Détecteur PIR au plafond
Un détecteur PIR autonome éclaire ici un couloir de copropriété : un usage typique de la détection de présence pour l’éclairage de circulation.
Publié le 10 mai 2026
En bref
Un détecteur de mouvement encastrable se choisit d’abord par la discrétion : posé au plafond ou noyé dans une cloison, il disparaît dans le décor au lieu de s’afficher comme un boîtier rapporté.
C’est précisément ce qui le distingue d’un détecteur mural classique ou d’un détecteur extérieur, pensés pour d’autres contraintes.
Le choix ne commence pas par la marque. Il commence par une question simple : que doit-il détecter, dans quelle pièce, et pour quoi faire ?
Un couloir où l’on passe chargé n’exige pas la même détection qu’un escalier, un WC de nuit ou un garage. Une salle de bains impose une contrainte d’indice IP qu’un local sec n’a pas. Et un détecteur d’alarme encastrable doit rester invisible tout en restant fiable.
20-80 €
budget courant pour un détecteur d’éclairage encastrable
80-200 €
budget fréquent pour un détecteur d’alarme encastrable double technologie
60-65 mm
diamètre de perçage courant au plafond
IP20-IP55
indice à choisir selon la pièce, du sec à la salle de bains
Info
Un détecteur encastrable repère un déplacement dans une zone donnée. Selon le modèle, il peut commander un éclairage, transmettre une alerte à une centrale d’alarme, ou les deux à la fois. Sa raison d’être reste la même : voir sans être vu, et déclencher sans qu’on y pense.
Pour un usage d’éclairage, le but est souvent simple : éclairer un couloir la nuit, sécuriser un escalier, accueillir dans une entrée ou éviter de chercher l’interrupteur d’un WC. Pour un usage d’alarme, l’objectif est plus sensible : détecter une présence dans une pièce sans signaler qu’un capteur surveille.
Cette différence change le niveau d’exigence. Un allumage intempestif de plafonnier est agaçant. Une fausse alerte d’alarme, elle, devient vite pénible au quotidien.
| Usage | Produit adapté | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Usage Couloir | Produit adapté Détecteur plafond 360° avec seuil crépusculaire | Point de vigilance Ne pas déclencher à chaque passage d’animal. |
| Usage Escalier | Produit adapté Détecteur encastré en cloison ou plafonnier orienté | Point de vigilance Tester les marches et la rampe. |
| Usage WC et entrée | Produit adapté Détecteur discret avec temporisation courte | Point de vigilance Vérifier le neutre et la charge LED. |
| Usage Salle de bains | Produit adapté Modèle IP adapté aux volumes NF C 15-100 | Point de vigilance Respecter les zones humides et le volume 0. |
| Usage Alarme intérieure | Produit adapté Détecteur double technologie encastrable | Point de vigilance Vérifier la centrale, la portée radio et l’immunité animale. |
Usages courants d’un détecteur de mouvement encastrable.
Le modèle le plus courant est le détecteur PIR, pour infrarouge passif. Il réagit aux variations de chaleur dans son champ. En clair, il ne voit pas une personne comme une caméra : il perçoit une différence thermique qui se déplace.
C’est une technologie simple, accessible et souvent suffisante pour un éclairage. Elle fonctionne bien quand la personne traverse le champ du détecteur, moins bien quand elle avance droit vers lui dans certaines configurations — un point à garder en tête dans un long couloir.
L’hyperfréquence, parfois appelée micro-ondes, fonctionne autrement. Le capteur émet un signal et analyse le retour. Il peut être plus sensible, parfois trop. Encastré dans une cloison légère, il peut réagir à des mouvements derrière une paroi fine, une porte ou un élément mobile — ce qui se règle rarement sans essai.
La double technologie combine généralement PIR et hyperfréquence. Le déclenchement est validé quand les deux principes confirment une présence. C’est plus courant sur les détecteurs d’alarme, car l’enjeu est de réduire les fausses alertes.
Les deux termes sont souvent mélangés. Pour un couloir ou une entrée, on parle le plus souvent de détecteur de mouvement. Il réagit à un déplacement dans une zone.
Un détecteur de présence est plus fin. Il peut maintenir un éclairage en fonction de micro-mouvements et de la luminosité ambiante.
On le rencontre davantage dans des bureaux, circulations, sanitaires ou pièces où l’on veut optimiser l’éclairage — et il se prête bien à l’encastrement au plafond, où il couvre toute la pièce sans angle mort.
Détecteur PIR au plafond
Un détecteur PIR autonome éclaire ici un couloir de copropriété : un usage typique de la détection de présence pour l’éclairage de circulation.
Dans une pièce fermée, un détecteur trop sensible peut devenir une source de déclenchements inutiles. Pour un couloir ou une entrée, mieux vaut souvent un détecteur bien placé qu’un capteur très sensible mal réglé.
Conseil
L’indice IP indique la protection contre les corps solides et l’eau. Pour un détecteur encastrable, il ne faut pas se contenter de lire « usage intérieur » sur une fiche produit. Il faut regarder la pièce réelle : local sec, cuisine, salle de bains, ou encore un garage soumis à la poussière.
Un modèle IP20 convient dans un couloir, une entrée ou un salon. Pour une salle de bains, la NF C 15-100 découpe la pièce en volumes : au plafond hors des zones de projection directe, un IP44 est souvent attendu, et plus près des points d’eau, IP55 ou équivalent devient nécessaire selon le volume concerné.
L’indice IP ne règle pas tout. Il faut aussi regarder l’étanchéité de l’encastrement, l’arrivée du câble, la ventilation derrière le détecteur et la tenue dans la durée d’un plafond de salle de bains chaud et humide.
| Indice | Lecture simple | Usage possible |
|---|---|---|
| Indice IP20 | Lecture simple Protégé contre les corps solides, pas contre l’eau | Usage possible Couloir, entrée, salon, chambre, WC sec. |
| Indice IP44 | Lecture simple Protection contre les projections d’eau | Usage possible Salle de bains en dehors des volumes humides. |
| Indice IP55 | Lecture simple Protection renforcée contre poussière et jets d’eau | Usage possible Volume 1 ou 2 de salle de bains, garage poussiéreux. |
| Indice IK | Lecture simple Résistance aux chocs mécaniques | Usage possible À vérifier si le détecteur est bas, accessible ou proche d’un passage. |
Repères pour choisir l’indice de protection d’un détecteur encastrable.
L’angle de détection doit correspondre à la zone. Un détecteur 90 degrés peut suffire pour un passage étroit ou une montée d’escalier encastré en cloison. Un modèle 180 degrés est courant au mur, au-dessus d’une porte ou face à un couloir.
Un modèle 360 degrés convient plutôt au plafond, au centre d’une pièce, d’un palier ou d’un carport intérieur.
Plus l’angle est large, plus le risque de capter une zone inutile augmente. Ce n’est pas toujours un avantage. Encastré au plafond d’un séjour traversant, un grand angle peut créer plus de déclenchements parasites.
La bonne méthode consiste à dessiner mentalement la zone utile. Le détecteur doit couvrir le passage humain, pas la porte du voisin derrière la cloison, pas le rideau qui bouge ni les reflets sur une vitre.
Beaucoup de détecteurs encastrables sont prévus pour une pose autour de 2,40 à 3 mètres, mais il faut toujours vérifier la notice du fabricant. Cette hauteur donne souvent un bon compromis entre couverture, discrétion et accès pour réglage.
Si le plafond est trop haut, la zone proche du sol peut être mal couverte. S’il est trop bas ou si le détecteur est encastré au ras d’un placard, il peut capter une zone réduite, être masqué ou déclenché par un élément mobile.
Le réglage qui compte le plus est souvent l’orientation. Un bon détecteur mal pointé devient vite moins fiable qu’un modèle simple bien posé.
Encaster un détecteur, c’est d’abord percer au bon diamètre. La plupart des modèles demandent une réservation de 60 à 65 mm au trépan, pour une profondeur d’encastrement de 40 à 60 mm selon les références. Un trou trop grand ne tient pas le ressort du détecteur. Un trou trop petit ne laisse pas passer le corps du produit.
Dans du placo, le perçage est simple et le ressort plaque le détecteur contre le plafond. Dans un plafond en plâtre plein, il faut vérifier l’épaisseur réelle : au-delà de la profondeur utile du détecteur, le corps dépasse et la fixation devient fragile.
En plafond tendu, on ne perce pas la toile : le détecteur se pose dans la plaque technique avant la pose de la toile, avec un renfort prévu à cet effet.
Le détecteur n’est pas plat derrière sa façade : connecteurs, bornes et parfois une carte électronique occupent de la profondeur. Avant de percer, vérifiez la place disponible entre plafond et dalle, la présence d’une gaine, d’un isolant ou d’une canalisation.
Un passage de câble mal anticipé transforme une pose d’une heure en reprise complète.
Luminaire à détection intégrée
Le capteur et le luminaire ne font qu’un : l’emplacement du plafonnier impose celui de la zone détectée, un compromis à dessiner avant de percer.
Un détecteur encastrable câblé travaille souvent en 230 V lorsqu’il pilote un éclairage. Cela impose de respecter le circuit, la protection, l’encastrement et les règles de coupure avant intervention.
La plupart des détecteurs encastrables ont besoin du neutre. Certains modèles dits « deux fils » s’en passent, mais ils restent plus rares et souvent plus sensibles aux à-coups de charge. Une erreur de raccordement peut provoquer un non-fonctionnement, un clignotement, un échauffement ou une panne rapide.
Le détecteur n’est pas un simple accessoire décoratif. Il est relié à une charge, parfois un plafonnier LED puissant ou plusieurs spots. Il faut vérifier la puissance maximale supportée, souvent de l’ordre de 300 à 500 W en incandescence et 100 à 300 W en LED selon les modèles, le type de lampe et le comportement avec les LED.
Retour de chantier
Pour approfondir le sujet du tableau et des protections, vous pouvez aussi lire le guide du tableau électrique et le guide sur les prises électriques intérieures et extérieures.
Détecteur LED sans fil
Sans fil, la pose se résume à la fixation : le compromis se joue sur la batterie, la portée et la qualité du capteur plutôt que sur le câblage.
Le détecteur câblé est le plus stable. Il pilote un éclairage de façon fiable, supporte des charges réelles et ne demande pas de pile. Sa limite est la pose : neutre, gaine, encastrement et protection du circuit.
Le modèle sans fil séduit parce qu’il évite le câblage. Pour un placard, un couloir de nuit ou une zone sans arrivée, il peut rendre service. Mais il faut regarder l’autonomie, la qualité de la batterie et le comportement par temps froid dans un garage.
Pour un besoin d’éclairage régulier, le câblé doit être choisi en priorité. Pour un éclairage ponctuel de confort, le sans-fil peut suffire si l’emplacement reçoit assez de passage pour justifier sa batterie.
| Solution | Avantage | Limite |
|---|---|---|
| Solution Câblé 230 V | Avantage Stable, adapté aux éclairages réguliers | Limite Pose plus technique, circuit à sécuriser. |
| Solution Sans fil sur pile | Avantage Pas de câble à tirer | Limite Dépend de la batterie et de la qualité du capteur. |
| Solution Pile radio alarme | Avantage Compatible centrale, pose souple | Limite Pile, portée radio et maintenance à suivre. |
| Solution Luminaire intégré | Avantage Installation rapide, une seule fixation | Limite Le luminaire impose l’emplacement de la détection. |
Comparatif des alimentations possibles pour un détecteur encastrable.
Trois réglages reviennent souvent : la luminosité, la durée et la sensibilité. Le réglage de luminosité, parfois noté lux, indique à partir de quel niveau d’obscurité le détecteur autorise l’allumage.
La temporisation définit la durée d’allumage après détection. Une durée trop courte oblige le plafonnier à se rallumer souvent. Une durée trop longue consomme plus et peut gêner la nuit.
La sensibilité règle la réaction du capteur. Trop basse, il rate des passages. Trop haute, il réagit aux rideaux, aux animaux, aux variations thermiques et parfois à une porte qui bouge.
Commencer bas
Réglez d’abord une sensibilité modérée pour limiter les déclenchements inutiles.
Tester de nuit
Un réglage fait en plein jour ne suffit pas pour valider le comportement réel.
Traverser la zone
Passez dans plusieurs directions : couloir, escalier, porte et angle mort.
Observer les parasites
Regardez les rideaux, les radiateurs, les reflets, les animaux et les sources de chaleur.
Ajuster finement
Corrigez l’angle avant d’augmenter fortement la sensibilité.
Les fausses détections ne viennent pas toujours d’un mauvais produit. Elles viennent souvent d’une mauvaise zone de détection. Un capteur encastré qui vise un rideau, un radiateur, une porte qui bat ou une baie vitrée exposée au soleil travaille dans de mauvaises conditions.
Le vent peut faire bouger un voilage. Un radiateur qui souffle peut créer des variations thermiques. Un chat peut traverser le couloir. Le soleil rasant peut chauffer une surface puis disparaître brusquement.
Pour une alarme, ces déclenchements deviennent vite un problème. Dans ce cas, il faut privilégier un modèle avec double technologie, réglage précis, immunité animale si nécessaire et protection anti-arrachement — même en encastré, la discrétion ne doit pas affaiblir la robustesse.
Pour une alarme, le détecteur encastrable doit être choisi plus strictement. Son rôle est de détecter une présence dans une pièce sans se faire remarquer, pas seulement d’allumer un chemin.
Vérifiez la compatibilité avec la centrale, la portée radio, l’autonomie, l’anti-arrachement, l’immunité aux animaux et la gestion des masques. Un détecteur encastré dans un faux plafond reste exposé : il peut être masqué, secoué ou soumis à des variations thermiques fortes.
La pose doit aussi éviter les zones trop ouvertes. Un détecteur encastré dans un grand volume traversant peut être plus difficile à régler qu’un capteur dans un couloir fermé.
Pour une approche globale, consultez aussi le guide cambriolages : comment sécuriser sa maison, qui permet de replacer le détecteur dans une stratégie complète : accès, éclairage, alarme, habitudes et voisinage.
Le prix dépend de la technologie, de l’indice IP, de la marque, de la qualité des réglages et de l’usage. Les modèles d’éclairage les plus simples coûtent peu, mais ils ne conviennent pas toujours à une pose exigeante.
Un détecteur PIR encastrable simple se trouve souvent autour de 20 à 45 €. Un modèle plus robuste, orientable, avec meilleure qualité de capteur et réglages plus précis, se situe plutôt entre 40 et 80 €.
Pour une alarme, le budget monte. Un détecteur compatible centrale, radio, double technologie, anti-arrachement et parfois compatible animaux peut coûter environ 80 à 200 €, hors centrale et pose.
| Type de détecteur | Budget matériel | Usage cohérent |
|---|---|---|
| Type de détecteur PIR encastrable simple | Budget matériel 20 à 45 € | Usage cohérent Couloir, entrée, WC, passage court. |
| Type de détecteur PIR orientable et réglable | Budget matériel 40 à 80 € | Usage cohérent Escalier, pièce traversante, zone difficile. |
| Type de détecteur Luminaire avec détection intégrée | Budget matériel 25 à 100 € | Usage cohérent Éclairage direct sans capteur séparé. |
| Type de détecteur Détecteur sans fil | Budget matériel 20 à 80 € | Usage cohérent Zone sans câble, usage modéré, batterie à suivre. |
| Type de détecteur Détecteur alarme encastrable | Budget matériel 80 à 200 € | Usage cohérent Protection d’intérieur, centrale d’alarme, levée de doute. |
| Type de détecteur Pose par professionnel | Budget matériel Variable selon accès | Usage cohérent Câblage, perçage, tableau, étanchéité, tests. |
Prix indicatifs pour choisir un détecteur de mouvement encastrable.
Les emplacements les plus utiles sont souvent les points de passage. Un couloir, un palier d’escalier, une entrée, un WC ou un garage méritent plus d’attention qu’un grand séjour ouvert.
Évitez de chercher à tout couvrir avec un seul détecteur. Une zone trop large devient difficile à régler. Deux petits capteurs bien orientés peuvent être plus efficaces qu’un seul capteur qui voit trop loin.
Le détecteur doit aussi rester accessible pour le réglage et le nettoyage. Une lentille sale, couverte de poussière ou de toile d’araignée peut perturber la détection — même au plafond.
Avant de comparer les produits, notez les contraintes de votre maison. C’est plus fiable qu’un achat basé seulement sur les avis clients.
Commencez par la zone : largeur, profondeur, obstacles, végétation intérieure, animaux. Ensuite, regardez l’alimentation disponible : circuit existant, neutre accessible, arrivée de câble, possibilité de sans-fil ou usage avec centrale d’alarme.
Puis vérifiez les caractéristiques : indice IP, angle, portée, hauteur de plafond, temporisation, seuil crépusculaire, puissance maximale et compatibilité LED.
Dessiner la zone utile
Délimitez ce qui doit être détecté et ce qui doit rester ignoré.
Choisir l’usage
Séparez éclairage de confort, éclairage dissuasif, alarme et détection de présence.
Vérifier la pièce
Regardez humidité, poussière, profondeur d’encastrement et accès au boîtier.
Comparer trois modèles
Comparez un modèle simple, un modèle réglable et un modèle plus robuste.
Prévoir le test
Gardez du temps pour régler la nuit et en journée réelle.
La première erreur consiste à percer au mauvais diamètre. Un trou de 60 mm pour un détecteur qui exige 65 mm ne se rattrape pas proprement ; un trou trop large ne tient plus le ressort.
La deuxième erreur consiste à oublier le neutre. Beaucoup de détecteurs encastrables ne fonctionnent pas sans lui, et le découvrir après le perçage oblige à rouvrir la gaine.
La troisième erreur consiste à négliger la charge pilotée. Tous les détecteurs ne supportent pas les mêmes puissances, ni les mêmes comportements avec les LED.
Pour un couloir simple et sec, un PIR encastrable IP20 peut suffire. Cherchez surtout un réglage clair, une notice compréhensible et une temporisation courte.
Pour une salle de bains, privilégiez un modèle IP44 ou IP55 selon le volume, une fixation sérieuse et une étanchéité d’encastrement soignée. Le coût d’un remplacement prématuré peut dépasser l’économie faite à l’achat.
Pour une alarme, évitez les produits non compatibles avec votre centrale. Prenez un détecteur prévu pour cet usage, avec anti-arrachement et réglages précis.
Pour un séjour ou une cuisine, vérifiez la possibilité de désactiver certaines alertes ou de limiter la détection à certaines plages, surtout si le détecteur pilote aussi des notifications.
| Votre besoin | Choix conseillé | À éviter |
|---|---|---|
| Votre besoin Couloir | Choix conseillé PIR plafond simple, temporisation courte | À éviter Capteur trop sensible près des portes. |
| Votre besoin Escalier | Choix conseillé Détecteur orientable ou double tête | À éviter Capteur placé trop bas sans test. |
| Votre besoin Salle de bains | Choix conseillé IP44 ou IP55 selon le volume | À éviter Modèle IP20 au-dessus de la douche. |
| Votre besoin Garage | Choix conseillé Détecteur de présence réglable | À éviter Grand angle qui capte la porte qui s’ouvre. |
| Votre besoin Alarme | Choix conseillé Double technologie compatible centrale | À éviter Capteur d’éclairage utilisé comme alarme. |
| Votre besoin Zone sans câble | Choix conseillé Sans fil si l’usage reste ponctuel | À éviter Produit sur pile pour un éclairage permanent. |
Choix pratique selon l’emplacement.
Un détecteur encastré vit au plafond. Il subit poussière, insectes, variations de température et parfois l’humidité d’une salle de bains. Même un bon produit peut perdre en fiabilité si la lentille est sale ou si le ressort bouge.
Nettoyez la lentille avec douceur, sans produit agressif. Vérifiez la fixation, le bornier de raccordement et l’orientation après un choc ou une intervention dans le faux plafond.
Pour les modèles à piles ou batterie, notez la périodicité de remplacement. Pour les modèles connectés, vérifiez aussi les mises à jour, la stabilité de l’application et la disponibilité du compte utilisé.
Conseil
Pour un couloir, la zone utile est souvent longue et étroite. Le détecteur doit déclencher quand une personne s’engage, pas quand une porte au bout s’ouvre. Un angle limité et une temporisation de quelques dizaines de secondes peuvent suffire.
Pour un escalier, le besoin est différent. Il faut accompagner la montée sans créer un allumage permanent à chaque passage. Un détecteur en cloison à mi-volée, orienté sur les marches, fonctionne souvent mieux qu’un capteur au plafond de la volée.
Pour une salle de bains, le sujet principal est l’indice IP. Les projections, la buée et la condensation perturbent le capteur et usent le boîtier. Un modèle adapté au volume concerné et une temporisation un peu longue donnent souvent un meilleur résultat.
En encastré, je préfère réduire la zone et obtenir un déclenchement propre plutôt que couvrir trop large et multiplier les réglages.
Un détecteur de mouvement encastrable doit être choisi comme un élément de terrain, pas comme un gadget. La fiche technique donne des repères, mais la pièce réelle décide : hauteur de plafond, profondeur d’encastrement, neutre, humidité, animaux, passages et câblage.
Pour un éclairage simple, un PIR encastrable bien réglé suffit souvent. Pour une salle de bains, montez en indice IP et en qualité de fixation. Pour une alarme, passez sur un détecteur prévu pour cet usage, compatible centrale et plus stable face aux fausses alertes.
Le bon achat est celui que vous pourrez régler, comprendre, tester et maintenir. Si le produit promet beaucoup mais que la notice est floue, que les réglages sont pauvres ou que l’application est obligatoire pour une fonction simple, mieux vaut comparer avant de percer.
3 questions
InteractifQuiz : Détecteur de mouvement encastrable : prix, perçage et angles
3 questions pour vérifier les points essentiels
Choisissez une réponse
Pour compléter l’installation, le guide sur le détecteur de mouvement intérieur détaille les critères de choix par pièce.
Le guide sur le détecteur de présence pour garage aide à choisir la hauteur et le modèle adaptés à un accès véhicule.
Si le détecteur doit renforcer une alarme, consultez le comparatif complet des alarmes maison pour replacer le capteur dans une stratégie de sécurité cohérente.
Pour une approche domotique, le guide domotique maison connectée donne les repères de budget et de compatibilité.
Côté tableau électrique, le guide du disjoncteur magnétothermique rappelle les bases de protection du circuit. Pour les pièces d’eau, le guide sur les normes éclairage salle de bains est utile si le détecteur est encastré dans une zone humide.
Enfin, si le détecteur est connecté, le guide prise RJ45 comparatif câbles et celui sur les parafoudres couvrent les protections réseau et surtension souvent oubliées sur un équipement qui commande un éclairage.
Un détecteur PIR encastré au plafond avec un angle de 360° et une temporisation courte convient bien. Vérifiez la hauteur de plafond, le diamètre de perçage (souvent 60 à 65 mm) et la présence du neutre avant de percer.
Oui, à condition de respecter les volumes de la NF C 15-100. Hors des zones de projection, un modèle IP44 est souvent suffisant ; plus près des points d’eau, visez IP55 ou équivalent. L’étanchéité de l’encastrement et l’arrivée de câble comptent autant que l’indice du produit.
La plupart, oui. Certains modèles dits deux fils s’en passent, mais ils restent plus rares et plus sensibles. Vérifiez la présence d’un neutre dans la boîte ou la gaine avant d’acheter, pour ne pas découvrir le problème après le perçage.
La plupart des modèles demandent 60 à 65 mm de diamètre, pour une profondeur d’encastrement de 40 à 60 mm. Un trou trop grand ne tient plus le ressort ; un trou trop petit ne laisse pas passer le corps du produit.
Les causes fréquentes sont une sensibilité trop haute, un rideau dans le champ, un radiateur qui souffle, un animal, un reflet sur une vitre ou une porte qui bouge. Réduisez la zone avant d’augmenter ou de remplacer le matériel.
Oui, mais il faut un modèle prévu pour l’alarme intérieure et compatible avec la centrale : double technologie, anti-arrachement, réglages précis et gestion des fausses alertes. Un détecteur d’éclairage classique ne le remplace pas.
Souvent oui, si la boîte d’encastrement offre la profondeur et le neutre nécessaires. Le détecteur reprend alors l’emplacement de l’interrupteur et pilote l’éclairage de la pièce, avec l’avantage d’un câblage déjà en place.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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Sources officielles et références
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