5/5 7 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 30 juillet 2026

Megger : histoire de la marque de test d’isolement

Théo Desrousseaux 17 min de lecture

Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)

Megger : histoire de la marque de test d’isolement Photo : Megger — MFT-X1
Le MFT-X1 représente la branche basse tension actuelle de Megger : un contrôleur réunissant isolement, continuité, boucle et essais de différentiels.

En bref

  • L’histoire documentée de Megger commence avec le testeur d’isolement attribué à Sydney Evershed en 1889 et avec le dépôt de la marque en 1903.
  • Le nom Megger dérive de *megohm* et de *tester* selon une publication technique de la marque : il reste une marque, pas le nom normalisé de tous les appareils.
  • La société actuelle résulte d’une trajectoire industrielle vérifiable : Evershed et Vignoles, AVO, Biddle, Multi-Amp, puis AVO International et Megger depuis 2002.
  • Les gammes actuelles vont du testeur d’isolement aux MFT, aux diagnostics de câbles, de transformateurs, de moteurs et de décharges partielles : elles ne doivent pas être projetées sur les appareils historiques.

Dire « un Megger » à propos d’un appareil qui mesure l’isolement est courant dans les ateliers et dans une partie de la documentation anglophone. Historiquement, ce raccourci vient d’une marque : celle déposée en 1903 par Sydney Evershed et Ernest Vignoles. L’appareil, lui, est un testeur de résistance d’isolement ou un mégohmmètre. La distinction semble lexicale, mais elle évite deux erreurs : attribuer n’importe quel mégohmmètre à Megger et faire remonter les fonctions actuelles d’un contrôleur multifonction à un appareil à manivelle.

Cette histoire se lit donc à trois niveaux : l’instrument de 1889 revendiqué par Megger comme ancêtre de ses testeurs d’isolement, la succession d’entreprises qui a formé le groupe actuel, puis les familles de produits effectivement proposées aujourd’hui. Pour comprendre la mesure elle-même, je renvoie au guide mégohmmètre : fonctionnement et limites. Ici, le sujet est l’origine de la marque et ce qu’elle explique encore dans le catalogue.

1889

année attribuée par Megger à l’invention de son testeur d’isolement

1903

dépôt de la marque Megger selon la frise du fabricant

2002

année où AVO International prend le nom Megger

3

familles de test réunies dans un MFT : isolement, continuité, boucle et plus

Ce que les sources permettent d’établir sur les débuts de Megger

La frise historique publiée par Megger attribue à Sydney Evershed, en 1889, l’invention d’un testeur d’isolement. Elle présente cet instrument comme la première génération des testeurs d’isolement employés aujourd’hui. Cette formulation est utile pour situer la filiation technique, mais elle ne transforme pas automatiquement toutes les inventions ultérieures de la mesure d’isolement en inventions de Megger.

Une publication technique de Megger, signée Alan L. Purton, donne un peu plus de contexte : Evershed est nommé directeur général de Goolden et Trotter en 1886 ; avec Ernest B. Vignoles, et avec l’aide du professeur W. E. Ayrton et d’A. Vines, il met en place Evershed and Vignoles Instrument Company à Acton Lane, Chiswick. Le texte emploie déjà le nom de marque Megger. C’est une source de l’entreprise elle-même : elle documente sa version de l’origine, sans suffire à reconstituer seule tous les actes de création et de propriété de l’époque.

Le jalon le plus net est ensuite celui de 1903. Megger indique que Sydney Evershed et Ernest Vignoles enregistrent alors la marque. L’objet conservé par le Powerhouse Museum porte lui aussi l’inscription « Megger » comme marque enregistrée sur sa plaque. Pour l’histoire de la marque, je retiens donc le couple de dates publié par le fabricant : 1889 pour l’instrument auquel il rattache sa lignée, 1903 pour le dépôt de la marque.

Info

Ce qui est établi et ce qui ne l’est pas ici. Les sources ouvertes confirment la chronologie revendiquée par Megger et l’existence matérielle d’appareils marqués Megger. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’affirmer une chaîne complète de brevets, de cessions ou de droits mondiaux depuis 1889. Je ne l’affirme donc pas.

Pourquoi le nom Megger ne signifie pas exactement mégohmmètre

La même publication technique de Megger explique que le nom est construit à partir de MEG(G) Ohm et de testER. Le rapprochement n’est pas une étymologie supposée : c’est la version explicitement donnée par l’entreprise dans son document. En anglais, megohm désigne le mégaohm, soit un million d’ohms ; un appareil qui mesure de très grandes résistances d’isolement travaille naturellement dans ces ordres de grandeur.

Le mot est devenu si courant dans certains métiers qu’il est souvent employé comme un nom générique. Pourtant, sur une fiche de matériel, dans un rapport ou lors de l’achat de cordons, il faut séparer les deux notions :

  • Megger : une marque et, selon le contexte, une gamme ou une référence précise.
  • mégohmmètre : le terme descriptif pour un appareil de mesure de résistance d’isolement.
  • testeur d’isolement : un terme fonctionnel, qui décrit l’essai appliquant une tension continue contrôlée.
  • MFT : l’abréviation de multifunction tester, un contrôleur qui ajoute l’isolement à d’autres essais d’installation.

Ce vocabulaire a une conséquence pratique. Un rapport indiquant seulement « essai au Megger » ne dit ni la marque réellement utilisée, ni la tension d’essai, ni les points raccordés, ni la procédure. Or ce sont ces informations qui rendent une mesure répétable. Je consigne donc la référence, les cordons, la tension, la durée et le circuit contrôlé plutôt que de substituer le nom d’une marque au protocole.

Du boîtier à manivelle au test d’isolement instrumenté

Les collections techniques rendent tangible ce que recouvre l’expression « ancien Megger ». Le Powerhouse Museum conserve un Series 1 Evershed and Vignoles d’environ 1955, dans son coffret en bois et métal. L’instrument possède une manivelle rabattable. En la tournant, l’opérateur entraîne un générateur interne qui fournit, pour ce modèle, une tension maximale de 500 V. Le musée décrit aussi les bornes Earth, Line et Guard, le niveau à bulle et les échelles de mesure.

Ce n’est pas une simple curiosité de collection. La manivelle explique la logique d’origine : produire sur place une tension continue suffisamment élevée pour faire circuler le très faible courant de fuite à travers l’isolant, puis convertir ce courant en résistance. Le dossier de Kenyon College décrit lui aussi une manivelle alimentant une génératrice CC reliée à un indicateur dédié. Il date l’introduction de l’instrument qu’il présente de 1905 par Evershed and Vignoles.

Mégohmmètre Fluke 1507 posé en atelier avec son écran, son sélecteur de tension et ses cordons
Un contrôleur d’isolement électronique actuel : même fonction de fond qu’un appareil historique, mais alimentation, affichage et méthode de consignation différents. Bibliothèque interne prime-high-quality

L’appareil historique n’était pas dépourvu de précautions : le musée note que son boîtier lourd devait être mis de niveau, que les bornes étaient identifiées et que le générateur à manivelle fournissait la tension du test. En revanche, sa stabilité dépendait en partie de l’action de l’opérateur. L’électronique et les batteries ont ensuite changé le format de l’appareil : tension mieux régulée, plages plus étendues, mémorisation et fonctions de diagnostic qui n’existaient pas dans un coffret à aiguilles.

La continuité technique ne doit pas masquer cette rupture de méthode. Un testeur d’isolement moderne peut mesurer une résistance avec une tension sélectionnée, détecter une tension présente avant l’essai et parfois décharger le circuit après mesure. Ces fonctions dépendent toujours de la référence exacte et du manuel. Elles ne donnent pas le droit de raccorder l’appareil à un circuit sous tension ou à une électronique qui ne supporte pas la tension d’essai.

Les entreprises qui ont formé la Megger actuelle

La chronologie de la marque n’est pas une ligne droite de 1889 à aujourd’hui. La frise Megger expose plusieurs entreprises, plusieurs compétences et des rapprochements successifs. Les citer aide à comprendre pourquoi le catalogue ne se limite plus à l’isolement basse tension.

La même frise situe d’abord AVO Limited en 1923 avec l’invention de l’AVO Meter par Donald MacAdie. Elle indique ensuite la création, en 1936, de James G. Biddle Co aux États-Unis, initialement importateur d’appareils Megger, puis développeur d’équipements de test de batteries et de localisation de défauts de câbles. En 1946, Biddle met au point son premier appareil commercial de localisation de défauts de câble selon Megger. Multi-Amp, fondée à Dallas en 1951, se concentre de son côté sur les essais de relais et de disjoncteurs.

Ces étapes proviennent de la chronologie du groupe. Je les utilise pour dater les jalons industriels annoncés, sans transformer chaque « premier » marketing en règle historique universelle. Par exemple, Megger présente le dispositif Biddle de 1946 comme son premier appareil commercial de localisation de défauts de câble. Cela ne prouve pas que personne d’autre n’avait développé un autre appareil ou une autre méthode auparavant.

Période Jalon déclaré par Megger Ce que cela ajoute à la trajectoire
Période 1889 puis 1903 Jalon déclaré par Megger Testeur d’isolement attribué à Evershed, puis dépôt de la marque Ce que cela ajoute à la trajectoire Origine de la marque et du test de très grande résistance
Période 1923 Jalon déclaré par Megger Création d’AVO Limited autour de l’AVO Meter Ce que cela ajoute à la trajectoire Branche historique du multimètre
Période 1936 à 1951 Jalon déclaré par Megger Biddle aux États-Unis, puis création de Multi-Amp Ce que cela ajoute à la trajectoire Câbles, batteries, relais et disjoncteurs s’ajoutent à l’isolement
Période 1968 à 1995 Jalon déclaré par Megger AVO acquiert Evershed et Vignoles, puis Megger, Biddle et Multi-Amp rejoignent AVO International Ce que cela ajoute à la trajectoire Consolidation des noms et des métiers
Période 2002 Jalon déclaré par Megger AVO International est renommée Megger Ce que cela ajoute à la trajectoire Le nom Megger devient la bannière du groupe actuel

Frise synthétique établie à partir de la page Histoire de Megger.

La frise place un autre jalon en 1968 : AVO Limited acquiert Evershed and Vignoles, associé à Megger. Elle indique qu’en 1995 Megger, Biddle et Multi-Amp se réunissent sous la dénomination AVO International. Enfin, en 2002, AVO International adopte le nom Megger. C’est l’explication la plus directe du passage des anciennes signatures de matériel à la marque unique actuelle.

Quand je vois un ancien instrument portant AVO, Biddle, AVO International ou Evershed and Vignoles, je ne le classe donc pas par intuition parmi les produits actuels. Je relève la plaque signalétique, la référence, la tension, la date éventuelle et le manuel disponible. Une affiliation historique aide à documenter une origine ; elle ne garantit ni le support, ni les accessoires, ni l’adéquation de l’appareil à une procédure contemporaine.

Les acquisitions récentes expliquent les domaines du groupe

Après 2002, la frise Megger met surtout en avant l’élargissement des compétences. Programma rejoint le groupe en 2007 pour les transformateurs et disjoncteurs ; PAX Diagnostics en 2008 pour le diagnostic de transformateurs ; Seba KMT en 2012 pour les essais et la localisation de défauts de câbles ; Baker Instruments en 2018 pour les moteurs et générateurs ; Power Diagnostix en 2019 pour les décharges partielles. Megger indique encore l’acquisition de Metrycom en 2021 et, en 2023, d’une partie de Weidmann avec Insulogix ainsi que d’AVO Diagnostic Services.

Ces acquisitions ne signifient pas que chaque atelier ou chaque électricien doit employer les mêmes méthodes qu’un service haute tension. Elles expliquent plutôt la juxtaposition actuelle de familles très différentes : mesure d’isolement portable, contrôleurs d’installation, localisation de défauts de câble, analyseurs de transformateur, test de moteurs, surveillance réseau ou mesure de décharges partielles.

Contrôleur d’installation Megger MFT1825 vu de face avec affichage analogique et numérique
Le MFT1825 montre la branche contrôleur d’installation de Megger : plusieurs essais basse tension dans le même boîtier, à distinguer des appareils de diagnostic de câble ou de transformateur. Megger MFT1825 — Testoon

Ce que Megger fabrique aujourd’hui, sans confondre les gammes

La page française de Megger sur l’isolement distingue explicitement des testeurs portables, des appareils de 5, 10 et 15 kV et des solutions de diagnostic. Elle liste notamment les MIT515 et MIT1015, les MIT525, MIT1025 et MIT1525, les S1-568, S1-1068 et S1-1568, la série MIT400/2 et un appareil de mesure de décharges partielles ICMneo. Ce n’est pas une échelle de prix unique : les tensions, les environnements et les informations attendues changent profondément d’une famille à l’autre.

Le fabricant présente l’indice de polarisation, ou PI, comme un rapport entre la résistance mesurée à dix minutes et celle mesurée à une minute. Il le rattache au suivi d’isolement, à l’humidité, à la contamination et au vieillissement. Cela donne une indication de tendance quand la méthode est maîtrisée ; ce n’est pas un nombre à appliquer sans contexte à une installation domestique ou à un équipement resté raccordé.

Pour le contrôle des installations basse tension, Megger emploie le terme MFT. Sa page dédiée aux testeurs multifonctions d’installation annonce dans un même appareil la résistance d’isolement, la continuité, l’impédance de boucle, la tension et les différentiels. Elle distingue aussi le MFT1815, le MFT1825, le MFT-XE et le MFT-X1. Le choix n’est donc pas « Megger ou non » : c’est d’abord le choix d’une fonction, d’une référence, d’accessoires et d’un mode de restitution.

  • Testeur d’isolement : mesure d’isolement sur un équipement ou un circuit préparé, avec une tension d’essai adaptée.
  • MFT : essais d’installation basse tension, dont isolement, continuité, boucle et différentiels selon la référence.
  • Localisation de défaut de câble : recherche de défauts sur des câbles avec méthodes et matériels propres à cette famille.
  • Diagnostic de transformateur ou de machine tournante : mesures dédiées à des actifs industriels, pas une extension du test résidentiel.
  • Décharges partielles : autre domaine de diagnostic, à ne pas confondre avec une simple mesure en mégaohms.

Le MFT-X1 est l’exemple le plus visible de cette évolution en basse tension. Megger lui attribue l’intégration de CertSuite, les essais de boucle, différentiels, continuité et isolement, ainsi que la compatibilité avec des adaptateurs dédiés aux bornes de recharge. La page produit précise aussi que la mesure de terre par méthode ART à trois fils demande une pince MCC1010 en option et que la mesure sans piquet requiert deux pinces précises. Le boîtier ne remplace donc ni la méthode, ni les accessoires, ni l’identification du circuit.

La mesure d’isolement reste une opération préparée

L’histoire de Megger peut faire oublier la nature de l’essai : une tension continue est appliquée à un circuit ou à un équipement préparé. Ce n’est pas un test de présence ou d’absence de tension. Un VAT sert à vérifier l’absence de tension dans une procédure adaptée ; un mégohmmètre ou un MFT intervient ensuite selon le besoin de contrôle.

Testeur de prise Multimetrix VT35 branché sur une prise avec commande de test différentiel
Un testeur de prise renseigne une prise donnée. Il ne remplace pas un VAT ni un essai d’isolement préparé sur les conducteurs du circuit. Bibliothèque interne prime-high-quality

Le Code du travail, article R4544-5, prévoit pour les travaux hors tension l’identification et la consignation de la partie concernée afin qu’aucune tension ne subsiste, n’apparaisse ou ne réapparaisse. Le guide de prévention de l’INRS traite la consignation et la vérification d’absence de tension parmi les mesures de prévention. Cette base réglementaire et de sécurité ne vient pas d’un fabricant d’appareils et elle s’applique quelle que soit la marque choisie.

Les points qui méritent une vérification avant un essai d’isolement sont concrets :

  • Circuit identifié et consigné : la coupure au seul disjoncteur ne résume pas toute la procédure.
  • Absence de tension vérifiée : avec le matériel et la méthode adaptés, avant de raccorder le testeur.
  • Électroniques séparées : variateurs, alimentations, parafoudres, LED, automatismes ou cartes peuvent ne pas supporter la tension d’essai.
  • Tension d’essai documentée : elle dépend du circuit, de la référence de l’appareil et des prescriptions applicables.
  • Décharge et remise en état : le circuit doit être déchargé et tous les raccordements recontrôlés avant remise sous tension.

La photo d’un testeur ne prouve jamais que ces conditions ont été réunies. Quand je documente une mesure, j’associe la valeur au circuit, au mode choisi et aux conditions de l’essai. C’est plus utile qu’une formule du type « résultat bon au mégger », qui ne permet à personne de refaire ni d’interpréter le contrôle.

Ce que l’histoire de la marque apporte à un choix d’outil

L’intérêt de Megger aujourd’hui n’est pas de posséder un nom devenu familier. C’est d’avoir une histoire lisible dans certaines catégories de mesure : d’abord l’isolement, puis les câbles, les batteries, les relais, les disjoncteurs, les machines et les actifs de puissance à travers les entreprises qui ont rejoint le groupe. Cette profondeur de catalogue peut compter pour une structure qui doit maintenir des équipements de natures très différentes.

Pour un contrôle d’installation domestique, l’histoire pèse toutefois moins que les essais demandés. Je compare une référence MFT à la liste de mesures, aux cordons, au rapport attendu, au SAV et à la procédure utilisée. Le comparatif Fluke ou Megger pour le contrôleur d’installation détaille ce niveau de décision : il distingue les séries MFT1800 et MFT-X1 des séries Fluke 1660 et 1670 sans proclamer un vainqueur universel.

Pour un besoin exclusivement d’isolement, le bon appareil n’est pas nécessairement un MFT. Un testeur dédié peut être plus cohérent si le travail porte sur les câbles, moteurs ou équipements pour lesquels sa tension et ses fonctions sont documentées. À l’inverse, un MFT évite de multiplier les boîtiers lorsque continuité, boucle, différentiel et isolement font partie de la même campagne d’essais. Dans les deux cas, un contrôleur d’installation reste différent d’un multimètre et d’un VAT.

Questions fréquentes sur Megger

Megger est-il le nom d’un type d’appareil ou d’une marque ?

Megger est une marque déposée en 1903 selon la frise du fabricant. Par usage, le mot peut désigner un testeur d’isolement, mais le terme générique exact est mégohmmètre ou testeur de résistance d’isolement.

Qui a inventé le premier Megger ?

Megger attribue son testeur d’isolement de 1889 à Sydney Evershed. Une publication technique de la marque associe aussi Ernest B. Vignoles, W. E. Ayrton et A. Vines à l’établissement d’Evershed and Vignoles. Cette attribution vient des sources de la marque ; elle ne permet pas de reconstituer seule tous les droits de brevet historiques.

Pourquoi des appareils anciens portent-ils les noms AVO, Biddle ou Multi-Amp ?

La frise Megger indique qu’AVO a acquis Evershed and Vignoles en 1968, puis que Megger, Biddle et Multi-Amp se sont réunis sous AVO International en 1995. AVO International a pris le nom Megger en 2002. La plaque et la référence restent nécessaires pour identifier un appareil précis.

Un MFT Megger remplace-t-il un VAT ?

Non. Un MFT sert aux essais d’installation comme la continuité, l’isolement, la boucle ou les différentiels. La consignation et la vérification d’absence de tension restent des étapes de sécurité distinctes avant toute intervention hors tension.

Puis-je appeler n’importe quel mégohmmètre un Megger ?

Dans une conversation, le terme est compris par beaucoup de professionnels. Dans un rapport, un achat ou une procédure, mieux vaut écrire le type d’appareil, sa marque, sa référence, la tension d’essai et le point de mesure. Cela évite toute ambiguïté de protocole.

Quel Megger choisir pour une installation basse tension ?

La réponse dépend des essais réellement attendus. Pour continuité, isolement, boucle et différentiels, une référence MFT peut convenir. Pour un besoin d’isolement précis, il faut d’abord choisir la tension d’essai, les données à relever et vérifier que les équipements raccordés tolèrent l’essai.

À retenir

L’histoire documentée de Megger commence par un testeur d’isolement attribué à Sydney Evershed en 1889 et par une marque déposée en 1903 avec Ernest Vignoles. Au fil des rapprochements avec AVO, Biddle, Multi-Amp, Programma, Seba KMT, Baker Instruments et d’autres sociétés, le nom est devenu celui d’un groupe de diagnostic électrique beaucoup plus large.

Cette histoire explique le vocabulaire, pas la méthode de travail. Un Megger n’est pas automatiquement un mégohmmètre, un MFT n’est pas automatiquement le bon appareil pour tout essai et aucun instrument de mesure ne remplace consignation, VAT, préparation du circuit et interprétation documentée du résultat.

Théo Desrousseaux, électricien

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

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