Bornier de terre en laiton massif
Chaque départ de protection vert-jaune doit posséder sa propre vis de serrage individuelle.
Publié le 19 septembre 2026
Photo : legrand.com En bref
Au sommet ou à la base de tout tableau électrique de répartition trône un composant discret mais fondamental : le bornier de répartition, souvent décliné sous la forme de barrettes de connexion amovibles ou de répartiteurs étagés modulaires.
C’est par ce carrefour névralgique d’alimentation que transitent les dizaines d’ampères délivrées par le réseau de distribution Enedis avant d’être ventilées vers les différents interrupteurs différentiels de chaque rangée du logement.
Pourtant, lors de mes interventions de dépannage ou de rénovation, je constate trop souvent que des bricoleurs ou des installateurs peu scrupuleux ignorent les règles strictes qui régissent ces connexions de forte puissance.
Des vis mal serrées, des fils multibrins écrasés sans embout protecteur ou des sections sous-dimensionnées transforment ce point d’entrée en un véritable foyer thermique à l’origine de départs de feu dévastateurs.
Dans ce dossier technique d’artisan électricien, je détaille pas à pas les obligations de la norme NF C 15-100, le dimensionnement exact des sections d’alimentation en 10, 16 ou 25 mm².
J’y ajoute l’interdiction absolue de l’étamage à la soudure d’étain, le choix entre barrettes de coffret et répartiteurs modulaires sur rail DIN, ainsi que la gestion délicate de la répartition en triphasé 400 V.
1 conducteur
maximum par borne en sortie du disjoncteur général de branchement
16 mm²
section minimale en cuivre pour une alimentation de tableau jusqu’à 60 A (12 kVA)
DIN 46228
norme obligatoire pour les embouts de câblage sertis sur fils souples
0 soudure
interdiction absolue d’étamer les conducteurs souples avant serrage
Pour bien comprendre l’utilité vitale d’un bornier de répartition, il faut examiner la configuration de sortie du disjoncteur de branchement d’abonné, que l’on appelle couramment le disjoncteur général ou AGCP. Cet appareil assure la coupure générale d’urgence et la limitation de puissance contractuelle de l’ensemble du logement.
Il ne délivre cette puissance que par deux bornes à cage principales : une borne pour le conducteur de phase et une borne pour le conducteur de neutre.
Or, la réglementation de la norme NF C 15-100 interdit formellement d’insérer plus d’un conducteur par borne sous le disjoncteur de branchement. Il est rigoureusement prohibé de tenter de coincer trois ou quatre fils de départ sous la même vis pour aller alimenter directement chacune des rangées de votre tableau !
Cette exigence repose sur des réalités physiques et mécaniques incontournables. Lorsque deux conducteurs sont serrés ensemble sous une même vis de serrage, la pression de contact mécanique ne s’exerce jamais de manière parfaitement uniforme.
Si l’un des conducteurs présente un diamètre infime inférieur à l’autre, ou s’il se tasse légèrement avec le temps, il n’est plus maintenu fermement. Un micro-espace d’air isolant se forme entre le métal et la borne.
Sous une intensité nominale de 30 à 50 ampères, cet interstice engendre une résistance de contact anormale, des arcs électriques microscopiques continus et un échauffement localisé qui monte à plus de 300 °C en quelques minutes.
Le bornier de répartition (ou bloc répartiteur) constitue la seule passerelle technique autorisée pour diviser l’énergie :
Bornier de terre en laiton massif
Chaque départ de protection vert-jaune doit posséder sa propre vis de serrage individuelle.
Pour les conducteurs de protection, le raccordement répond à des règles spécifiques détaillées dans mon guide sur le bornier de terre et son raccordement.
Sur le plan pratique, un tableau électrique moderne intègre toujours trois circuits de répartition distincts : le bornier de phase (repéré en noir ou rouge), le bornier de neutre (repéré en bleu clair normalisé) et le bornier de terre (repéré en vert-jaune exclusif).
Tous trois doivent être dimensionnés pour supporter sans dommage le courant maximal admissible de l’installation.
Le dimensionnement des deux conducteurs d’alimentation générale qui relient le disjoncteur Enedis aux borniers de phase et de neutre ne supporte aucune approximation. Il dépend directement de deux facteurs : le calibre maximal de déclenchement du disjoncteur de branchement et la distance physique séparant le disjoncteur du tableau.
| Calibre disjoncteur Enedis | Puissance souscrite monophasée | Section cuivre minimale (tableau accolé) | Section cuivre si distance de 20 à 40 m |
|---|---|---|---|
| Calibre disjoncteur Enedis 30 A ou 45 A | Puissance souscrite monophasée 6 kVA ou 9 kVA | Section cuivre minimale (tableau accolé) 10 mm² (16 mm² fortement conseillé) | Section cuivre si distance de 20 à 40 m 16 mm² (chute de tension < 2 %) |
| Calibre disjoncteur Enedis 60 A | Puissance souscrite monophasée 12 kVA (standard moderne résidentiel) | Section cuivre minimale (tableau accolé) 16 mm² obligatoire | Section cuivre si distance de 20 à 40 m 25 mm² (chute de tension < 2 %) |
| Calibre disjoncteur Enedis 90 A | Puissance souscrite monophasée 18 kVA (puissance maximale monophasée) | Section cuivre minimale (tableau accolé) 25 mm² obligatoire | Section cuivre si distance de 20 à 40 m 35 mm² (chute de tension < 2 %) |
Sur mes chantiers de rénovation, j’installe désormais de manière systématique une section minimale de 16 mm² en cuivre pour toute liaison principale monophasée, même lorsque l’abonnement souscrit par le client n’est pour l’instant que de 6 kVA (30 A) ou 9 kVA (45 A).
Pourquoi imposer cette section immédiatement ?
La raison est simple : avec le déploiement généralisé des compteurs communicants Linky, l’occupant du logement peut demander une augmentation de puissance jusqu’à 12 kVA (soit 60 A) par un simple appel téléphonique à son fournisseur d’électricité, sans aucun déplacement physique d’un technicien Enedis.
Si l’installation avait été câblée en 10 mm², le câble principal serait alors immédiatement surchargé dès la première utilisation simultanée d’une pompe à chaleur, d’un four à induction et d’une borne de recharge pour véhicule électrique.
En posant du 16 mm², l’installation est parée pour l’avenir et conforme au calibre maximal du disjoncteur général de 60 A.
Lorsque le disjoncteur d’abonné Enedis se trouve éloigné du tableau de répartition principal — typiquement le cas d’une maison individuelle où le compteur et le disjoncteur général sont installés en limite de voirie dans un coffret extérieur technique —, la résistance linéaire du câble engendre une chute de tension progressive.
La norme NF C 15-100 impose une chute de tension totale maximale de 2 % entre le disjoncteur d’abonné et le tableau de répartition de l’habitation pour les usages d’éclairage et d’usages généraux.
Si la distance entre le coffret de rue et votre tableau dépasse 25 à 30 mètres en monophasé 60 A, une section de 16 mm² ne suffit plus :
Raccorder un câble d’alimentation de 25 mm² ou 35 mm² directement sous un petit peigne de raccordement ou dans les bornes étroites d’un interrupteur différentiel est mécaniquement impossible.
C’est précisément là que l’installation d’un répartiteur modulaire étagé prend tout son sens pratique, car ses alvéoles d’arrivée acceptent sans difficulté des conducteurs jusqu’à 35 ou 50 mm².
Pour mettre en place la répartition de puissance au sein du coffret, deux grandes familles de matériels homologués sont proposées sur le marché professionnel :
La plupart des tableaux électriques résidentiels vendus en kit ou en coffret nu par les fabricants majeurs (Legrand série Drivia, Schneider Electric gamme Resi9, Hager gamme Gamma) sont fournis d’origine avec des barrettes de raccordement en laiton amovibles.
Ces barrettes se clipsent sur les montants latéraux du châssis ou viennent se fixer sur des supports plastiques dédiés situés en haut et en bas du coffret :
Ces composants ont pour grand avantage leur compacité : ils n’occupent aucun emplacement de module sur les rails DIN métalliques du tableau, laissant ainsi l’intégralité des rangées disponible pour les disjoncteurs divisionnaires.
Elles disposent généralement d’un orifice principal acceptant du 16 mm² ou du 25 mm², complété par 4 à 8 orifices secondaires pour du fil de 1,5 mm² à 10 mm².
Ces barrettes amovibles conviennent parfaitement pour des installations résidentielles simples comportant deux à trois rangées et un maximum de trois à quatre interrupteurs différentiels.
Dès que l’installation atteint quatre rangées ou davantage, ou lorsqu’il s’agit d’un tableau divisionnaire d’atelier, d’une maison spacieuse ou d’un atelier artisanal, les barrettes de coffret démontrent rapidement leurs limites géométriques et thermiques.
La solution haut de gamme retenue par les professionnels de l’artisanat est le répartiteur modulaire étagé.
Ce composant se clipse directement sur le rail DIN métallique de votre coffret, au même titre qu’un disjoncteur magnétothermique classique. Il se présente sous la forme d’un boîtier en matériau thermoplastique auto-extinguible renfermant plusieurs barres conductrices en laiton massif étagées en hauteur :
Les avantages techniques d’un répartiteur étagé sont considérables :
Bornier et protections isolantes
L’organisation des arrivées de puissance doit prévenir tout contact accidentel et tout échauffement.
L’intégration ergonomique de ces équipements et les cotes réglementaires d’installation sont détaillées dans mon dossier sur la hauteur du tableau électrique selon la norme.
Pour s’assurer de la parfaite cohérence mécanique de l’appareillage modulaire au sein d’une même rangée, je recommande de consulter également mon guide sur la compatibilité des disjoncteurs Hager, Legrand et Schneider.
Le choix de la typologie des conducteurs utilisés pour câbler les liaisons entre le bornier de répartition et les têtes de différentiels influence directement la pérennité et la sécurité de votre tableau électrique.
Dans le bâtiment, les câbles d’alimentation fixes sont traditionnellement réalisés en cuivre rigide à âme massive (classe 1) ou câblée à gros brins (classe 2, type câble U-1000 R2V). En section de 10 ou 16 mm², ce type de câble présente une raideur mécanique extrême.
Le cintrer et le guider à l’intérieur d’un coffret modulaire étroit exige une force musculaire conséquente et exerce des contraintes de torsion permanentes sur les bornes plastiques des disjoncteurs.
Pour cette raison, de nombreux artisans électriciens préfèrent employer du fil de câblage souple multibrins (type H07V-K, classe 5).
Ce conducteur, composé de dizaines de micro-brins de cuivre très fins tressés ensemble, offre une souplesse remarquable qui permet de réaliser un câblage propre, fluide et parfaitement aligné dans les goulottes de distribution.
Cependant, l’utilisation de fil souple dans un tableau électrique fixe est encadrée par des exigences normatives strictes énoncées par la norme NF C 15-100 et le guide Promotelec.
Si vous raccordez un conducteur souple multibrins dans une borne à vis classique d’un bornier de répartition ou d’un disjoncteur, vous avez l’obligation formelle d’y sertir un embout de câblage métallique à collerette isolante conforme à la norme DIN 46228.
Les raisons physiques de cette obligation sont vitales pour prévenir les départs de feu :
L’embout de câblage tubulaire (composé d’un fût en cuivre électrolytique étamé et d’une collerette en plastique conique) rassemble l’intégralité des micro-brins dans un cylindre compact indéformable. Lors du serrage sous la vis du bornier, la vis appuie sur une surface métallique plane et homogène sans blesser aucun brin de cuivre.
Le sertissage ne doit jamais être improvisé : il est rigoureusement proscrit d’écraser un embout avec une simple pince universelle ou une tenaille.
Le sertissage doit impérativement être effectué à l’aide d’une pince à sertir spéciale à cliquet, garantissant une empreinte de compression calibrée (profil carré, hexagonal ou trapézoïdal) qui soude mécaniquement les brins entre eux sans aucun vide d’air intérieur.
| Section de conducteur | Code couleur normalisé DIN 46228 | Longueur de fût recommandée | Usage typique tableau |
|---|---|---|---|
| Section de conducteur 1,5 mm² | Code couleur normalisé DIN 46228 Noir ou Rouge | Longueur de fût recommandée 8 mm | Usage typique tableau Alimentation circuits commande et télérupteurs |
| Section de conducteur 2,5 mm² | Code couleur normalisé DIN 46228 Bleu ou Gris | Longueur de fût recommandée 8 à 10 mm | Usage typique tableau Liaisons voyants modulaires et parafoudre |
| Section de conducteur 6 mm² | Code couleur normalisé DIN 46228 Jaune ou Vert | Longueur de fût recommandée 12 mm | Usage typique tableau Départs sous-compteurs et circuits 32 A |
| Section de conducteur 10 mm² | Code couleur normalisé DIN 46228 Rouge ou Marron | Longueur de fût recommandée 12 mm | Usage typique tableau Liaison vers différentiels 40 A |
| Section de conducteur 16 mm² | Code couleur normalisé DIN 46228 Bleu ou Blanc | Longueur de fût recommandée 12 à 15 mm | Usage typique tableau Alimentation principale tableau 60 A |
| Section de conducteur 25 mm² | Code couleur normalisé DIN 46228 Jaune ou Noir | Longueur de fût recommandée 16 mm | Usage typique tableau Alimentation forte puissance 90 A |
Face à l’obligation d’agglomérer les brins souples avant serrage, certains bricoleurs du dimanche croient faire preuve d’ingéniosité en trempant l’extrémité dénudée du fil de cuivre dans un bain de soudure à l’étain à l’aide d’un fer d’électronique.
Cette pratique d’étamage est formellement et universellement interdite par toutes les réglementations électriques et de sécurité incendie.
L’explication repose sur une propriété physique redoutable propre à l’étain et aux alliages de soudure : le fluage mécanique à froid sous contrainte.
L’étain est un métal particulièrement mou et ductile. Lorsqu’un conducteur étamé est serré sous la vis d’un bornier de répartition, la connexion semble d’une rigidité irréprochable au premier abord. Le contrôle au toucher ne révèle aucun jeu.
Cependant, au fil des semaines, sous la pression permanente exercée par la vis et sous l’effet des cycles thermiques alternés (échauffement naturel lorsque le lave-linge et le four fonctionnent, puis refroidissement lorsque les appareils s’éteignent), les atomes d’étain se réorganisent et s’écoulent lentement.
Le métal flue hors de la zone de compression :
Ne tolérez jamais la moindre trace de soudure à l’étain sur les conducteurs de puissance d’un tableau électrique : le recours exclusif aux embouts de câblage sertis est la seule méthode professionnelle autorisée.
Barrette de coupure haute
La continuité entre la barre de distribution et la terre extérieure doit être parfaitement assurée.
Dans les maisons anciennes de grande superficie, les exploitations agricoles ou les habitations chauffées par de vieilles pompes à chaleur de forte puissance, l’alimentation générale délivrée par Enedis est souvent en triphasé 400 V (trois phases de 230 V déphasées de 120 degrés, plus un conducteur de neutre).
Sur une installation triphasée, le choix et la pose du bornier de répartition exigent une rigueur technique absolue pour deux raisons majeures : l’équilibrage des charges et la sécurité du neutre.
En triphasé, le disjoncteur général d’abonné calibre la puissance maximale admissible phase par phase. Par exemple, pour un abonnement courant de 18 kVA en triphasé, chaque phase ne dispose que d’une intensité limite de 30 A (soit environ 6 900 watts par phase).
Si vous raccordez par mégarde la plaque de cuisson à induction (7 200 W) et le lave-linge sur la même phase, le disjoncteur général sautera immédiatement dès leur allumage simultané, même si les deux autres phases de la maison ne consomment strictement rien !
L’installation d’un répartiteur modulaire tétrapolaire à 4 barres étagées (Phase 1, Phase 2, Phase 3 et Neutre) est incontournable. Ce répartiteur permet à l’électricien d’assigner méthodiquement chaque rangée de différentiels monophasés à une phase différente :
Le danger le plus redoutable en triphasé réside dans un défaut de connexion sur le bornier de neutre. Lorsque trois récepteurs monophasés 230 V sont raccordés entre chacune des phases et le neutre commun, le neutre sert de point de référence à potentiel zéro (0 volt).
Si la vis de serrage du conducteur principal de neutre sur le bornier de répartition se desserre, se corrode ou casse, le neutre devient ce que les électriciens appellent un « neutre flottant » :
En une fraction de seconde, les condensateurs d’entrée explosent, les cartes électroniques prennent feu et des milliers d’euros d’électroménager sont détruits dans tout le domicile. Un serrage irréprochable et un contrôle minutieux du bornier de neutre sur rail DIN constituent la protection numéro un contre ce sinistre majeur.
Si votre tableau émet des bruits suspects ou des grésillements sous forte charge, consultez sans attendre mon article dédié au bourdonnement dans le tableau électrique pour en identifier l’origine avant qu’un arc ne se développe.
Selon les bilans annuels de l’Observatoire National de la Sécurité Électrique (ONSE) relayés par les fabricants de câbles comme Nexans, le desserrage mécanique des connexions à vis représente l’une des causes majeures d’incendie d’origine électrique dans l’habitat.
Ce phénomène s’explique scientifiquement par l’action combinée de deux contraintes physiques inévitables :
Pour fiabiliser durablement un bornier de répartition, le serrage ne doit jamais être exécuté au jugé ni à l’aide d’une visseuse à choc sans fil qui massacre les filetages en laiton :
Je recommande à chaque propriétaire d’adopter un protocole de surveillance régulier de son installation :
Pour répartir l’alimentation en aval sans surcharge thermique, le dimensionnement des différentiels de tête est analysé dans mon dossier sur l’interrupteur différentiel ou disjoncteur différentiel.
Si votre installation comporte encore des départs divisionnaires vétustes ou des disjoncteurs qui sautent de façon erratique, consultez mes guides sur le disjoncteur qui ne se réarme pas et les réflexes de sécurité indispensables en cas de choc électrique.
L’évaluation financière globale d’une remise aux normes de coffret est détaillée dans ma synthèse sur le coût d’une mise aux normes électrique.
Enfin, pour vous assurer qu’aucun point chaud invisible ne menace votre tableau de répartition, faites réaliser un contrôle par caméra thermique lors d’un diagnostic électrique des défauts courants mené par un électricien qualifié dans le cadre d’un plan de mise en sécurité ou mise aux normes.
En règle générale, c’est formellement interdit sauf mention expresse du fabricant. La quasi-totalité des borniers à vis exigent strictement un seul conducteur par alvéole. Pour créer plusieurs départs, il faut choisir un bornier ou un répartiteur modulaire possédant un nombre suffisant d’orifices de sortie individuels.
Un bornier est une simple barrette de laiton à une seule polarité (phase, neutre ou terre) clipsée sur le châssis. Un répartiteur modulaire étagé est un bloc fermé se clipsant sur rail DIN, regroupant les barres de phase et de neutre superposées avec une isolation diélectrique renforcée et des capots transparents IP2X.
Pour un départ de tableau divisionnaire protégé par un disjoncteur 32 A au tableau principal, la section minimale imposée par la NF C 15-100 est de 6 mm² en cuivre. Si la distance entre les deux tableaux dépasse 20 à 25 mètres, il faut impérativement passer en 10 mm² pour limiter la chute de tension.
Parce que l’étain flue sous la pression mécanique. Avec le temps et la chaleur du courant, l’étain s’écrase et s’échappe de la vis. Le contact devient lâche, la résistance de contact grimpe en flèche et un arc électrique destructeur s’amorce, créant un départ de feu immédiat.
Oui, impérativement. Le bornier de répartition reçoit directement l’alimentation amont sous 230 V (ou 400 V en triphasé) avec un pouvoir de court-circuit destructeur. Vous devez obligatoirement couper le disjoncteur d’abonné Enedis et vérifier l’absence de tension au VAT avant d’approcher un tournevis.
Théo Desrousseaux
Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest
Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.
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