Pince à dénuder Knipex StriX 13 66 180
Le réglage se fait sans outil : la profondeur choisie reste ensuite bloquée en cours d’ouvrage.
Publié le 11 août 2026
En bref
La bonne pince à dénuder dépend du fil que l’on prépare et du rythme de travail, pas du prix ni de la couleur des manches.
Pour un électricien qui dénude chaque jour du fil souple ou rigide de 1,5 à 2,5 mm², la famille auto-dénuder fait le volume sans réglage ; pour des sections variées et un contrôle du geste, la pince manuelle à réglage reste la référence. Ce comparatif couvre les trois familles et les modèles dont la fiche fabricant ou un prix daté ont pu être vérifiés le 11 août 2026.
0,2–6 mm²
plage publiée pour la ComStrip 12 62 180 et la Jokari Secura 2K
10 mm²
section maximale de dénudage publiée pour la Knipex StriX
45,13 €
prix relevé pour la StriX 13 66 180 le 11/08/2026
46 €
prix conseillé de la Jokari Secura 2K
Une pince à dénuder coupe l’isolant sans entamer le cuivre, puis libère la gaine. La différence entre les familles tient au réglage des lames et à la façon de choisir la section.
La pince manuelle porte des encoches ou des lames réglables par molette. On choisit soi-même l’ouverture, ce qui donne un contrôle précis mais demande un réglage quand la section change.
La pince semi-automatique à alvéoles propose des positions gravées par section : on lit 1,5, 2,5 ou 6 mm² directement sur l’outil. La pince automatique adapte ses lames à la section engagée sans aucun réglage, au prix d’un mécanisme plus complexe.
| Famille | Réglage | Ce qu’elle fait bien | Sa limite |
|---|---|---|---|
| Famille Manuelle | Réglage Molette ou contre-écrou | Ce qu’elle fait bien Sections très variées, geste contrôlé, coupe-câbles souvent intégrée | Sa limite Réglage à refaire à chaque changement de section |
| Famille Semi-automatique à alvéoles | Réglage Positions gravées par section | Ce qu’elle fait bien Lecture directe de la section, erreur de position visible | Sa limite Plage limitée au nombre d’alvéoles |
| Famille Automatique | Réglage Aucun | Ce qu’elle fait bien Volume en 0,2 à 6 mm² sans toucher au réglage, butée de longueur | Sa limite Mécanique plus fragile, sections au-delà de 6 mm² exclues |
Le réglage détermine le geste : plus la plage est large sur une manuelle, plus le réglage intervient souvent.
Le guide de la pince à sertir les embouts traite la même logique de l’autre côté du raccordement : on choisit d’abord le consommable, puis l’outil qui lui est associé. Pour le dénudage, le consommable, c’est le conducteur avec son isolant ; la plage de la pince doit couvrir sa section réelle.
En rénovation et en tableau, les sections les plus fréquentes restent 1,5 mm² pour l’éclairage, 2,5 mm² pour les prises, en fil rigide ou souple. Le fil souple H07V-K est celui des appareils et des dosses de tableau ; le rigide H07V-U est le fil des installations posées en gaine. Une pince donnée pour 0,2 à 6 mm² couvre largement ce quotidien.
La longueur dénudée compte autant que la section. Une prise de terre ou une borne à vis demande souvent une longueur précise : trop courte, le conducteur ne rentre pas à fond ; trop longue, du cuivre nu reste visible.
Les repères 11 mm et 16 mm gravés dans la mâchoire de la StriX existent exactement pour cela, et le guide du sertissage des cosses rappelle que la longueur dénudée est une donnée du raccordement, pas une préférence.
Le type de conducteur change aussi le résultat. Un fil souple dénudé à la pince automatique sort propre si les lames sont affûtées ; un fil rigide entaillé au cuivre, lui, cède au premier pliage.
C’est la limite que l’on contrôle le mieux sur une pince manuelle, où la profondeur de coupe se règle à la molette. Le mélange de fils souples et rigides dans une borne se décide ensuite au niveau du connecteur, pas au niveau de la pince.
La StriX est la pince que je vois le plus souvent dans les trousses des électriciens, et la fiche Knipex explique pourquoi. Elle dénude les conducteurs unifilaires, multibrins et très fins jusqu’à un diamètre de 5 mm, soit environ 10 mm² de section, avec des isolants plastique ou caoutchouc.
Le réglage se fait par une vis moletée avec contre-écrou, ce qui évite qu’il se déplace en cours d’ouvrage.
Le réglage se fait sans outil : la profondeur choisie reste ensuite bloquée en cours d’ouvrage.
Son deuxième atout est le coupe-câbles intégré, annoncé pour le cuivre et l’aluminium jusqu’à 15 mm de diamètre, soit un câble 5 x 2,5 mm². La pince est forgée, trempée plusieurs fois à l’huile, avec une charnière vissée qui limite le jeu des poignées.
Knipex annonce 200 g pour 180 mm de long, et des repères 11 mm et 16 mm dans la mâchoire.
Il faut lire la fiche avant d’acheter, car le nom StriX recouvre plusieurs variantes.
La 13 62 180 porte des manches rouges et bleus ; la 13 66 180 des manches multicomposants ; la 13 66 180 T est la version isolée, conforme à la norme EN 60900 avec un anneau pour dispositif antichute, 215 g et un encombrement de 180 x 53 x 27 mm. Seule cette variante T est une pince VDE pour travaux sous tension.
Quand il faut dénuder des dizaines de fils d’appareillage dans la journée, le réglage manuel devient une perte de temps. La pince automatique engage le fil, se referme, et la longueur se règle une fois par une butée. C’est la famille qui change le plus le geste quotidien.
La Knipex ComStrip 12 62 180 est présentée par le fabricant comme le modèle d’entrée de la gamme automatique : 0,2 à 6 mm² sans réglage manuel, conducteurs massifs, multibrins et fins, avec un réglage fin de la profondeur de coupe pour les isolants durs ou les températures basses.
Sa butée de longueur va de 6 à 18 mm, et le coupe-fil intégré accepte les conducteurs massifs jusqu’à 2,5 mm² et les fins jusqu’à 6 mm².
La pince mesure 165 mm. Le prix relevé sur ManoMano le 11 août 2026 était de 37,66 €.
La Jokari Secura 2K (Art. 20100) couvre la même plage de 0,2 à 6 mm² (AWG 24-10) et vise les conducteurs solides et souples à isolation PVC ou PUR, avec l’exemple du fil H07V-K.
Elle intègre un réglage de profondeur de coupe, une butée de longueur de 6 à 18 mm, un coupe-fil latéral jusqu’à 2,5 mm² et des lames remplaçables (jeu de rechange à 17 € sur le site du fabricant).
Elle pèse 156 g et son prix conseillé affiché est de 46 € TTC. Jokari ne fait ici qu’une entrée dans le comparatif : la gamme complète, la fabrication allemande et le comportement dans la durée font l’objet d’un article dédié à la Secura.
Knipex ComStrip 12 62 180 contre Jokari Secura 2K
Avantages
Inconvénients
Wera est régulièrement citée dans les discussions sur l’outillage électricien, mais le catalogue 2026 du fabricant ne contient aucune pince à dénuder. La gamme Wera couvre les tournevis Kraftform, les clés, les douilles et les embouts, y compris en version VDE pour les tournevis.
Pour le dénudage, les kits VDE de Wera intègrent une pince Knipex, en l’occurrence la pince à dénuder diagonale 14 26 160 : le fabricant allemand s’appuie sur l’autre spécialiste au lieu de fabriquer lui-même.
Cette distinction évite un mauvais achat : choisir ses tournevis Wera ou Wiha ne donne pas une trousse complète, il faut vérifier chaque famille d’outil séparément. Une pince à dénuder se choisit sur sa plage et son réglage, pas sur la marque des tournevis qui l’entourent dans la mallette.
Dénuder un fil sous tension est un cas de travail sous tension, pas un geste de routine.
L’outil doit alors être isolé et marqué pour la tension concernée, et la norme EN 60900 est la référence des outils à main isolés jusqu’à 1 000 V en courant alternatif. Le guide de l’outillage isolé 1 000 V détaille le marquage, le double triangle et les limites de cette conformité : une pince non marquée n’entre pas dans le calcul.
Attention
Aucune pince automatique de ce comparatif n’est une pince isolée : ComStrip, Secura et leurs équivalents ne portent pas de marquage EN 60900. Pour un geste au voisinage de pièces sous tension, seule une pince VDE marquée entre dans la trousse, avec les protections et l’organisation de l’opération qui vont avec.
Dans la pratique, la pince à dénuder VDE est un modèle manuel à alvéoles ou à encoches, comme la StriX 13 66 180 T ou la Knipex 11 06 160, que j’ai trouvée à 26,48 € sur Amazon.fr.
Les pinces VDE d’entrée de gamme restent abordables : la Stanley Maxsteel (0,5 à 6 mm², isolée 1 000 V) est à 22,32 € sur ManoMano, la Bosch Professional 160 mm à 22,57 €.
Le prix bas ne dispense pas de vérifier le marquage double triangle sur le manche, point de contrôle détaillé dans le guide de la trousse VDE 1 000 V.
La vérification se fait sur l’outil en main, avant l’achat ou l’utilisation sous tension.
Avant tout geste sur un circuit, la séquence reste la même que sur n’importe quelle intervention : couper, vérifier l’absence de tension avec un VAT testé, puis travailler. Le comparatif des vérificateurs d’absence de tension fait le point sur ce deuxième outil, celui qui décide si le circuit est réellement hors tension.
Le geste correct se décompose en trois temps : engager le fil à fond dans la mâchoire ou jusqu’à la butée, fermer la pince d’un mouvement franc, puis tirer la gaine sans tordre le fil.
Une pince automatique réclame d’engager le fil droit et à fond, sinon la lame coupe l’isolant en biais. Une manuelle demande de vérifier que la section choisie correspond à l’encoche.
L’entretien tient en trois points. Les lames se remplacent quand le dénudage commence à arracher les brins : Knipex et Jokari vendent des jeux de rechange référencés.
La charnière se nettoie au chiffon, sans graisse épaisse qui colle les poussières de gaine. Le réglage de profondeur se retouche après une série sur isolant dur, comme le recommandent les fiches des deux fabricants.
Les limites sont structurelles. Une pince à dénuder ne coupe pas l’acier et ne sert pas de pince à sertir : le sertissage d’une cosse ou d’un embout relève d’un outil et d’une matrice associés, comme le montrent le guide de la sertisseuse électroportative et l’avis sur les pinces manuelles Klauke K32 TWIST-it et K507 WF.
Une pince automatique annoncée à 6 mm² ne dénude pas un câble de 16 mm² en forçant : elle entame l’isolant et laisse les brins arrachés. Enfin, les copies bon marché de pinces automatiques existent, et le guide de la contrefaçon d’outillage liste les indices qui permettent de les repérer avant l’achat.
Les prix relevés le 11 août 2026 donnent un ordre de grandeur net. Une manuelle VDE d’entrée de gamme démarre autour de 19 à 26 € (Stanley, Bosch, Knipex 11 06 160) : le prix de la pince seule, pas de la formation ni de l’habilitation.
Une automatique de marque se situe entre 37 et 46 € selon le canal (ComStrip à 37,66 €, Secura au prix conseillé de 46 €). La StriX 13 66 180 était affichée à 45,13 € sur Amazon.fr pour un prix conseillé de 61,66 €.
| Modèle | Famille | Plage publiée | Prix relevé |
|---|---|---|---|
| Modèle Bosch Professional 160 mm | Famille Manuelle isolée | Plage publiée Usage polyvalent, isolation 1 000 V | Prix relevé 22,57 € |
| Modèle Stanley Maxsteel 0-84010 | Famille Manuelle isolée | Plage publiée 0,5 à 6 mm² | Prix relevé 22,32 € |
| Modèle Knipex 11 06 160 | Famille Manuelle isolée | Plage publiée Usage universel | Prix relevé 26,48 € |
| Modèle Knipex ComStrip 12 62 180 | Famille Automatique | Plage publiée 0,2 à 6 mm² | Prix relevé 37,66 € |
| Modèle Knipex StriX 13 66 180 | Famille Manuelle | Plage publiée Jusqu’à 10 mm² | Prix relevé 45,13 € |
| Modèle Jokari Secura 2K | Famille Automatique | Plage publiée 0,2 à 6 mm² | Prix relevé 46,00 € |
Prix relevés le 11 août 2026 sur Amazon.fr, ManoMano et le site Jokari. Les prix bougent : seule la plage publiée par le fabricant fait référence.
Pour un premier panier d’outils, la logique budgétaire est simple : une automatique de marque si l’on va poser des appareillages, une manuelle VDE si l’on veut un outil polyvalent et marqué pour les travaux isolés. Le guide pour équiper un électricien débutant reprend l’ordre d’achat complet, et la pince à dénuder y arrive avant le multimètre.
Pour un usage d’électricien, la famille automatique couvre le quotidien en 1,5 et 2,5 mm² : ComStrip ou Secura, selon le prix du jour. Pour un usage varié jusqu’à 10 mm² avec coupe-câbles intégrée, la StriX manuelle reste la référence, et sa variante 13 66 180 T conforme EN 60900 est la seule à envisager pour un geste sous tension. Les modèles VDE d’entrée de gamme valent l’achat dès que le marquage est vérifié ; aucune pince automatique ne remplace une pince isolée.
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Pour un usage quotidien sur fil souple et rigide de 1,5 à 2,5 mm², une pince automatique type ComStrip ou Secura (0,2 à 6 mm²) fait le volume sans réglage. Pour des sections jusqu’à 10 mm² avec coupe-câbles, la Knipex StriX manuelle reste la référence, et sa variante 13 66 180 T conforme EN 60900 couvre les travaux sous tension.
La manuelle règle la profondeur à la molette, ce qui donne un contrôle précis mais un réglage à refaire à chaque section. La semi-automatique à alvéoles choisit la section sur des positions gravées. L’automatique adapte ses lames seules à la section engagée, avec une plage typique de 0,2 à 6 mm² et une butée de longueur.
Non. Le dénudage sous tension est un travail sous tension, qui exige un outil isolé et marqué EN 60900. Les pinces automatiques courantes ne portent pas ce marquage. La priorité reste de couper le circuit et de vérifier l’absence de tension, comme le détaille le guide de l’outillage isolé 1 000 V.
Quand le dénudage arrache ou écrase les brins au lieu de trancher l’isolant, ou que le fil souple sort irrégulier. Knipex et Jokari vendent des jeux de lames de rechange référencés pour leurs modèles automatiques ; une lame générique hors référence peut entamer le cuivre.
Non par défaut. Certains modèles bon marché cumulent les fonctions, mais le sertissage d’un embout ou d’une cosse demande une géométrie de matrice et une pression associées à la pièce. Le comparatif des pinces à sertir les embouts montre comment choisir l’outil à partir de l’embout et de la borne.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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