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Pince à dénuder Facom Swingo 793936 : avis

Publié le Théo Desrousseaux 15 min de lecture
Pince à dénuder Facom Swingo 793936 : avis
La pince Facom Swingo 793936.F sur un conducteur bleu : le cuivre ressort sans entaille visible.

En bref

  • La SWINGO 793936.F dénude les conducteurs de 0,02 à 10 mm² sans réglage de section, avec une longueur réglable de 3 à 18 mm.
  • Sur le conducteur bleu des photos, le cuivre ressort propre et sans entaille visible ; la prise en main est stable.
  • La coupe intégrée s’arrête à 1,5 mm² en fil monobrin : pour du 2,5 mm² rigide, il faut une pince coupante.
  • FACOM ne la présente pas comme un outil isolé 1 000 V : le dénudage se fait hors tension, après consignation et VAT.

La SWINGO 793936.F est la pince à dénuder automatique de FACOM : 0,02 à 10 mm² sans réglage de section, une longueur de dénudage de 3 à 18 mm et une coupe intégrée. Je l’ai reçue avec le lot FACOM et je l’ai utilisée sur un conducteur bleu de forte section.

Elle fait bien le travail pour lequel je la prends : préparer des conducteurs propres, vite, sans régler la section à chaque fil.

Elle ne remplace ni une pince coupante pour le 2,5 mm² rigide, ni un outil isolé 1 000 V, ni un dégaine-câble pour la gaine extérieure d’un R2V. C’est cette frontière qui décide de l’achat, pas la couleur du manche.

0,02–10 mm²

plage de dénudage annoncée par FACOM

3–18 mm

longueur de dénudage réglable

1,5 mm²

coupe maximale en fil monobrin

136 g

poids net annoncé

Ce que la 793936.F fait, et ce qu’elle ne fait pas

La pince réunit deux fonctions : dénuder un conducteur et couper un fil. Elle ne dégaine pas la gaine extérieure d’un câble multiconducteur, et elle ne sert pas de pince coupante de tableau.

Le corps en nylon chargé de verre porte une mâchoire automatique et une petite encoche de coupe. On engage le fil, on referme les poignées, la lame entaille l’isolant et le mécanisme retire la gaine.

Le réglage de section n’existe pas. C’est la mâchoire qui s’adapte à la section engagée, dans la plage annoncée. Le mécanisme à rattrapage de jeu est conçu pour éviter l’à-coup et l’effort au serrage.

À la prise en main, le mécanisme ne paraît pas fragile. C’est l’impression que m’a laissée la pince du lot FACOM, et elle est cohérente avec le poids contenu de 136 g.

FACOM ne présente pas la SWINGO comme un outil isolé. Aucun marquage 1 000 V n’apparaît sur le corps, et la fiche ne revendique pas cette qualification. Le dénudage se prépare donc hors tension, comme toute opération sur un circuit.

Pince à dénuder Facom Swingo 793936.F dans son blister, référence visible sur le corps
La 793936.F dans son blister : la référence est lisible sur le corps, la plage de dénudage est rappelée sur l’emballage.

Le blister photographié porte 793936.F. La fiche FACOM de la 793936 décrit la même pince, et la fiche 793936PB annonce la même plage de 0,02 à 10 mm² avec le même poids de 136 g.

Le suffixe change la référence commerciale, pas la plage de dénudage. Pour les pièces et la garantie, je note la référence exacte du blister : c’est elle qui permet de retrouver la fiche et les accessoires.

Automatique ou manuelle : ce que ça change

Une pince manuelle demande de choisir une encoche ou de régler la lame à la section du fil. C’est précis, mais il faut refaire le réglage quand on passe du 1,5 au 2,5, puis au 0,75. Sur une série de fils, ce réglage revient à chaque changement de section.

Une automatique supprime ce choix. On engage le fil, la mâchoire s’adapte, on serre. Le geste est plus rapide, mais moins contrôlable : on ne décide pas de la profondeur de lame à la main. C’est la machine qui décide, dans la plage annoncée.

Sur un fil de section inconnue ou un isolant très dur, la manuelle garde un avantage : on voit la lame, on choisit l’encoche, on peut doser. L’automatique est meilleure quand les sections défilent et que le geste doit rester régulier.

La SWINGO se place dans cette logique : elle ne remplace pas la pince manuelle pour un travail de précision sur un isolant difficile, elle la remplace pour le volume. C’est le critère qui compte avant la marque.

Le réglage de longueur reste manuel : 3 à 18 mm. C’est une bonne chose, parce que la longueur utile dépend de la borne, pas de la section. Une automatique qui ne réglerait pas la longueur serait plus rapide mais moins utile.

Enfin, l’automatique ne dispense pas de contrôler le cuivre. Un dénudage rapide qui arrache des brins est un mauvais dénudage, même s’il est régulier.

La plage 0,02 à 10 mm² en pratique

0,02 mm², c’est le fil très fin de l’électronique, des capteurs ou de certains câblages d’alarme. 0,5 mm², c’est déjà le fil de sonnerie ou d’interphone. 0,75 à 2,5 mm², c’est le quotidien des circuits d’éclairage et de prises. 10 mm², c’est le conducteur d’alimentation d’un tableau ou d’une liaison forte.

Une automatique qui couvre cette plage évite de changer d’outil entre un fil de sonnette et un conducteur de tableau. C’est son intérêt principal, et c’est ce qui justifie de la comparer à une pince manuelle sur ce critère précis.

La plage haute ne signifie pas qu’il faut forcer. À 10 mm², le conducteur occupe toute la mâchoire : il doit entrer droit, sans être plié, et la pince doit se refermer sans résistance anormale.

Si la mâchoire ne ferme pas, le fil est hors plage ou l’outil n’est pas adapté. Dans ce cas, je n’insiste pas : une lame qui force entaille le cuivre ou arrache les brins.

La longueur de dénudage se règle de 3 à 18 mm. Pour une borne, je sors la longueur utile de la borne, pas 20 mm de cuivre pour le plaisir. La butée sert justement à répéter la même longueur sur une série.

Emballage Facom Swingo 793936.F avec la plage 0,02 à 10 mm² et la longueur de dénudage 3 à 18 mm
L’emballage rappelle les deux repères qui comptent : 0,02 à 10 mm² et 3 à 18 mm de longueur.

La photo de l’emballage montre aussi la fonction coupe : 1,5 mm² maximum en fil monobrin, 10 mm² maximum en fil multibrin. C’est une capacité de dépannage, pas une capacité de coupe-câble.

Les conducteurs que je lui confie

Je distingue trois familles : le fil très fin, le conducteur d’installation et le gros conducteur. La pince ne les travaille pas de la même façon.

Le fil très fin. De 0,02 à 0,5 mm², on est dans l’électronique, les capteurs, l’alarme ou les petits câblages de sonnerie et d’interphone. Le fil est souple et les brins sont fins.

Je soutiens le conducteur derrière la pince et je vérifie qu’aucun brin n’est parti avec la gaine. Un fil de sonnette dénudé à la main est souvent tordu ; la pince évite ce défaut.

Le conducteur d’installation. 1,5 et 2,5 mm², souple ou rigide. C’est le pain quotidien. La pince va vite, mais je contrôle la longueur : 8 à 12 mm suffisent pour la plupart des bornes. Un cuivre trop long peut toucher une masse ou dépasser d’un bornier.

Le gros conducteur. 6 et 10 mm², la mâchoire est à sa limite. Il faut présenter le fil droit, sans le plier, et ne pas forcer. Pour un 10 mm², je fais un essai sur une chute avant de dénuder le fil définitif. Si la mâchoire marque le cuivre, je repasse à la pince manuelle ou je change la mâchoire.

Les câbles. Un R2V, un câble multiconducteur ou un câble coaxial ne se dénudent pas avec cette pince. On peut dénuder les conducteurs qui en sortent, pas la gaine extérieure. La confusion est fréquente : une pince à dénuder n’est pas un dégaine-câble.

Les isolants durs. PTFE, silicone, gaine très rigide : je fais un essai. La pince n’a pas de réglage de profondeur de lame ; si l’isolant résiste, je ne force pas. C’est une limite de l’outil, pas un défaut caché.

Le conducteur doit être propre. Un fil plein de plâtre ou de graisse glisse dans la mâchoire et sort de travers. Je l’essuie avant de le dénuder.

La prise en main et le réglage

La pince pèse 136 g. Le corps en nylon chargé de verre est plus léger qu’un corps métallique, et la poignée se tient à pleine main. À la prise en main, le mécanisme ne paraît pas fragile.

Le pouce ne commande pas une gâchette : il n’y en a pas. On referme les deux poignées, comme sur une pince classique. La forme du corps laisse la main loin de la mâchoire, ce qui garde les doigts à distance de la lame.

Le réglage de longueur se fait avant de travailler. Je le cale sur une chute du même conducteur, pas sur le fil du tableau : une chute coûte moins cher qu’un fil trop dénudé.

Le corps ne tient pas dans une poche de pantalon. Il va dans la sacoche ou dans la caisse ; ce n’est pas un outil de poche comme un dénudeur de fils fins.

Pince Facom Swingo 793936.F tenue en main devant des conducteurs rouges et bleus
La 793936.F en main : la prise se fait à pleine poignée, le corps reste loin de la mâchoire.

La pince est plus longue qu’un dénudeur de poche, et c’est cohérent avec sa plage : une mâchoire qui accepte du 10 mm² prend de la place. Je la range avec les pinces, pas dans la poche de ceinture.

Dénuder sans entailler le cuivre

Avant de dénuder un conducteur

La SWINGO n’est pas qualifiée 1 000 V. Je coupe le circuit, je le condamne et je vérifie l’absence de tension avec un VAT adapté avant de toucher au conducteur. Le dénudage se fait hors tension, avec les EPI adaptés.

Urgence électrique dans le 78, le 92 et Paris Ouest

La procédure est simple, mais elle se fait dans l’ordre. Un dénudage propre commence par la mise hors tension, pas par la pince.

Mettre l’installation hors tension

Couper le circuit, condamner le dispositif et vérifier l’absence de tension avec un VAT adapté.

Régler la longueur de dénudage

Ajuster la butée entre 3 et 18 mm et l’essayer sur une chute du même conducteur.

Engager le conducteur droit

Présenter le fil dans l’axe de la mâchoire, jusqu’à la butée, sans le plier.

Serrer les poignées

Refermer les poignées d’un mouvement régulier ; le mécanisme engage la lame et retire l’isolant.

Contrôler le cuivre

Relâcher, retirer le fil et vérifier que le cuivre est propre, sans entaille ni brin coupé.

Je ne tire pas sur le fil pour arracher la gaine. Le mécanisme fait le déplacement ; tirer, c’est le meilleur moyen de casser des brins.

Si le cuivre sort entaillé, deux causes : la mâchoire est sale ou marquée, ou le fil a été présenté de travers. Je nettoie, je réessaie sur une chute, et si le défaut persiste, je change la mâchoire.

Sur un fil souple, je soutiens le conducteur derrière la pince pour qu’il ne se plie pas. Sur un fil rigide, je le présente bien droit : une courbure force la lame à mordre en biais.

Mâchoire de la pince Facom Swingo 793936.F engagée sur un conducteur bleu
La mâchoire sur le conducteur bleu : le fil est engagé dans l’axe, la lame travaille sur l’isolant.

Sur la photo, le cuivre ressort en brins nets, sans arrachement visible. Je ne vois pas d’entaille sur la partie dénudée. C’est le contrôle que je fais à chaque fil : si le cuivre est marqué, le fil est à refaire.

Vue large de la pince Facom Swingo 793936.F en dénudage sur un conducteur bleu
La même opération en vue large : la main qui tient le fil, l’autre qui referme la pince.

La vue large montre le geste complet : une main tient le conducteur, l’autre referme les poignées. La pince reste dans l’axe du fil, sans mouvement de torsion.

La coupe intégrée s’arrête à 1,5 mm² en fil rigide

La pince ne fait pas que dénuder : elle coupe. La fiche donne 1,5 mm² maximum en fil monobrin et 10 mm² maximum en fil multibrin.

C’est une vraie fonction, mais pas un coupe-câble. L’encoche de coupe est petite, placée sous la mâchoire ; elle sert à ajuster un conducteur, pas à débiter un câble entier.

Pour du 2,5 mm² rigide, la coupe n’est pas donnée. C’est la limite qui me fait retirer une étoile : le 2,5 mm² rigide est courant en installation, et je dois sortir la pince coupante pour le couper.

Sur du multibrin jusqu’à 10 mm², la coupe passe. Je ne l’utilise pas pour autant comme pince de sectionnement : je la garde pour ajuster un fil, pas pour remplacer une pince coupante de tableau.

Sur un câblage d’appareillage, je coupe rarement : les conducteurs arrivent déjà à la bonne longueur. La coupe sert quand je reprends un fil trop long ou quand je prépare un raccord. C’est un dépannage, pas une étape de production.

Sur un fil multibrin de 10 mm², la coupe demande de présenter le conducteur bien droit dans l’encoche. Un brin qui dépasse se coince ; je retire le brin coupé avant de dénuder. La lame n’est pas un coupe-câble : elle n’a pas la géométrie pour ça.

Ce n’est pas un défaut caché : la capacité est écrite sur la fiche. C’est une limite de conception, et elle change la façon d’organiser la sacoche.

Les trois limites qui décident de l’achat

  • Aucune qualification 1 000 V : le travail sous tension reste interdit, même avec des gants.
  • Pas de dégainage de la gaine extérieure : la pince dénude un conducteur, pas un câble multiconducteur.
  • Pas de coupe au-delà de 1,5 mm² en monobrin : le 2,5 mm² rigide demande une pince coupante.

Si ces trois limites sont acceptables, la pince fait le reste. Si l’une d’elles est centrale dans votre usage, ce n’est pas la bonne référence.

Pour le travail sous tension, je ne bricole pas une isolation avec des gants : j’utilise un outil marqué et je respecte la procédure. Le guide de l’outillage isolé 1 000 V détaille ce que le marquage couvre et ne couvre pas.

Pour dégainer un R2V, il faut un couteau à dégainer ou une pince prévue pour la gaine extérieure. La SWINGO n’est pas cet outil, et le comparatif des pinces à dénuder aide à choisir la bonne famille.

Pour couper du 2,5 mm² rigide, une pince coupante diagonale reste plus rapide et plus nette. La SWINGO coupe, mais elle ne coupe pas tout.

Référence, pièces et garantie

La référence de base est 793936. Le blister photographié porte 793936.F ; FACOM publie aussi la 793936PB avec la même plage et le même poids.

La référence exacte sert à retrouver la fiche, les pièces et la garantie. Un blister et une fiche qui ne portent pas le même suffixe peuvent décrire la même pince, mais les conditions commerciales ne sont pas toujours identiques.

Sur une occasion, je vérifie la référence et le marquage avant de payer. Le guide de la contrefaçon d’outillage donne les indices qui doivent faire renoncer.

Caractéristique Valeur annoncée
Caractéristique Fonctions Valeur annoncée Coupe et dénudage
Caractéristique Plage de dénudage Valeur annoncée 0,02 à 10 mm²
Caractéristique Longueur de dénudage Valeur annoncée 3 à 18 mm
Caractéristique Coupe en fil monobrin Valeur annoncée 1,5 mm² maximum
Caractéristique Coupe en fil multibrin Valeur annoncée 10 mm² maximum
Caractéristique Corps Valeur annoncée Nylon chargé de verre
Caractéristique Poids Valeur annoncée 136 g
Caractéristique Pièces de rechange Valeur annoncée Mâchoire 793207, tampons 793910

Les caractéristiques publiées par FACOM pour la 793936.

Deux pièces de rechange sont référencées : la mâchoire 793207 et le jeu de deux tampons 793910. C’est ce qui distingue un outil réparable d’un outil qu’on jette quand la lame marque : on remplace la pièce, pas la pince.

La fiche annonce la garantie à vie FACOM par échange. Les conditions générales précisent le cadre : une défaillance en usage normal, pas un outil rouillé, brûlé, modifié ou détruit par négligence. L’ancien outil est repris en échange.

Le justificatif d’achat n’est pas nécessaire pour la garantie E ; la présence de la marque suffit selon FACOM. La demande passe par le portail de garantie, et l’ancien outil doit être renvoyé.

Le prix n’est pas publié par le fabricant : le tarif se demande en négoce ou sur devis. Les enseignes qui référencent la pince affichent chacune leur prix.

Le dossier sur la garantie FACOM détaille les cas où la garantie ne joue pas ; c’est utile avant d’acheter une référence d’occasion. Pour replacer la pince dans la gamme, l’histoire de la marque donne le contexte, sans remplacer la fiche de la référence.

À qui je la conseille

Je la conseille à l’électricien qui prépare beaucoup de conducteurs de 0,75 à 2,5 mm² et qui veut une seule pince pour aller jusqu’au 10 mm² sans réglage de section.

Je la conseille aussi pour les petits métiers du courant faible : alarme, interphone, téléphonie, où les sections descendent très bas. La plage 0,02 mm² couvre des fils qu’une pince manuelle ne prend pas sans réglage.

Je ne la conseille pas à celui qui travaille sous tension, qui dégaine des câbles toute la journée ou qui coupe du 2,5 mm² rigide à longueur de journée. Ce n’est pas une mauvaise pince ; c’est une pince qui ne fait pas ces trois choses.

Dans la sacoche, elle prend la place d’une pince de dénudage, pas celle d’une pince coupante. Je la range avec les pinces, pas avec les outils de coupe.

Pour un artisan qui fait surtout du dépannage, la pince est un complément : elle ne remplace ni la pince coupante ni le dégaine-câble, mais elle évite de sortir la pince manuelle pour chaque fil. C’est un achat de confort de travail, pas un achat de survie.

Pour un débutant, elle est plus facile à utiliser qu’une manuelle : pas de réglage de section à comprendre, un seul geste. En revanche, il faut apprendre à contrôler le cuivre et à respecter la longueur ; la vitesse ne remplace pas le contrôle.

Pour un autre outil FACOM de la même sacoche, le coffret de douilles isolées J.401AVSE montre comment je sépare l’outillage isolé de l’outillage de préparation. La logique reste la même : chaque outil garde sa fonction.

Entretien

Un chiffon sec après usage. Je ne passe pas de solvant sur le corps en nylon ; je souffle les poussières de plâtre qui s’accumulent dans la mâchoire.

Je vérifie la mâchoire à la lumière : une lame marquée ou un copeau de cuivre coincé se voit avant que le dénudage devienne irrégulier.

Je ne huile pas la mâchoire. Le mécanisme n’a pas besoin d’être noyé dans l’huile, et l’huile attrape la poussière.

FACOM vend un jeu de deux tampons de rechange (793910) et une mâchoire (793207). Quand une pièce est marquée, je la remplace par sa référence. Je ne démonte pas le mécanisme pour improviser une pièce.

Un outil de coupe qui travaille tous les jours finit par s’user. Le fait de pouvoir remplacer la mâchoire compte plus que la promesse de durée de vie.

Verdict

La SWINGO 793936.F fait ce qu’une automatique doit faire : elle dénude vite et proprement de 0,02 à 10 mm², sans réglage de section, et la prise en main est stable. Je la garde pour la préparation des conducteurs.

Je ne la prends pas pour couper du 2,5 mm² rigide, pour dégainer un câble ou pour travailler sous tension. Ces trois limites sont écrites sur la fiche ; elles ne sont pas un défaut caché. C’est pour la coupe limitée que je mets 4 sur 5, pas pour le dénudage.

Si votre usage est le dénudage de conducteurs hors tension, elle fait le travail. Si votre usage est le câble, la coupe ou le live, prenez l’outil de chaque fonction.

La pince Facom 793936 dénude-t-elle vraiment jusqu’à 10 mm² ?

Oui, la fiche FACOM annonce 0,02 à 10 mm². À la limite haute, le conducteur doit entrer droit dans la mâchoire et la pince doit se refermer sans forcer. La SWINGO dénude un conducteur, pas la gaine extérieure d’un câble multiconducteur. Le comparatif des pinces à dénuder replace ce modèle dans les familles.

Peut-on couper du 2,5 mm² avec la SWINGO ?

Pas en fil monobrin : la coupe est donnée pour 1,5 mm² maximum en monobrin et 10 mm² en multibrin. Pour du 2,5 mm² rigide, utilisez une pince coupante.

La SWINGO est-elle un outil isolé 1 000 V ?

Non. FACOM ne la présente pas comme un outil isolé et aucun marquage 1 000 V n’apparaît sur la pince. Le dénudage se fait hors tension, après consignation et VAT.

Quelle différence entre 793936, 793936.F et 793936PB ?

La référence de base est 793936. Le blister photographié porte 793936.F ; la 793936PB est une autre référence commerciale. Les fiches annoncent la même plage 0,02 à 10 mm² et le même poids de 136 g. Pour les pièces et la garantie, retenez la référence exacte du blister.

La garantie à vie FACOM couvre-t-elle l’usure ?

La fiche annonce un échange à vie en cas de défaillance en usage normal. Les conditions générales excluent les outils rouillés, brûlés, modifiés ou détruits par négligence. Les pièces de rechange 793207 et 793910 sont vendues séparément.

Faut-il un VAT pour dénuder un fil ?

Oui dès que le conducteur appartient à une installation : couper, condamner, vérifier l’absence de tension avec un VAT adapté, puis dénuder. La pince ne remplace aucune de ces étapes.

Produit fourni par FACOM pour essai : pince à dénuder SWINGO 793936.F reçue avec le lot FACOM.

Théo Desrousseaux

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.

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Édition : FR — Français
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