Peut-on mélanger fil souple et rigide dans un Wago ?

· Mis à jour le 3 août 2026 Théo Desrousseaux 14 min de lecture

Théo Desrousseaux Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes et certifications)

Peut-on mélanger fil souple et rigide dans un Wago ?
Des Wago 221 à levier avec du fil rigide, dont un modèle 6 mm² 41 A : le levier accepte souple comme rigide, chacun dans son entrée.

En bref

  • Une WAGO 221 accepte fil souple, rigide et semi-rigide dans des entrées distinctes.
  • La série de borne et la plage de section priment sur le nom Wago.
  • Un seul conducteur par entrée : il ne faut jamais doubler un logement.
  • La coupure, le VAT et le contrôle visuel précèdent la fermeture de la boîte.

Oui, on peut mélanger un fil souple et un fil rigide dans une borne Wago si la série accepte les deux. Une WAGO 221 est conçue pour cela : chaque conducteur va dans sa propre entrée, dans la plage de section prévue par le fabricant.

Ce n’est pas une autorisation générale de mettre n’importe quels fils dans n’importe quel connecteur. Une borne automatique 2273, une borne luminaire 224 et une borne à levier 221 n’ont pas le même emploi. Le nom Wago ne suffit pas à les rendre interchangeables.

0,14 à 4 mm²

conducteur souple admis par la WAGO 221 selon WAGO

0,2 à 4 mm²

conducteur rigide ou semi-rigide admis par la WAGO 221

1

conducteur par entrée de borne

32 A

intensité nominale annoncée par WAGO pour la série 221, selon référence

Avant de raccorder : couper et contrôler

Une borne se manipule circuit hors tension. L’INRS préconise de privilégier les opérations hors tension Recommandation INRS — opérations sur les installations électriques . Couper un disjoncteur est nécessaire, mais ne dit pas à lui seul que le bon circuit a été isolé.

Utiliser une borne WAGO à leviers
Utiliser une borne WAGO à leviers

Avant de toucher aux fils

Coupez le circuit au tableau et contrôlez l’absence de tension avec un VAT adapté avant de dénuder, retirer ou insérer un conducteur. En cas de fils noircis, d’odeur, de boîte humide, de repérage incertain ou de déclenchement répété, arrêtez-vous : le problème ne se résout pas par un changement de borne.

Urgence électrique dans le 78, le 92 et Paris Ouest

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Puis-je mélanger souple et rigide dans un Wago ?

Trois questions pour vérifier la borne avant de raccorder

Sélectionnez votre situation

Que constatez-vous sur les fils et la borne à raccorder ?

Un VAT est un vérificateur d’absence de tension, pas un tournevis testeur. Il s’emploie selon sa notice, avec contrôle de fonctionnement avant et après la vérification. Si cette opération n’est pas maîtrisée, il est préférable de faire intervenir un électricien.

La règle : un fil dans chaque entrée

Une WAGO 221 à deux entrées relie deux conducteurs du même potentiel. On peut donc y placer un fil rigide d’installation dans une entrée et un fil souple de luminaire dans l’autre. Le ressort serre chaque fil séparément.

Trois bornes WAGO 221 à deux, trois et cinq entrées, leviers orange et conducteurs souple et rigide

Borne à trois entrées

Le boîtier transparent et les leviers orange montrent le nombre d’entrées : une arrivée et deux départs exigent trois logements, pas deux fils dans un seul.

Wikimedia Commons — Lucasbosch (CC BY-SA 4.0)

Le montage ne devient pas correct parce que le levier arrive à se fermer. Deux fils glissés dans le même logement ne sont pas prévus par le fabricant. Ils n’occupent pas la zone de serrage de manière contrôlée, même si le point lumineux fonctionne après remontage.

Attention

Une borne à deux entrées ne remplace pas une borne trois entrées. S’il y a une arrivée et deux départs du même potentiel, il faut trois logements, pas deux conducteurs dans un seul.

La même logique vaut pour les terres, les neutres et les phases : une borne par potentiel, avec le nombre d’entrées nécessaire. Les conducteurs de fonctions différentes ne se rejoignent pas dans la même borne.

Choisir la famille de borne

La 221 est le choix courant lorsqu’il faut raccorder un fil souple et un fil rigide. WAGO indique pour cette série des conducteurs souples de 0,14 à 4 mm², et des conducteurs rigides ou semi-rigides de 0,2 à 4 mm². La longueur de dénudage et l’intensité admissible doivent aussi être lues sur la référence employée.

Borne WAGO 221 posée sur une plaque de cuisson avec son marquage de série visible

Borne WAGO 221

Vérifier la référence imprimée sur la borne permet de confirmer qu’elle accepte le souple et le rigide avant de raccorder

Deux repères à vérifier sur la borne avant d’insérer un conducteur.

Borne WAGO 221 vue de dessus avec ses trois leviers ouverts et son marquage
Le marquage sur le levier confirme la série, donc les sections et l’usage admis.

La 222 et le même principe de levier

La 222 repose sur le même principe de levier et se rencontre encore dans de nombreuses boîtes. Elle est plus encombrante. Une 221 n’est pas meilleure parce qu’elle est plus récente : elle est souvent plus pratique quand l’espace est compté.

La 2273 destinée au rigide

La 2273 est une borne compacte à insertion directe. Elle est destinée aux conducteurs rigides. Un fil souple, même torsadé ou étamé, ne devient pas compatible avec cette série. Pour un raccord mixte, on choisit une borne explicitement prévue pour le souple.

La 224 pour les luminaires

La 224 est destinée au raccordement de luminaires. Ses entrées sont différenciées selon le côté installation ou luminaire. Elle peut être appropriée au plafond, à condition de suivre le marquage de la borne et la notice du modèle précis.

Bornes WAGO 221 à levier pour conducteurs souples et rigides
La 221 accepte le souple comme le rigide : le choix de la série dépend du conducteur et de la place disponible.
Série Rigide Souple Usage cohérent
Série WAGO 221 Rigide Oui Souple Oui Usage cohérent Raccord mixte, dérivation, luminaire
Série WAGO 222 Rigide Oui Souple Oui Usage cohérent Même principe, plus encombrant
Série WAGO 2273 Rigide Oui Souple Non Usage cohérent Raccord rapide en rigide
Série WAGO 224 Rigide Selon entrée Souple Selon entrée Usage cohérent Luminaire, suivant le marquage

La fiche de la borne utilisée prévaut toujours sur une règle générale.

Borne de raccordement WAGO 221-412 à deux entrées et leviers orange
La référence 221-412 montre une borne à deux entrées ; le nombre de conducteurs et la section restent à vérifier sur le marquage de la borne utilisée. WAGO France

Le cas courant du luminaire

Au plafond, l’installation fixe arrive souvent en conducteur rigide. Le luminaire est généralement câblé en souple. Le raccord se fait alors conducteur par conducteur : phase avec phase, neutre avec neutre et terre avec terre lorsque l’appareil est de classe I.

L’espace disponible dans la coupelle

Dans une boîte DCL ou une coupelle, l’espace disponible décide parfois du choix. Il ne faut pas pousser une grosse borne contre le capot pour la faire entrer. Une borne correctement raccordée sur l’établi peut se retrouver sous contrainte une fois le luminaire remonté.

Les couleurs ne remplacent pas l’identification

Les couleurs aident, mais ne remplacent pas l’identification, surtout dans une installation ancienne. Un conducteur qui ne correspond pas aux couleurs d’anciens fils électriques doit être identifié avant d’être raccordé.

Le vert-jaune reste isolé

Si le luminaire est de classe II, il ne reçoit pas de conducteur de protection. Le vert-jaune de l’installation reste alors isolé dans une borne dédiée. Il ne doit ni être coupé à ras ni servir à un autre usage.

Retour de chantier

Dans une coupelle étroite, la bonne borne est celle qui laisse les fils sans traction et le couvercle sans appui. Si ce n’est pas possible, il faut revoir le volume ou le point de raccordement.

Section différente : possible, mais pas sans contexte

Une borne 221 peut admettre deux sections différentes tant que chacune reste dans sa plage. Par exemple, un conducteur rigide de 1,5 mm² et le fil souple d’un luminaire peuvent être raccordés si la borne et l’appareil le permettent.

La borne ne dimensionne pas le circuit. Un fil souple plus petit en sortie ne donne pas le droit d’alimenter une prise ou un appareil plus puissant. La protection du circuit, la section de chaque conducteur et la notice de l’appareil restent les points de décision.

Situation Raccord Contrôle à faire
Situation Rigide 1,5 mm² vers luminaire Raccord Borne mixte Contrôle à faire Classe de l’appareil et terre
Situation Rigide 2,5 mm² vers appareil Raccord Selon notice Contrôle à faire Protection et section aval
Situation Deux fils dans une entrée Raccord À exclure Contrôle à faire Choisir plus d’entrées
Situation Fil trop court Raccord À reprendre Contrôle à faire Rallonge dans une boîte accessible

La compatibilité de la borne ne valide pas le reste de l’installation.

Fil souple : embout, étain ou cuivre nu

Avec une borne à levier qui accepte le souple, le conducteur nu est inséré tel quel après dénudage. Les brins doivent être complets, alignés et entièrement engagés. Une torsade légère pour les tenir ensemble n’a pas pour but de réduire artificiellement leur diamètre.

Fils souples insérés dans des borniers de prise prévus pour des conducteurs rigides
Des brins souples écartés hors du bornier montrent une connexion inadaptée : la tenue mécanique et la surface de contact ne sont pas maîtrisées.

Voici le même contrôle avec une borne à levier transparente.

Bornes WAGO 221 avec un conducteur marron inséré et le cuivre visible à travers le boîtier transparent

Boîtier transparent de la borne

Le boîtier transparent d’une 221 laisse voir le cuivre engagé : on confirme d’un coup d’œil que les brins souples sont bien entrés jusqu’au fond.

Étamer l’extrémité ne corrige ni un fil abîmé ni une borne inadaptée. La procédure WAGO doit être suivie pour la borne choisie. Lorsqu’un fabricant d’appareil impose un embout ou une méthode particulière, sa notice prévaut pour son bornier.

Un embout est surtout associé aux borniers qui le demandent, notamment certains raccordements à vis. Dans une borne à levier compatible, il n’est pas un passage obligé. Il ne faut jamais en ajouter au hasard si cela fait sortir le conducteur de la plage admise.

  • Cuivre propre : retirer seulement la longueur demandée par la borne.
  • Brins complets : aucun brin coupé ou écarté hors du logement.
  • Embout selon la notice : ne pas l’utiliser pour forcer une compatibilité.
  • Pas d’étain : remplacer ou reprendre un conducteur abîmé.

Dénuder, insérer, contrôler

Le dénudage est le geste qui conditionne la qualité du contact. Trop court, il laisse l’isolant empêcher l’arrivée du cuivre au bon endroit. Trop long, il laisse du cuivre accessible hors de la borne. Le repère imprimé sur la borne donne la longueur à respecter.

Sur un fil rigide, une pince mal réglée peut entailler l’âme. Sur un fil souple, elle peut couper quelques brins. Dans les deux cas, on recommence avec une partie saine si la longueur le permet. On ne compense pas une mauvaise préparation en fermant plus fort le levier.

Couper puis vérifier

Mettre le circuit hors tension et vérifier l’absence de tension avec un VAT avant toute manipulation.

Lire le marquage

Identifier la série, la section admise et la longueur de dénudage indiquée sur la borne ou sa fiche.

Préparer le cuivre

Dénuder avec une pince adaptée, sans entaille sur le rigide ni brin manquant sur le souple.

Insérer droit

Ouvrir le levier, pousser un seul conducteur jusqu’en butée, puis refermer sans le mettre de travers.

Tirer et ranger

Exercer une légère traction, inspecter le raccord et fermer la boîte seulement si rien ne force.

Après fermeture du levier, le boîtier transparent d’une 221 facilite l’inspection. Il ne remplace pas le contrôle de traction. Celui-ci reste léger : il sert à détecter un fil mal engagé, pas à arracher le raccord.

Test de tension au multimètre via le trou de test d’un Wago 221

Trou de test de la 221

Le trou de test permet de vérifier la présence ou l’absence de tension au VAT ou au multimètre sans démonter le raccord.

Voici des conducteurs préparés avant raccordement.

Fils phase neutre et terre avant raccordement
La préparation du conducteur compte autant que le choix de la borne.

Boîte de dérivation, module et volume disponible

Dans une boîte de dérivation, une borne doit rester accessible et protégée par son enveloppe. Un raccord noyé dans un doublage ou coincé derrière un capot inaccessible ne peut plus être inspecté ni repris correctement.

Des boîtes imposées pour les montages

Depuis le 1er septembre 2025, l’édition 2024 de la NF C 15-100 impose des boîtes d’encastrement pour tout montage en vide de construction. Dans ce cas de figure, des raccords refaits à la WAGO doivent trouver leur place dans ces volumes accessibles, pas dans un espace noyé dans le mur.

Les modules ajoutent de l’encombrement

Les modules de volet, alimentations LED, VMC ou interrupteurs connectés ajoutent de l’encombrement. Un module derrière un interrupteur demande assez de profondeur pour que les conducteurs ne soient pas pliés à l’excès lorsque le mécanisme revient en place.

La boîte Gelbox pour l’extérieur

En extérieur ou en local humide, une borne standard ne rend pas à elle seule le raccord étanche : il faut une boîte adaptée ou un connecteur étanche IP68. La boîte, les entrées de câble et l’indice de protection doivent être adaptés à l’emplacement. Une borne compatible avec le fil ne suffit pas à qualifier l’ensemble. Pour ce cas, WAGO propose la Gelbox : une boîte préremplie de gel isolant IP68 offrant une protection IPX8, déclinée en six tailles et prévue pour les bornes des séries 221 et 2273.

Boîte de dérivation ouverte avec des conducteurs raccordés par bornes
Une boîte de dérivation doit rester accessible : les raccords refaits doivent trouver leur place dans un volume contrôlable.
Cas Choix Erreur à éviter
Cas Dérivation simple Choix Borne au bon nombre d’entrées Erreur à éviter Doubler un logement
Cas Boîte trop pleine Choix Augmenter le volume Erreur à éviter Forcer le couvercle
Cas Module encastré Choix Prévoir de la profondeur Erreur à éviter Comprimer fils et leviers
Cas Extérieur Choix Enveloppe adaptée Erreur à éviter Laisser la borne libre

Le raccordement doit rester mécaniquement stable après la fermeture.

Dans une installation ancienne, identifier avant de remplacer

Une borne neuve peut rendre un raccord plus lisible, mais elle ne donne aucune information sur le circuit auquel les fils appartiennent. Dans les installations anciennes, les couleurs peuvent ne pas suivre les usages actuels, les rallonges peuvent avoir été faites à plusieurs époques et la fonction d’un conducteur ne se déduit pas toujours de son aspect.

Le bon ordre : identifier puis raccorder

Le bon ordre est donc d’identifier, puis de raccorder. Il faut savoir quel conducteur est une phase, un neutre, une terre ou un retour de lampe avant de les séparer ou de les réunir. Cette identification se fait hors tension lorsque c’est possible, avec les méthodes et appareils adaptés. Un doute sur le repérage vaut un arrêt du travail.

Un ancien domino et un problème de longueur

Un ancien domino peut aussi masquer un problème de longueur. Si le cuivre est oxydé, cassant ou trop court pour être préparé correctement, on ne cherche pas à gagner quelques millimètres au dénudage. Le conducteur doit être repris dans une boîte accessible avec une longueur suffisante et sans traction permanente.

Ce que rappelle le diagnostic électrique

Le diagnostic électrique ne remplace pas une recherche de panne, mais il rappelle une chose utile : l’état des matériels et la protection mécanique des conducteurs font partie de la sécurité de l’installation. Un raccord impeccable sur un fil dégradé ne règle pas la cause.

Attention

Ne vous fiez pas à une couleur inattendue, à une lampe qui s’allume ou à un seul test rapide pour conclure qu’un conducteur est bien identifié. Si le circuit n’est pas compris, ne modifiez pas le raccord.

Terre, phase et neutre : ce que la borne ne mélange jamais

Une borne relie des conducteurs qui doivent être au même potentiel dans le schéma du circuit. Dans un raccord de luminaire simple, la phase d’arrivée rejoint le conducteur de phase du luminaire, le neutre rejoint le neutre et la terre rejoint la terre si l’appareil en a besoin.

Le vert-jaune réservé à la protection

Le vert-jaune est réservé au conducteur de protection. Il ne sert ni de retour de lampe ni de neutre de dépannage. S’il n’est pas utilisé par un appareil de classe II, il reste protégé dans une borne dédiée. Cette précaution évite de devoir recréer une terre le jour où l’appareil est remplacé.

Ne pas réunir deux circuits

Il ne faut pas non plus réunir deux circuits parce qu’ils se trouvent dans la même boîte. Des conducteurs voisins peuvent être liés à des protections différentes ou à une commande particulière. Leur présence au même endroit ne prouve pas qu’ils doivent être raccordés ensemble.

Le schéma à garder et le repérage

Un interrupteur, un va-et-vient, un module ou une alimentation électronique peut introduire des retours et des conducteurs de commande. Avant une modification derrière un appareillage, lisez le schéma de l’équipement et gardez le repérage initial. Une borne à levier facilite la reprise, elle ne remplace pas le schéma.

Quand une borne à levier n’est pas la bonne réponse

Une borne à levier répond à un besoin de raccordement, pas à tous les besoins d’une installation. Elle ne remplace pas un bornier d’appareil lorsque le fabricant impose son propre type de connexion. Elle ne remplace pas non plus une boîte de dérivation lorsque plusieurs raccords doivent être organisés et maintenus.

Le bornier à vis peut demander un embout

Pour un conducteur souple raccordé sur certains borniers à vis, la notice de l’appareil peut demander un embout serti. Ce cas ne se transpose pas automatiquement à une 221. Les deux dispositifs serrent le conducteur de manière différente et le fabricant de chaque équipement fixe son domaine d’emploi.

Ne pas prolonger un câble détérioré

Une borne à levier ne doit pas devenir une solution pour prolonger un câble détérioré dans une zone inaccessible, réparer une gaine endommagée ou contourner une protection qui déclenche. Ces situations demandent un diagnostic du circuit et parfois le remplacement d’une partie du câble.

Le choix le plus sûr est souvent le plus simple

Le choix le plus sûr est souvent le plus simple : une borne dont la fiche correspond aux conducteurs présents, le bon nombre d’entrées et une boîte assez grande pour ranger le tout. Ajouter un adaptateur, un embout ou une deuxième borne seulement pour faire entrer un montage dans un espace trop petit augmente les points à contrôler.

Après la remise sous tension : ce qu’il faut observer

La remise sous tension intervient seulement après le contrôle visuel, la traction légère et la fermeture de la boîte sans effort. Le test porte ensuite sur l’usage normal de l’appareil : allumage du luminaire, commande du volet ou fonctionnement de l’équipement concerné.

Un clignotement, une coupure intermittente, un bruit inhabituel, une odeur ou le déclenchement d’une protection après la modification impose de couper à nouveau. Il ne faut pas multiplier les essais ni maintenir la protection armée pour voir si le défaut disparaît.

Lorsqu’un symptôme apparaît juste après un raccordement, le dernier point modifié est le premier à contrôler. Le fil peut être insuffisamment engagé, le cuivre peut dépasser, ou le rangement peut tirer sur un conducteur une fois le capot posé. Reprendre un raccord un par un permet d’éviter de créer une seconde erreur en déplaçant tout le faisceau.

  • Avant remise sous tension : boîtier fermé sans compression ni fil coincé.
  • Au premier essai : utiliser seulement l’équipement concerné par le raccord.
  • Au moindre signe anormal : couper le circuit avant de rouvrir.
  • Après une reprise : contrôler de nouveau l’absence de tension avant de toucher aux fils.

Quand il faut arrêter

Un remplacement de domino par une borne neuve ne corrige pas un circuit mal repéré. Dans une installation ancienne, les couleurs peuvent être incohérentes, les sections mélangées et le cuivre oxydé. Le diagnostic électricité relève notamment l’état des matériels et les défauts visibles sur l’installation ; il ne se résume pas à l’aspect propre d’un raccord.

Arrêtez le travail si un conducteur est noirci, cassant ou trop court, si des circuits semblent mélangés, si le dispositif différentiel déclenche après la remise sous tension, ou si une odeur et un échauffement apparaissent. Il faut alors identifier le défaut, pas essayer plusieurs bornes successivement.

Une lampe qui s’allume ne prouve pas la qualité durable d’un contact. Un mauvais raccord peut rester discret à faible charge puis devenir instable lorsque les fils sont rangés ou qu’un appareil sollicite le circuit.

  • Cuivre noirci ou cassant : ne pas le serrer à nouveau sans reprise saine.
  • Couleurs incohérentes : identifier les conducteurs avant tout raccordement.
  • Odeur, échauffement ou grésillement : couper et ne pas remettre sous tension.
  • Boîte inaccessible : déplacer le raccord dans un volume visitable.
  • Déclenchement après travaux : reprendre le dernier point modifié.

Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur consiste à choisir la borne en regardant seulement sa taille. Les petites bornes à insertion directe sont pratiques pour un faisceau de rigides bien préparés. Elles ne deviennent pas adaptées à un fil souple parce que ce fil a été torsadé plus fort ou parce que l’on a retiré davantage d’isolant.

Confondre tenue immédiate et raccord durable

La deuxième est de confondre tenue immédiate et raccord durable. Un conducteur peut sembler bloqué quand la boîte est ouverte, puis se retrouver en tension quand le capot comprime les fils. La traction légère et le rangement sans effort sont donc deux contrôles distincts.

Le nombre d’entrées de la dérivation

La troisième est de faire une dérivation avec le nombre d’entrées disponible plutôt qu’avec le nombre d’entrées nécessaire. Une arrivée et deux départs exigent trois logements pour le même potentiel. Ajouter un fil sous un levier déjà occupé crée une situation que ni le marquage ni la fiche de la borne ne prévoient.

Ne pas laisser une borne dans un volume humide

Enfin, il ne faut pas laisser une borne libre au fond d’un volume humide, ni sous un appareil qui chauffe, ni dans un endroit où le câble peut être tiré. La connexion doit rester dans une boîte ou une enveloppe adaptée à l’environnement et accessible pour une inspection future.

Contrôle final avant de refermer

Le contrôle final tient en trois points. D’abord, le visuel : le cuivre est engagé, aucun brin ne dépasse et chaque levier est complètement fermé. Ensuite, une légère traction dans l’axe de chaque fil confirme que le ressort le retient.

Enfin, le rangement : les bornes et les fils prennent place sans appui du capot, sans traction permanente et sans coude forcé. Si la boîte ne ferme pas naturellement, le problème est le volume ou l’organisation, pas la force employée pour fermer.

Quiz : les repères utiles

3 questions

Interactif

Borne WAGO : raccorder sans forcer

Trois contrôles avant de fermer la boîte

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FAQ

Peut-on mélanger fil souple et fil rigide dans un Wago ?

Oui, avec une borne compatible telle qu’une WAGO 221, dans la plage de section indiquée. Placez un conducteur dans chaque entrée.

Peut-on mettre deux fils dans le même trou d’un Wago ?

Non. Une entrée est prévue pour un seul conducteur. Utilisez une borne avec le bon nombre de logements pour le raccord à réaliser.

Une WAGO 2273 accepte-t-elle le fil souple ?

Non. La série 2273 est destinée au conducteur rigide. Pour un fil souple, choisissez une borne dont la fiche fabricant prévoit explicitement cet usage.

Faut-il un embout sur un fil souple dans une WAGO 221 ?

Pas systématiquement. La 221 accepte le fil souple dénudé dans sa plage de section. Suivez la notice de l’appareil si elle impose une autre préparation.

Pourquoi mon fil sort-il de la borne ?

La cause est souvent une borne inadaptée, une section hors plage, des brins coupés ou une insertion incomplète. Coupez le circuit, vérifiez au VAT et reprenez le raccord ; si le symptôme persiste ailleurs, un diagnostic électrique des défauts courants aide à situer la cause réelle.

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.

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