Inverseur de source groupe électrogène : pose

Théo Desrousseaux 14 min de lecture

Publié le 19 septembre 2026

Inverseur de source groupe électrogène : pose Photo : commons.wikimedia.org
Groupe électrogène d’appoint installé à l’extérieur : il ne se raccorde au tableau que par un inverseur de source.

En bref

  • L'inverseur de source est obligatoire pour alimenter une maison avec un groupe électrogène sans risquer de réinjecter du courant sur le réseau public.
  • Le verrouillage mécanique I-0-II garantit une coupure avant fermeture : les deux sources ne peuvent jamais être connectées simultanément.
  • Le câble pirate à deux fiches mâles est strictement interdit et mortel : il expose à l’électrocution directe et aux incendies de tableau.
  • Le calibre de l’inverseur doit être de 63 A en résidentiel monophasé standard, égal ou supérieur au disjoncteur général d’abonné.

Lors d’une tempête hivernale, d’une chute d’arbre sur les lignes aériennes ou d’un incident technique majeur sur le réseau Enedis, une panne de courant prolongée plonge le logement dans le froid et l’obscurité.

Dans ces situations d’urgence, posséder un groupe électrogène d’appoint permet de maintenir en fonctionnement la chaudière, le congélateur et l’éclairage de sécurité.

Cependant, la manière dont vous raccordez ce groupe à votre installation domestique fait toute la différence entre un dépannage parfaitement sécurisé et un accident industriel aux conséquences dramatiques.

Trop souvent, je découvre chez des particuliers des bricolages improvisés effrayants : disjoncteur général laissé enclenché, câbles volants dénudés ou, pire encore, le tristement célèbre « cordon de la mort » doté de deux fiches mâles.

Ces pratiques inconscientes mettent directement en péril la vie des techniciens Enedis intervenant sur le réseau extérieur et transforment votre tableau électrique en bombe incendiaire.

Pour raccorder un générateur à une habitation dans les règles de l’art, la norme NF C 15-100 et le guide UTE C 15-401 imposent l’installation d’un inverseur de source.

Dans ce guide technique, je détaille pas à pas son principe de verrouillage mécanique I-0-II, son dimensionnement en calibre 63 A, son schéma de câblage et la gestion des régimes de neutre.

I - 0 - II

positions obligatoires garantissant la coupure franche avant toute fermeture

63 A

calibre standard recommandé pour un tableau résidentiel monophasé 12 kVA

0 retour

verrouillage mécanique interdisant toute réinjection de tension vers le réseau Enedis

Socle mâle fixe

seule connectique autorisée en façade pour brancher le groupe en toute sécurité

Le danger mortel de la réinjection vers le réseau public Enedis

Pour comprendre pourquoi l’inverseur de source est un organe de sécurité non négociable, il faut analyser ce qui se produit lorsqu’un groupe électrogène injecte du courant dans un logement non isolé du réseau de distribution.

Lorsqu’une coupure survient sur le secteur, les agents d’Enedis sont dépêchés sur le terrain pour réparer les câbles rompus ou remplacer un transformateur endommagé. Avant de toucher aux lignes aériennes, ils ouvrent les sectionneurs amont pour consigner la ligne.

Les techniciens considèrent alors la ligne comme hors tension et engagent leurs travaux de réparation.

Si un habitant met en marche son groupe électrogène en le branchant directement sur une prise murale sans isoler son tableau :

  1. Le courant alternatif à 230 V produit par l’alternateur alimente les appareils de sa maison.
  2. Mais ce courant ne s’arrête pas aux murs du logement : il remonte par le câble d’alimentation principal, traverse le compteur Linky et le disjoncteur général, et se propage vers le réseau public extérieur.
  3. En traversant le transformateur de quartier Enedis en sens inverse (du côté basse tension 230 V vers le côté moyenne tension HTA), la tension est multipliée par le rapport de transformation. Le réseau aérien de la commune, supposé mort, se retrouve subitement porté sous une tension mortelle de 20 000 volts !

Un agent Enedis travaillant à mains nues sur le poteau subit alors une électrisation foudroyante ou un arc de court-circuit mortel. C’est pour cette raison exacte que le distributeur public poursuit systématiquement en justice les auteurs de réinjections sauvages.

Disjoncteur général d’abonné Enedis consigné pour empêcher toute réalimentation accidentelle du réseau

Disjoncteur d’abonné consigné

La séparation physique entre la source de secours et le réseau public doit être inviolable.

Le risque ne s’arrête pas aux agents extérieurs. Dès que le réseau Enedis est rétabli, les 230 volts du réseau reviennent brutalement. Comme votre groupe tourne de son côté sans aucune synchronisation de phase ni de fréquence avec le réseau national, les deux ondes sinusoïdales entrent en collision frontale en opposition de phase.

Le différentiel de potentiel atteint instantanément près de 600 volts : l’alternateur de votre groupe explose, ses enroulements fondent et un incendie éclate sur votre tableau.

Si vous souhaitez approfondir les précautions globales d’utilisation des groupes à la maison, consultez mon guide sur l’installation d’un groupe électrogène pour la maison.

Le principe du verrouillage mécanique I-0-II : la coupure avant fermeture

L’inverseur de source résout ce problème de manière infaillible grâce à son architecture physique interne. Il ne s’agit pas d’un simple interrupteur, mais d’un commutateur bipolaire ou tétrapolaire doté d’un verrouillage mécanique indémontable.

Son fonctionnement repose sur un cycle strict à trois positions distinctes :

  • Position I (Source Normale) : le tableau de la maison est connecté exclusivement au disjoncteur général Enedis. La ligne venant du groupe électrogène est coupée avec un intervalle d’air diélectrique supérieur à 3 millimètres.
  • Position 0 (Position Zéro Intermédiaire) : toutes les connexions sont ouvertes. Le tableau électrique n’est raccordé ni au réseau Enedis, ni au groupe électrogène. Le logement est dans le noir absolu.
  • Position II (Source de Secours) : le tableau est raccordé exclusivement aux sorties du groupe électrogène. Le réseau Enedis est totalement déconnecté et isolé par un obstacle mécanique infranchissable.

Ce principe fondamental est qualifié en ingénierie électrique de « coupure avant fermeture » (ou break-before-make). Grâce à une barre métallique ou un jeu de cames solidaires dans le mécanisme, il est physiquement impossible d’enclencher la position II sans passer obligatoirement par la position zéro.

Les contacts de la source I se séparent et éteignent leur arc électrique avant même que les contacts de la source II ne commencent à s’approcher.

Même en cas de fausse manœuvre, de panique dans le noir ou d’action involontaire d’un enfant, les deux sources d’énergie ne peuvent jamais coexister sur le même circuit électrique.

Tableau électrique Schneider Resi9 ouvert avec deux rangées de disjoncteurs modulaires sur rail DIN

Rangée de modules sur rail DIN

L’inverseur de source se pose en tête de rangée, immédiatement en aval du disjoncteur de branchement, avant les différentiels.

Si votre tableau émet des vibrations inhabituelles lors des bascules de charge, consultez mon dossier sur le bourdonnement dans le tableau électrique.

Choisir le bon calibre d’inverseur : 32 A, 40 A, 63 A ou 100 A ?

Une erreur courante consiste à choisir le calibre de l’inverseur de source uniquement en fonction de la petite puissance de son groupe électrogène. Par exemple, un propriétaire disposant d’un groupe électrogène de 3 kVA (environ 13 ampères) serait tenté de poser un inverseur bon marché calibré à 16 A ou 20 A.

C’est une erreur technique majeure qui conduit à la destruction par incendie de l’appareil.

La règle de l’art est formelle : le calibre assigné d’un inverseur de source en tête de tableau doit être supérieur ou égal au calibre maximal du disjoncteur général de branchement Enedis.

Lorsque l’inverseur est en position normale (Position I), il voit passer l’intégralité du courant de consommation de votre maison.

Si votre abonnement Enedis est calibré à 12 kVA (60 A), et que vous allumez simultanément votre four, vos radiateurs et votre chauffe-eau, un courant continu de 50 à 55 ampères traversera les contacts de l’inverseur.

Si vous aviez posé un modèle de 20 A ou 32 A, les lames de contact fondraient littéralement sous l’effet Joule en quelques jours.

Abonnement réseau Enedis Puissance du groupe électrogène Calibre minimal inverseur Largeur modulaire typique rail DIN
Abonnement réseau Enedis Monophasé 30 A / 45 A (6 ou 9 kVA) Puissance du groupe électrogène 2 à 6 kVA (monophasé) Calibre minimal inverseur 40 A (63 A recommandé) Largeur modulaire typique rail DIN 2 à 4 modules (selon fabricant)
Abonnement réseau Enedis Monophasé 60 A (12 kVA standard) Puissance du groupe électrogène 3 à 10 kVA (monophasé) Calibre minimal inverseur 63 A obligatoire Largeur modulaire typique rail DIN 4 modules de 17,5 mm
Abonnement réseau Enedis Monophasé 90 A (18 kVA) Puissance du groupe électrogène 6 à 15 kVA (monophasé) Calibre minimal inverseur 100 A obligatoire Largeur modulaire typique rail DIN Coffret dédié ou 6 modules
Abonnement réseau Enedis Triphasé 30 A (18 kVA 400 V) Puissance du groupe électrogène 5 à 15 kVA (triphasé 400 V) Calibre minimal inverseur 40 A tétrapolaire (4P) Largeur modulaire typique rail DIN 4 à 8 modules de 17,5 mm

Sur l’ensemble de mes interventions résidentielles en monophasé, je préconise et installe systématiquement un inverseur modulaire 63 A (marques reconnues comme Hager, Legrand, Schneider Electric ou Socomec).

Ce calibre couvre la totalité de la plage de puissance délivrée par le disjoncteur d’abonné de 60 A et garantit une marge thermique absolue.

Raccordement pas à pas : schéma électrique et cheminement des câbles

L’intégration d’un inverseur de source manuel modulaire dans un tableau de répartition existant demande une méthode rigoureuse. L’inverseur s’intercale exactement entre le disjoncteur général d’abonné Enedis et les différents interrupteurs différentiels du tableau.

1. Consignation stricte et contrôle VAT

Toute manipulation au niveau des arrivées générales du tableau comporte un risque d’électrisation mortelle. Avant d’ôter le plastron du tableau :

  1. Coupez le disjoncteur général d’abonné (manette sur 0).
  2. Vérifiez l’absence totale de tension à l’aide d’un Vérificateur d’Absence de Tension (VAT) homologué entre la phase et le neutre, ainsi qu’entre la phase et la terre.
  3. Si le disjoncteur est accessible à des tiers, condamnez-le à l’aide d’un cadenas de consignation ou d’un dispositif de blocage de poignée.

2. Le câblage des entrées de source

Un inverseur modulaire bipolaire dispose de deux jeux de bornes d’entrée distincts :

  • Entrée Source I (Réseau Normal) : raccordez la phase et le neutre provenant directement de la sortie du disjoncteur d’abonné Enedis. En monophasé 60 A, utilisez impérativement une section de 16 mm² en cuivre (fil rigide R2V ou fil souple H07V-K avec embouts sertis DIN 46228).
  • Entrée Source II (Groupe de Secours) : raccordez les deux conducteurs (phase et neutre) provenant du câble de liaison de votre groupe électrogène. La section minimale recommandée est de 6 mm² pour un groupe jusqu’à 7 kVA, et de 10 mm² à 16 mm² pour des puissances supérieures.

3. Le pontage des sorties et l’alimentation des différentiels

Les deux voies de l’inverseur possèdent chacune une sortie. Ces deux sorties doivent être mises en commun par un système de pontage homologué (fourni par le constructeur ou réalisé en fils de même section en 16 mm²) pour former le départ unique vers l’installation.

Cette sortie commune est ensuite raccordée :

  • Soit directement sur le bornier de répartition principal de phase et de neutre du tableau, qui distribue le courant vers chaque interrupteur différentiel de rangée.
  • Soit directement sur les peignes verticaux d’alimentation du tableau.

Pour vérifier l’agencement dimensionnel de ces modules dans votre tableau, consultez mon dossier sur la hauteur du tableau électrique selon la norme.

La connectique extérieure : le socle mâle inversé contre le câble de la mort

La liaison physique entre le groupe électrogène (placé à l’extérieur pour des raisons évidentes de ventilation) et l’inverseur de source situé dans la maison constitue un point critique de sécurité.

Le « câble de la mort » : un danger absolu

Beaucoup de bricoleurs non avertis fabriquent une rallonge munie de deux fiches mâles classiques à chaque extrémité. Ils branchent l’une des fiches sur la prise 230 V du groupe électrogène en marche, puis viennent enficher la seconde extrémité dans une prise de courant murale du salon ou du garage.

Ce montage pirate est le plus dangereux qui puisse exister en électricité domestique.

Lorsque la première fiche est raccordée au générateur, la seconde fiche mâle devient immédiatement sous tension 230 V à nu. Ses broches métalliques dépassent à l’air libre sans aucune protection :

  • Si vous effleurez ces broches avec vos doigts en manipulant la rallonge, vous subissez une électrocution directe à pleine puissance.
  • Si la fiche tombe sur le sol humide ou touche un objet métallique, elle amorce un arc électrique dévastateur.
  • De plus, les prises de courant standard 16 A et leurs circuits câblés en 1,5 mm² ou 2,5 mm² ne sont absolument pas conçus pour supporter la puissance totale d’une maison injectée à contre-courant. La prise surchauffe, l’isolant fond et un incendie prend naissance à l’intérieur de la cloison.
Socle de prise femelle ou prise d’alimentation renforcée pour raccordement en saillie

Socle de raccordement renforcé

Le raccordement extérieur impose une connectique mâle encastrée protégée pour exclure tout contact avec des broches nues.

La solution réglementaire : le socle de prise mâle fixe en saillie (ou socle d’entrée)

Pour raccorder votre générateur en toute sécurité, la norme impose d’installer un socle de prise mâle fixe étanche (indice IP44 ou IP55 minimum) sur la façade extérieure de la maison ou dans un garage bien ventilé.

Ce socle mural inversé (type prise industrielle CEE P17 ou connecteur spécialisé) possède des broches mâles enfermées sous un clapet protecteur à ressort. Ce socle ne reçoit aucune tension lorsque le groupe est éteint.

Le raccordement s’effectue alors au moyen d’un câble d’alimentation souple en néoprène robuste (type câble industriel H07RN-F de section 3G6 mm² ou 3G10 mm²) équipé :

  • D’une fiche femelle mobile à connecter sur le socle mural de la maison.
  • D’une fiche mâle mobile à brancher sur la sortie du groupe électrogène.

Tant que les deux extrémités ne sont pas verrouillées dans leurs socles respectifs, aucune broche métallique sous tension n’est accessible aux doigts de l’utilisateur.

Régime de neutre, mise à la terre et protection différentielle 30 mA

L’un des aspects les plus complexes et méconnus de l’alimentation par groupe électrogène concerne le comportement du schéma des liaisons à la terre (SLT) et des interrupteurs différentiels 30 mA de la maison.

Le régime TT en secours

En France, le réseau public de distribution basse tension d’Enedis fonctionne sous le régime TT : le neutre du transformateur de quartier est relié à la terre par le distributeur, et les masses métalliques de votre maison sont reliées à votre propre prise de terre via le piquet de terre et le bornier de terre du tableau.

C’est cette liaison à la terre du neutre qui crée une différence de potentiel de 230 V entre la phase et la terre, et qui permet aux interrupteurs différentiels 30 mA de détecter une fuite de courant vers la carcasse d’un lave-linge ou d’un grille-pain pour couper instantanément l’alimentation en moins de 40 millisecondes.

Pour bien vérifier l’état de votre boucle de terre, consultez mon guide sur le bornier de terre et son raccordement.

L’alternateur isolé : le piège du neutre flottant

Un groupe électrogène portable standard délivre ce que l’on appelle une source flottante (régime IT non surveillé) : ni la phase ni le neutre ne sont reliés à la carcasse métallique du groupe, ni à la terre de la terre.

Si vous raccordez un tel groupe à votre tableau via l’inverseur de source sans adaptation particulière :

  • La maison est bien alimentée en 230 V entre phase et neutre.
  • Mais en cas de défaut d’isolement sur un appareil (par exemple la résistance d’un chauffe-eau qui se perce et touche la carcasse métallique), aucun courant de fuite ne peut retourner à la source.
  • Résultat terrifiant : vos interrupteurs différentiels 30 mA deviennent totalement aveugles et ne déclenchent pas ! La carcasse de l’appareil reste portée sous tension dangereuse, et toute personne qui la touche risque l’électrisation mortelle.

Comment recréer un schéma de protection sécurisé ?

Pour que vos protections différentielles continuent de protéger votre famille lorsque le groupe fonctionne :

  1. Raccorder le châssis métallique du groupe à la terre : reliez la borne de masse du générateur au piquet de terre principal de la maison via le conducteur de protection PE vert-jaune du câble d’alimentation.
  2. Créer le régime de neutre adapté : selon la notice du constructeur du groupe et les recommandations de l’UTE C 15-401, il convient de ponter le conducteur de neutre à la masse du groupe (création d’un régime TN-S ou TT local). Dès lors, le potentiel zéro est fixé, et tout défaut d’isolement survenant dans la maison fait disjoncter instantanément l’interrupteur différentiel 30 mA correspondant.

Pour bien comprendre le rôle de ces dispositifs de coupure d’urgence, je vous invite à lire mon dossier comparatif sur l’interrupteur différentiel ou disjoncteur différentiel.

Inverseur manuel contre inverseur automatique (ATS) : quel système choisir ?

Deux technologies d’inverseurs de source coexistent sur le marché résidentiel et tertiaire :

1. L’inverseur de source manuel (recommandé pour 95 % des habitations)

L’inverseur manuel modulaire se manœuvre à la main via une poignée rotative ou un levier basculant sur le tableau électrique :

  • Avantages majeurs : simplicité mécanique totale, zéro électronique susceptible de tomber en panne, coût d’achat très abordable, et maîtrise humaine absolue sur le moment du démarrage du groupe.
  • Fonctionnement pratique : en cas de panne de réseau, vous sortez le groupe à l’extérieur, vous vérifiez les niveaux d’huile et d’essence, vous le démarrez, puis vous allez au tableau basculer la manette sur la position II.
  • Inconvénient : nécessite la présence physique d’une personne capable de manipuler l’équipement.

2. L’inverseur automatique motorisé (ATS - Automatic Transfer Switch)

L’inverseur automatique intègre une carte électronique de contrôle de tension et un servomoteur :

  • Fonctionnement autonome : dès qu’il détecte une disparition de la tension réseau Enedis pendant plus de 3 à 5 secondes, l’ATS envoie un ordre de démarrage électrique par contact sec à un groupe électrogène fixe équipé d’un démarreur à batterie. Une fois la tension du groupe stabilisée, un contacteur motorisé bascule automatiquement la charge sur la source de secours. Dès le retour du secteur Enedis, l’ATS rebascule sur le réseau et commande l’extinction du groupe après une phase de refroidissement de 2 minutes.
  • Usages ciblés : indispensable pour les personnes à domicile sous appareillage médical vital, les exploitations agricoles, les fermes d’élevage, les serveurs informatiques professionnels ou les résidences isolées en montagne.
  • Contraintes : coût d’installation nettement plus élevé, nécessité d’un groupe électrogène stationnaire équipé d’une télécommande de démarrage et maintenance régulière de la batterie 12 V de démarrage.

Si un disjoncteur divisionnaire saute brutalement lors de la bascule de source, appliquez les consignes de diagnostic détaillées dans mon guide sur le disjoncteur qui ne se réarme pas.

En cas de sensation de picotement ou de doute sur la sécurité des personnes lors des manœuvres, consultez immédiatement mes recommandations sur le choc électrique et les premiers réflexes.

Pour évaluer le coût global d’une mise en conformité de votre tableau de répartition intégrant un inverseur de secours, parcourez ma synthèse sur le coût d’une mise aux normes électrique.

Enfin, pour vous assurer que l’ensemble de vos circuits et départs de puissance respectent scrupuleusement la réglementation en vigueur, faites réaliser un diagnostic électrique des défauts courants dans le cadre d’un chantier global de mise en sécurité ou mise aux normes.

Peut-on brancher un groupe électrogène directement sur une prise murale ?

Non, c’est formellement interdit et potentiellement mortel. Ce branchement sauvage alimente les broches mâles à nu d’une prise, surcharge les conducteurs de 1,5 ou 2,5 mm² de la ligne, et réinjecte du courant vers le réseau Enedis, risquant d’électrocuter les techniciens en intervention sur les lignes extérieures.

Quel calibre d’inverseur de source choisir pour une maison en monophasé ?

Le calibre standard recommandé pour un logement individuel monophasé est de 63 A. Il doit impérativement être supérieur ou égal au réglage maximal de votre disjoncteur général d’abonné Enedis (généralement 60 A / 12 kVA), indépendamment de la puissance plus faible de votre groupe électrogène.

Qu’est-ce que le principe de verrouillage I-0-II sur un inverseur ?

Le verrouillage mécanique I-0-II garantit une coupure avant fermeture : le commutateur doit obligatoirement passer par la position zéro (tous circuits ouverts) avant de connecter la seconde source. Les contacts de la première source sont mécaniquement séparés avant l’enclenchement de la suivante, rendant impossible tout contact simultané.

Les disjoncteurs différentiels 30 mA fonctionnent-ils sur un groupe électrogène ?

Pas automatiquement si le neutre est flottant. Pour que les différentiels 30 mA détectent une fuite de courant et protègent les personnes contre l’électrisation, le châssis du groupe doit être relié à la terre de la maison et le neutre de l’alternateur doit être fixé au potentiel de terre conformément à la notice du fabricant.

Peut-on installer soi-même un inverseur de source dans son tableau ?

Cette opération touche aux têtes de ligne du tableau sous forte puissance. Bien qu’un particulier très averti puisse poser un module en respectant les consignations strictes, l’intervention d’un électricien qualifié est vivement recommandée pour garantir le respect de la norme NF C 15-100 et le bon calibrage des liaisons en 16 mm².

Théo Desrousseaux au travail

Théo Desrousseaux

Artisan électricien — Yvelines (78), Hauts-de-Seine (92) et Paris Ouest

Électricien de terrain : installations, mises aux normes et dépannages au quotidien. J'ai fondé Sparx Élec et je dirige son magazine, lu en France et à l'international : chaque article est relu et validé par mes soins avant publication.

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Yvelines · Hauts-de-Seine · Paris (75)

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Je vérifie les différentiels 30 mA, la terre et les circuits avant que ça devienne un problème.

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