Mettre l’appareil à la terre
Cordon secteur tripolaire branché sur une prise reliée à la terre : c’est à la fois la sécurité et la référence commune de toutes les mesures.
Publié le 30 juillet 2026
Photo : files.resources.altium.com En bref
Quand une carte de chaudière, de VMC ou d’onduleur tombe en panne intermittente, mon multimètre affiche souvent une tension parfaitement propre. La panne est pourtant là, quelque part entre deux mesures. Le multimètre donne une moyenne, l’oscilloscope montre la forme d’onde.
C’est exactement la limite que pointe Altium dans son guide du débutant : le multimètre ne fournit aucune visualisation, il ne voit ni les pics transitoires, ni la forme du signal, ni le bruit. L’oscilloscope affiche la tension en fonction du temps, avec une résolution en millivolts, et capture des transitoires qu’un multimètre rate.
Je précise le cadre d’emblée : je parle ici du diagnostic de cartes électroniques (VA, chaudières, VMC, onduleurs, moteurs, domotique), pas de la vérification d’une installation domestique, où le VAT et le multimètre restent rois. Dans cet article, je pose les bases pour un électricien qui sort du tableau électrique : les quatre spécifications qui comptent, le choix du premier appareil, les sondes, la sécurité et la première prise en main.
25 MHz
bande passante minimale absolue pour débuter, selon Altium
50 MHz
bande passante recommandée pour le diagnostic électronique
70,7 %
niveau d’atténuation à −3 dB qui définit la bande passante
2,5x
taux d’échantillonnage minimum conseillé par rapport à la bande passante
Sur une installation classique, la valeur efficace répond à presque tout : présence de tension, chute, continuité, isolation. Sur une carte électronique, elle cache l’essentiel. Une alimentation qui s’écroule sous charge laisse une tension moyenne correcte au multimètre ; seule la forme de l’ondulation montre que la carte est en train de lâcher.
Le même raisonnement vaut pour les transitoires de capteurs ou d’encodeurs : une impulsion manquée toutes les cent peut passer inaperçue sur un affichage, pas sur un écran. Un front numérique sale, un dépassement, un ringing sur un bus SPI ou I²C : autant de défauts invisibles à la mesure moyenne et lisibles à l’œil sur une forme d’onde.
Cela ne veut pas dire que le multimètre disparaît de la caisse. Il reste l’outil de premier niveau, et mon guide sur le choix d’un multimètre détaille les critères quand on part de zéro. L’oscilloscope vient en complément, pas en remplacement, et l’article électricité et électronique : ce qui change explique la frontière entre les deux mondes pour un électricien.
Quand on ouvre une fiche produit, quatre chiffres reviennent systématiquement. Comprendre ce qu’ils mesurent évite d’acheter trop petit ou de payer pour du vide. Le tableau ci-dessous résume les règles que j’ai retenues des documentations de Rohde et Schwarz et de NI.
| Spécification | Ce que c’est | Règle vérifiée |
|---|---|---|
| Spécification Bande passante | Ce que c’est Fréquence où le signal d’entrée est atténué à 70,7 % (−3 dB) | Règle vérifiée Sinusoïde : 1,5× la fréquence maximale ; numérique : 3 à 5× l’horloge |
| Spécification Taux d’échantillonnage | Ce que c’est Cadence du convertisseur analogique-numérique | Règle vérifiée 2,5× la bande passante minimum ; taux maximal parfois sur 1 voie seulement |
| Spécification Profondeur de mémoire | Ce que c’est Tampon d’acquisition | Règle vérifiée Critère de choix cité par Rohde et Schwarz ; pas de règle chiffrée |
| Spécification Résolution du CAN | Ce que c’est Bits de quantification | Règle vérifiée Entrée de gamme : 8 bits ; modes 12 bits « HD » sur gammes supérieures |
Les quatre spécifications d’un oscilloscope numérique et les règles vérifiées dans les documentations fabricant.
La bande passante se définit par la fréquence où le signal d’entrée est atténué à 70,7 % de sa valeur réelle, soit −3 dB. Au-delà, l’amplitude affichée ne reflète plus la réalité : la mesure devient douce, arrondie, sous-évaluée.
Pour une sinusoïde, la règle est de 1,5 fois la fréquence maximale mesurée. Pour un signal complexe ou numérique, il faut 3 à 5 fois la fréquence d’horloge, parce que les fronts contiennent des harmoniques bien au-delà de la fréquence de base. Une autre estimation circule dans les documentations : bande passante ≈ 0,35 divisé par le temps de montée du signal.
Le taux d’échantillonnage est la cadence à laquelle le convertisseur numérise le signal. La règle minimale retenue par Rohde et Schwarz : au moins 2,5 fois la bande passante, pour que la forme reconstruite reste fidèle.
Un piège revient dans les fiches : certains appareils n’atteignent leur taux maximal que sur une seule voie. Le RTC1000 de Rohde et Schwarz en 300 MHz annonce ainsi 2 Géch/s sur 1 voie mais 1 Géch/s quand les 2 voies sont actives. Si vous comptez mesurer deux signaux en même temps, vérifiez ce chiffre en mode deux voies.
La profondeur de mémoire est la taille du tampon d’acquisition : elle détermine combien de temps d’enregistrement l’appareil peut garder à pleine cadence. Rohde et Schwarz la cite comme critère de choix au même titre que la bande passante.
Je n’ai trouvé aucune règle chiffrée dans les sources ouvertes que j’ai consultées. Je la traite donc qualitativement : plus la mémoire est profonde, plus on peut zoomer dans une longue séquence sans perdre de détails. Pour un premier achat, c’est un critère secondaire par rapport à la bande passante et à l’échantillonnage.
La résolution du CAN fixe la finesse de quantification de l’amplitude. L’entrée de gamme travaille en 8 bits, ce qui est le cas annoncé du FNIRSI 1014D que je détaille plus bas. Rohde et Schwarz mentionne des modes 12 bits « HD » sur ses gammes supérieures.
En pratique, pour le diagnostic de pannes franches (signal absent, déformé, bruité), 8 bits suffisent largement. La résolution devient un critère quand on cherche de très faibles variations d’amplitude, par exemple l’ondulation d’une alimentation régulée.
La réponse courte vient d’Altium : 25 MHz minimum absolu, 50 MHz recommandé pour un débutant en électronique. C’est le plancher qui permet de voir correctement les signaux de la plupart des cartes courantes.
Pour du signal numérique — SPI, I²C, microcontrôleurs — la règle des 3 à 5 fois la fréquence d’horloge reprend la main. Un bus I²C à 100 kHz se contente de peu ; une horloge de microcontrôleur à plusieurs MHz exige déjà plus de marge.
Mon conseil pour un électricien qui diagnostique des cartes : viser un appareil 2 voies autour de 100 MHz. C’est le profil le plus courant de l’entrée de gamme, et il couvre à la fois l’analogique et les bus numériques courants. Au-delà, le budget grimpe vite, et les prix français des marques établies n’étaient pas vérifiés au moment où j’ai écrit cet article.
Conseil
Si vous hésitez entre deux modèles, prenez celui qui a la bande passante la plus large : on ne regrette jamais d’avoir de la marge, alors qu’un appareil sous-dimensionné arrondit les fronts et masque les défauts qu’on cherche.
La plupart des oscilloscopes vendus aujourd’hui sont des DSO de table ou des MSO, comme le rappelle Altium. Les « oscilloscopes » bas de gamme au format multimètre sont, eux, très limités.
| Format | Pour qui | Limite principale |
|---|---|---|
| Format DSO de table | Pour qui Banc de travail, usage courant | Limite principale Non isolé, encombrant |
| Format MSO | Pour qui Signaux numériques et logique | Limite principale Budget supérieur |
| Format Portable à voies isolées | Pour qui Mesures flottantes, chantier | Limite principale Écran et mémoire réduits |
| Format USB/PC | Pour qui Mesure occasionnelle sur ordinateur | Limite principale Dépend d’un PC et de son logiciel |
Les quatre formats d’oscilloscope et leur usage, d’après la documentation Altium et le catalogue Chauvin Arnoux.
Pour un premier achat de diagnostic de cartes, le DSO de table 2 voies reste le choix le plus simple : prix contenu, écran dédié, sondes fournies. Le portable à voies isolées ne se justifie que si vous devez mesurer des signaux non référencés à la terre, je reviens sur ce point dans la partie sécurité.
L’entrée de gamme se présente presque toujours sous le même profil : 2 voies, 100 MHz, 1 Géch/s, convertisseur 8 bits, écran 7 pouces, souvent avec un générateur de signaux DDS intégré. Le FNIRSI 1014D en est l’exemple type : 100 MHz sur 2 voies, 1 GSa/s, entrée 1 MΩ, 240 Kbit de mémoire, tension maximale 40 V en sonde 1X et 400 V en sonde 10X, générateur de 14 formes de signaux, FFT et Lissajous.
Les prix que je cite ici ont été relevés au moment de la recherche, sur les fiches ouvertes. Ce sont des instantanés, pas des tarifs garantis dans le temps.
| Point de vente | Prix relevé | Détail |
|---|---|---|
| Point de vente Site officiel FNIRSI | Prix relevé 159 $ USD | Détail Prix barré affiché à 364,99 $ |
| Point de vente Amazon.fr, vendeur FNIRSI EU | Prix relevé 239,99 € TTC | Détail Plus bas des 30 jours à 227,99 €, coupon ponctuel à 223,19 € |
| Point de vente Ordres de grandeur US 2023 | Prix relevé 170 à 220 $ | Détail FNIRSI ~170 $, bancs Owon/Hantek ~200 $, Owon HDS-2102S ~220 $ |
Relevés de prix du FNIRSI 1014D et ordres de grandeur US 2023 cités par Hackaday, à titre informatif pour les prix US.
Les ordres de grandeur US de 2023 viennent du commentaire Hackaday : ce ne sont pas des prix français, juste une indication de positionnement. Les prix français des marques établies (Rigol, Siglent, Owon, Hantek, Chauvin Arnoux) n’étaient pas vérifiés au moment de la recherche : je préfère le dire que d’avancer des chiffres inventés.
Attention
Hackaday note que « tous les oscilloscopes FNIRSI ne tiennent pas leurs spécifications annoncées ». La bande passante réelle du 1014D a été contestée, mesurée autour de 20 MHz selon une vidéo EEVblog citée dans les résultats de recherche, que je n’ai pas pu ouvrir. Ce point reste non vérifié : je ne recommande donc pas un modèle précis ici, je décris le profil d’entrée de gamme.
La sonde est le premier maillon de la mesure, et c’est là que la plupart des erreurs se glissent. La sonde passive 10× est la plus courante et généralement fournie avec l’appareil ; il existe des facteurs 1×, 10× et 100×, comme le détaille Tektronix.
Une sonde passive atténuante doit être compensée à chaque mise en place. La compensation se fait sur le signal carré de référence prévu en façade, typiquement 1 kHz ou 1 MHz selon les modèles. Le résultat se lit immédiatement : une sonde sous-compensée arrondit les angles, une sonde sur-compensée crée un dépassement au sommet du carré. Dans les deux cas, la mesure est inexacte.
Attention
Sur les oscilloscopes modernes, le rapport d’atténuation de la sonde se déclare dans le menu de la voie (10:1). Si ce réglage manque, l’amplitude affichée peut être fausse d’un facteur 10. Cette consigne est signalée dans la documentation Keysight de la série InfiniiVision 1000 X, un PDF que je n’ai pas pu extraire : je la donne donc comme non vérifiée directement, mais c’est un réflexe à prendre sur n’importe quel appareil.
Dernier chiffre à noter avant de brancher quoi que ce soit : la tension maximale de la sonde. Sur le FNIRSI 1014D, elle est de 40 V en 1X et 400 V en 10X. Avant toute mesure sur un circuit de puissance, vérifiez cette valeur sur votre propre sonde : elle dépend du modèle et ne se devine pas.
C’est le point que je veux marteler, parce que la plupart des tutos grand public l’expédient en une ligne. Pour un électricien qui sort du tableau électrique, c’est le risque numéro un : l’oscilloscope de table n’est pas isolé.
Sa masse est reliée à la terre par le cordon secteur tripolaire. Tektronix le rappelle dans son primer : la mise à la terre de l’oscilloscope est une obligation de sécurité, elle fait circuler le courant de défaut vers la terre au lieu de l’opérateur. Mais cette terre a une conséquence directe, que je déduis de cette architecture : la pince masse de la sonde est au potentiel de la terre.
Attention
Poser la pince masse sur un point non isolé d’un circuit relié au secteur crée un court-circuit à travers l’appareil. Ne mesurez jamais directement sur le secteur avec une sonde standard : l’oscilloscope de table se réserve aux circuits isolés du réseau, typiquement les cartes alimentées en basse tension continue ou hors tension.
Pour les mesures « flottantes », non référencées à la terre, les constructeurs proposent deux solutions vérifiées : les sondes différentielles, et les oscilloscopes portables à voies isolées. Tektronix précise que les sondes isolées permettent des mesures non référencées à la terre ; Chauvin Arnoux et Metrix proposent une gamme d’oscilloscopes portables à voies isolées, par exemple le Handscope 20/40 MHz en 2 voies, visible dans leur catalogue.
Je ne mentionne volontairement aucun classement CAT pour ces sondes : je n’ai trouvé aucune source ouverte vérifiée sur le sujet au moment de la recherche, et je préfère ne pas l’affirmer. Le reste de l’équipement de sécurité, lui, ne change pas : les gants et outils isolés 1000 V gardent leur place dans le sac dès qu’on travaille près d’une installation sous tension.
Voici la méthode que je reprends du primer Tektronix, chapitre « Setting Up and Using an Oscilloscope ». Elle vaut pour n’importe quel DSO de table et évite les mesures fausses dès la première mise sous tension.
Avant de brancher la sonde
L’oscilloscope de table n’est pas isolé : sa masse est à la terre. Mesurez uniquement des circuits isolés du secteur ou hors tension, et ne posez jamais la pince masse sur un point sous tension relié au réseau.
Mettre l’appareil à la terre
Cordon secteur tripolaire branché sur une prise reliée à la terre : c’est à la fois la sécurité et la référence commune de toutes les mesures.
Régler les voies
Voie 1, couplage DC, trigger automatique sur la voie 1, échelles à mi-course, puis AUTOSET si l’appareil en propose un.
Compenser les sondes
À chaque mise en place, compenser sur le signal carré de référence en façade, après avoir déclaré le rapport 10:1 dans le menu de la voie.
Lancer l’autocalibration
Recommandée quand la température ambiante a varié de plus de 5 °C depuis la dernière, ou une fois par semaine, via la fonction d’autocalibration comme la « Signal Path Compensation ».
Lire la forme d’onde
Chercher la régularité : amplitude, fréquence, durée des motifs. Une forme déformée est un signal à creuser, pas une valeur à noter.
La lecture est le dernier geste, et le plus difficile à apprendre. Tektronix conseille de chercher les formes régulières contre les formes déformées, de noter l’amplitude, la fréquence et la durée des motifs avant de conclure. Un signal stable et répétitif est un signal sain ; une déformation est un indice, pas un verdict.
Tektronix documente le diagnostic automobile avec l’oscilloscope : allumage, injecteurs, capteurs, actionneurs, réseaux de communication CAN et LIN. La démarche se transpose directement aux équipements que je croise chez mes clients : moteurs de volets roulants, VMC, circulateurs de chaudière, actionneurs de domotique.
Le principe est le même partout : une forme d’onde régulière indique un signal stable, une forme déformée signale un composant défectueux ou un câblage défaillant. Avant d’investir, sachez que le diagnostic d’un condensateur de volet roulant au multimètre donne déjà une partie de la réponse ; l’oscilloscope ajoute la forme du signal et les transitoires que la mesure moyenne ne voit pas.
Sur les cartes, Altium liste les usages qui justifient l’achat : ondulation et bruit des alimentations, transitoires de capteurs ou d’encodeurs, qualité des fronts numériques, ringing, signaux SPI et I²C, jusqu’à la localisation de bruit rayonné en champ proche.
Ce n’est pas parce qu’on sort l’oscilloscope que les autres outils disparaissent. Sur une installation, le diagnostic des défauts électriques courants se fait au multimètre et au VAT ; sur une carte, la forme d’onde prend le relais. Et la mesure d’isolation reste du domaine du mégohmmètre, pas de l’oscilloscope : je détaille son fonctionnement dans mon article sur le mégohmmètre.
Si vous partez de zéro, l’ordre d’achat compte autant que le matériel. Le multimètre reste l’outil quotidien : pour la présence de tension, la continuité, les valeurs efficaces, rien ne le remplace. Un modèle correct comme l’UNI-T UT61E couvre déjà une bonne partie des besoins du diagnostic courant.
L’oscilloscope vient en second achat, quand les pannes que vous rencontrez ne se résolvent plus à la valeur moyenne. À ce moment-là, le budget s’organise autour du profil vu plus haut : 2 voies, 100 MHz, 1 Géch/s, sondes 10× fournies, avec une sonde différentielle à prévoir dès que vous touchez des signaux non référencés à la terre.
Deux rappels budgétaires. Les prix français des marques établies n’étaient pas vérifiés au moment de la recherche : faites vos relevés avant d’acheter, les tarifs bougent vite. Et pensez à la suite de la vie de l’appareil : comme pour un multimètre, l’étalonnage périodique fait partie du coût de possession. Le poste oscilloscope s’intègre d’ailleurs au budget d’équipement d’un électricien débutant, où je détaille ce que j’achète en premier.
Retour de chantier
Sur le terrain, je sors l’oscilloscope quand une panne intermittente revient sur une carte : les pannes qui se manifestent « de temps en temps » sont presque toujours des défauts de forme d’onde, et le multimètre ne les attrape pas. C’est aussi pour ça que la sécurité vient avant la mesure : un appareil mal utilisé sur un circuit relié au secteur peut transformer un diagnostic en incident.
3 questions
InteractifOscilloscope débutant : repères essentiels
3 questions pour vérifier les repères essentiels
Choisissez une réponse
Non, les deux se complètent. Le multimètre donne une valeur moyenne et reste l’outil quotidien pour la présence de tension et la continuité ; l’oscilloscope montre la forme d’onde et capture des transitoires qu’un multimètre rate. Pour le diagnostic de cartes, je garde le multimètre pour la valeur et l’oscilloscope pour le signal.
Altium recommande 25 MHz minimum absolu et 50 MHz comme valeur raisonnable pour un débutant en électronique. Pour du signal numérique comme le SPI ou l’I²C, appliquer la règle des 3 à 5 fois la fréquence d’horloge ; un profil 2 voies à 100 MHz couvre l’essentiel du diagnostic de cartes.
Non, pas avec une sonde standard : la masse de l’oscilloscope de table est reliée à la terre par le cordon secteur, et la pince masse de la sonde crée un court-circuit sur un point non isolé. Il faut une sonde différentielle ou un oscilloscope à voies isolées, et vérifier la tension maximale de la sonde, par exemple 40 V en 1X et 400 V en 10X sur le FNIRSI 1014D.
C’est presque toujours le rapport d’atténuation de la sonde qui n’est pas déclaré : sur les oscilloscopes modernes, il faut régler le rapport 10:1 dans le menu de la voie, sinon l’amplitude affichée est fausse d’un facteur 10. Cette consigne est signalée dans la documentation Keysight, un PDF que je n’ai pas pu vérifier directement au moment de la rédaction.
Une sonde passive atténuante doit être compensée à chaque mise en place sur le signal carré de référence en façade, typiquement 1 kHz ou 1 MHz. Une sonde sous-compensée arrondit les angles, une sonde sur-compensée crée un dépassement : dans les deux cas, les mesures sont inexactes.
Le DSO de table est le format le plus courant pour un banc de diagnostic de cartes. Le portable à voies isolées, comme le Handscope de Chauvin Arnoux et Metrix en 20/40 MHz et 2 voies, se justifie pour les mesures non référencées à la terre. Pour de l’électronique de cartes hors tension, un DSO de table suffit.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. Chaque contenu du site est rédigé et relu par ses soins.
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Sources officielles et références
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