Magic Gel 300 (bi-composant)
Le bi-composant se reconnaît à la promesse de mélange imprimée sur la face de la boîte.
Vérifié le par
Théo Desrousseaux, électricien
(diplômes et certifications)
En bref
Raytech m’a envoyé deux gels d’étanchéité pour connexions électriques : le Magic Gel, bi-composant, et le Wonder Gel, monocomposant. Produits offerts, avis libre : je les ai utilisés sur des connexions Wago 2273 dans une boîte de dérivation extérieure, le cas de figure le plus courant pour une jonction à protéger de l’humidité.
Le choix se joue sur l’usage : le Magic Gel se mélange puis réticule en une dizaine de minutes pour noyer durablement une connexion, le Wonder Gel est déjà réticulé et s’applique immédiatement au pistolet à silicone.
J’ai reçu dans le même envoi le Magic Gel 300, le format 1000 et une cartouche de 280 ml de Wonder Gel, dans le cadre d’une collaboration avec la marque italienne. Les produits sont offerts, mais le test reste le mien : pas de relecture par le fabricant, pas de consigne sur le contenu.
Je signale dans ce qui suit ce qui me semble discutable, à commencer par une incohérence dans les temps de prise annoncés, puis un échec complet avec le Wonder Gel en cartouche — j’y reviens en détail dans le bilan.
10 min
temps de réticulation du Magic Gel à 23 °C selon la data sheet
> 20 kV/mm
rigidité diélectrique annoncée pour les deux gels
−60/+200 °C
température de service annoncée pour les deux gels
18,30 €
prix du Magic Gel 300 (2 × 150 ml) chez Bricozor
Une borne nue dans une boîte de dérivation ne craint rien tant que la boîte reste sèche. En extérieur, la condensation se forme à l’intérieur du boîtier dès que les températures varient, et l’eau finit par atteindre les conducteurs. C’est le scénario classique du disjoncteur 30 mA qui saute quand il pleut, sans qu’aucun appareil ne soit en cause : la fuite vient d’une connexion mouillée.
Le gel d’étanchéité répond à ce problème précis. Il enrobe la borne, bloque l’accès de l’humidité et protège le contact de l’oxydation et de la corrosion, deux causes de mauvais contacts qui chauffent. La fiche du Wonder Gel cite aussi la pénétration d’insectes, un classique des boîtes de dérivation en jardin.
Le cas le plus fréquent en rénovation, c’est la boîte déjà posée dont on ne referme plus jamais le couvercle. L’eau s’y accumule par condensation sur les parois, les bornes vieillissent, et le défaut ne se voit qu’au moment où la protection déclenche.
Dans ce contexte, le gel agit en prévention : il supprime le chemin de l’eau vers le contact, sans remplacer ni la boîte ni son presse-étoupe.
Avant de parler gel, un mot sur ce que la boîte peut faire toute seule : les trous de drainage dans le bas des boîtes de dérivation extérieures évacuent la condensation et évitent le scénario du 30 mA qui saute. Je le fais systématiquement, même sur une boîte neuve.
Sur une boîte enterrée, impossible : là, le gel prend tout son sens, idem pour les transformateurs et les spots extérieurs posés au sol, qui finissent toujours par lâcher.
À la différence d’une résine de coulage, le gel reste ré-accessible : on l’incise, on retire la borne, on la remplace. C’est l’argument principal face au remboîtage traditionnel, irréversible, et c’est ce qui m’a intéressé sur un chantier où les mises en attente évoluent souvent.
Une mise en attente, c’est l’extrémité d’un circuit qui n’est pas encore raccordée à son appareil : un point d’éclairage qui attend son luminaire, une arrivée de terrasse qui attend son tableau. La norme demande de la laisser dans une boîte de dérivation étanche ou sur un socle DCL adapté à l’extérieur, jamais en vrac dans une gaine.
C’est exactement l’endroit où un gel a du sens : la boîte est refermée pour des mois, la condensation travaille, et la connexion reste nue tant que le gel ne la protège pas.
Voici les deux emballages tels qu’ils arrivent sur le chantier : la boîte du Magic Gel 300 affiche ses deux flacons, le carton du Wonder Gel un tube unique. Le marquage IP68 figure sur les deux ; ce qui les sépare, c’est le mélange à préparer ou pas.
Le bi-composant se reconnaît à la promesse de mélange imprimée sur la face de la boîte.
Le monocomposant, lui, ne montre qu’un tube unique : rien à préparer avant l’injection.
La face latérale liste les usages du monocomposant : lampadaire, antenne, coffrets extérieurs.
La boîte du 300 posée près de la boîte de dérivation et du tournevis : tout est prêt avant le mélange.
Le Magic Gel se présente en deux flacons à mélanger (ou en sachet monodose pour les gros formats). La fiche technique le décrit comme un gel de très faible viscosité : une fois versé, il s’étale et enrobe n’importe quelle forme, y compris des bornes serrées dans une boîte déjà câblée. La réticulation se fait à froid, sans chauffer les matériaux au contact.
Le mélange se fait à parts égales, juste avant l’application : une fois les deux composants réunis, le gel commence à prendre et il faut le couler dans la foulée. C’est une contrainte d’organisation, pas une difficulté technique : on prépare les connexions avant d’ouvrir les flacons, et le temps de coulage reste confortable.
Le gain par rapport à une résine, c’est justement l’absence de montée en température : la data sheet précise un pic isotherme très lent, qui n’agresse ni les conducteurs ni les bornes.
Là où il faut être attentif, c’est sur le temps de prise : la data sheet indique une réticulation d’environ 10 minutes à 23 °C, tandis que le tableau de la fiche web affiche « about 15 min. at 23°C ». Deux valeurs officielles contradictoires pour le même produit.
Sur le terrain, l’écart n’est pas bloquant, mais il montre que ce chiffre ne doit pas être pris au dixième près, surtout par temps frais.
Info
Le temps de réticulation du Magic Gel n’est pas publié de manière cohérente par Raytech : la data sheet annonce environ 10 minutes à 23 °C, la fiche web affiche environ 15 minutes. Prévoyez une marge avant de refermer et de remettre sous tension.
Le Wonder Gel arrive en cartouche de 280 ml, sans aucun mélange. Il est décrit par la marque comme déjà réticulé : « no mixing, no waiting ». On le pose sur un pistolet à silicone standard, on injecte, et la protection est en place immédiatement.
C’est ce que promet la fiche ; sur le terrain, ça n’a pas marché chez moi — j’y reviens dans mon retour d’expérience.
Son point clé : il ne durcit pas. Le gel reste souple, et il est possible d’y intervenir plus tard en l’incisant. La fiche technique précise aussi qu’il s’applique sous toutes les conditions météo, y compris sous la pluie, et qu’il ne se dégrade pas avec le temps.
La théorie est belle ; la pratique, chez moi, ne l’a pas confirmée : enrobage partiel, bornes qui restent en surface, gel collant — voir mon retour d’expérience plus bas.
Autre détail qui compte sur un chantier : parce que le gel est déjà réticulé, il n’a pas besoin d’étiquetage de sécurité et se conserve indéfiniment en cartouche fermée. On le sort de la caisse, on l’utilise, on le remise ; rien ne sèche, rien ne se périme. C’est le comportement d’un mastic de qualité, pas d’une chimie de chantier contraignante.
Il existe aussi en variante Wonder Gel Invisible, un gel transparent pour les cas où l’inspection visuelle de la connexion compte : on voit le contact à travers le gel sans avoir à l’inciser. La cartouche que j’ai reçue est la version bleue classique ; le principe est le même, seule la teinte change.
La face latérale de l’emballage montre d’ailleurs les applications visées : lampadaire de jardin, antenne de toit, coffrets. Le gel sert autant à rattraper une connexion mal isolée qu’à protéger une jonction neuve, y compris dans des endroits difficiles d’accès.
Malgré leurs modes d’application opposés, les deux gels annoncent les mêmes performances électriques. Le tableau ci-dessous reprend les valeurs publiées par Raytech sur les fiches produit et les data sheets.
| Critère | Valeur annoncée |
|---|---|
| Critère Rigidité diélectrique | Valeur annoncée Plus de 20 kV/mm |
| Critère Résistivité volumique | Valeur annoncée Plus de 2 × 10¹⁵ Ω·cm |
| Critère Comportement au feu | Valeur annoncée Gel UL 94-HB |
| Critère Température de service | Valeur annoncée −60 °C à +200 °C |
| Critère Surcharge brève | Valeur annoncée Jusqu’à 250 °C |
| Critère Protection | Valeur annoncée IP68 dans un boîtier adapté (revendication constructeur) |
| Critère Ré-accessibilité | Valeur annoncée Oui, le gel s’incise et se retire |
| Critère Classification CLP | Valeur annoncée Non classé comme dangereux |
| Critère Péremption | Valeur annoncée Aucune (pas de durée de vie limitée) |
Caractéristiques annoncées par Raytech pour le Magic Gel et le Wonder Gel (fiches produit et data sheets).
Deux nuances méritent d’être soulignées. La mention IP68 est une revendication du constructeur, pas une certification établie selon une norme citée : les deux fiches précisent « in proper casings », c’est-à-dire dans un boîtier adapté. Le gel ne rend pas étanche n’importe quelle boîte, il protège la connexion dans un boîtier qui apporte lui-même la tenue aux corps solides et le maintien du gel.
La plage de température mérite aussi un regard : −60 à +200 °C, c’est le gel lui-même, pas l’installation. Un câble d’alimentation chauffe rarement au-delà de 90 °C, donc la marge est large.
La tenue UL 94-HB (combustion horizontale lente) couvre le comportement au feu du produit seul. Les deux fiches mentionnent aussi une stabilisation aux UV et aux moisissures, un détail qui compte pour une boîte en plein soleil.
Ensuite, le gel s’applique sur tous les types de connexions, pas seulement les bornes à ressort. J’ai vérifié la compatibilité avec des connecteurs à vis, comme ce connecteur de jonction cylindrique à barre de cuivre : le gel enrobe la surface et isole le contact, quelle que soit la technologie de serrage.
Un mot sur l’indice IP lui-même, puisque les deux boîtes l’affichent en gros. Le premier chiffre (6) concerne la protection contre les poussières, le second (8) l’immersion continue : un indice IP68 ne se lit pas comme un label de qualité, mais comme une promesse de tenue dans l’eau testée en laboratoire.
Raytech la formule pour son gel « dans des boîtiers appropriés », ce qui renvoie la responsabilité de l’étanchéité globale à la boîte et à sa pose, pas seulement au produit coulé dedans.
Le test du Magic Gel s’est joué dans une boîte de dérivation ronde IP55 posée en extérieur sur un muret en béton. Les câbles R2V 2,5 mm² rentrent directement dans la boîte, et des Wago sont raccordés dedans : c’est le montage le plus courant pour une jonction d’éclairage de jardin à protéger de l’humidité.
Le pack du test, c’est le Magic Gel 300 : deux flacons de 150 ml à mélanger avant de verser. Les deux bombes posées sur le muret, la boîte de gel à côté de la boîte de dérivation et d’un tournevis : la mise en place est simple, rien à chauffer, rien à charger dans un pistolet.
La notice indique de touiller trente secondes maximum avant de verser. Sur le terrain, je recommande de s’arrêter à une dizaine de secondes : au-delà, le gel devient dur trop vite — comme le Wonder Gel — et ne noie plus bien les Wago. Le mélange se fait dans un simple récipient — un verre, un gobelet en plastique ou un doseur —, le gel prend sa teinte bleue translucide, et le versement suit immédiatement.
Le premier composant se verse dans le verre, suivi du second : les deux bouteilles se vident dans la foulée, et le gel commence à prendre dès qu’ils se rencontrent.
Le second composant, plus sombre, suit dans le même verre : c’est le mélange à parts égales annoncé par la notice.
Le touillage se fait avec n’importe quel objet plastique ou métallique — un tournevis, une baguette, une cuillère : dix secondes suffisent pour un mélange homogène, et c’est là que la fenêtre se joue — au-delà, la prise commence et le gel devient difficile à verser.
Le versement se fait depuis un simple récipient — verre, gobelet en plastique ou doseur —, pas au pistolet : le gel coule dans la boîte et enrobe les Wago sans poches d’air. C’est la différence majeure avec le Wonder Gel : ici, pas besoin de pousser la matière à la main, elle s’étale seule et descend entre les conducteurs.
Le versement se poursuit dans la boîte ronde posée sur le muret : le gel s’écoule, entoure les Wago et descend entre les conducteurs.
J’ai ensuite versé de la même façon, d’un geste régulier, dans la boîte ronde fixée au mur en béton : le gel suit, sans s’arrêter, sans former de dôme.
Les deux composants se rencontrent dans le verre : une dizaine de secondes de touillage, et le gel prend sa teinte bleue translucide.
Le gel coule depuis un simple récipient et enrobe les Wago sans poches d’air.
D’un geste régulier dans la boîte ronde fixée au mur : le gel suit, sans s’arrêter, sans former de dôme.
Collant au doigt, mais assez fluide pour épouser chaque forme : le remplissage se contrôle au toucher.
Le résultat m’a surpris sur un point précis : malgré l’absence de presse-étoupes sur les câbles R2V, le gel n’est pas sorti de la boîte de dérivation et n’a pas coulé. Les Wago sont noyés, la boîte se referme, et rien ne fuit par les entrées de câble.
Le doigt qui touche le gel pendant le remplissage confirme la consistance : collante comme le Wonder Gel, mais assez fluide pour épouser chaque forme.
Devant le mur en béton, la main tient une masse de gel bleu qui s’étire sans se déchirer : la texture visqueuse est celle d’un produit qui adhère à tout — d’où l’importance de travailler avec des gants.
Vue de dessus, la boîte ronde est entièrement remplie : les connecteurs disparaissent sous une masse de gel bleu uniforme, sans angle sec ni cavité.
Deux remarques pratiques pour finir. La première concerne l’estimation des quantités : pour une boîte ronde IP55 à quatre entrées, j’ai utilisé la totalité des deux flacons, en pensant que ça partirait très vite. Pas du tout : j’aurais pu largement faire deux boîtes au lieu d’une.
La seconde, c’est l’usage en boîte enterrée : rien n’oblige à percer le dessus pour revisiter — on ouvre le couvercle et on retire le gel, qui se pèle à la main en quelques secondes, sans outil. La vraie limite est ailleurs : la remise en place ne refait pas une étanchéité fiable.
Le deuxième volet du test, c’est le connecteur IP68 Betty 4 de Raytech : un Little Joint L de 145 × 46 × 35 mm, pour 5 × 4 mm² maximum et des câbles de 10 à 16 mm de diamètre.
L’emballage annonce IP68 et IP69K testés officiellement par l’IMQ, conformité CEI EN 50393. Le boîtier est pré-rempli de gel et livré avec son connecteur gris marqué Fred IP68 : aucune préparation, on raccorde et on referme.
Le Wago dans une boîte ronde et le connecteur Betty 4 répondent au même problème avec deux philosophies : le premier noie des bornes génériques dans un volume, le second apporte son bornier et son gel dans un boîtier prêt à poser.
Wago dans une boîte ronde contre connecteur IP68 Betty 4
Avantages
Inconvénients
Bénéfices cachés
Coûts cachés
Le détail du montage — bornier à vis, serrage au tournevis, reprise Knipex sur la phase brûlée par un connecteur bas de gamme — ainsi que les prix du Betty 4 seront traités dans l’article dédié au connecteur étanche IP68 Betty 4.
J’ai monté le test dans une boîte de dérivation étanche fixée sur un mur en pierre, avec des bornes Wago 2273-203 raccordées en conducteurs rigides de 1,5 mm². Ce sont les bornes du quotidien pour une dérivation en extérieur : enfoncement direct, 450 V, 24 A, rigide de 0,5 à 2,5 mm², dénudage de 11 mm.
Pour le choix entre les séries, je renvoie au comparatif Wago 221 ou 2273 : la 2273 est réservée au rigide, et le mélange souple et rigide impose la 221.
La 2273 se repère sur l’étagère par sa référence imprimée : c’est la série pour le rigide seul.
La boîte reçoit trois bornes sur ses entrées de câble : c’est une mise en attente typique de façade, le genre de configuration qu’on retrouve pour une alimentation de spot ou d’applique murale.
La borne 2273-203 à trois entrées passe par les presse-étoupes sans forcer, et le gel est versé une fois les conducteurs engagés à fond dans chaque alvéole, la languette de test orientée vers le haut pour garder un repère visuel.
Avant d’ouvrir la boîte de dérivation
Une boîte extérieure se manipule uniquement circuit identifié et hors tension. Coupez le départ concerné au tableau, empêchez toute remise sous tension, puis vérifiez l’absence de tension avant de toucher aux conducteurs.
Couper et vérifier
Couper le circuit au tableau, condamner la remise sous tension, contrôler l’absence de tension au VAT.
Préparer les connexions
Dénuder les conducteurs rigides à 11 mm et les enfoncer dans les bornes 2273, jusqu’au fond de chaque alvéole.
Mélanger ou charger
Mélanger les deux flacons du Magic Gel, ou enfiler la cartouche de Wonder Gel sur un pistolet à silicone standard.
Noyer les bornes
Verser le gel par-dessus les bornes jusqu’à les recouvrir entièrement, en inclinant la boîte si besoin.
Laisser prendre ou refermer
Attendre la réticulation pour le bi-composant, ou refermer immédiatement pour le monocomposant.
Contrôler
Vérifier la fermeture, les presse-étoupes et le déclenchement du différentiel avant remise sous tension.
Au coulage, la réalité est plus rude que la fiche : le gel est très gélatineux, il ne s’écoule pas entre les conducteurs et ne se lisse pas seul.
Il se pousse au pistolet, en surface autour des bornes, et les Wago restent visibles au-dessus de la masse.
Le retrait se vérifie sur la même boîte : la borne 2273 émerge sans résistance, et le câble noir sort avec elle. Je la retire sans aucun outil, le bloc se pèle d’une main.
La boîte blanche remplie de gel, avec son câble noir et le doigt qui presse, confirme la texture : collante, mais le bloc se découpe et se retire facilement.
J’ai appliqué le Wonder Gel au pistolet à silicone : la cartouche de 280 ml se visse comme un mastic standard. Sur l’essai filmé, un pistolet à mastic Makita : le gel adhère mal au tube, et je termine la poussée à la main sans réussite autour des Wago : les Wago ne rentrent pas dans le gel.
Le geste est en revanche plus technique qu’il n’y paraît, et c’est là que mon avis a changé — j’y reviens dans la section suivante.
Côté cartouche, rien de particulier : embout blanc, aucune préparation avant l’injection.
La galerie qui suit montre les bornes après retrait du gel : j’ai incisé le bloc, retiré la masse, et il ne reste que de très légers résidus autour des bornes, le marquage et les conducteurs entièrement dégagés.
Je reste transparent sur un point : couler du gel dans une boîte de dérivation étanche est une pratique de chantier pragmatique, mais elle n’est certifiée par personne. Une borne 2273 seule n’est pas étanche, la boîte apporte l’étanchéité du volume, et le gel protège la connexion elle-même.
C’est une combinaison pragmatique, mais le coulage en boîte reste une pratique non certifiée : aucun test VDE ne la valide telle quelle. Cela dit, ça fonctionne sur le terrain : dans mon test, le coulage maison a parfaitement noyé les Wago sans poche d’air et n’a pas fui — un constat de chantier qui marche, mais qui ne remplace pas une homologation.
Pour noyer une borne Wago dans une boîte, la voie testée VDE selon la norme EN 60998 est la WAGO Gelbox. Le Betty 4, lui, est un produit testé officiellement IMQ (IP68/IP69K, CEI EN 50393) — ce n’est donc pas « la seule solution certifiée ».
Les limites de mon propre test méritent d’être dites aussi. D’abord, je suis un noob sur ce geste : c’est la première fois que je coule du gel, et je n’ai pas de banc de mesure — je n’ai pas chronométré la réticulation au dixième près ni vérifié la tenue diélectrique après prise.
Mon constat est visuel et pratique : enrobage partiel, gel très gélatineux, boîte refermable, aucune remontée dans les presse-étoupes. Le problème de viscosité que j’ai rencontré est confirmé par des avis en ligne, qui décrivent le même gel collant qui ne coule pas. Pour une validation instrumentée, les valeurs publiées par Raytech restent la seule référence.
Le gel ne remplace pas la boîte étanche : il remplace ce que la boîte ne peut pas faire, protéger la connexion elle-même.
Le test en conditions réelles a donné un bilan plus contrasté que le coulage de banc. Le Magic Gel bi-composant s’est coulé sans difficulté et du premier coup dans la boîte ronde IP55, comme détaillé plus haut ; la cartouche de 280 ml de Wonder Gel m’a réservé deux déconvenues, l’une sur la quantité, l’autre sur le geste.
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la vitesse du retrait : le gel se retire quasi instantanément — on incise, on pèle le bloc, la borne se dégage. La remise en place, en revanche, ne vaut rien : le gel s’accroche aux doigts, les bornes ne se remettent pas en place, et l’étanchéité n’est jamais rétablie.
J’ai rouvert une boîte coulée la veille pour tenter de recouler du gel : contrairement à ce qu’annonce la fiche Raytech (« retirable et réutilisable », propriété d’auto-agglomération), les couches ne se ressoudent pas proprement entre elles. Le gel s’accroche aux doigts et aux outils, et l’enrobage d’origine n’est jamais reconstitué.
Après une ré-intervention, trois voies se présentent. La FAQ WAGO demande de renouveler les bornes et la Gelbox : c’est la seule voie garantie par la marque. Le Betty 4, lui, se rouvre et se referme — Raytech le revendique toujours ré-accessible (« always re-enterable »). Le gel coulé se retire en 20 secondes, mais le remettre ne restaure pas une protection fiable, contrairement à ce que j’espérais.
Retour de chantier
Le vrai avantage du gel coulé, c’est la rapidité du retrait : je retire le gel en quelques secondes et j’interviens sur la borne. En revanche, la remise en place ne refait pas une étanchéité fiable — le gel s’accroche aux doigts et les bornes ne se laissent pas remettre en place. Le Betty 4 se rouvre et se referme sans rien renouveler ; sur une mise en attente qui évolue, la Gelbox reste la plus prévisible.
La première déconvenue, c’est la consommation : une boîte de dérivation extérieure carrée IP55 à huit entrées n’a pas pu être remplie entièrement avec une cartouche de 280 ml. Une cartouche de Wonder Gel part très vite dès qu’on noie des bornes dans un boîtier de taille moyenne.
Raytech ne publie aucune consommation pour ses gels ; les ordres de grandeur documentés chez les concurrents parlent de 400 ml par boîte pour le Cellpack Power Gel, 370 ml pour une boîte à résine 3M à neuf entrées et 80 ml pour une mini-boîte.
Une boîte extérieure à huit entrées représente donc 300 à 500 ml : mon constat avec 280 ml est cohérent avec ces ordres de grandeur, même s’il ne s’appuie sur aucune donnée officielle Raytech.
La seconde déconvenue est plus embêtante : appliquer le Wonder Gel correctement pour une étanchéité réelle demande, je pense, une vraie technique.
Le gel ne coule pas et ne se lisse pas seul : il faut doser la pression du pistolet, tenir l’angle de l’embout et descendre au cœur des bornes pour que le gel pénètre sous les conducteurs au lieu de s’empiler en surface. J’ai gâché ma première cartouche sur une boîte que je croyais remplie : la surface était couverte, le dessous des bornes non.
Sur le terrain, je vérifie donc systématiquement le résultat d’un coulage en regardant la surface. Un enrobage complet ne laisse aucune borne apparente, quand un enrobage partiel garde les connecteurs en surface.
Le gel recouvre les bornes sur toute la surface : pas de poche d’air, pas d’angle sec.
Ici, le gel n’a pas coulé entre les bornes : elles restent en surface, l’enrobage est incomplet.
Au pistolet, le gel se pousse en surface : les bornes restent en haut de la masse, l’enrobage reste partiel.
L’enrobage se vérifie de la même façon sur un connecteur à vis : le gel enrobe la surface et isole le contact.
Et honnêtement, je n’y suis pas arrivé : les bornes Wago refusent de rentrer dans le gel, il colle vraiment aux doigts et aux outils dès qu’on essaie de rattraper une zone ratée, et chaque essai échoue. Je n’ai obtenu aucune étanchéité satisfaisante avec la cartouche — une de mes boîtes testées a fini re-vidée et nettoyée.
Je ne suis pas le seul à buter : un client de 123elec (« Coco », mars 2024) écrit qu’« il faut prendre le coup de main pour l’appliquer car c’est un gel qui ne sèche jamais, ne coule pas ». Un autre (« Nico.P », septembre 2025) le trouve facile au pistolet classique mais aurait aimé un léger durcissement.
Les avis Amazon italiens décrivent un gel très collant, peu pratique au début. Le Magic Gel en flacons, lui, se dose et se verse : c’est le format que je conseille fortement — et pas seulement pour une première utilisation.
Côté manipulation, le gel s’attache aux doigts et aux outils : je prévois des gants pour toute manipulation, et même comme ça, l’enrobage ne revient jamais proprement une fois la borne dégagée.
La solution testée et certifiée pour noyer une borne Wago reste la Gelbox. Raytech joue la même carte avec le Happy Joint 5 : une mini-boîte à trois entrées pré-remplie de gel, testée IPX8 par l’IMQ (CEI EN 50393), avec bornes incluses, prête à l’emploi et ré-accessible — l’équivalent direct de la Gelbox, sans certification VDE. Je compare le tout aux boîtes pré-remplies et aux kits à presse-étoupes dans mon test des boîtes de dérivation étanches Raytech.
Le gel n’est pas un contournement des règles d’installation. L’extérieur reste encadré par la norme Obligation NF C 15-100 , et je rappelle les points qui touchent directement ce chantier :
Attention
Le gel protège la connexion, il ne remplace ni le câble R2V, ni le différentiel 30 mA, ni la boîte étanche. Une installation extérieure se construit dans cet ordre : matériel IP adapté, câble conforme, protection différentielle, et ensuite seulement la protection de la connexion.
Pour les câbles enterrés, les règles de profondeur complètent ce qui précède : 50 cm sous un jardin, 85 cm sous une voie carrossable, avec un grillage avertisseur rouge posé au-dessus de la canalisation. Une jonction enterrée se fait alors dans un boîtier adapté ou une coque pré-remplie, jamais par un simple coulage de gel dans une boîte de surface : le gel protège l’humidité, pas l’écrasement.
Pour le reste du montage, le guide sur l’installation d’une prise extérieure au jardin reprend point par point l’emplacement, le circuit et les essais avant mise en service.
Le prix français des gels Raytech est documenté chez deux distributeurs : Bricozor et materielelectrique, où la gamme est vendue sous marque Klauke. Relevés vérifiés en août 2026.
| Référence | Contenance | Prix Bricozor | Prix materielelectrique |
|---|---|---|---|
| Référence Magic Gel 300 | Contenance 2 × 150 ml | Prix Bricozor 18,30 € | Prix materielelectrique 16,50 € (Klauke) |
| Référence Wonder Gel | Contenance 1 cartouche de 280 ml | Prix Bricozor 17,20 € | Prix materielelectrique 19,00 € |
| Référence Magic Gel 1000 | Contenance 1 L | Prix Bricozor 37-38 € (relevé UK) | Prix materielelectrique 51,90 € (Klauke) |
| Référence Magic Gel 2000 et 10000 | Contenance Gros formats | Prix Bricozor Prix non vérifié | Prix materielelectrique Prix non vérifié |
Prix TTC relevés le 12 août 2026 chez Bricozor et materielelectrique ; le format 1000 n’est pas publié à prix public en France sous la marque Raytech.
Le format 1000 existe aussi, avec deux flacons de 500 ml : c’est la taille adaptée dès qu’on noie plusieurs boîtes ou des boîtes profondes. Sur ce format, la transparence s’impose : aucun prix public français n’est publié en ligne sous la marque Raytech.
Mon relevé au Royaume-Uni donne 37 à 38 €, et la référence équivalente n’existe en France que sous marque Klauke, à 51,90 € TTC chez materielelectrique. Au-delà, les formats 2000 et 10000 couvrent les séries industrielles, sans prix public français à la date de mon relevé.
L’unité ne dit pas tout : au litre, les petits formats sont chers. Le Magic Gel 300 revient à 55-61 €/L, le Wonder Gel à 61-68 €/L, quand le format 1000 tombe à environ 37-38 €/L — le moins cher des gels vérifiés, devant le Michaud Quickgel 1 L à 44,17 €/L et loin devant le Cellpack Power Gel à 87,75 €/L.
| Produit | Format | Prix au litre |
|---|---|---|
| Produit Magic Gel 300 | Format 2 × 150 ml | Prix au litre 55 à 61 €/L |
| Produit Wonder Gel | Format 280 ml | Prix au litre 61 à 68 €/L |
| Produit Magic Gel 1000 | Format 1 L | Prix au litre 37-38 €/L (relevé UK) |
| Produit Michaud Quickgel | Format 1 L | Prix au litre 44,17 €/L |
| Produit Cellpack Power Gel | Format Cartouche | Prix au litre 87,75 €/L |
Prix au litre calculés à partir des prix TTC relevés en août 2026.
À l’échelle d’une boîte à huit entrées (300 à 500 ml de gel), l’arbitrage se concrétise : 15 à 19 € de gel en format 1000 contre 22 à 27 € en format 300.
À côté, une boîte à résine clé-en-main Cembre N11 coûte 24,64 €, un coffret AGI Robur avec gel et connecteurs 23,33 €, et une Gelbox 6,90 à 11,25 € l’unité (27,59 € le lot de quatre Small).
Le coulage maison reste économique sur la boîte, mais il ajoute le gel, le geste et l’absence de certification.
Alors, cher ou pas ? Ma réponse est directe : cher en petit format, raisonnable en grand format. Pour une boîte de temps en temps, la question ne se pose pas ; dès qu’on noie plusieurs boîtes, le Magic Gel 1000 s’impose, à condition de le trouver à son prix de base.
Le test a surtout servi à trancher entre les deux modes d’application. Le Magic Gel en flacons se dose, se verse et se contrôle : dans la boîte ronde IP55, l’enrobage des Wago a été complet du premier coup, sans poches d’air, et le gel n’est pas sorti par les entrées de câble malgré l’absence de presse-étoupes.
Avec le Betty 4, le même gel remplit le bornier et referme le connecteur en débordant légèrement sur les joints : le principe du Little Joint L tient sa promesse.
Le Wonder Gel en cartouche est une autre histoire : première cartouche gâchée faute de geste, 280 ml insuffisants pour une boîte à huit entrées, un enrobage complet qui n’arrive qu’avec une application méthodique — et une étanchéité qui n’est jamais venue. Les Wago refusent de rentrer, le gel s’accroche aux doigts, et chaque tentative de rattrapage empire la situation.
Les limites communes restent les mêmes : IP68 revendiqué sans norme citée pour les gels, temps de réticulation publié en deux versions (10 et 15 minutes) et coulage en boîte non certifié. Pour une borne Wago, la WAGO Gelbox reste la seule voie testée VDE (EN 60998, IPX8), avec ses bornes à renouveler après ré-intervention — le Happy Joint 5 de Raytech remplit la même fonction (gel pré-rempli, IPX8 testé IMQ) avec bornes incluses, sans la certification VDE.
Le Betty 4, lui, est un produit testé officiellement par l’IMQ (IP68/IP69K, CEI EN 50393), avec presse-étoupes intégrés et gel pré-rempli : c’est la voie clé en main, quand le coulage maison reste un bricolage de chantier.
En face, la réversibilité du gel coulé reste limitée : le retrait est immédiat, mais la remise en place ne refait pas une étanchéité fiable — un point que je n’ai pas réussi à contourner avec le Wonder Gel en cartouche.
Si je devais résumer qui achète quoi : le Magic Gel 300 pour tester ou noyer une boîte, le Magic Gel 1000 dès qu’on en a plusieurs, le Betty 4 pour une jonction étanche clé en main, la Gelbox pour tout ce qui doit être certifié. Le Wonder Gel, lui, ne m’a trouvé aucune utilité sur le terrain.
Verdict du Magic Gel
Le Magic Gel en flacons bi-composant est un excellent produit : coulage par simple versement, Wago parfaitement noyés sans poches d’air dans la boîte ronde IP55, aucune fuite par les câbles R2V sans presse-étoupes, retrait extrêmement facile et rapide. Touiller une dizaine de secondes, pas les trente annoncés : au-delà, le gel durcit trop vite. Deux réserves réelles : une revendication IP68 non certifiée pour le coulage en boîte et l’estimation des quantités — les deux flacons auraient noyé deux boîtes. Pour un usage professionnel certifié, la WAGO Gelbox ou le Betty 4 s’imposent : 4,5/5.
Verdict du Wonder Gel
Le Wonder Gel en cartouche est un enfer à mettre en œuvre : les bornes Wago n’y rentrent pas, le gel colle vraiment aux doigts et aux outils, et chaque tentative de rattrapage échoue. Je n’ai jamais réussi à obtenir une étanchéité avec cette cartouche — le produit ne garantit plus rien une fois la boîte refermée.
Seul point positif, la rapidité du retrait (20 secondes), mais ça ne compense pas : je n’y ai trouvé aucune utilité, et les 280 ml partent très vite pour une boîte à huit entrées. Le Magic Gel le bat sur tout : 1,5/5.
3 questions
InteractifQuiz : gels d’étanchéité Raytech
3 questions pour vérifier les points essentiels
Choisissez une réponse
Le Magic Gel est bi-composant : deux flacons à mélanger, réticulation à froid en environ 10 minutes à 23 °C selon la data sheet, pour noyer durablement une connexion. Il se verse depuis un simple récipient (verre, gobelet, doseur), enrobe les Wago sans poches d’air, et ne sort pas d’une boîte ronde IP55 même sans presse-étoupes sur les câbles. Le Wonder Gel est monocomposant, déjà réticulé, appliqué au pistolet à silicone standard : il ne durcit pas et protège immédiatement — sur le papier. Dans mon test, le Wonder Gel a été un échec : les bornes refusent de rentrer, il s’accroche aux doigts, et je n’ai pas réussi à l’étanchéifier.
C’est un micro-joint pré-rempli de gel de la gamme Little Joint L : 145 × 46 × 35 mm, capacité 5 × 4 mm² au maximum, pour des câbles de 10 à 16 mm de diamètre. Il est testé officiellement IMQ en IP68/IP69K (CEI EN 50393), pré-rempli de gel non toxique, livré avec son connecteur gris (le Fred IP68) et pensé pour être ré-accessible (« always re-enterable » selon Raytech). J’ai rempli le bornier au Magic Gel, refermé le connecteur, et le gel déborde légèrement sur les joints : la connexion est noyée. Une jonction clé en main, à comparer aux Wago noyés dans une boîte.
Raytech annonce IP68 dans un boîtier adapté (« in proper casings »), une revendication constructeur sans norme de certification citée pour le gel. Le gel ne rend pas étanche n’importe quelle boîte : il protège la connexion dans un boîtier qui assure lui-même la tenue aux corps solides. En revanche, le connecteur Betty 4 est un produit testé officiellement par l’IMQ (IP68/IP69K, CEI EN 50393). Pour une solution certifiée IPX8 en boîte, la seule testée VDE selon la norme EN 60998, il faut regarder la Gelbox, comparée dans mon test des boîtes de dérivation étanches Raytech.
C’est une pratique de chantier pragmatique, mais elle n’est certifiée par aucun test : la borne 2273 seule n’est pas étanche, et le coulage du gel dans une boîte classique ne repose que sur le bon sens. Dans mon test sur boîte ronde IP55, le Magic Gel a parfaitement noyé les Wago sans poches d’air et n’est pas sorti par les câbles R2V sans presse-étoupes — mais c’est un constat terrain, pas une certification. La voie certifiée est la WAGO Gelbox, testée VDE selon la norme EN 60998 et certifiée IPX8, qui accepte les séries 221 et 2273 jusqu’à 4 mm². Le choix de la borne en amont reste le même : la 2273 pour le rigide seul, la 221 dès qu’un conducteur souple entre dans la boîte, comme le rappelle le guide sur le mélange souple et rigide.
Le Magic Gel 300 (2 × 150 ml) a largement noyé une boîte ronde IP55 à quatre entrées : j’ai utilisé la totalité des deux flacons en pensant que ça partirait très vite, comme avec le Wonder Gel — pas du tout, j’aurais pu faire deux boîtes avec le même pack. Le produit est généreux. Pour une boîte carrée à huit entrées, comptez 300 à 500 ml, les ordres de grandeur documentés chez les concurrents (Cellpack Power Gel et résine 3M). À l’achat, le format 1000 revient à 37-38 €/L contre 55-61 €/L pour le 300 : dès qu’on noie plusieurs boîtes, le grand format s’impose.
Prix vérifiés le 12 août 2026 : le Magic Gel 300 (2 × 150 ml) à 18,30 € TTC chez Bricozor (16,50 € chez materielelectrique sous marque Klauke) et le Wonder Gel (280 ml) à 17,20 € TTC (19,00 € chez materielelectrique). Au litre, les petits formats reviennent à 55-68 €/L contre 37-38 €/L pour le format 1000, dont le prix public français n’est pas publié en ligne : cher en petit format, raisonnable en grand format.
Les deux gels sont sans péremption et non classés dangereux selon le règlement CLP. Une fois appliqués, ils restent ré-accessibles : le gel s’incise, la borne se retire et se remplace — le Magic Gel se retire extrêmement facilement et rapidement. En revanche, dans mon test, les couches de gel neuf ne se sont pas ressoudées à l’ancienne avec le Wonder Gel : la remise en place s’accroche aux doigts et ne refait pas une étanchéité fiable. Sur une boîte, une fois le gel versé, la revisite reste possible sans percer : on ouvre le couvercle et on retire le gel, qui se pèle en quelques secondes — la limite est la remise en place, qui ne refait pas une étanchéité fiable. Sur ce point, la Gelbox, renouvelée avec ses bornes selon la FAQ WAGO, reste plus prévisible.
Non : la NF C 15-100 impose du matériel au minimum IP24 (IP65 ou IP68 près d’un arrosage ou d’une piscine), un câble R2V et un différentiel 30 mA en amont des circuits extérieurs. Le gel ne protège que la connexion : il s’ajoute à ces exigences, il ne les remplace pas. Le détail complet est dans le guide de l’installation de prise extérieure de jardin.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
Mon parcours → Diplômes et certifications → Charte éditoriale →
Sources officielles et références
Recevez les nouveaux guides
Une notification par semaine dans votre navigateur, sur les nouveaux guides et les changements de norme. Aucune adresse email demandée.
Conseils gratuits au téléphone.