5/5 8 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 15 août 2026

Différentiel type B : solaire, IRVE et courant continu

Théo Desrousseaux 12 min de lecture

Publié le 11 août 2026

Différentiel type B : solaire, IRVE et courant continu Photo : 6598bcb4.delivery.rocketcdn.me
Illustration comparative schématique entre un disjoncteur différentiel de type A et un de type B avec leurs courants résiduels respectifs.

En bref

  • Le type B est le seul interrupteur différentiel qui détecte aussi le courant continu lissé, celui qui aveugle les types A et F au-delà de 6 mA.
  • En borne de recharge triphasée, la NF C 15-100-7-722 impose un DDR 30 mA type B, sauf borne avec détection 6 mA DC intégrée.
  • En photovoltaïque triphasé, le type B est recommandé et la protection différentielle reste obligatoire à l’origine du circuit générateur.
  • Comptez environ 4 fois le prix d’un type A : le type B EV 40 A 30 mA de Schneider est affiché 210 € HT.
  • Avant de chiffrer, vérifiez la fiche de la borne : une détection DC intégrée peut ramener le besoin à un simple type A.

Quand une borne de recharge triphasée ou un onduleur solaire entre dans un projet, la question du différentiel revient systématiquement : type A, type F ou type B. La réponse change le prix du tableau, et surtout la sécurité réelle de l’installation.

Le type B est le seul interrupteur différentiel qui couvre les quatre familles de courants de défaut, y compris le courant continu lissé qui rend les autres aveugles. C’est lui que la NF C 15-100-7-722 vise pour les bornes triphasées, et celui que les fabricants recommandent pour le photovoltaïque triphasé.

Je détaille ici ce qu’il détecte, pourquoi le continu pose problème, ce que disent les textes pour l’IRVE et le solaire, ce qu’il coûte réellement et les trois pièges que je vérifie avant de chiffrer un tableau.

4

familles de courants de défaut détectées par le type B

6 mA

au-delà, un type A perd sa sensibilité face au DC pur

210 € HT

prix affiché du type B EV 40 A 30 mA Schneider

ratio de prix observé type B contre type A au même calibre

Ce que détecte un type B, et que les autres ne détectent pas

La classification des interrupteurs différentiels se lit comme un empilement de domaines de détection. Le type AC voit les défauts sinusoïdaux. Le type A ajoute le courant pulsé, celui des appareils électroniques courants. Le type F couvre en plus les courants composites multifréquences jusqu’à 1 000 Hz.

Le type B empile tout cela et ajoute la quatrième famille : le DC lissé, autrement dit le continu pur. C’est le seul DDR du marché courant qui la couvre, et c’est exactement ce que confirme Schneider dans son blog d’ingénierie : sinusoïdal pur pour le AC, pulsé pour le A, composite jusqu’à 1 000 Hz pour le F, non sinusoïdal et continu lissé pour le B.

Pour y arriver, le type B combine deux systèmes de détection. Une technologie dite fluxgate prend en charge le courant continu lissé, pendant qu’une détection de type AC/A, indépendante de la tension, surveille le reste. Ce deuxième point compte : la détection continue de fonctionner même en cas de perte de tension de ligne.

Type de défaut AC A F B
Type de défaut AC sinusoïdal AC Oui A Oui F Oui B Oui
Type de défaut DC pulsé AC Non A Oui F Oui B Oui
Type de défaut Composites multifréquences jusqu’à 1 000 Hz AC Non A Non F Oui B Oui
Type de défaut DC lissé, continu pur AC Non A Non F Non B Oui
Type de défaut DC pur > 6 mA détecté sans aide AC Non A Non F Non B Oui
Type de défaut Prix relatif constaté (4P 40 A 30 mA) AC Référence A ≈ 1,2× F ≈ 1,3× (2P) B ≈ 4×

Domaines de détection d’après le blog Schneider Electric et le guide Bornetik IDF ; prix relevés sur elec-fournitures.com.

Les DDR de type F et de type B relèvent de la norme produit NF EN 62423, dont le titre couvre explicitement les deux familles pour un usage domestique et analogue. Je n’ai pas pu consulter le texte normatif lui-même, payant et non rendu par les pages catalogues, donc je m’en tiens au titre.

Côté pratique, la différence entre un interrupteur différentiel et un disjoncteur différentiel est indépendante du choix du type : le second ajoute la protection contre les surcharges et les courts-circuits, le premier ne protège que contre les défauts à la terre. Les deux existent en version B, mais c’est l’interrupteur que je vois le plus souvent dans les tableaux de bornes.

Pourquoi le courant continu rend un différentiel aveugle

Le problème n’est pas théorique. Un courant de défaut continu pur supérieur à environ 6 mA sature le tore magnétique d’un type A, qui perd temporairement sa sensibilité et peut ne pas déclencher sur un vrai défaut. Schneider parle de blinding effect : le DDR est littéralement aveuglé par le courant continu.

C’est la raison d’être des dispositifs de détection 6 mA DC, souvent abrégés RCD-DD. On les trouve intégrés aux bornes de recharge ou ajoutés au tableau sous forme de module dédié. Leur rôle est précisément de couvrir le créneau que le type A ne voit pas.

Le point que je rappelle à chaque fois : le type F ne détecte pas davantage le DC pur au-delà de 6 mA. Contrairement à une idée reçue répandue, il ne dispense pas du détecteur 6 mA DC. Il couvre les fréquences composites, pas le continu pur.

Attention

Un type F ne dispense pas du détecteur 6 mA DC. C’est l’erreur que je vois le plus souvent sur les devis de bornes triphasées : on monte un type F en pensant couvrir le continu, et on laisse un trou dans la protection.

Le type B, lui, intègre la détection DC. Aucun dispositif complémentaire n’est à prévoir en aval, ni module au tableau, ni détection dans la borne. C’est ce qui explique son prix, mais aussi sa simplicité d’installation quand le contexte l’impose.

Photographie d’un disjoncteur différentiel blanc de la marque Circutor, modèle IDB-4, avec ses bornes de connexion numérotées et son levier.
Un disjoncteur différentiel type B comme ce Circutor IDB-4 couvre le courant continu lissé que les types A et F ne détectent pas au-delà de 6 mA. d7rh5s3nxmpy4.cloudfront.net

Les onduleurs sans transformateur illustrent bien le mécanisme : ils peuvent générer des courants de fuite DC continus, et un type A placé en aval risque l’aveuglement au moment où il faudrait justement déclencher. C’est le scénario exact que le type B élimine.

Borne de recharge : ce que dit la NF C 15-100-7-722

Côté IRVE, le texte de référence est la NF C 15-100-7-722, qui annule et remplace le guide UTE C 15-722 ainsi que les fiches d’interprétation F11, F15, 17, F22 et F23. C’est le premier point à savoir quand on reprend une installation existante : les repères anciens ne sont plus valables.

Le principe posé par la norme, tel que le résume Rexel : chaque borne ou prise renforcée part sur un circuit spécialisé avec un DDR 30 mA individuel. Le type dépend de l’alimentation : type A ou F pour les bornes monophasées, type B pour les bornes triphasées.

Borne de recharge publique 22 kW pour véhicules électriques, installée en ville
Une borne triphasée 22 kW : c’est le cas d’usage où la NF C 15-100-7-722 vise un DDR 30 mA type B, sauf détection 6 mA DC intégrée à la borne.

Les recoupements vont dans le même sens. Legrand, dans sa page professionnelle, écrit que la protection se fait par un DDR de type A ou F en monophasé, ou par un DDR de type A ou F plus un dispositif de détection 6 mA, ou un type B, en triphasé. 123elec confirme que depuis la révision 2024, les exigences dépendent de la configuration, avec du type A ou F en monophasé et du type B en triphasé.

La lecture terrain du guide Bornetik ajoute la nuance qui change les devis. En monophasé 7,4 kW : type A (ou F) plus détecteur 6 mA DC, soit un module au tableau, soit une détection intégrée à la borne — la plupart des bornes récentes de Wallbox, Zaptec, Schneider, Legrand ou ABB l’intègrent. En triphasé 22 kW : type B, ou type A si la borne intègre la détection 6 mA DC.

Photographie d’un disjoncteur différentiel de la marque Hager, modèle CD725EV, indiquant le type B pour véhicule électrique.
Ce Hager CD725EV illustre le type B dédié au véhicule électrique, la solution visée par la NF C 15-100-7-722 pour une borne triphasée sans détection 6 mA DC intégrée. assets.sc.hager.com

Avant de choisir le différentiel, il faut aussi s’assurer que l’abonnement suit : la question du compteur Linky qui disjoncte sur puissance insuffisante se règle en amont du tableau. Et le métier d’électricien IRVE consiste justement à vérifier ces points dans l’ordre.

Sur le calendrier, je reste prudent. Certaines sources secondaires évoquent une exigence 6 mA DC « obligatoire depuis septembre 2025 », mais le texte normatif est payant et je n’ai pas pu le consulter pour recouper cette date ferme. Je m’en tiens à ce qui est recoupé : la version 2024 de la NF C 15-100 est applicable au 1er septembre 2025, et la partie 7-722 a remplacé l’ancien guide UTE.

Pour le choix de l’équipement lui-même, la question de quelle borne choisir vient avant celle du différentiel : la fiche technique de la borne décide de la protection, pas l’inverse. La borne doit aussi partir sur un circuit spécialisé, comme tous les usages à forte puissance.

Solaire : le type B dans la partie 7-712

Côté photovoltaïque, le cadre a changé avec la nouvelle NF C 15-100, publiée en août 2024 et applicable au 1er septembre 2025, déclinée en 21 normes selon Hager et Rexel. La partie PV relève de la série 7-712, alignée sur les normes européennes.

Toiture de maison avec panneaux solaires photovoltaïques, vue en contre-plongée
Une installation photovoltaïque triphasée : le type B y est recommandé par Schneider pour les convertisseurs DC/AC, et Rexel le cite parmi les applications spécifiques où il est requis.

Rexel est explicite : un DDR de type B est requis pour certaines applications spécifiques, en citant les bornes de recharge pour véhicules électriques et les installations photovoltaïques triphasées. Côté PV, la protection différentielle est obligatoire à l’origine du circuit du générateur, avec un raccordement possible en amont ou en aval des protections sous conditions — interdiction de fiche sur socle, pas de mise à la terre en aval du dispositif de protection, et d’autres exigences que je ne détaille pas ici.

AXUN - VIDEO DIFFERENTIEL ET PHOTOVOLTAIQUE
AXUN - VIDEO DIFFERENTIEL ET PHOTOVOLTAIQUE

Schneider recommande le type B pour les systèmes PV triphasés, dont les convertisseurs DC/AC génèrent des courants de défaut composites et continus. Pour le monophasé avec alimentations à découpage, le fabricant oriente vers son type SI. Je ne peux pas vous donner de seuil chiffré pour le résidentiel monophasé ou les micro-onduleurs : le texte précis de la 7-712 n’est pas consultable en accès libre, et aucune source ouverte que j’ai pu ouvrir ne donne son libellé exact.

Côté génération en courant continu, des panneaux jusqu’à l’onduleur, le référentiel français reste le guide UTE C 15-712-1, amendé en août 2008 pour intégrer le PV au champ de la C 15-100. Il apporte des précisions sur les micro-onduleurs, les optimiseurs et la sensibilité de la protection différentielle. C’est la référence que je garde pour la partie CC de l’installation.

Avant de parler de différentiel, la question de savoir si les panneaux solaires sont rentables pour votre toiture se règle ailleurs, sur le dimensionnement et le tarif de rachat. La protection, elle, ne se discute pas : elle se pose au bon endroit et au bon type.

Les autres usages du type B : variateurs et milieu professionnel

Le type B ne sert pas qu’aux bornes et au solaire. Les variateurs de vitesse triphasés sont son autre terrain de chasse, comme le précise Legrand dans sa documentation professionnelle : le type F est prévu en tête des circuits monophasés à variateurs, mais « pour les mêmes applications en triphasé, le différentiel de type B est exigé ».

Schneider complète le tableau : les variateurs triphasés génèrent des fuites à diverses fréquences plus du courant continu, d’où le besoin du type B sur des équipements comme les ponts roulants ou les ascenseurs. Ce sont des installations où le coût du différentiel est marginal au regard de l’équipement protégé.

Un indice intéressant sur l’usage « grand public » : la FAQ résidentielle de Legrand ne mentionne que les types AC, A, F et Hpi — le type B en est absent. C’est cohérent avec son positionnement : le type B est un composant de tableau triphasé et professionnel, pas un produit de rayon pour l’habitation standard.

Sur un tableau triphasé, la répartition des phases compte autant que la protection : j’en parle en détail dans équilibrer un tableau électrique triphasé. Le type B s’insère dans cette logique, pas à la place.

Combien coûte un type B

Le prix est le premier réflexe de recul. Voici les relevés que j’ai faits sur elec-fournitures.com, page des interrupteurs différentiels 40 A, pour des produits de même calibre :

Référence (40 A 30 mA) Type Prix HT Prix TTC
Référence (40 A 30 mA) Schneider A9Z51440 Acti9 iID 4P Type B EV Prix HT 210,00 € Prix TTC 252,00 €
Référence (40 A 30 mA) Schneider A9Z21440 Acti9 iID 4P Type A Prix HT 52,15 € Prix TTC 62,58 €
Référence (40 A 30 mA) Schneider A9R11440 Acti9 iID 4P Type AC Prix HT 45,14 € Prix TTC 54,17 €
Référence (40 A 30 mA) Legrand 411623 2P Type F Prix HT 60,33 € Prix TTC 72,40 €
Référence (40 A 30 mA) Hager CDA440D 4P Type A Prix HT 59,99 € Prix TTC 71,99 €

Prix affichés sur elec-fournitures.com, relevés à la rédaction de cet article.

Le ratio est frappant : 210 € HT contre 52,15 € HT pour le même fabricant, le même calibre et la même page, soit environ 4 fois le prix d’un type A. C’est cohérent avec l’ordre de grandeur du guide Bornetik, qui annonce un type B de 3 à 5 fois le prix d’un type A.

Les fourchettes estimées par cet installateur sont à prendre avec précaution : 350 à 500 € pour un type B 40 A triphasé, contre 100 à 120 € pour un type A 40 A triphasé. Ce sont des estimations de terrain à recouper avec les tarifs pro, pas des prix publics. Chez Hager par exemple, le type B n’a pas de prix public en France, les tarifs passant par le portail professionnel.

Photographie d’un disjoncteur différentiel de la marque Schneider Electric, gamme Acti9, de type B, 40A et 300mA.
Ce Schneider Acti9 type B 40 A 300 mA correspond au calibre des relevés de prix : environ quatre fois le tarif d’un type A équivalent. media-amazon.com

L’encombrement compte aussi : le type B 4P 40 A de Legrand occupe 4 modules selon les données relevées chez un distributeur. Je n’ai pas pu vérifier cette valeur pour les autres marques, donc je ne la généralise pas.

Différentiel général triphasé installé en amont d’un tableau, avec les câbles de phase raccordés
Un différentiel triphasé en tête de tableau : l’emplacement naturel d’un type B quand une borne ou un onduleur triphasé est alimenté en aval.

Pour situer ce coût dans votre projet, le prix de remplacement d’un disjoncteur différentiel dépend surtout du type choisi : passer d’un type A à un type B multiplie le poste matériel par quatre, sans changer la main-d’œuvre.

Trois pièges que je vérifie avant de chiffrer

Le premier piège, c’est la fiche de la borne. Si la borne intègre la détection 6 mA DC, un type A suffit même en triphasé. D’après les prix relevés ci-dessus, l’économie réelle est de l’ordre de 150 € HT par différentiel — de quoi changer un devis de plusieurs centaines d’euros sur un projet complet.

Le deuxième piège, je l’ai déjà signalé : le type F ne dispense pas du détecteur 6 mA DC. Sur un devis de borne triphasée, remplacer un type B par un type F sans ajouter la détection DC est une fausse économie qui laisse la protection incomplète.

Le troisième concerne la discrimination. Sur plusieurs niveaux de protection, il faut choisir des seuils croissants vers l’amont pour éviter l’aveuglement d’un DDR par le courant continu, comme le recommande Schneider. Un type B en amont ne règle pas tout si le niveau intermédiaire est mal dimensionné.

Conseil

Sur un projet IRVE, je commence toujours par la fiche technique de la borne, jamais par le tableau. Elle dit si la détection 6 mA DC est intégrée, et c’est elle qui décide du type de DDR à prévoir.

Je n’ai pas développé ici le test spécifique d’un type B — bouton test, aimant ou autre — faute d’éléments sourcés suffisants. Ce que je peux dire, c’est que la vérification du déclenchement fait partie de la mise en service de toute installation neuve, et qu’elle est encore plus importante quand du continu est en jeu.

En résumé : quel différentiel pour quelle installation

Configuration Protection à prévoir
Configuration Borne monophasée 7,4 kW Protection à prévoir Type A ou F + détecteur 6 mA DC (module ou intégré)
Configuration Borne triphasée 22 kW Protection à prévoir Type B, ou type A si la borne intègre la détection 6 mA DC
Configuration Photovoltaïque triphasé Protection à prévoir Type B recommandé (convertisseurs DC/AC)
Configuration Variateurs triphasés Protection à prévoir Type B exigé selon Legrand
Configuration Habitation classique Protection à prévoir Type A, ou AC/F selon les circuits

Synthèse d’après Rexel, Bornetik IDF, Legrand et Schneider Electric.

Le type B est un composant de précision : il ne se justifie pas partout, mais là où du courant continu lissé peut circuler, il n’a pas d’équivalent. Borne triphasée sans détection intégrée, photovoltaïque triphasé, variateurs triphasés : dans ces trois cas, il est soit exigé, soit recommandé par les fabricants et les distributeurs.

Partout ailleurs, un type A ou F bien choisi, éventuellement complété par un détecteur 6 mA DC, couvre le besoin pour un coût matériel quatre fois inférieur. La décision se prend sur la fiche technique de l’équipement alimenté, pas sur un réflexe.

3 questions

Interactif

Différentiel type B : solaire et IRVE

3 questions pour vérifier les repères essentiels

1 / 3

Choisissez une réponse

Un différentiel type B sert à quoi exactement ?

C’est le seul interrupteur différentiel qui détecte les quatre familles de courants de défaut : AC sinusoïdal, DC pulsé, composites multifréquences jusqu’à 1 000 Hz et DC lissé, le continu pur. Il combine une technologie fluxgate pour le continu et une détection de type AC/A indépendante de la tension. Les types F et B relèvent de la norme produit NF EN 62423.

Faut-il un type B pour une borne de recharge ?

Selon la NF C 15-100-7-722, chaque borne part sur un circuit spécialisé avec un DDR 30 mA individuel : type A ou F en monophasé, type B en triphasé. En triphasé, un type A reste possible si la borne intègre la détection 6 mA DC — la fiche technique de la borne tranche. La plupart des bornes récentes de Wallbox, Zaptec, Schneider, Legrand ou ABB intègrent cette détection.

Le type F remplace-t-il le type B ?

Non. Le type F couvre les courants composites multifréquences jusqu’à 1 000 Hz, mais ne détecte pas le DC pur au-delà de 6 mA et ne dispense pas du détecteur 6 mA DC. Le type B, lui, intègre la détection DC et ne demande aucun dispositif complémentaire. Remplacer un type B par un type F sans ajouter la détection laisse un trou dans la protection.

Combien coûte un interrupteur différentiel type B ?

Le type B EV 40 A 30 mA de Schneider (A9Z51440) est affiché 210 € HT, soit 252 € TTC, contre 52,15 € HT pour le type A équivalent du même fabricant : un ratio d’environ 4 fois. Le guide Bornetik estime le type B entre 3 et 5 fois le prix d’un type A, avec des fourchettes terrain de 350 à 500 € pour un 40 A triphasé, à recouper avec les tarifs professionnels.

Pourquoi le courant continu aveugle-t-il un différentiel ?

Un courant de défaut continu pur supérieur à environ 6 mA sature le tore magnétique d’un type A, qui perd temporairement sa sensibilité et peut ne pas déclencher sur un vrai défaut — Schneider parle d’effet d’aveuglement. C’est la raison d’être des dispositifs de détection 6 mA DC, intégrés aux bornes ou ajoutés au tableau. Les onduleurs sans transformateur peuvent générer ces fuites DC continues.

Le type B est-il obligatoire en photovoltaïque ?

Rexel indique qu’un DDR de type B est requis pour certaines applications spécifiques, dont les installations photovoltaïques triphasées, et Schneider le recommande pour les systèmes PV triphasés à convertisseurs DC/AC. La protection différentielle est obligatoire à l’origine du circuit du générateur, avec un raccordement possible en amont ou en aval sous conditions. Le critère précis du texte 7-712 pour le monophasé résidentiel n’étant pas consultable en accès libre, je ne donne pas de seuil chiffré.

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

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