5/5 7 avis Google Voir tous les avis → Mis à jour le 30 juillet 2026

Fluke 117 ou 179 : quel multimètre choisir ?

Théo Desrousseaux 18 min de lecture

Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)

Fluke 117 ou 179 : quel multimètre choisir ? Photo : Fluke — multimètre 117
Le Fluke 117 intègre la détection sans contact VoltAlert et un mode AutoVolt à faible impédance.

En bref

  • Le Fluke 117 réunit VoltAlert, AutoVolt et LoZ pour le repérage et les tensions fantômes, avec une limite de 600 V CAT III.
  • Le Fluke 179 va à 1 000 V CAT III ou 600 V CAT IV, ajoute la température et gagne en précision sur la tension continue.
  • Les deux sont True RMS et mesurent 10 A, mais aucun multimètre ni détecteur sans contact ne remplace un VAT pour déclarer un circuit hors tension.
  • Je choisis le modèle selon la question de mesure, le point de l'installation et les cordons réellement utilisés, pas selon une fonction isolée.

Le Fluke 117 et le Fluke 179 sont deux multimètres True RMS, mais ils ne résolvent pas le même problème en priorité. Le 117 est construit autour du diagnostic courant : détection sans contact VoltAlert, sélection automatique AC ou DC et mode à faible impédance LoZ pour éviter de surinterpréter une tension fantôme. Le 179 vise une couverture plus large : 1 000 V en CAT III, 600 V en CAT IV, température et une meilleure précision annoncée en tension continue.

Je ne tranche donc pas par la formule « le 179 est plus haut de gamme ». Je pars du point de mesure, de la grandeur recherchée et de la décision qui suivra la lecture. Une tension repérée sur un conducteur, une valeur parasite au tableau, un capteur à contrôler ou une mesure sur une arrivée ne demandent pas la même fonction ni la même catégorie de sécurité.

600 V

catégorie maximale CAT III du Fluke 117

1 000 V

catégorie maximale CAT III du Fluke 179

600 V

catégorie CAT IV du Fluke 179

−40 à 400 °C

plage température documentée pour le Fluke 179

La réponse courte : 117 pour VoltAlert et LoZ, 179 pour la couverture de mesure

Je retiens le Fluke 117 lorsqu’une intervention comporte souvent deux incertitudes simples : savoir s’il y a probablement une tension avant de poser les pointes, puis éliminer une tension induite ou capacitivement couplée qui peut apparaître sur un conducteur non chargé. VoltAlert sert au premier repérage et le mode AutoVolt LoZ traite le second sujet. Ces deux fonctions n’évitent ni de choisir le bon calibre ni de mesurer avec des cordons lorsque la valeur doit être établie.

Je bascule vers le Fluke 179 si la plage jusqu’à 1 000 V, la catégorie CAT IV 600 V, la température ou la résolution sur les faibles courants font réellement partie du travail. Il ne possède ni VoltAlert ni le mode LoZ documenté sur le 117. Il ne faut pas présenter cet écart comme un défaut abstrait : les deux appareils ont une logique différente.

Question pratique Fluke 117 Fluke 179
Question pratique Repérer une tension sans toucher le conducteur Fluke 117 VoltAlert intégré, avec seuils Hi et Lo Fluke 179 Pas de VoltAlert documenté
Question pratique Écarter une tension fantôme Fluke 117 AutoVolt LoZ à faible impédance Fluke 179 Pas de mode LoZ documenté
Question pratique Tension maximale mesurée Fluke 117 600 V AC ou DC Fluke 179 1 000 V AC ou DC
Question pratique Catégorie de surtension Fluke 117 CAT III 600 V Fluke 179 CAT III 1 000 V ou CAT IV 600 V
Question pratique Température Fluke 117 Pas de fonction température indiquée Fluke 179 −40 à 400 °C avec sonde 80BK fournie
Question pratique Résistance maximale Fluke 117 40 MΩ Fluke 179 50 MΩ
Question pratique Fréquence maximale annoncée Fluke 117 50 kHz Fluke 179 100 kHz

Comparaison des fonctions et limites publiées par Fluke pour les références 117 et 179.

Ce tableau ne rend pas le 179 nécessaire dans tous les logements. Un diagnostic de prise, d’éclairage ou de commande en 230 V peut exiger surtout une lecture stable, des cordons intacts et la capacité de distinguer une tension utile d’une tension fantôme. Dans ce cadre, le 117 apporte deux raccourcis utiles que le 179 n’intègre pas.

Inversement, un outil reste limité par son inscription sur le boîtier. Je lis toujours le marquage complet, avec la catégorie et la tension nominale ensemble. Lire « 1 000 V » en oubliant que le 179 est CAT IV seulement à 600 V conduit à comparer une limite de mesure avec un environnement de surtension différent.

Fluke 117 avec ses cordons et son manuel utilisateur
Le kit constructeur du Fluke 117 rend visible les cordons de mesure : VoltAlert complète les mesures, il ne les remplace pas. Fluke — multimètre 117

Ce que le True RMS change, et ce qu’il ne garantit pas

Les deux références sont annoncées True RMS, ou vraie valeur efficace. Cette caractéristique sert quand la forme d’onde n’est plus une sinusoïde propre : variateur, alimentation à découpage, commande électronique, éclairage LED ou alimentation d’équipement. Avec un appareil à réponse moyenne, une valeur affichée peut ne plus représenter la grandeur utile sur une charge déformée.

True RMS n’est pourtant pas une permission de réduire le diagnostic à un seul chiffre. Le 117 annonce pour la tension alternative une précision de ±(1,0 % + 3 points) de 45 à 500 Hz, puis ±(2,0 % + 3 points) jusqu’à 1 kHz. Le 179 donne sur sa fiche la meilleure précision de tension AC à ±(1,0 % + 3 points), avec une limite de mesure de 1 000 V. Il faut toujours ramener la précision à la gamme, à la fréquence et aux conditions publiées par le fabricant.

En courant, les deux mesurent jusqu’à 10 A avec les pointes dans les bornes appropriées. Le 117 annonce une surcharge de 20 A pendant 30 secondes au maximum et une précision AC de ±(1,5 % + 3 points) de 45 à 500 Hz. Le 179 annonce aussi 10 A, avec une résolution maximale de 0,01 mA dans sa présentation de spécifications, mais son manuel sépare surtout les bornes 400 mA et 10 A ainsi que leurs usages.

Je ne choisis pas un multimètre pour mesurer régulièrement un courant de circuit sans examiner d’abord la méthode. Passer un courant élevé dans les cordons impose d’ouvrir le circuit et de déplacer le fil vers la borne A. Pour beaucoup de recherches de surcharge, une pince ampèremétrique est plus adaptée ; le diagnostic de défauts électriques commence justement par isoler le symptôme avant de choisir une mesure.

Info

True RMS ne transforme pas une mesure en diagnostic complet. Une lecture fiable suppose le bon mode, la bonne borne, la bonne plage et des cordons adaptés. La fonction True RMS corrige une limite de calcul sur des signaux déformés ; elle ne confirme ni le chemin du courant ni la sécurité de l’organe à ouvrir.

VoltAlert : utile pour repérer, impropre à prouver une absence de tension

VoltAlert est la différence la plus visible du Fluke 117. La fonction détecte sans contact la présence de tension alternative et utilise des niveaux de sensibilité Hi et Lo. Le manuel d’étalonnage Fluke demande de tenir le haut du multimètre contre une source de test ; il avertit aussi que les luminaires fluorescents, éclairages à variation et moteurs peuvent provoquer des déclenchements intempestifs qui invalident le test de la fonction.

J’utilise donc une détection sans contact pour orienter le regard, pas pour signer une conclusion. Elle peut m’aider à repérer un conducteur vraisemblablement alimenté dans une boîte ou une gaine avant d’approcher les pointes. Elle ne donne pas une tension mesurée entre deux points, ne qualifie pas l’alimentation d’un circuit et ne démontre pas qu’un conducteur voisin est hors tension.

La différence avec une vérification réglementaire est nette. L’INRS indique qu’une VAT doit être réalisée sur chacun des conducteurs actifs, neutre compris, au lieu de travail et avec un dispositif spécialement conçu à cet effet. Le même document précise que les voltmètres et détecteurs de tension ne sont pas des VAT. L’article R4544-5 du Code du travail impose une partie d’installation préalablement identifiée et consignée de façon qu’aucune tension ne subsiste, n’apparaisse ou ne réapparaisse pendant les travaux hors tension.

Ni VoltAlert ni un multimètre ne rendent un circuit sûr à ouvrir

Pour intervenir sur un circuit, je sépare et condamne l’alimentation selon la procédure applicable, puis je vérifie l’absence de tension avec un VAT conçu pour cette opération. Je ne remplace pas cette vérification par l’absence de bip d’un Fluke 117, par la position d’un disjoncteur ou par une lecture de multimètre seule.

Urgence électrique dans les Yvelines et Hauts-de-Seine

Le Catu DT-300 illustre cette distinction : c’est un appareil de vérification d’absence de tension, tandis que le 117 et le 179 sont des instruments de mesure. Si le besoin est de comprendre pourquoi une commande ne réagit plus une fois le circuit sécurisé, je mesure avec le multimètre. Si le besoin est d’autoriser l’ouverture ou le raccordement, je garde un VAT dans la procédure.

Face avant du multimètre numérique True RMS Fluke 179
La face avant du Fluke 179 montre ses bornes séparées pour 400 mA, 10 A, tension, résistance et température. Fluke — multimètre 179

AutoVolt LoZ du 117 : un outil contre les lectures fantômes, pas une fonction du 179

Le mode AutoVolt LoZ du 117 sélectionne automatiquement la tension AC ou DC et abaisse l’impédance d’entrée. Une entrée de multimètre très impédante est utile pour ne pas charger le circuit mesuré, mais elle peut aussi afficher une tension induite par couplage capacitif sur un fil non raccordé à une source capable de fournir de l’énergie. Une commande électronique, un câble parallèle à une phase ou un retour de lampe peut produire cette lecture.

Avec LoZ, le 117 charge davantage la mesure pour faire s’effondrer ce type de tension parasite. J’y vois une fonction de diagnostic : elle permet de comparer une valeur lue en mode tension standard avec le résultat d’un mode qui ne laisse pas subsister une faible tension induite. Le résultat n’autorise pas à déduire qu’un fil est sans énergie dans tous les scénarios, surtout lorsqu’une autre source, un onduleur ou un défaut de câblage reste possible.

Le 179 ne documente pas de mode LoZ. Cela ne l’empêche pas de mesurer une tension, mais cela retire cette comparaison intégrée quand je cherche l’origine d’une lecture fantôme. Pour une recherche de fuite de courant, cet écart n’est pas non plus un raccourci : une fuite se démontre avec la mesure adaptée, l’isolement des départs et souvent une pince de fuite, pas en déduisant une consommation d’une tension affichée.

La fonction AutoVolt est également pratique lorsqu’il faut savoir si une source est alternative ou continue sans sélectionner à l’avance le mauvais mode. Je la garde dans son périmètre : une valeur en AutoVolt se confirme par une mesure ciblée si elle conditionne un dépannage, une compatibilité d’appareil ou une décision de raccordement.

Situation Ce que je cherche Fonction qui apporte une information
Situation Fil déconnecté dans un câble multiconducteur Ce que je cherche Une tension affichée est-elle induite ou alimentée ? Fonction qui apporte une information 117 : comparaison entre mesure normale et AutoVolt LoZ, puis méthode de diagnostic adaptée.
Situation Commande ou alimentation à découpage Ce que je cherche La tension efficace reflète-t-elle un signal déformé ? Fonction qui apporte une information 117 ou 179 : mesure True RMS dans les limites de fréquence spécifiées.
Situation Sonde thermique ou température d'équipement Ce que je cherche Quelle température est relevée par la sonde ? Fonction qui apporte une information 179 : fonction température, avec sonde et conditions de mesure appropriées.
Situation Partie à ouvrir ou raccorder Ce que je cherche L'absence de tension est-elle vérifiée ? Fonction qui apporte une information VAT et procédure de consignation, jamais VoltAlert ni le multimètre seul.

Une fonction répond à une incertitude précise. Elle ne remplace pas les autres vérifications.

Affichage, maintien et min-max : des fonctions à attribuer au bon modèle

Les deux appareils proposent l’enregistrement min-max-moyenne. Sur le 117, Fluke le présente pour relever les fluctuations du signal. Le mode est utile quand une tension ou une alimentation varie au moment où je ne peux pas rester les yeux sur l’écran. Je ne le confonds pas avec un enregistreur de qualité réseau : il garde des extrêmes et une moyenne selon sa logique interne, sans fournir à lui seul l’origine temporelle d’une perturbation.

Le manuel des 175, 177 et 179 décrit pour le 179 un enregistrement MIN MAX AVG qui mémorise les valeurs minimales et maximales puis calcule une moyenne mobile. Il précise aussi le comportement AutoHOLD : l’écran conserve un résultat jusqu’à ce qu’une nouvelle entrée stable soit détectée, avec signal sonore. Cette fonction est utile lorsqu’une pointe doit être retirée pour voir l’afficheur, mais la valeur maintenue doit toujours être rattachée au point mesuré et au mode sélectionné.

La différence d’affichage n’est pas un argument de sécurité, mais elle se vérifie. Le 117 annonce 6 000 points, quatre mises à jour par seconde et un bargraphe de 33 segments actualisé 32 fois par seconde. Le manuel du 179 décrit lui aussi un écran 6 000 comptes avec bargraphe et les modes de gamme automatique ou manuelle. Je passe en gamme manuelle seulement si la résolution ou la stabilité de la lecture l’exige ; sinon la gamme automatique évite surtout une sélection inadaptée au premier relevé.

Le 179 a en outre un avertissement de cordons qui s’affiche lorsque le sélecteur passe vers mA ou A. C’est un rappel utile, pas un verrouillage qui rendrait une erreur impossible. Avant une mesure de courant, je confirme physiquement que la pointe rouge est sortie de la borne A ou mA si je reviens ensuite à une tension, une résistance ou une continuité. Cette habitude protège le fusible, l’appareil et l’utilisateur beaucoup plus qu’une préférence de modèle.

Précision, plages et température : où le 179 prend une avance utile

La précision en tension continue est l’écart chiffré le plus net. Le Fluke 117 annonce ±(0,5 % + 2 points) pour 600 mV, 6 V, 60 V et 600 V DC. Le 179 annonce ±(0,09 % + 2 points) avec une résolution maximale de 0,1 mV et un maximum de 1 000 V. Cette différence n’a pas la même valeur sur tous les diagnostics, mais elle est exploitable lorsque la décision dépend d’une faible variation en continu ou d’une lecture plus fine.

Le 179 étend aussi la résistance maximale à 50 MΩ, contre 40 MΩ sur le 117, la capacité à 10 000 µF, contre 9 999 µF, et la fréquence à 100 kHz, contre 50 kHz. Je ne grossis pas ces écarts : ils ne remplacent pas un mégohmmètre pour un essai d’isolement, dont la tension de test et la méthode n’ont rien à voir avec une mesure d’ohms sur un multimètre.

La température distingue réellement le 179. Sa fiche annonce une plage de −40 °C à 400 °C et une précision de ±(1,0 % + 10), tandis que le manuel 175-177-179 réserve explicitement la mesure de température au 179. Dans le kit présenté par Fluke, une sonde 80BK accompagne l’appareil. Je vérifie toutefois le type de sonde, son positionnement et la température admissible de l’élément testé avant d’interpréter une valeur comme celle d’un composant interne.

Pour un condensateur de volet roulant, une résistance de bobinage ou une alimentation, la grandeur à mesurer décide toujours l’appareil. Le guide pour tester un condensateur de volet roulant reste une bonne illustration : la capacité se mesure hors tension, condensateur déchargé et raccords identifiés. Une capacité affichée ne certifie pas à elle seule que le moteur, le câblage ou le condensateur est bon en charge.

  • 117 : choix cohérent si VoltAlert, AutoVolt LoZ, 600 V CAT III et les mesures usuelles couvrent réellement le travail.
  • 179 : choix cohérent si je dois mesurer la température, travailler dans la catégorie publiée CAT IV 600 V ou aller jusqu'à 1 000 V CAT III.
  • Les deux : True RMS, continuité, diode, capacité, fréquence, min-max-moyenne et mesure de courant jusqu'à 10 A avec les limites de durée et de borne indiquées.
  • Aucun des deux : substitut d'un VAT, d'un contrôleur d'installation ou d'un mégohmmètre quand la mesure demandée relève de ces appareils.

CAT III, CAT IV et cordons : choisir l’environnement, pas seulement le multimètre

La catégorie de surtension décrit l’énergie transitoire que l’ensemble appareil et accessoires doit supporter dans un environnement donné. Le 117 est spécifié CAT III 600 V avec une protection contre les surtensions de 6 kV crête selon IEC 61010-1, degré de pollution 2. Le 179 est documenté à CAT III 1 000 V et CAT IV 600 V, avec homologations UL, CSA et TÜV sur sa fiche.

Je relie le marquage au lieu réel de mesure. Un tableau et ses circuits fixes n’exposent pas les pointes de la même manière qu’une prise d’appareil, une arrivée d’installation ou une mesure proche d’une source de distribution. La catégorie n’est pas une étiquette de prestige ; elle impose de respecter la tension associée, la notice, l’état des cordons et les limites de l’environnement.

Les cordons forment aussi une partie de la protection. Le manuel du 179 indique un avertissement LEAd quand le sélecteur passe vers les positions mA ou A afin de rappeler de vérifier les bornes utilisées. Une erreur de borne peut faire fondre un fusible, endommager le produit et blesser l’utilisateur. Avant de mesurer, je regarde donc les embouts, l’isolant, les marquages CAT, le fusible concerné et le mode sélectionné.

Fluke 179 utilisé avec des cordons dans un équipement ouvert en atelier
La photo fabricant montre le Fluke 179 utilisé avec ses cordons. Elle n'illustre pas une procédure de consignation ni une intervention domestique à reproduire. Fluke — multimètre 179

Ce point explique pourquoi je n’achète pas un multimètre d’occasion ou un jeu de pointes séparément sur la seule apparence. Une catégorie gravée sur le boîtier n’efface pas une pointe fendue, un cordon réparé, un fusible non conforme ou un appareil qui n’a pas été vérifié. Pour le contrôle d’une installation, je distingue aussi le multimètre du mesurage de terre : la terre, la boucle et l’isolement appellent des méthodes et instruments qui dépassent les fonctions ohmmètre du 117 ou du 179.

Mon choix selon le travail envisagé

Pour un électricien qui fait surtout du diagnostic de circuits 230 V, je regarde d’abord le 117. Le couple VoltAlert et LoZ est concret lorsqu’il faut gagner du temps sans inventer une certitude de sécurité. La sélection automatique AC ou DC évite aussi une manipulation de molette supplémentaire au premier relevé. Je conserve des cordons en bon état et un VAT séparé, car les fonctions du 117 ne changent pas la séquence de mise en sécurité.

Pour une activité qui demande des mesures sur des équipements plus variés, de la température, une catégorie CAT IV 600 V ou une tension jusqu’à 1 000 V CAT III, le 179 a une couverture plus cohérente. Sa précision DC, sa résistance jusqu’à 50 MΩ et sa fréquence jusqu’à 100 kHz peuvent compter, mais seulement si ces plages sont réellement exploitées. Je ne justifie pas le modèle par une liste de chiffres quand le 117 couvre déjà le travail.

Enfin, pour un particulier qui cherche un appareil avant une intervention sur le tableau, je ne réduis pas le choix à « lequel est le plus sûr ». Le plus sûr est de ne pas s’improviser opérateur sur une partie active, de faire identifier le circuit, de choisir un VAT pour l’absence de tension et de confier les mesures qui conditionnent une réparation à la personne compétente. Le guide de mesure de la terre au multimètre explique aussi pourquoi une mesure simple ne suffit pas à qualifier une prise de terre.

Verdict de sélection

Le Fluke 117 est le meilleur choix si la fonction qui manque réellement est VoltAlert ou LoZ : repérage de présence de tension et clarification d’une tension fantôme. Le Fluke 179 devient plus pertinent quand je dois couvrir la température, la catégorie CAT IV 600 V, les 1 000 V CAT III ou ses plages supplémentaires. Dans les deux cas, je prévois un VAT dédié avant tout travail hors tension.

Questions fréquentes sur le Fluke 117 et le Fluke 179

Le Fluke 117 et le Fluke 179 sont-ils tous les deux True RMS ?

Oui. Les deux références sont documentées comme True RMS, ce qui permet de mesurer plus correctement des formes d'onde non sinusoïdales dans leurs plages de fréquence et de précision publiées. Cela ne dispense pas de choisir le bon mode ni de contrôler les cordons.

Le Fluke 117 peut-il remplacer un VAT grâce à VoltAlert ?

Non. VoltAlert détecte une présence probable de tension sans contact ; l'INRS précise qu'un voltmètre et les détecteurs de tension ne sont pas des VAT. La vérification d'absence de tension exige un appareil conçu pour elle et une procédure de consignation.

Pourquoi le 117 possède-t-il LoZ et pas le 179 ?

Fluke documente le mode AutoVolt LoZ sur le 117 pour aider à éviter les lectures fantômes en abaissant l'impédance d'entrée. La fiche du 179 ne documente pas cette fonction : il faut donc éviter de lui attribuer un mode absent et choisir selon le diagnostic à faire.

Quel modèle mesure la température ?

Le Fluke 179 mesure la température de −40 °C à 400 °C selon sa fiche, avec la sonde 80BK fournie dans le contenu indiqué par Fluke. Le 117 n'a pas de fonction température dans ses spécifications produit.

Le Fluke 179 est-il plus adapté à un tableau électrique ?

Le 179 apporte CAT III 1 000 V et CAT IV 600 V, là où le 117 est CAT III 600 V. Le bon choix dépend néanmoins du point réel de mesure, de la tension associée à la catégorie, des accessoires et de la procédure de sécurité, pas du seul mot « tableau ».

Peut-on tester l'isolement avec un Fluke 117 ou 179 ?

Non pour un essai d'isolement au sens du contrôle électrique. Ces multimètres mesurent une résistance avec une faible tension de mesure ; un mégohmmètre et sa tension d'essai appropriée sont requis après préparation du circuit.

Quand couper le courant et appeler un professionnel

Coupez le courant au disjoncteur général avant toute manipulation, et n'intervenez pas vous-même en cas d'odeur de brûlé, de prise ou de câble chaud, d'étincelles, de disjoncteur qui saute en boucle, de fils dénudés ou d'eau à proximité d'un circuit. Dans ces situations, faites appel à un électricien qualifié.

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Théo Desrousseaux, électricien

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.

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