîte étanche ne dispense de rien d’autre. L’extérieur reste encadré par la norme Obligation NF C 15-100 , et Promotelec rappelle sur sa fiche consacrée à l’installation électrique en extérieur que le matériel doit présenter une protection contre les projections d’eau de type IP44 ou IP25 dans les zones à risque d’arrosage au jet.
Le circuit d’éclairage doit aboutir soit à un luminaire, soit dans une boîte de connexion adaptée aux conditions d’influences externes, une règle détaillée dans mon guide sur l’éclairage extérieur filaire.
C’est exactement la phrase qui justifie ce test.
Les points que je contrôle en intervention, au-delà de la boîte elle-même :
L’indice IP ne s’interprète jamais seul : le 6 concerne les poussières, le 8 l’immersion continue. Un appareil IP68 reste un objet qui doit être posé selon sa notice, presse-étoupes serrés au couple et gel dosé au volume prévu.
Sur une boîte posée en façade, j’ajoute un geste que la norme ne décrit pas : percer un ou deux trous dans le bas du boîtier. La condensation s’évacue par là, et l’eau ne monte jamais jusqu’aux connexions.
Sur une boîte enterrée, impossible de percer — c’est là que la résine ou le gel prennent tout leur sens, comme pour les transformateurs et spots posés au sol, qui finissent toujours par lâcher à cause de l’humidité.
Trois points de la fiche Promotelec complètent la liste. Une prise extérieure se pose de préférence à environ 1 m au-dessus du sol : c’est une recommandation, pas une obligation, mais elle éloigne les socles des projections et du jet d’arrosage.
La section du câble doit aussi suivre la longueur du tirage : un passage de 25 m n’a rien à voir avec un passage de 5 m, et la chute de tension se calcule avant de couper la gaine.
Enfin, dès qu’un équipement n’est plus attenant à la maison — un abri de jardin, un portail en fond de terrain —, il repart sur son propre circuit avec sa protection.
Pour une canalisation enterrée, le câble se pose soit armé en pleine terre (U-1000 RVF), soit en R2V sous conduit TPC : le fourreau protège la mécanique, et le grillage avertisseur rouge signale la présence à ceux qui creuseront plus tard. Une jonction y trouve naturellement sa place dans une coque pré-remplie, posée à plat, entrées dirigées vers le bas pour que l’eau ne stagne pas sur les membranes.
En façade, j’entre aussi les câbles par le bas ou par le côté, en boucle de goutte d’eau : un presse-étoupe orienté vers le haut est le premier chemin de l’eau vers la connexion.
Sur une jonction enterrée, je note la position exacte de la boîte avant de refermer la tranchée : une mesure depuis la façade et une photo du grillage, consignées dans le dossier du chantier. Si un défaut apparaît des années plus tard, cette trace évite de chercher la boîte au hasard du jardin.
C’est aussi le moment de vérifier la profondeur de la canalisation, avant que la terre ne se tasse.
Sur une prise extérieure de jardin classique, je garde une boîte étanche à presse-étoupes ré-accessible : on rouvre, on mesure, on modifie. Sur une jonction de câble enterré entre deux bâtiments ou sur un circuit de piscine, la boîte pré-remplie apporte une protection que l’assemblage mécanique n’égale pas : la résine épouse chaque conducteur jusqu’aux entrées.
La ré-ouverture de la Magic Box mérite d’être vue avant l’achat : le gel se retire en bloc ou se coupe à l’incision, la connexion se modifie, et le sachet de remplissage se repose par-dessus. Raytech décrit la boîte comme ré-accessible même après de longues périodes d’utilisation, ce qui en fait l’outil du dépannage : on protège vite, on revient proprement.
C’est l’inverse exact de la Ready Cast, où la décision se prend avant la pose.
Boîte pré-remplie Ready Cast contre kit presse-étoupes Magic Box 65
Avantages
Inconvénients
Bénéfices cachés
Coûts cachés
Le choix du connecteur reste libre dans les deux cas : le bornier à vis fourni fait le travail, mais un connecteur Wago encastrable se loge dans le séparateur prévu. La règle de mélange des conducteurs souples et rigides reste la même qu’en intérieur, détaillée dans mon guide sur la connexion des fils souples et rigides.
Sur le terrain, je pose la question de la réouverture avant celle de l’étanchéité : une boîte revue chaque année n’a pas besoin du même degré de protection qu’une jonction que personne ne rouvrira.
La Ready Cast répond aux cas définitifs, la Magic Box aux raccordements vivants, et une boîte étanche classique à presse-étoupes couvre le quotidien de la façade. Le tri se fait au moment du chiffrage, pas sur le chantier.
La Gelbox WAGO est la réponse certifiée au même problème : une petite boîte pré-remplie de gel polyuréthane sans silicone, fournie par Cellpack, en six tailles, qui accepte les bornes des séries 221 et 2273 jusqu’à 4 mm². L’ensemble Gelbox et bornes est testé VDE selon la norme EN 60998 et certifié IPX8, c’est-à-dire résistant à une immersion continue.
La mise en œuvre est simple : on dépose la borne raccordée dans la Gelbox, on referme, et le gel enveloppe immédiatement la connexion, sans mélange ni temps d’attente. Deux nuances à connaître.
En 230 V, la Gelbox doit rester dans une boîte de jonction, seul moyen d’assurer la double isolation du câble, car seuls les fils sont immergés dans le gel. Et si l’on rouvre une Gelbox pour modifier le câblage, la FAQ WAGO demande de renouveler les bornes et la Gelbox, seule façon pour la marque de garantir la protection.
Le gel est un polyuréthane sans silicone : le point n’est pas anecdotique, car un gel silicone libère des vapeurs qui perturbent les laques et peintures environnantes en atelier. Ici, l’absence de silicone et un produit totalement réagi autorisent une utilisation sans restriction de voisinage.
Face à la Ready Cast, la Gelbox se distingue sur la réouverture : la Ready Cast enterrée ne se rouvre jamais, la Gelbox reste une boîte de jonction ré-ouvrable mais à renouveler après intervention.
Côté prix, la Gelbox revient à 6,90 à 11,25 € l’unité (27,59 € le lot de quatre Small, relevé août 2026) : le budget reste inférieur à une boîte pré-remplie, mais la certification se paie en rechanges.
| Critère | Magic Box 65 | WAGO Gelbox | Ready Cast |
|---|---|---|---|
| Critère Ré-ouverture | Magic Box 65 Oui, gel retirable et repositionnable | WAGO Gelbox Non sans renouveler bornes et Gelbox | Ready Cast Non, jamais |
| Critère Préparation | Magic Box 65 Presse-étoupes à visser + gel versé | WAGO Gelbox Borne insérée, boîte refermée | Ready Cast Entrées découpées aux ciseaux |
| Critère Certification | Magic Box 65 CEI EN 50393 (fiche Raytech) | WAGO Gelbox VDE, EN 60998, IPX8 | Ready Cast CEI EN 50393 (fiche Raytech) |
| Critère Usage | Magic Box 65 Façade, raccordement ré-accessible | WAGO Gelbox Jonction ré-ouvrable à renouveler | Ready Cast Enterrée, immergée, définitive |
| Critère Boîte extérieure en 230 V | Magic Box 65 Le boîtier lui-même | WAGO Gelbox Une boîte de jonction requise | Ready Cast La coque elle-même |
Arbitrage entre les trois familles pour une jonction extérieure ou enterrée.
Pour une borne 2273 à noyer, la Gelbox reste la seule voie certifiée ; le détail du coulage maison dans une boîte classique est dans mon test des gels Raytech.
Le seul prix ferme que j’ai vérifié en ligne est celui de la Magic Box : à partir de 25,80 € TTC (21,50 € HT) chez Bricozor, disponible en diamètres 65 et 100 mm.
Le prix de la Ready Cast en France n’est pas confirmé sur les pages que j’ai ouvertes : je ne cite aucun tarif pour cette gamme. Sur un chantier, le poste reste marginal comparé au coût d’une réparation de jonction enterrée.
À ce tarif, la boîte étanche reste un poste mineur du chantier : le coût de la reprise d’une jonction mouillée — dégager la boîte, remplacer les bornes, reboucher — finit souvent par dépasser celui du matériel posé la première fois. Je ne conseille pas d’économiser sur ce point : la différence entre une boîte étanche sérieuse et un raccord bricolé se mesure en années d’exposition à l’humidité.
Retour de chantier
Sur le terrain, je sors ces boîtes pour des cas précis : une dérivation de circuit d’éclairage de jardin à enterrer entre le mur et la terrasse, un raccordement de pompe dans un regard, ou une reprise de boîte d’attente sur une façade en pierre. La coque orange de la Ready Cast et le kit blanc de la Magic Box se font vite une place dans la camionnette.
La Ready Cast tient sa promesse de jonction enterrée sans outil spécial, avec un kit complet et un essai d’immersion prolongée sérieux. La Magic Box 65 répond au besoin inverse avec une boîte ré-accessible dont le gel protège les connexions.
Je les recommande pour un usage extérieur ou enterré, avec trois réserves réelles : le dimensionnement rigoureux avant la pose, la gravure IP56 / IP68 non documentée officiellement, et le prix français de la Ready Cast non confirmé. Pour une boîte de façade ré-ouverte régulièrement, une boîte étanche classique à presse-étoupes reste une option aussi pertinente et moins chère.
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La Ready Cast est une boîte pré-remplie en gel ou résine, sans presse-étoupes : on découpe les entrées pré-gravées aux ciseaux, on connecte, on referme. La Magic Box 65 est un kit boîtier plus trois presse-étoupes PG16 plus gel : la boîte se ré-ouvre, même après plusieurs années. La première vise la jonction enterrée définitive, la seconde le raccordement ré-accessible sur un mur ou une façade.
Rien dans la documentation officielle Raytech ne le précise. Ma lecture prudente : la boîte assemblée relève de l’IP56, et le kit complet rempli de gel atteint l’IP68 annoncé, l’usage immergé étant le cas documenté de la fiche technique. Pour une pose en façade, la nuance n’a pas d’effet pratique.
La L4 accepte des sections de 2,5 à 4 mm² pour des câbles de 6 à 25 mm de diamètre, la L10 monte à 4-10 mm² (16 à 50 mm), la L16/25 à 10-25 mm² (35 à 150 mm). Il faut vérifier les deux plages : le diamètre du câble complet et la section des conducteurs ne se déduisent pas l’un de l’autre.
Une Ready Cast refermée ne se rouvre pas : la résine ou le gel a coulé autour des conducteurs. La Magic Box, elle, reste ré-accessible : le gel se retire et se repose, la boîte se réutilise. C’est le critère qui tranche le choix avant la pose.
Non. Promotelec rappelle que l’installation extérieure doit être protégée par un différentiel 30 mA dans tous les cas, boîte étanche ou non. L’indice IP protège le matériel, la protection différentielle protège les personnes : les deux sont cumulatives, comme pour une prise extérieure de jardin.
Non, les deux ne jouent pas le même rôle : la boîte étanche protège une jonction de conducteurs, la boîte DCL reçoit le luminaire et doit supporter sa charge. Pour un point lumineux extérieur, les règles de la DCL restent celles de la rénovation électrique.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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