Boîte de dérivation
Une boîte de dérivation centrale avec connecteurs adaptés garde chaque spot raccordé proprement et accessible.
Vérifié le par
Théo Desrousseaux, électricien
(diplômes et certifications)
En bref
230 V
tension courante des spots GU10 domestiques
1,5 mm²
section courante des circuits éclairage
10 ou 16 A
calibre courant selon circuit et conception
300 VA
équivalence normative usuelle d’un point d’éclairage à spots
Pour brancher plusieurs spots LED au plafond, la bonne réponse est presque toujours : en parallèle, pas en série. C’est le montage qui donne la même tension à chaque spot et évite qu’un spot défectueux coupe toute la ligne.
Mais il faut préciser de quoi on parle. Un spot LED GU10 en 230 V ne se traite pas comme un ruban LED 24 V, un spot basse tension avec transformateur ou une dalle LED à driver courant constant. Le mot “spot” cache plusieurs technologies.
Dans une maison, quand on ajoute des spots encastrés dans une cuisine, un couloir ou un salon, on parle le plus souvent de spots 230 V ou de spots avec driver individuel. Dans ce cas, le montage en parallèle est la base.
Attention
En série, le courant traverse le premier spot, puis le deuxième, puis le troisième. Si un élément ouvre le circuit, tout s’éteint. La tension se répartit entre les éléments selon le montage. Ce principe existe, mais il demande du matériel prévu pour.
En parallèle, chaque spot est raccordé entre la phase et le neutre du circuit. Chaque spot reçoit la tension prévue. Si un spot tombe en panne, les autres peuvent rester allumés. C’est le montage logique pour des spots 230 V domestiques.
| Montage | Principe | Usage correct |
|---|---|---|
| Montage Parallèle | Principe Chaque spot reçoit la même tension | Usage correct Spots 230 V domestiques, GU10, spots avec driver individuel. |
| Montage Série | Principe Les spots sont traversés les uns après les autres | Usage correct Montages spécifiques, chaînes prévues, courant constant avec matériel adapté. |
| Montage Basse tension | Principe Alimentation séparée 12 V ou 24 V | Usage correct Calcul de puissance, chute de tension et driver accessibles. |
| Montage Variation | Principe Variateur compatible LED obligatoire | Usage correct Éviter les scintillements et les spots qui restent faiblement allumés. |
Branchement de spots LED : choisir selon le matériel
Un GU10 230 V est conçu pour recevoir directement la tension du réseau. Si vous en mettez plusieurs en parallèle, chacun fonctionne dans ses conditions prévues. La luminosité reste homogène et le dépannage est lisible.
Si vous essayez de les mettre en série, vous créez un montage qui n’est pas celui attendu par le fabricant. Certains spots ne s’allumeront pas, d’autres clignoteront, et le comportement deviendra imprévisible dès qu’un driver interne réagit différemment.
Le parallèle facilite aussi l’entretien. Quand un spot clignote, vous pouvez le remplacer ou contrôler sa connexion sans supposer que toute la chaîne dépend de lui.
Une erreur courante consiste à dire : “Les LED consomment peu, je peux en mettre autant que je veux.” Ce n’est pas la bonne lecture. La faible puissance aide, mais le circuit reste encadré.
Il faut vérifier la section des conducteurs, le calibre du disjoncteur, le nombre de points lumineux, la qualité des connexions, le type de plafond, l’isolation autour des spots et l’accès aux boîtes. Un spot LED de 6 W consomme peu, mais un raccord noyé dans l’isolant reste un mauvais raccord.
La norme plafonne un circuit d’éclairage à 8 points lumineux, en comptant un point par tranche de 300 VA pour les spots ou bandeaux lumineux (article 771.314.2.3) Obligation NF C 15-100 : 12 spots de 6 W restent par exemple loin du compte, mais la règle existe pour éviter de pousser les connexions au-delà du raisonnable.
Si vous partez d’un ancien point lumineux unique pour alimenter 12 spots, le sujet devient un mini chantier. Il faut créer une distribution propre. Une boîte de dérivation accessible, des connecteurs adaptés, des gaines et un repérage clair valent mieux qu’un tas de dominos cachés dans un faux plafond. Si l’ancien point est une boîte DCL, vérifiez aussi si la boîte DCL reste obligatoire en rénovation.
3 questions
InteractifQuelle répartition choisir pour vos spots ?
Trois questions sur votre matériel, votre circuit et votre alimentation
Sélectionnez la situation la plus proche
Certains spots ne sont pas en 230 V direct. Ils utilisent un driver ou une alimentation. Là, la question série ou parallèle dépend du matériel.
Un ruban LED 24 V se câble autrement qu’un spot GU10. Un spot à courant constant peut demander un montage en série avec driver prévu pour une plage de tension donnée. Une alimentation 12 V trop faible peut faire baisser la luminosité en bout de ligne. Une alimentation cachée et inaccessible compliquera la maintenance.
La règle n’est donc pas “jamais de série”. La règle est : ne jamais improviser un montage série avec du matériel qui n’est pas prévu pour.
Retour de chantier
Un spot LED qui clignote n’est pas forcément un spot mort. Le problème peut venir du variateur, d’un neutre absent, d’un retour de courant, d’une charge minimale non atteinte, d’un mauvais serrage ou d’une alimentation bas de gamme.
Le cas classique : remplacer des halogènes par des LED sans changer le variateur. L’ancien variateur attend une charge plus forte. Les LED consomment peu, l’électronique travaille mal, et les spots scintillent. Le guide ampoule LED clignote reste allumée détaille ce symptôme.
Autre cas : le spot reste faiblement allumé interrupteur coupé. Cela peut venir d’un voyant, d’un retour capacitif ou d’un module connecté sans neutre. Dans ce cas, regardez aussi interrupteur connecté sans neutre branchement.
La méthode propre consiste à partir d’un point d’alimentation éclairage, puis à distribuer phase, neutre et terre si nécessaire vers chaque spot. Les spots classe II n’utilisent pas toujours la terre, mais le circuit et les boîtes doivent rester cohérents.
Le repiquage peut se faire de spot en spot si les connexions restent prévues pour cela et accessibles. Sinon, une boîte de dérivation centrale permet de distribuer vers chaque point. Le choix dépend du plafond, de la trappe, du nombre de spots et du matériel.
Boîte de dérivation
Une boîte de dérivation centrale avec connecteurs adaptés garde chaque spot raccordé proprement et accessible.
Ce que je refuse : les connexions torsadées, les dominos flottants dans l’isolant, les drivers noyés derrière un placo sans accès, ou les fils trop courts qui cassent au premier remplacement.
Depuis l’édition 2024 de la NF C 15-100 Obligation NF C 15-100 , les boîtes d’encastrement sont obligatoires pour tout montage en vide de construction : un domino ou un connecteur posé dans l’isolant sans boîte n’est plus acceptable, chaque raccord doit passer par une boîte accessible.
Avant toute intervention
Couper l’alimentation du circuit, condamner si possible, vérifier l’absence de tension avec un VAT, puis arrêter et appeler un professionnel en cas de doute.
Couper le circuit
Identifier le disjoncteur éclairage et vérifier l’absence de tension.
Lire les spots
Contrôler tension, puissance, classe, IP et compatibilité isolant.
Dessiner la distribution
Choisir boîte centrale ou repiquage propre selon l’accès.
Raccorder en parallèle
Phase et neutre distribués à chaque spot 230 V.
Tester avant fermeture
Allumage, variation, température et absence de scintillement.
Dans une pièce sèche, un spot IP20 peut suffire selon l’emplacement. Dans une salle de bain, une cuisine exposée à la vapeur ou un extérieur, l’indice de protection devient décisif.
Boîte étanche IP56/IP68
L'indice de protection se lit gravé sur le matériel avant pose en zone humide ou enterrée.
La salle de bain impose une lecture par volumes. Un spot au-dessus d’une douche ne se choisit pas comme un spot de couloir. Pour éviter les erreurs, le guide éclairage salle de bain normes est plus adapté.
En extérieur, regardez l’eau, les UV, la fixation et la maintenance. Un spot de façade mal protégé peut déclencher un différentiel quand il pleut, comme expliqué dans disjoncteur 30 mA saute quand il pleut.
Pour les boîtes de dérivation dehors, mon geste est simple : percer le bas pour que la condensation sorte par les trous, et l’eau ne touche jamais les connexions ; sur une boîte enterrée, où l’on ne peut pas percer, le gel isolant IP68 prend le relais. Les spots ou transformateurs posés au sol, eux, ne font pas long feu — la condensation les tue à petit feu.
Si vous remplacez un plafonnier par 4 spots LED dans la même pièce, le circuit existant peut souvent suffire après contrôle. Si vous ajoutez un plafond complet, une cuisine, un salon et un couloir sur le même départ ancien, c’est différent.
Un circuit éclairage trop étendu rend les pannes pénibles. Une connexion faible peut couper plusieurs zones. Et si le circuit est ancien, sans repérage clair, ajouter des spots peut masquer un problème de fond.
Dans les rénovations propres, je préfère séparer les zones importantes. Cuisine, couloir et pièces de vie ne méritent pas toujours d’être sur le même départ, surtout si le tableau est repris.
La séparation aide aussi le confort. Une cuisine ouverte peut avoir un circuit de spots fonctionnels, une suspension de repas et un éclairage indirect. Si tout dépend du même interrupteur, vous perdez la souplesse. Si tout dépend du même variateur, vous multipliez les incompatibilités possibles avec les LED.
Quand le tableau est accessible, tirer un départ éclairage neuf peut coûter moins cher que de dépanner pendant des heures un ancien circuit repiqué dans trois boîtes. Le guide tirer ligne électrique depuis tableau donne les points à vérifier avant de décider.
Les spots LED donnent envie de tout cacher. Le plafond devient lisse, les sources lumineuses disparaissent, le rendu est propre. Mais un faux plafond fermé peut devenir un piège si les connexions et les drivers ne restent pas accessibles.
Un driver LED est une pièce électronique. Il chauffe, vieillit et peut tomber en panne. Si vous le laissez prisonnier derrière une plaque sans trappe, le remplacement devient un chantier. Le bon montage prévoit un accès par le trou du spot ou par une trappe discrète.
Même logique pour les connecteurs. Une connexion doit rester dans un volume adapté, pas au contact direct de l’isolant sans protection. Le spot lui-même doit être compatible avec son environnement.
Certains modèles demandent un volume d’air autour du corps, d’autres acceptent mieux les plafonds isolés. Depuis la NF C 15-100 édition 2024, un luminaire encastré dans un faux plafond avec isolant soufflé doit afficher un indice IP55 minimum ou être équipé d’un capot de protection équivalent : sur un chantier neuf ou une rénovation en cours, je l’applique, mais je ne vais pas tirer la sonnette d’alarme sur un plafond existant, la norme n’est pas rétroactive.
Connecteur WAGO 221
Tant que le plafond reste ouvert, chaque raccord peut être vérifié sans dénuder : le test se fait directement sur le connecteur.
Avant de fermer, allumez longtemps. Quinze secondes ne suffisent pas. Laissez chauffer, testez la variation, vérifiez que tous les spots ont la même teinte, puis seulement après fermez les finitions. C’est plus lent, mais cela évite de rouvrir un plafond neuf.
Le câblage n’est pas le seul sujet. Beaucoup de plafonds LED ratés fonctionnent électriquement, mais donnent une lumière froide et désagréable. Dans une pièce de vie, le choix entre 2700 K, 3000 K et 4000 K change complètement l’ambiance.
Dans un salon, je reste souvent sur du chaud ou neutre chaud. Dans une cuisine, 3000 K à 4000 K peut être cohérent selon les matériaux. Dans un couloir, on peut privilégier une lumière lisible sans transformer le passage en local technique.
Ne mélangez pas des spots de températures différentes sur une même ligne visible. L’œil le voit immédiatement. Si vous remplacez seulement deux spots sur dix, gardez la même gamme ou remplacez toute la série.
La puissance doit aussi être répartie. Quatre spots trop puissants créent des cônes agressifs. Huit spots mieux placés peuvent donner un rendu plus doux. Le bon éclairage se pense avec l’angle, la hauteur, la couleur du plafond et les zones à éclairer.
Un spot LED peut être commandé par un simple interrupteur, un va-et-vient, un télérupteur, un variateur ou un module connecté. Le câblage des spots ne suffit donc pas : il faut aussi comprendre la commande.
Un variateur ancien prévu pour halogène peut mal fonctionner avec une faible charge LED. Un interrupteur connecté sans neutre peut laisser passer un faible courant et provoquer un scintillement. Un témoin lumineux sur interrupteur peut garder des LED faiblement allumées.
Variateur LED
Un variateur prévu pour LED évite les scintillements et les spots qui restent faiblement allumés.
Si vous ajoutez des spots pendant une rénovation, profitez-en pour vérifier la commande. Tirer un neutre à l’interrupteur peut faciliter une future domotisation. Garder un montage ancien sans neutre limite les choix et force parfois l’ajout d’un compensateur.
Pour un va-et-vient, ne modifiez pas les navettes au hasard. Repérez avant démontage. Une erreur dans une boîte d’interrupteur peut donner un éclairage qui fonctionne une fois sur deux, ou qui reste alimenté alors qu’il semble coupé. Quand le tirage de navettes est impossible, un va-et-vient sans fil peut être plus propre qu’un bricolage dans deux boîtes trop petites.
Un spot ne s’éteint pas ? Un seul spot clignote ? Toute la ligne saute ? La méthode reste la même : on coupe le circuit, on vérifie l’absence de tension, puis on contrôle les connexions. Ne tirez pas un spot encastré sous tension pour “voir”.
VAT de contrôle
La vérification d'absence de tension se fait sur chaque circuit avant d'intervenir, même après coupure au disjoncteur.
Si le disjoncteur déclenche à l’allumage, suspectez un court-circuit, un driver défectueux ou une erreur de raccordement. Si le différentiel déclenche, regardez l’humidité, un spot extérieur, une isolation abîmée ou une alimentation en défaut.
Un spot qui chauffe anormalement doit être traité. LED ne veut pas dire froid. Le driver chauffe, le dissipateur chauffe, et un plafond isolé peut aggraver la température. Un spot bruni ou une odeur de plastique impose l’arrêt du circuit.
En dépannage, remplacez un élément à la fois. Si vous changez spot, driver et variateur en même temps, vous ne saurez pas ce qui posait problème. Une méthode lente évite les fausses conclusions.
Si le défaut apparaît seulement après quelques minutes, pensez à la température. Un driver peut fonctionner à froid puis décrocher quand il chauffe. Un spot trop serré dans son perçage peut aussi mal évacuer. Dans ce cas, le bon diamètre de scie cloche et le volume d’air autour du spot comptent autant que le câblage.
Pour des spots LED 230 V domestiques, le branchement en parallèle est le montage à retenir : chaque spot reçoit la même tension et un spot défectueux n’éteint pas toute la ligne.
La série ne se justifie que sur du matériel prévu pour ce montage, comme une chaîne ou un système à courant constant avec driver adapté. Avant d’ajouter des spots, vérifiez la section, le disjoncteur et le plafond de 8 points lumineux prévu par la NF C 15-100, sans compter sur la seule faible puissance des LED.
Pour des spots LED 230 V domestiques, le bon choix courant est le parallèle. Chaque spot reçoit la bonne tension.
La série peut répartir la tension de façon incorrecte et rendre tout le circuit dépendant d’un seul élément. Ce n’est pas le montage prévu pour des GU10 230 V.
Il faut raisonner en points lumineux, puissance, section et disjoncteur. Les LED consomment peu, mais les connexions et le circuit restent encadrés.
Souvent à cause d’un variateur incompatible, d’un mauvais serrage, d’un retour de courant ou d’une alimentation LED mal choisie.
Ils doivent rester accessibles pour remplacement et contrôle. Un driver noyé derrière un plafond fermé complique la maintenance.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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