5/5 7 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 27 juillet 2026

Weidmüller ou Phoenix Contact : quel bornier ?

Théo Desrousseaux 18 min de lecture

Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)

Weidmüller ou Phoenix Contact : quel bornier ? Photo : Phoenix Contact — blocs de jonction
Assemblage officiel Phoenix Contact montrant des borniers CLIPLINE complete, ponts et repères. Un bornier se choisit comme un système, pas comme une pièce grise sur rail DIN.

En bref

  • Le bon choix se fait sur un système complet : borne, pont, repère, point de test et référence de conducteur doivent rester compatibles.
  • Weidmüller distingue ses familles PUSH IN et SNAP IN ; Phoenix Contact rassemble ses technologies sous les accessoires CLIPLINE complete.
  • Le repérage et l’ingénierie départagent souvent deux solutions techniquement possibles sur une armoire répétitive ou appelée à évoluer.
  • Une borne directe ne remplace pas la vérification de la section, du conducteur et de la fiche technique de la référence exacte.

Weidmüller et Phoenix Contact ne se comparent pas utilement par « qualité de borne ». Les deux fabricants proposent des borniers de passage, de terre, de sectionnement, de fusibles, de multi-étages, de pontage et de test. La décision exploitable est ailleurs : quel système permet de câbler, repérer, contrôler puis modifier ce rail sans créer d’exception ?

Je ne traite pas ici les bornes domestiques, les connecteurs de dérivation ni les dominos. Un bornier modulaire sur rail DIN sert à organiser des départs, des retours de capteurs ou des alimentations dans une armoire. Dans un tableau électrique connecté, le besoin reste le même : identifier un potentiel, l’isoler si nécessaire et retrouver sa fonction sans démonter la moitié du câblage.

0,5–16 mm²

plage annoncée pour le portefeuille Weidmüller SNAP IN

0,14–185 mm²

plage annoncée pour les borniers latéraux PUSH IN Weidmüller

2

lignes de shunt du système Phoenix Contact CLIPLINE complete

Le point commun est réel : les deux catalogues se construisent autour de familles de borniers et d’accessoires. La différence n’est pas qu’une couleur de poussoir. Elle porte sur le mode de raccordement retenu pour la référence, la géométrie du rail, les canaux de repérage, les ponts compatibles, les points de test et la préparation numérique du bornier.

Commencer par le rail existant, pas par une borne isolée

Quand une armoire est déjà équipée, je ne remplace pas une borne par une autre marque parce qu’elle semble avoir la même largeur. Un pont enfichable, un repère, une plaque de séparation ou une fiche de test se choisissent pour une famille précise de bornes. Même deux bornes de même section nominale peuvent avoir des pas, canaux de pontage et zones fonctionnelles différents.

Phoenix Contact présente CLIPLINE complete comme un système où les borniers et bornes de fonction partagent des accessoires standardisés de test, pontage et repérage. La double ligne de shunt est utile lorsque plusieurs distributions de potentiel doivent cohabiter sur la rangée. Elle ne signifie pas que deux potentiels peuvent être pontés à l’intuition : le schéma, le calibre, la tension et la référence du pont restent déterminants.

Chez Weidmüller, l’A-Series Klippon Connect rassemble aussi un écosystème d’accessoires. Pour ses borniers de puissance, la marque indique l’emploi d’accessoires standardisés sur une plage de 1,5 à 185 mm². C’est un intérêt de système quand une armoire associe commande et puissance, mais il faut lire la compatibilité de chaque bornier plutôt que généraliser cette amplitude à toute référence A-Series.

Ce premier contrôle évite une erreur coûteuse en temps : commander une borne correcte avec le mauvais pont ou le mauvais repère. Lorsqu’un tableau électrique est plein, une référence remplacée au hasard ajoute souvent des entretoises, des capots ou des reprises de fils qui prennent davantage de place que le gain attendu.

Attention

Un rail DIN n’est pas un standard d’accessoires. Avant une extension, relever la référence gravée sur les borniers, leur pas, la fonction électrique et les accessoires déjà en place. Un pont ou un repère « qui entre » n’est pas pour autant validé pour ce bornier.

Borniers de puissance Weidmüller Klippon Connect équipés de repères et de prises de test
Ce visuel officiel Weidmüller montre des borniers Klippon Connect avec repérage et raccordements de test. Il illustre pourquoi la fonction de test doit être retenue avec la référence de borne, pas ajoutée après le câblage. Weidmüller — brochure Klippon Connect haute intensité

PUSH IN, SNAP IN et Push-in : des gestes proches, des règles distinctes

Les noms prêtent à confusion. Weidmüller utilise notamment PUSH IN sur l’A-Series et SNAP IN sur une autre technologie de raccordement. Phoenix Contact utilise Push-in et propose aussi des variantes comme Push-X. Il serait faux de résumer le comparatif à « l’un se pousse, l’autre aussi » : la manière admise de raccorder un conducteur dépend du produit exact.

Sur sa page SNAP IN, Weidmüller décrit une borne livrée avec ressort précontraint. Le conducteur dénudé est introduit dans le point de connexion ; un clic et la position du poussoir signalent l’état du contact. La marque annonce cette technologie pour des borniers de 0,5 à 16 mm², avec des variantes de passage, multi-étages, terre, fusible et sectionnement. Cette indication de retour sonore et visuel est utile sur une fabrication répétitive, pas une dispense de contrôle du conducteur.

Le SNAP IN ne doit pas être confondu avec un droit à insérer n’importe quel fil sans préparation. La fiche de la borne précise les types de conducteurs, les sections, la longueur de dénudage et la méthode de libération. Le fait qu’un fil souple puisse être admis sans embout sur une technologie donnée ne rend pas cette pratique valable pour toutes les bornes à ressort de l’armoire.

Weidmüller décrit pour son PUSH IN latéral une entrée de conducteur qui évite un rayon de courbure vers l’avant. Sa page annonce une gamme de 0,14 à 185 mm², une lecture des zones fonctionnelles même câblées et un point de test standardisé. C’est une réponse concrète aux armoires peu profondes ou aux rails où les fils doivent arriver parallèlement au plan de montage, non une preuve qu’un raccordement latéral est préférable dans toutes les architectures.

Phoenix Contact précise que le Push-in permet le raccordement direct des conducteurs rigides et des conducteurs souples munis d’embouts. Pour les petits conducteurs souples, la marque recommande l’embout. Cette nuance est importante : une borne directe n’annule pas le choix de l’embout de câblage et de sa pince. On garde la section, la longueur de dénudage et la notice de la borne comme références de l’opération.

Le Push-in latéral Phoenix Contact transforme lui aussi l’orientation du conducteur pour les armoires plates ou le remplacement d’un câblage existant. Aucune de ces fiches ne permet de conclure qu’un système est « plus solide » sans référence, section, conducteur, montage et protocole de contrôle. La bonne comparaison consiste à opposer les deux références réellement prévues dans le dossier d’exécution, jamais deux noms de technologies pris isolément.

La densité n’est utile que si le bornier reste lisible et testable

Un bornier multi-étages peut réduire la largeur occupée sur le rail. Il complique aussi le repérage si les arrivées, ponts, séparateurs et réserves ne sont pas établis avant le câblage. Weidmüller cite par exemple un bornier A3T 1.5 à trois niveaux de 3,5 mm de pas, destiné aux câblages de capteurs et d’actionneurs ; Phoenix Contact propose également des borniers multi-conducteurs et multi-étages dans CLIPLINE complete. La compacité est donc une fonction de référence, pas un avantage exclusif de marque.

Le choix Weidmüller devient cohérent lorsqu’une entrée latérale conserve visibles les repères et les zones fonctionnelles dans une armoire peu profonde. Il faut toutefois contrôler le trajet réel des fils : un câble qui arrive perpendiculairement au rail peut demander un rayon plus large, même si le bornier lui-même est peu haut. La place gagnée au catalogue n’est pas une place gagnée dans le coffret tant que les conducteurs ne sont pas posés.

Le choix Phoenix Contact devient cohérent lorsqu’un rail doit combiner des borniers de technologies ou fonctions différentes tout en gardant une logique de pontage et de test CLIPLINE complete. La double ligne de shunt permet des répartitions de potentiel séparées, mais elle n’élimine ni les séparateurs de potentiel ni le repérage de sécurité. Une rangée dense reste maintenable seulement si l’on peut suivre le schéma et accéder au point de contrôle sans arracher un fil voisin.

Pour un schéma de tableau divisionnaire, je sépare donc d’abord les fonctions : arrivée, protection, distribution, commande, retour de signal, terre et réserves. Le fabricant vient ensuite avec les références de bornes qui rendent ces fonctions claires. Choisir la borne avant de répartir les fonctions revient à dessiner un plan autour de la largeur d’un accessoire.

Décision Weidmüller à vérifier Phoenix Contact à vérifier
Décision Conducteur souple Weidmüller à vérifier Technologie SNAP IN ou PUSH IN exacte, section, dénudage et mode de libération Phoenix Contact à vérifier Référence Push-in, section, dénudage et nécessité d’un embout selon le conducteur
Décision Armoire peu profonde Weidmüller à vérifier Entrée latérale et rayon réel des conducteurs Phoenix Contact à vérifier Version à guidage latéral et dégagement devant le rail
Décision Potentiels distribués Weidmüller à vérifier Ponts et accessoires A-Series explicitement compatibles Phoenix Contact à vérifier Ligne de shunt, type de pont FBS ou autre accessoire CLIPLINE compatible
Décision Essais et maintenance Weidmüller à vérifier Point de test de la référence et procédure de consignation Phoenix Contact à vérifier Prise de test, accessoire de service et accès à la ligne de shunt
Décision Repérage série Weidmüller à vérifier WMC, support de repère et méthode de marquage retenue Phoenix Contact à vérifier clipx ENGINEER ou PROJECT complete, matière et repère associé

Grille de consultation avant commande. Elle ne remplace pas les caractéristiques de la référence retenue ni le schéma électrique.

Borniers Phoenix Contact équipés de bandes de repérage et de ponts sur plusieurs niveaux
Le repérage reste lisible au-dessus des borniers et à l’avant des niveaux. Sur une rangée dense, ce point apporte plus à la maintenance qu’une différence de couleur entre marques. Phoenix Contact — accessoires de blocs de jonction

Pontage, sectionnement et test : comparer les fonctions, pas les catalogues

Un pont sert à distribuer un potentiel entre bornes compatibles. Il ne remplace pas un départ protégé ni une étude de courant admissible. Phoenix Contact décrit ses ponts FBS comme des ponts enfichables destinés à des bornes de même section nominale ; la documentation indique qu’ils existent jusqu’à 50 languettes. Cette souplesse est utile pour une distribution répétitive, à condition de ne pas traverser sans contrôle une coupure, une borne fusible ou une séparation de potentiel.

Weidmüller présente pour ses bornes de puissance un pontage visible même conducteurs raccordés. Sur ces références, le pont peut prendre place dans le point de serrage prévu. Cette caractéristique peut simplifier un contrôle, mais elle ne permet pas de transposer la méthode à une borne de commande ou à une autre famille de la marque. Le pont retenu doit rester celui du tableau de compatibilité, avec son courant assigné et le nombre de pôles nécessaire.

Les bornes de sectionnement méritent une décision séparée. Phoenix Contact distingue les modèles à couteau de sectionnement, conçus pour une déconnexion visible, et les fonctions enfichables associées à certains borniers de base. Weidmüller propose notamment des borniers de sectionnement dans ses gammes. Dans les deux cas, le choix ne porte pas seulement sur le mécanisme : il faut savoir quel circuit sera isolé, comment il sera identifié et quel essai doit suivre la manœuvre.

Je ne traite jamais le point de test comme une décoration. La présence d’une prise ou d’un canal de test n’autorise pas une mesure sur un circuit actif sans la méthode adaptée, le matériel adapté et les conditions d’intervention définies. Pour une anomalie comme un bourdonnement dans le tableau, un bornier de test facilite le diagnostic seulement après avoir établi si le bruit vient d’un contacteur, d’un transformateur, d’un disjoncteur ou d’un serrage.

Cette logique protège aussi contre le faux gain de temps du « on ajoute un fil ». Une borne multi-conducteur, un double embout, un pont et une dérivation ne sont pas synonymes. Le cas d’un mélange de fil souple et rigide dans une borne Wago le montre à une autre échelle : le fabricant de la borne décide de la combinaison admise, pas l’apparence du conducteur ou la place disponible dans le coffret.

  • Pour chaque distribution, relever la référence de borne et de pont avant de choisir le nombre de pôles.
  • Prévoir les séparateurs lorsqu’un rail porte plusieurs potentiels ou tensions voisins.
  • Réserver une borne de test ou de sectionnement lorsque le schéma impose une mesure récurrente, pas par habitude.
  • Contrôler la continuité et le sens du pontage avant la mise sous tension, selon la procédure du dossier.
  • Garder une réserve mécanique et un repère disponible pour toute modification qui devra être documentée.

Le repérage décide souvent du coût de la modification suivante

Une armoire livrée avec des bornes techniquement correctes mais des fils sans repères exploitables devient chère à modifier. Weidmüller propose des borniers A-Series avec repères préassemblés, marquables à la main ou par son système RailLaser ; sa documentation associe ce flux au configurateur WMC. L’intérêt n’est pas d’imprimer une étiquette de plus : c’est d’éviter de reconstituer une logique de bornier au moment où un départ doit être remplacé.

Phoenix Contact relie CLIPLINE complete à des accessoires uniformes de repérage et à clipx ENGINEER pour planifier et commander les rails équipés. Sa fiche PROJECT complete décrit, elle, un logiciel de planification, configuration et marquage de borniers, conducteurs, câbles, appareils et installations, avec interfaces CSV et XML. Les noms de logiciels ne départagent pas à eux seuls les marques ; le vrai critère est la continuité entre le logiciel déjà utilisé, les données article disponibles et l’imprimante réellement présente à l’atelier.

Je choisis Weidmüller si le dossier d’armoire exploite déjà WMC, les repères de l’A-Series et la logique de ses accessoires. Je choisis Phoenix Contact si la bibliothèque de projet, les ponts, les repères et le flux de marquage sont déjà organisés autour de CLIPLINE complete. Refaire tout le consommable de repérage pour gagner une particularité de borne sur un seul rail n’est généralement pas une économie.

Interface du logiciel Phoenix Contact PROJECT complete montrant la conception d’un rail de borniers et des équipements d’armoire
PROJECT complete associe la conception de rails au marquage. Le visuel illustre un flux de préparation d’armoire, non une installation Sparx Elec. Phoenix Contact — PROJECT complete

Le repérage doit aussi suivre le terrain. Un numéro de borne doit correspondre au schéma, à la borne vue dans l’armoire et au fil placé dans la goulotte. Quand il faut tirer une ligne depuis un tableau, la méthode commence donc par identifier le circuit, sa protection et sa destination, puis par préparer ses deux terminaisons. Le bornier n’est jamais l’endroit où l’on découvre la fonction du fil.

L’outillage dédié ne tranche pas le comparatif à lui seul

Weidmüller et Phoenix Contact vendent chacun des outils de coupe, dénudage, sertissage, vissage et repérage adaptés à leurs consommables. Cet écosystème peut peser dans une organisation qui fabrique des centaines de rails similaires. Il ne doit pas décider d’une borne avant d’avoir validé le raccordement, la section et le système d’accessoires.

L’exemple des embouts est parlant. Phoenix Contact recommande l’embout pour les petits conducteurs souples sur ses solutions Push-in. Weidmüller décrit des variantes qui acceptent certains conducteurs souples directement, tandis que ses bornes de puissance indiquent des raccordements avec ou sans embout selon le produit. La bonne séquence est donc : bornier exact, conducteur exact, embout si prévu, outil compatible.

Pour une cosse de puissance, le raisonnement repart encore de la cosse et de sa matrice. Une pince à embouts de tableau ne devient pas une sertisseuse de cosse parce que la section affichée paraît voisine. Le comparatif Klauke ou Cembre pour le sertissage détaille cette différence entre un système de cosses avec matrices dédiées et le sertissage d’embouts de câblage.

Pro

Je ne retiens pas une marque de bornier parce qu’elle possède une pince ou une imprimante de la même couleur. L’outil est choisi après le consommable et la borne. Le rail est choisi avant tout pour sa fonction électrique, son accès et sa maintenabilité.

Les limites à contrôler avant de figer une nomenclature

Une gamme étendue ne dispense pas de lire les limites de chaque borne. La section nominale ne suffit pas : la fiche peut distinguer fil rigide, fil souple, fil souple avec embout, conducteur fin, longueur de dénudage, tension assignée, courant assigné et conditions d’emploi. C’est particulièrement important lorsque le rail réunit commande basse tension, alimentation auxiliaire et puissance. Une borne de même largeur peut ne pas avoir les mêmes homologations, le même point de test ni le même comportement de pontage.

La fonction décide aussi de la référence. Une borne de passage ne devient pas une borne de terre parce qu’elle reçoit un conducteur vert et jaune. Une borne fusible ne remplace pas une protection définie ailleurs dans le schéma. Une borne de sectionnement ne sert pas à couper une installation en charge si son usage n’a pas été étudié pour cette manœuvre. Avant de figer un panier, je rapproche donc chaque ligne de la nomenclature de sa fonction sur le schéma, puis seulement de sa section et de sa couleur.

La disponibilité fait partie du choix, mais elle doit être vérifiée au moment de l’achat auprès du canal de fourniture retenu. Je ne classe pas une marque comme « disponible » ou « introuvable » à partir d’une fiche marketing : les références, variantes de couleur, conditionnements et accessoires changent. Sur une armoire à livrer ou à maintenir, le critère pratique est de pouvoir obtenir la borne, le pont, le flasque, le repère et la documentation dans le même cycle de préparation.

Enfin, aucune fiche de borne ne remplace le contrôle de l’assemblage terminé. Le conducteur doit être introduit à la longueur prévue, le repère doit rester lisible, le pont doit correspondre à son usage et la borne doit être retenue correctement sur son rail. Ces vérifications sont plus utiles qu’un débat de marque lorsque l’on doit modifier un départ, rechercher un défaut ou transmettre une armoire à un autre intervenant.

Quel choix pour un projet concret ?

Pour une armoire existante, la réponse est presque toujours la continuité : conserver la marque et la famille déjà posées quand les références, ponts, repères et documents restent disponibles. Changer seulement les bornes de passage rompt cette cohérence et augmente le stock de consommables. Une exception se justifie quand une fonction précise manque, par exemple une entrée latérale nécessaire à la profondeur du coffret ou une borne de sectionnement demandée par le schéma.

Pour une armoire neuve, je pars du dossier de fabrication. Si la priorité est un raccordement Weidmüller SNAP IN avec retour de position du poussoir, des repères A-Series et un flux WMC, le choix doit être validé sur les références de chaque fonction. Si la priorité est un rail CLIPLINE complete avec ses ponts, accessoires de test et flux de marquage Phoenix Contact, on bâtit le bornier entier dans cette famille.

Pour un petit tableau domestique, le comparatif est souvent mal posé. Les borniers industriels apportent des fonctions pertinentes en automatisme, commande, mesure, distribution ou puissance organisée. Un tableau de logement se conçoit d’abord autour de ses protections, différentiels, sections, circuits et enveloppe. Le rail de borniers devient utile seulement lorsqu’il répond à une fonction précise documentée dans le projet.

Le bon verdict est donc sobre : Weidmüller et Phoenix Contact sont deux choix cohérents quand le système complet l’est. Weidmüller se distingue ici par la coexistence de PUSH IN, SNAP IN, l’entrée latérale et le flux WMC. Phoenix Contact se distingue par CLIPLINE complete, sa double ligne de shunt et les flux clipx ENGINEER ou PROJECT complete. La marque ne dispense jamais de contrôler la référence exacte du bornier, du pont, du repère et du conducteur.

Verdict

Je choisis le fabricant qui prolonge le mieux le système déjà documenté : mêmes accessoires, même repérage, mêmes données de projet et gestes de raccordement publiés. Une différence de technologie ne justifie un changement que lorsqu’elle résout une contrainte réelle de profondeur, de sectionnement, de test ou de fabrication.

Questions fréquentes sur Weidmüller et Phoenix Contact

Peut-on mélanger des borniers Weidmüller et Phoenix Contact sur le même rail DIN ?

Physiquement, des borniers de marques différentes peuvent se monter sur un rail DIN compatible. En revanche, leurs ponts, repères, plaques de séparation et accessoires de test ne sont pas interchangeables par défaut. Le mélange n’est défendable que si chaque référence et chaque accessoire sont documentés séparément.

Faut-il mettre un embout dans une borne Push-in ?

Cela dépend de la borne et du conducteur. Phoenix Contact recommande les embouts pour les petits conducteurs souples sur sa technologie Push-in. Une autre référence peut accepter un fil souple différemment. Il faut suivre la fiche produit, la section et la longueur de dénudage, pas une règle entendue pour une autre gamme.

La double ligne de shunt Phoenix Contact permet-elle de ponter tous les circuits ?

Non. Elle offre deux voies de distribution dans le système CLIPLINE complete, mais chaque pontage doit respecter le potentiel, la fonction de la borne, le courant admissible et les séparations prévues au schéma. Elle ne remplace ni une protection ni une analyse des départs.

SNAP IN et PUSH IN Weidmüller sont-ils la même technologie ?

Non. Weidmüller décrit SNAP IN comme une technologie à ressort précontraint avec retour sonore et visuel du poussoir, tandis que PUSH IN couvre une autre famille de raccordements. Les possibilités de fil, d’embout et de libération se vérifient sur la référence exacte.

Quel logiciel choisir pour le repérage d’un bornier ?

Choisir le logiciel lié au flux déjà retenu : WMC avec les données et repères Weidmüller, ou les outils Phoenix Contact selon le projet. Le point décisif est la cohérence entre schéma, liste de matériel, impression des repères et pose sur le rail. Un défaut de repérage peut compliquer la recherche d’une prise qui grésille si le circuit n’est plus traçable.

Théo Desrousseaux, électricien

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

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