Cembre : histoire de la marque italienne du sertissage
Vérifié le par Théo Desrousseaux, électricien (diplômes & certifications)
Photo : Cembre En bref
- Cembre naît en mars 1969 à Brescia, fondée par l'ingénieur Carlo Rosani ; le nom vient de Costruzioni Elettro-meccaniche Bresciane.
- La marque est cotée à la Bourse de Milan depuis 1997 et couvre quatre métiers : connecteurs, outils de sertissage et de coupe, produits ferroviaires et systèmes de marquage.
- Le cœur historique reste le sertissage : cosses, matrices et sertisseuses électro-hydrauliques pensées comme un système unique.
- Le positionnement vise trois marchés lourds : industrie, ferroviaire et utility (production et distribution d'énergie).
- Face aux allemands comme Klauke, Cembre défend un profil de spécialiste italien, avec une forte activité de marquage et repérage en plus de la connexion.
Quand on parle de sertissage de puissance, deux noms reviennent en boucle sur les chantiers : l’allemand Klauke et l’italien Cembre. Le premier a la notoriété historique, le second reste plus discret côté grand public. Pourtant, dans le ferroviaire et l’industrie, Cembre est partout.
La marque n’est pas un fabricant d’outils qui a ajouté le sertissage à son catalogue. C’est l’inverse : une maison italienne qui a construit toute son identité sur la connexion électrique, de la cosse à la sertisseuse, avant d’y greffer le marquage et le repérage.
Cet article retrace l’histoire de Cembre, de sa fondation à Brescia en 1969 jusqu’à sa place actuelle en 2026, détaille ce que la marque fabrique vraiment, et situe son intérêt pour un électricien ou un installateur face à la concurrence allemande.
1969
Fondation à Brescia, Italie
1997
Entrée en Bourse à Milan
4
Métiers : connecteurs, outils, ferroviaire, marquage
4,8 M
Connexions réalisées chaque jour avec ses produits
1969 : une marque née à Brescia
L’histoire commence dans le nord de l’Italie. En mars 1969, l’ingénieur Carlo Rosani fonde Cembre à Brescia, ville industrielle réputée pour sa métallurgie et son outillage. Le nom n’a rien d’un acronyme marketing tardif : Cembre signifie Costruzioni Elettro-meccaniche Bresciane, littéralement les constructions électromécaniques de Brescia.
Dès le départ, le projet est spécialisé. Là où d’autres fabricants d’outillage sont partis de la forge pour élargir ensuite leur gamme, Cembre se positionne d’emblée sur la connexion électrique : produire les connecteurs et les outils qui les posent. Cette logique de système, née en 1969, n’a jamais bougé.
Le premier grand jalon industriel arrive en 1977, avec le démarrage de l’activité sur le nouveau site de la Via Serenissima, à Brescia, qui reste aujourd’hui le siège du groupe. C’est là que se concentre l’essentiel de la production et de la recherche.
Ce choix géographique compte. Brescia et sa région forment l’un des pôles métallurgiques les plus denses d’Europe, un tissu de sous-traitants et de savoir-faire sur lequel Cembre s’est appuyé pour monter en cadence sans délocaliser son cœur de métier.
La montée en exigence qualité se formalise en 1992, quand Lloyd’s Register certifie le système qualité de Cembre selon la norme ISO 9001, pour la conception, la production et la commercialisation de connecteurs électriques et d’outils. Pour un fabricant qui vend à l’industrie et au ferroviaire, cette certification n’est pas décorative : elle conditionne l’accès à des appels d’offres où la traçabilité est exigée.
Le modèle industriel de Cembre repose sur une intégration forte. La conception des connecteurs, l’usinage des composants, le montage des outils et la mise au point des matrices se font largement en interne, à Brescia. Cette maîtrise de la chaîne explique la cohérence entre la cosse et l’outil qui la sertit, un couple pensé ensemble dès la planche à dessin.
De Brescia à l’Europe : filiales et Bourse
À partir du milieu des années 1980, Cembre sort du marché italien de façon méthodique, en implantant des filiales commerciales dans les grands pays européens plutôt qu’en passant par de simples distributeurs.
La séquence est nette. En 1986 naît Cembre Ltd près de Birmingham, au Royaume-Uni. En 1988, une filiale française s’installe en région parisienne. Suivent l’Espagne en 1994 avec Cembre España à Madrid, la Norvège en 1995, puis l’Allemagne en 1997 avec Cembre GmbH à Munich.
L’année 1997 marque un tournant financier. Cembre entre en Bourse et se fait coter sur le marché télématique de la Bourse de Milan. La société est aujourd’hui une société par actions cotée à Milan sous le code CMB, un statut rare pour un fabricant d’outillage de connexion resté aussi spécialisé.
La montée en gamme boursière se confirme en 2001, quand Cembre rejoint le segment STAR de la Bourse italienne, réservé aux valeurs qui respectent des exigences renforcées de transparence, de gouvernance et de liquidité. Pour un acheteur professionnel, cette cotation offre un accès public aux comptes et à la solidité réelle de l’entreprise.
La croissance passe aussi par des acquisitions ciblées. En 1999, Cembre reprend OELMA, spécialisée dans les presse-étoupe et le matériel électrique, et ouvre Cembre Inc aux États-Unis, dans le New Jersey. En 2002, l’acquisition de General Marking fait entrer le marquage de câbles dans le périmètre du groupe, une branche devenue majeure.
Ce que Cembre fabrique vraiment
La gamme se comprend mieux découpée en quatre métiers cohérents. Le premier, historique, reste la connexion électrique : cosses cuivre et aluminium, cosses à sertir, connecteurs pré-isolés, manchons, borniers et répartiteurs. C’est le consommable qui se pose sur un conducteur pour le raccorder.
Le deuxième métier, indissociable du premier, regroupe les outils et équipements : outils de sertissage mécaniques, hydrauliques et électro-hydrauliques à batterie, outils de coupe de câbles et de préparation des conducteurs. La logique reste la même qu’en 1969, le connecteur et l’outil forment un couple.
Autour de ces deux métiers, Cembre a agrégé une gamme d’accessoires souvent invisibles mais quotidiens sur un chantier. Les presse-étoupe, entrés dans le périmètre avec le rachat d’OELMA en 1999, assurent l’entrée étanche des câbles dans un coffret ou une armoire, en polyamide, laiton ou inox selon l’environnement. S’y ajoutent des colliers de serrage et des accessoires de cheminement de câbles.
Cet élargissement suit une logique de guichet unique. Un intégrateur qui câble une armoire trouve chez le même fournisseur la cosse, l’outil qui la sertit, le presse-étoupe qui fait entrer le câble et le repère qui l’identifie, avec une compatibilité pensée d’emblée entre ces éléments.
| Métier | Ce que ça couvre | Marché visé |
|---|---|---|
| Métier Connecteurs | Ce que ça couvre Cosses, manchons, connecteurs pré-isolés, borniers | Marché visé Tableaux, armoires, câblage de puissance |
| Métier Outils | Ce que ça couvre Sertisseuses, coupe-câbles, préparation de conducteur | Marché visé Pose et maintenance sur site |
| Métier Ferroviaire | Ce que ça couvre Connexions fixes et matériel de voie | Marché visé Réseaux et matériel roulant |
| Métier Marquage | Ce que ça couvre Imprimantes transfert thermique, repères, étiquettes | Marché visé Repérage de câbles et composants |
Les quatre métiers de Cembre, du consommable de connexion au repérage industriel.
Le troisième métier est plus spécifique : les produits ferroviaires. Cembre développe à la fois des connexions électriques pour installations fixes et matériel roulant, et des machines pour la maintenance de la voie, comme les tronçonneuses de rail. C’est un marché de niche exigeant, où la marque s’est fait une vraie réputation.
Le quatrième métier, plus inattendu, est le marquage et le repérage. Cembre fabrique des imprimantes à transfert thermique et une large gamme de repères, étiquettes et légendes pour identifier câbles, borniers et composants d’une armoire. C’est un complément naturel de la connexion, puisqu’une installation propre se repère autant qu’elle se raccorde.
Cette diversité explique pourquoi la marque revendique un chiffre parlant : plus de 4,8 millions de connexions réalisées chaque jour dans le monde avec ses produits. Le connecteur Cembre est un consommable de masse, invisible mais présent dans quantité d’armoires et de réseaux.
Le sertissage et les outils hydrauliques
Le cœur technique de Cembre reste le sertissage. Sur une petite section, une pince mécanique suffit. Dès qu’on monte en section, la force nécessaire dépasse ce qu’un bras fournit proprement et de façon répétable, et il faut passer à l’hydraulique.
C’est là que les sertisseuses électro-hydrauliques à batterie entrent en jeu. Un moteur électrique actionne une pompe qui met un vérin hydraulique sous pression, lequel referme la matrice sur la cosse avec plusieurs dizaines de kilonewtons. Le geste devient reproductible, indépendant de la fatigue de l’opérateur.
Le sertissage n’est pas un détail cosmétique. Une cosse mal sertie chauffe, se desserre et finit par créer un point chaud, exactement le mécanisme qui explique une prise électrique qui grésille sur un serrage défaillant. Sur les fortes sections, ce défaut se paie en fusion et en incendie.
La matrice, ou insert, est l’élément décisif. C’est elle qui donne sa forme au sertissage : une empreinte hexagonale répartit la pression sur tout le pourtour de la cosse, ce qui garantit un contact homogène et une tenue mécanique reproductible. Chaque section de câble appelle sa matrice précise.
L’intérêt d’un sertissage bien fait tient à sa nature. La compression déforme à froid le cuivre de la cosse et celui du conducteur jusqu’à les souder mécaniquement, sans jeu ni air résiduel. On obtient une liaison étanche et stable dans le temps, là où une vis peut se relâcher sous l’effet des cycles de chauffe et de refroidissement du câble en charge.
C’est précisément ce que ne garantit pas un serrage approximatif. Un contact desserré augmente sa résistance, chauffe, s’oxyde et se dégrade en boucle jusqu’au point chaud. Sur un départ de forte puissance, le sertissage certifié n’est pas un raffinement, c’est la condition d’une installation qui tient.
Le sertissage de puissance concerne directement les gros départs. Quand on dimensionne une alimentation en section de câble triphasé 400 V, on arrive vite sur des conducteurs de 25, 35 ou 50 mm² qui ne se raccordent pas correctement à la pince à main. Là, la sertisseuse hydraulique devient l’outil obligatoire.
La même logique vaut sur un chantier de rénovation. Dès qu’on doit tirer une nouvelle ligne depuis le tableau pour un équipement lourd, la qualité du raccordement en bout de câble conditionne la sécurité de toute l’installation, bien plus qu’un simple serrage à la vis.
Ferroviaire, industrie, utility : trois marchés lourds
Le positionnement commercial de Cembre se lit sur trois secteurs, tous exigeants. Le premier est le ferroviaire, où la marque fournit des connexions pour installations fixes et matériel roulant, mais aussi des machines de maintenance de voie comme les tronçonneuses de rail à disque.
Le deuxième secteur est l’industrie. Cembre y fournit les solutions de câblage des armoires de commande et des tableaux qui pilotent les équipements de production et de transport automatisés. Le connecteur, la matrice et le repère y forment un ensemble pensé pour l’atelier de câblage industriel.
Le troisième secteur est l’utility, c’est-à-dire la production et la distribution d’énergie. Cembre propose des solutions de connexion et de marquage pour la production électrique, les réseaux de transport à haute tension et les réseaux de distribution moyenne et basse tension. On est là dans la connexion de puissance certifiée.
Ce triptyque industrie, ferroviaire et utility distingue Cembre d’un simple fournisseur d’outillage d’électricien. La marque vend surtout à des acheteurs professionnels qui commandent des connecteurs par milliers et des outils calibrés pour des cahiers des charges normés, pas au bricoleur du samedi.
Ces trois marchés ont un point commun : la connexion y est un point critique de sécurité. Une cosse défaillante sur une caténaire, dans un poste de transformation ou sur une ligne de production automatisée ne provoque pas la même gêne qu’une prise domestique capricieuse. L’exigence de fiabilité y est d’un autre ordre, ce qui explique pourquoi ces secteurs privilégient des fournisseurs spécialisés et certifiés.
C’est aussi ce qui a permis à Cembre de tenir face à des groupes bien plus gros. En restant sur des créneaux techniques où la relation client, l’expertise terrain et la disponibilité comptent autant que le prix, la marque a bâti une position défendable sans chercher à devenir un généraliste de l’outillage.
Pour l’installateur résidentiel, cette orientation a une conséquence concrète. L’essentiel des raccordements domestiques se fait sur de petites sections, souvent sans sertissage, avec des bornes automatiques comme celles évoquées dans le choix entre Wago 221 et 2273. L’outil Cembre ne prend son sens qu’en montant en section et en exigence.
Le marquage et le repérage, l’autre visage de Cembre
La branche marquage mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle est méconnue et pourtant stratégique. Depuis l’acquisition de General Marking en 2002, Cembre est un acteur sérieux du repérage industriel, avec des imprimantes à transfert thermique et une gamme complète de supports.
Le principe du transfert thermique est simple et robuste. Une tête chauffante fait fondre un ruban encreur sur un support, ce qui donne un marquage résistant à l’abrasion, aux solvants et au temps, bien plus durable qu’une simple étiquette imprimée à jet d’encre.
Sur une armoire industrielle, ce repérage n’est pas un luxe. Un câble non identifié transforme la moindre intervention de maintenance en enquête, avec le risque de manœuvrer le mauvais circuit. Le marquage propre fait partie de la même exigence de qualité que la connexion soignée.
C’est cohérent avec la philosophie maison. Cembre ne vend pas seulement le connecteur qui raccorde, mais aussi le repère qui documente l’installation, dans une logique de traçabilité qui parle aux acheteurs industriels et aux gestionnaires de réseau.
Cette branche marquage a aussi une valeur défensive pour la marque. Elle diversifie le chiffre d’affaires au-delà de la seule connexion, moins exposée aux cycles de l’outillage, et elle fidélise les grands comptes industriels qui standardisent leur repérage sur un système unique une fois qu’ils l’ont adopté.
Concrètement, une armoire repérée avec un système à transfert thermique reste lisible des années après sa pose, y compris en milieu agressif. C’est un argument de maintenance qui pèse sur des installations censées durer plusieurs décennies, comme celles des réseaux d’énergie ou du matériel roulant ferroviaire.
Cembre face à Klauke et aux allemands en 2026
La question revient souvent sur les chantiers : Cembre ou Klauke ? Les deux maisons se ressemblent par leur ADN de spécialistes de la connexion, mais elles ne viennent pas du même monde. Klauke est l’héritière d’une longue tradition allemande de forge, dont on peut lire le détail dans l’histoire de la marque Klauke.
Cembre, de son côté, est un pur produit du pôle métallurgique de Brescia, avec une orientation ferroviaire et un métier de marquage que Klauke n’a pas au même niveau. Les deux se croisent surtout sur le terrain de la sertisseuse de puissance, où leurs gammes se comparent poste par poste.
Ce face-à-face technique mérite son propre traitement, matrices, plages de section, compatibilité des outils et ergonomie comprises. Je l’ai détaillé dans le comparatif dédié Klauke contre Cembre sur le sertissage, qui tranche sur les points concrets plutôt que sur l’image de marque.
- Spécialiste intégré : la cosse, la matrice et l'outil sont conçus comme un système, pas comme des pièces séparées.
- Couverture multisecteur : industrie, ferroviaire et utility, avec des exigences normatives élevées.
- Marquage et repérage intégrés, ce qui distingue Cembre d'un simple fabricant de connecteurs.
- Transparence financière : société cotée à Milan, comptes publics et gouvernance renforcée.
- Notoriété grand public faible face à un fabricant d'outils sans fil connu du particulier.
- Prix pro : l'investissement se justifie sur un usage courant fort, moins sur du résidentiel léger.
- Écosystème de matrices à constituer : chaque cosse appelle son insert, donc un vrai jeu d'outillage.
L’arbitrage n’est pas propre à Cembre. Choisir entre un spécialiste historique et une plateforme batterie généraliste est exactement le débat qu’on retrouve dans le comparatif Dewalt, Makita et Milwaukee, transposé au sertissage. Le spécialiste gagne sur la connexion certifiée, la plateforme sur l’écosystème d’accus partagé.
Ce que vaut Cembre pour un électricien en 2026
Mon avis de terrain est simple à formuler. Cembre n’est pas la marque que je conseillerais à quelqu’un qui sertit trois cosses par an sur du résidentiel. Sur ce créneau, l’écart avec un outillage généraliste correct ne justifie pas l’investissement.
En revanche, dès que la connexion de puissance devient un enjeu de sécurité et de conformité, la logique système de Cembre prend tout son sens. Le couple cosse plus matrice plus outil, pensé ensemble, donne un sertissage certifié que le serrage à la vis n’égalera jamais dans le temps.
Il faut aussi replacer la marque dans son échelle. Cembre pèse plusieurs centaines de collaborateurs et un réseau de filiales sur trois continents, tout en restant piloté depuis Brescia. On n’est ni face à un atelier artisanal, ni face à un géant généraliste anonyme, mais devant un spécialiste de taille intermédiaire qui a gardé la main sur son métier.
Ce profil a une conséquence pour l’acheteur. La disponibilité des consommables, la compatibilité des matrices et le service après-vente sont structurés à l’échelle européenne, ce qui compte autant que la performance brute d’un outil quand on l’utilise tous les jours sur des chantiers étalés dans le temps.
Cembre est un spécialiste italien sérieux de la connexion, pas un fabricant d’outils grand public. Son intérêt se joue sur les fortes sections, le multisecteur industrie-ferroviaire-utility et le marquage intégré. Pour un installateur résidentiel léger, l’outil reste secondaire ; pour qui travaille la connexion de puissance et le repérage, c’est une valeur sûre.
Pro
Le sertissage ne pardonne pas l’approximation sur les fortes sections. Le couple cosse plus matrice doit être exact : une matrice hors calibre donne un sertissage non conforme, même avec un outil haut de gamme.
Cembre est-elle une marque italienne ou internationale ?
Cembre est une marque italienne, fondée en 1969 à Brescia et dont le siège et la production restent en Italie, sur le site de la Via Serenissima. Le groupe s'est internationalisé via des filiales au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Allemagne, en Norvège et aux États-Unis, mais son cœur industriel n'a pas quitté Brescia.
Que signifie le nom Cembre ?
Cembre est l'acronyme de Costruzioni Elettro-meccaniche Bresciane, soit les constructions électromécaniques de Brescia. Le nom rappelle à la fois l'origine géographique de la marque et son métier d'origine, la fabrication de connecteurs et d'outils pour l'électricité.
Cembre est-elle cotée en Bourse ?
Oui. Cembre est entrée en Bourse à Milan en 1997 et a rejoint le segment STAR en 2001, réservé aux sociétés respectant des exigences renforcées de transparence et de gouvernance. Elle est cotée sous le code CMB, ce qui rend ses comptes et sa solidité financière publics, un point rare pour un fabricant d'outillage de connexion.
Faut-il du matériel Cembre pour une installation domestique ?
Pour du résidentiel classique, ce n'est pas nécessaire. La plupart des raccordements se font sur de petites sections ou avec des bornes automatiques, comme lorsqu'il faut mélanger fil souple et fil rigide sur un connecteur Wago. Le matériel Cembre devient pertinent dès qu'on sertit régulièrement des cosses de forte section.
Quelle différence entre Cembre et Klauke ?
Les deux sont des spécialistes de la connexion, mais Klauke est une maison allemande issue de la forge, tandis que Cembre est un fabricant italien avec une forte orientation ferroviaire et une activité de marquage que Klauke n'a pas au même niveau. Sur la sertisseuse de puissance, leurs gammes se comparent poste par poste dans un comparatif dédié.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78) & Hauts-de-Seine (92)
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